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Revue des travaux italiens

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HAL Id: jpa-00240747

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00240747

Submitted on 1 Jan 1903

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Revue des travaux italiens

G. Goisot

To cite this version:

G. Goisot. Revue des travaux italiens. J. Phys. Theor. Appl., 1903, 2 (1), pp.231-240.

�10.1051/jphystap:019030020023101�. �jpa-00240747�

(2)

231 CS2 (tube de 76 centiinètres de longueur) et 1120 (tube de 73cm,5 de longueur), et sur une pile de lames de verre de 110 millimètres

d’épaisseur totale. Il n’a pas pu déceler une double réfraction de l’ordre attendu : ~0-~.

E. NECULCEA.

W’. SUTHERLAND. - The Electric Origin of Molecular Attraction

(Origine électrique de l’attraction moléculaire).

-

P. 623-645.

L’auteur cherche à montrer qu’on peut expliquer l’attraction molé- culaire en supposant que chaque molécule est formée de deux élec- trons, l’un chargé positivement, l’autre négativement.

En supposant de tels doubles points ou doublets électriques placés au hasard, on peut se rendre compte que le résultat des attractions et des répulsions qui ont lieu entre tous les électrons

positifs et négatifs est une attraction exercée de molécule à molécule.

Dans ce système, une molécule, doublet électrique, est analogue

au petit aimant moléculaire de la théorie du magnétisme d’Ampère.

On voit de suite l’action de 2 molécules l’une sur l’autre.

En considérant un grand nombre de molécules agissant les unes

sur les autres, on arrive à trouver une force moléculaire qui varie en

raison même de la quatrième puissance de la distance.

L’auteur compare ensuite les résultats de sa théorie aux lois

connues de l’attraction moléculaire et à la théorie de Ilelmholtz relative à la valence chimique.

Il cherche aussi à savoir comment sont formés les doublets élec-

triques des différentes substances chimiques.

E. PERREAU.

REVUE DES TRAVAUX ITALIENS.

A. GARBASSO. - Sopra una quistione di elettrodinamica (Sur une question d’électrodynamique). - Il Nuovo Cimento, t. III, p. 372; mai 1902.

L’auteur étudie la distribution de la décharge des condensateurs entre plusieurs circuits en parallèle. Il passe du cas de deux et de

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:019030020023101

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232

trois fils au cas de n fils, en simplifiant par une représentation sym- bolique des développements qui compliqueraient beaucoup.

Si la résistance de chaque fil est proportionnelle au coefficient de

self-induction, les quantités de chaleur développées dans deux des

fils sont en raison inverse de leurs résistances. Le système des

n fils équivaut à un conducteur unique dont on peut déterminer la résistance R et le coefficient L de self induction ; en particulier,

si n = 2:

Dans le cas de deux fils quelconques, les quantités d’électricité qui

les traversent sont en raison inverse de leurs résistances. Ce résul- tat a été l’objet d’une vérification expérimentale de la part de

l’auteur.

G. MORERA. - Intorno alle oseillazioni elettriche (Au sujet des oscillations

,

électriques).

-

Il Nuovo Cimento, t. III, p. 383 ; mai 1902.

L’auteur examine le cas de la décharge entre deux conducteurs

quelconques.

Désignons par r la charge induite dans l’un, lorsqu’il commu- nique avec le sol et que l’autre est au potentiel 1 ; par y, et y~, les

charges qu’il faudrait communiquer aux deux conducteurs pour

qu’ils aient tous deux le potentiel 1.

Soient et P2 leurs potentiels dans le cas général, et q~ et q~2 leurs charges ; si on les réunit par un fil de résistance R et de self-induc- tion L, on a :

On en déduit que la décharge sera oscillatoire si l’on a :

et la période est alors :

(4)

233

Si, les deux conducteurs constituent un condensateur symétrique,

"(1 égale yz ; et si cette valeur commune est négligeable devant r,

on retrouve la formule de Thomson.

Si, comme dans l’oscillateur de Hertz, les deux conducteurs sont

sans influence mutuelle sensible, r == o :

L’auteur examine en terminant le cas où l’un des conducteurs est mis en communication avec le sol, tandis que l’autre est sans in- fluence sensible sur lui. Si la décharge est oscillatoire, la période est:

A. MASINI. - Di una disposizione opportuna per aumentare l’effetto delle onde

elettromagnetiche sovra un circuito (Sur une disposition pour augmenter l’eff’et

des ondes électromagnétiques sur un circuit).

-

Il Vuovo Cimento, t. Ili, p. 455:juin 1902.

