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Alg`ebre lin´eaire, corrig´e de la s´erie 22

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Alg`ebre lin´eaire, corrig´e de la s´erie 22

Jonathan Scott 5 mai 2006

1. (a) On remarque que T2(w, z) = T(z,0) = (0,0), alors tout (w, z) C2 est un vecteur propre g´en´eralis´e associ´e `a la valeur propre 0.

(b) Les valeurs propres sont iet −i. Pour la valeur i, (T −i·IdC2)2(w, z) = (T −i·IdC2)(−z iw, w−iz) = (−2w+ 2iz,−2z−2iw) = (0,0) si et seulement si w = iz. Donc les vecteurs propres g´en´eralis´es pour la valeur proprei sont

ker(T−i·IdC2)2={(iz, z)|z∈C}.

Pareillement, les vecteurs propres g´en´eralis´e pour la valeur propre−isont ker(T+IdC2)2={(w, iw)|w∈C}.

(c) La seule valeur propre deT est 5. (T5·IdC2)2(w, z) = (T5·IdC2)[(5w+z,5z)−(5w,5z)] = (T5·IdC2)(z,0) = (0,0). Donc ker(T5·IdC2)2=C2.

2. On utilise la r´ecurrence sur m. Si m = 1, alors les hypoth`eses constate que ~v = T0~v 6= ~0 et T~v =~0. En particulier, (~v) est lin´eairement ind´ependante. Supposons maintenant que le r´esultat est vrai pour m=k−1, et soit~v ∈V tel que Tk−1~v6=~0 maisTk~v=~0. On posew~ =T~v. Donc Tk−2w~ =Tk−1~v6=~0 maisTk−1w~ =Tk~v=~0. Par l’hypoth`ese de r´ecurrence, (w, T ~~ w, . . . , Tk−2w) =~ (T~v, T2~v, . . . , Tk−1~v) est lin´eairement ind´ependante. Or, supposons que

a0~v+a1T~v+· · ·+ak−1Tk−1~v=~0.

On appliqueTk−1pour trouver quea0Tk−1~v=~0. Or, on a suppos´e queTk−1~v6=~0. Par cons´equent, a0= 0. Donc

a1T~v+· · ·+ak−1Tk−1~v=~0.

Mais on a montr´e que (T~v, . . . , Tk−1~v) est lin´eairement ind´ependante. Donc a1=· · · =ak−1= 0.

Alors (~v, T~v, . . . , Tk−1~v) est lin´eairement ind´ependante, ce qui termine la r´ecurrence.

3. PuisqueS◦Test nilpotent, il existek≥1 tel que (S◦T)k= 0. Alors 0 =T◦(S◦T)k◦S= (T◦S)k+1. Donc T◦S est nilpotent. (Preuve queT (S◦T)k◦S = (T ◦S)k+1 par r´ecurrence. Pourk= 1, T◦(S◦T)◦S= (T◦S)◦(T◦S) = (T ◦S)2. Supposons vrai pourk−1. AlorsT◦(S◦T)k◦S= T◦(S◦T)k−1(S◦T)◦S= (T(S◦T)k−1◦S)◦(T◦S) = (T◦S)k(T◦S) = (T◦S)k+1.) 4. Supposons que~v6= 0 etλ∈Ftels queN~v=λ~v. Puisque N est nilpotent,Nk= 0 pour un certain

k≥1. Donc~0 =Nk~v=λk~v. Il s’ensuit queλ= 0.

5. N est auto-adjoint, alors par le th´eor`eme spectral il existe une base orthonormaleB= (u1, . . . , un) de V telle que N ui = λiui pour tout i. Mais N est nilpotent, donc λi = 0 pour tout i. Par cons´equent,N ui= 0 pour touti. Il s’ensuit queN = 0.

6. (a) SoientV =F2,T(x, y) = (y,0). Alors kerT ={(x,0)|x∈F}et ImT ={(y,0)|y∈F}. Alors kerT = ImT est de dimension 1. En particulier,F26= kerT+ ImT, alorsF26= kerT⊕ImT.

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(2)

(b) Tout d’abord, on montre que kerTnImTn = 0. Supposons quev∈kerTnImTn. Puisque v ImTn, il existe w ∈V tel que v =Tnw. Puisque v kerTn, T2nw =Tnv = 0. Alors w kerT2n. Mais n= dimV, alors kerT2n = kerTn. Doncw kerTn, d’o`u il s’ensuit que v=Tnw= 0. Par cons´equent, kerTnImTn = 0. Donc kerTn+ ImTn= kerTnImTn. Or, dim(kerTnImTn) = dim(kerTn) + dim(ImTn) car dim(kerTn ImTn) = 0. Mais dim(kerTn) + dim(ImTn) = dimV. Alors dim(kerTnImTn) = dimV. Puisque kerTn ImTn est un sous-espace deV de la mˆeme dimension que celle deV, on conclut que les deux espaces sont ´egaux.

7. (a) Si Aest triangulaire sup´erieur, alorsAij = 0 sii > j. Si les coefficients dans la diagonale sont nuls, alorsAii= 0 pour touti, c.-`a-d. queAij = 0 sii≥j, ou sii > j−1.

Supposons que (Ak−1)ij = 0 sii > j−(k1) =j−k+ 1. Alors

(Ak)ij= (Ak−1A)ij = Xn

`=1

(Ak−1)i`A`j.

Or, (Ak−1)i`= 0 si i > `−k+ 1, etA`j= 0 si ` > j−1. Alors

(Ak)ij =

j−1X

`=i+k−1

(Ak−1)i`A`j

ce qui est ´evidemment nul si j−1 < i+k−1, c.-`a-d. si i > k−j. Alors, la r´ecurrence est termin´ee.

Donc, siAest n×n, alors (An)ij = 0 sii > j−n. Maisj ≤n, alors (An)ij = 0 pour touti.

(b) PuisqueN est un op´erateur dans un espace vectoriel complexe, il existe une baseB deV telle que [N]Best triangulaire sup´erieure. Les coefficients dans la diagonale sont des valeurs propres deN. Par hypoth`ese, la seule valeur propre deN est 0. Alors

[N]B =



0 · · · ... . .. ...

0 · · · 0

.

Donc [Nn]B = [N]nB = 0. Par cons´equent,Nn = 0 etN est nilpotent.

Consid`ere l’op´erateurT :R3R3d´efini parT(x, y, z) = (−y, x,0). Alors 0 est la seule valeur propre deT, maisT2(x, y, z) = (−x,−y,0) etT3(x, y, z) = (y,−x,0), donc kerT3={(0,0, z)| z∈R} 6=R3. Puisque kerTk= kerT3 pourk≥3,T n’est pas nilpotent.

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