L’auteur, observant que les actions des ondes électromagnétiques

sur les différentes parties du circuit du radioconducteur peuvent

être de sens contraire, renforce l’action en supprimant les actions

nuisibles par l’interposition d’écrans conducteurs.

Partant de cette remarque, M. Masini enroule une partie du circuit

sur une lame métallique rectangulaire et isolée, et courbe cette lame

de façon à former un cylindre dont les génératrices sont représentées

par les fils ; en produisant les ondes à l’intérieur, on observe que l’action est renforcée.

Il semble alors qu’il y ait avantage à constituer le récepteur d’ondes

par une plaque métallique, autour de laquelle est enroulé un fil placé

dans le circuit du radioconducteur.

D. MAZZOTTO. - Etfetto di lunghi rinvenimenti a varie temperature sulle cos-

tanti magnetiche del ferro (Effet des longs stationnements à différentes ternpé- ratures sur les constantes magnétiques du fer).

-

Il Nitovo Chnento, t. Ill,

p. 417; juin 1902.

L’auteur étudie par la méthode du magnétomètre les variations

de perméabilité, de rémanence et de force coercitive produits

(5)

234

lorsque l’on maintient un barreau de fer pendant longtemps à

diverses températures ( ~OU-18U-~360°).

Il y a diminution de la susceptibilité et augmentation de la force coercitive et du champ de susceptibilité maxima; ces modifications sont d’autant plus sensibles et plus lentes à se manifester que la

température de stationnement est plus basse (au moins jusqu’à 100° ) .

La différence entre la susceptibilité du fer recuit et celle du fer qui

°

a stationné est très accentuée dans les champs faibles ; elle décroît à

partir du champ de susceptibilité maxima et disparaît pour les

champs intenses (40 C. G. S.).

Le maintien à une température donnée n’empêche pas le fer de

prendre les valeurs qui correspondent à une autre température de stationnement, à laquelle on le porte ensuite.

Puisque les stationnements ne modifient pas la susceptibilité dans

les champs élevés, on peut admettre que l’augmentation avec le

temps des pertes par hystérésis, constatée dans les machines à cou-

rant alternatif, est due non à une diminution de perméabilité, mais

à l’augmentation que subit la force coercitive du noyau.

A. RIGHI. - Sulla produzione di suoni per mezzo delle scariche nei tubi a gas rarefatto e nelle fiamn1e (Sur la production des sons au moyen des décharges

dans les tubes à gaz raréfié et dans les tlatumes).

-

Il Nuovo Cimento, t. 1V,

p. 37 ; juillet 1902.

Un tube à gaz raréfié est dans le circuit d’une batterie de 400 petits éléments avec une forte résistance liquide ; sur le tube est

en dérivation un circuit comprenant un condensateur et un télé-

phone. En fermant le circuit principal, on entend un son dont la

hauteur croît avec le nombre d’éléments et varie en sens inverse de la résistance, de la capacité, de la distance des électrodes et de la

pression du gaz. Le nombre de vibrations par seconde est de beau- coup inférieur à celui des oscillations électriques du circuit dérivé, l’origine du son est donc différente de celle de l’arc chantant. La

période est égale à l’intervalle de deux décharges.

Le phénomène peut être observé en remplaçant le tube par une flamme de Bunsen, rendue conductrice à l’aide du chlorure de sodium.

Ces expériences étaient faites avec une très petite self-induction

du circuit dérivé. Si, au contraire, on rend celle-ci considérable

(6)

235 la période d’oscillation électrique devenant égale ou supérieure à

l’intervalle de deux décharges, le son est aux variations de

potentiel produites par les oscillations électriques et il a la période même de ces oscillations.

Entre ces deux cas extrêmes, le son dépend aussi bien du coeffi- cient de self-induction du circuit dérivé que de la force électromo- trice et de la résistance du circuit principal. Cette dépendance est complexe ; si l’on fait varier la self-induction ou la résistance d’une manière continue, la hauteur du son ne varie pas d’une manière con-

tinue ; il y a des variations brusques; certains sons sont possibles,

et les intermédiaires ne le sont pas.

G. GIORGI. - Sistema di unità di mesure elettromagnetiche (Système d’unités

de mesures électromagnétiques;. - Il Nuovo CÙnento, t. IV, p. 11 ; juillet 1902.

L’auteur remarque que les différenies tentatives faites pour débar-

rasser les formules du facteur 47t ont échoué devant la difficulté que

présentait la transformation des unités actuelles.

Ce facteur 4x devrait disparaître, puisque, dans beaucoup des for-

mules où il entre, il n’est question ni de cercle, ni de sphère. Cette question de rationalisation est d’ailleurs intimement liée à l’unifica- tion des systèmes électrostatique et électromagnétique.

M. Giorgi forme avec les unités électriques, dites unités pratiques,

un système absolu.

Le seul lien nécessaire entre un système de mesures électroma- gnétiques et un système mécanique est que l’unité d’énergie soit la

même. Pour reproduire le joule, l’auteur a choisi le kilogramme et le

mètre. Le système rationnel complet est ainsi formé des unités pra-

tiques usuelles et des trois unités mécaniques, kilogramme, mètre

et seconde.

,

M. Giorgi examine ce que deviennent alors les constantes électro-

magnétiques fondamentales d’un milieu. Soit x la constante électro-

statique et À la constante Inagnétique. Les valeurs pour l’éther libre sont :

et elles satisfont à la relation :

(7)

236

Ces valeurs différentes de l’unité ne sont pas une anomalie, elles expriment un fait physique : l’éther libre a une susceptibilité extrê-

mement petite pour les actions électrostatiques et magnétiques,

mais beaucoup plus petite pour les premières que pour les se- condes.

"

A. SELLA. - Ricerche di radioattivita indotta (Recherches de radioactivité

induite).

-

Il Ntiovo Cimento, t. IV, p. ~131; août t902 .

L’auteur complète ses premières expériences (’) et confirme qu’en

reliant un corps à un des pôles d’une machine statique et l’autre pôle à un système de pointes placées vis-à-vis du corps, on obtient la radioactivité, quel que soit le signe de l’électrisation.

L’auteur a commencé une série de recherches avec de l’air, en présence de l’oxyde de thorium ; les phénomènes sont beaucoup plus intenses qu’avec l’air ordinaire et peuvent servir de guide.

La radioactivité est due à un état préexistant dans l’air même.

En opérant avec une lame de zinc poli, on observe une altération superficielle, offrant l’aspect des figures de Kundt; c’est aux endroits

altérés que la radioactivité est communiquée; c’est là qu’a lieu l’échange d’électricité entre la lame et l’air.

Les particules actives contenues dans l’air s’électrisent au contact des pointes, sont lancées sur la lame et s’y fixent. L’auteur indique plusieurs expériences de vérification, il parvient à purifier l’air

de ses particules actives et à empêcher toute action ultérieure.

Dans l’électrolyse d’une solution d’azotate de thorium, l’électrode

négative devient radioactive.

G.-C. DE ROSSI et A. SELLA. - Sul comportamento elettrico delle flamme in un

campo elettrostatico alternato (Sur les phénomènes produits par une flamme dans un champ électrostatique alternatif). - Il Nîtovo Ci1nento, t. IV, p. 9 ; août 1902.

Une flamme est disposée entre deux plateaux métalliques for-

mant condensateurs et reliés aux bornes du secondaire d’un Ruhm-

korff, dont le primaire est alimenté par un courant alternatif.

La flamme communique avec le sol par l’intermédiaire d’un galva-

. SELLA. Il Nicovo Ciînento, t. lIT, p. 138 ; février 1902; - .1. de l’hys.,

4e série, t. I, p. 73~ ; 1902.

(8)

237 nomètre. La plupart des flammes donnent lieu ‘à un courant positif

de la flamme au sol ; pour celles-ci, la vitesse des ions négatifs serait, en dehors de la flamme, plus grande que celle des ions posi-

tifs.

Le phosphore seul donne une flamme à courant négatif. Quelques

flammes ne donnent pas de courant; les vitesses des deux sortes d’ions seraient alors égales, mais très inférieures aux vitesses précé-

dentes.

Les auteurs ont examiné les déformations de la flamme dans un

champ alternatif et dans un champ électrostatique tournant. Ils ter-

minent par un essai d’application théorique qui rend assez bien compte des phénomènes observés.

A. POCHETTINO et A. SELLA. - Conduttivita elettrica acquistata dall’aria pro- veniente da una soffieria ad acqua (Conductivité électrique acquise par l’air

provenant d’une soufflerie à eau).

-

Rendiconti dell’Accad. dei Lincei, t. XI, p. ~2’~; 1902.

Les auteurs ont précédemment remarqué que l’air provenant d’une soufflerie à eau, desséché, désélectrisé et débarrassé des

poussières, possède une conductivité plus grande que l’air ordi- naire. Les dernières expériences confirment ce résultat. L’air vient

frapper un plateau relié à un électromètre à feuilles d’aluminium ;

le mouvement des feuilles est observé au microscope. Si l’air pro- vient d’un soufflet ou d’une poire en caoutchouc, la dispersion est la

/

même que dans l’air au repos; mais, s’il provient d’une souffle-

rie à eau, la dispersion devient environ 4 fois plus grande, et cela quel que soit le signe d’électrisation du plateau. Ceci prouve que l’air est bien désélectrisé et élimine l’électrisation due au barbotement dans l’eau.

Les auteurs n’ont pu donner d’explication satisfaisante du phéno-

mène.

VITTORIO E. BOCCARA. - Sulle variazoni diurne della rifrazione atmosferica (Sur les variations diurnes de la réfraction atmosphérique). - Extrait des

della Socielà degli Spettl’oscopisti Italiani, t. XXXI ; 1902.

M. Boccara a repris à l’Observatoire astronomique de Palerme

la série d’expériences qu’il avait commencée à l’Observatoire de

(9)

238

La méthode consiste à mesurer à l’aide d’une lunette, munie d’un micromètre à double image de Rochon, la distance angulaire d’un point fixe situé à 700 iiiètres environ et de la ligne

d’horizon située à 30 kilomètres.

Les résultats ne font que confirmer ceux déjà obtenus par

l’auteur ; il attribue à la pression exercée par la lumière une influence prédominante. Plus la lumière est claire, plus sa pres- sion est forte, et celle-ci s’ajouterait à la pression atmosphérique

pour diminuer la réfraction. La réfraction atmosphérique est en effet

moindre lorsque le ciel est pur que lorsqu’il est couvert, et pré-

sente son minimum de onze heures et demie à quatorze heures et

demie.

A. GARBASSO. - Sulla polarizzazione rotatoria dei raggi di forza elettrica ;Sur

la polarisation rotatoire des rayons de force électrique).

-

Il Nuovo Cimento,

t. IV, p. IT6 ; septembre 1902.

J.-C. Bose (2) a montré la rotation du plan de polarisation des

ondes électriques par les substances à structure hélicoïdale, telles

qu’un paquet de jute tordu autour de son axe.

A. Garbasso parvient à un résultat analogue en répétant l’expé-

rience des piles de mica de Reusch avec 3 tablettes de bois d’égale épaisseur, taillées parallèlement aux fibres et superposées en tour-

nant successivement de 1200.

On ne peut obtenir pratiquement une vibration circulaire ; la théo-

rie montre en effet que l’épaisseur de chaque tablette devrait être

supérieure à 10 centimètres, et dans ces conditions l’amortissement serait trop considérable pour que l’on pût observer le phénomène.

Avec des tablettes de 2,5 centimètres, la rotation n’est pas sensible ;

avec des tablettes de ! centimètres, elle est de 8 à 10° au maximum,

et le rayon est rectiligne autant que l’on peut en juger. Le sens de

la rotation est celui dans lequel les tablettes sont tournées de 1 ~0°.

(1) BOCCARA, Melnorie della Società degli Spettroscopisti Italiani, t. XXX; L901 ; ;’

-

J. de Phys., 4e série, t. I, p. 319 ; I902.

(2) J.-C. BOSE, t’roe. Roy. Soc., t. LXIII ; 1898.

_

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239

M. a.LLEGRFTTI. - Sul fenomeno Edison (Sur le phénomène Edison).

Il Nuovo Cimento, t. IV, p. i61; septembre 1902.

Si l’on place une lame métallique à l’intérieur d’une lampe à

incandescence alimentée par un courant continu, et que l’on relie extérieurement cette lame à l’extrémité positive du filament par un circuit renfermant un galvanomètre, on observe un courant dirigé

du filament à la lame.

Ce phénomène, constaté par Edison en 1884, a fait l’objet de nom-

breuses recherches, parmi lesquelles celles de Fleming (1), de Stark (~), de Hittorf.

Allegretti reprend cette étude ; l’appareil qu’il emploie se com-

pose d’un ballon de 12 centimètres, muni d’une ouverture fermée à

l’émeri ; le bouchon porte les deux pôles du filament et une tubulure qui relie le ballon à un grand récipient et à la pompe. Ce grand récipient évite les variations de pression dans l’ampoule, qui provien-

draient des gaz développés par le filament. L’emploi du bouchon

portant le filament permet de changer rapidement ce filament. La fermeture hermétique s’obtient en coulant dans l’évasement une

solution alcoolique très épaisse de glu marine. La lame métallique

circulaire est fixée à une tige qui peut se déplacer dans une tuhulure

latérale.

Les résultats obtenus sont les suivante

L’intensité du courant entre la lame et le filament est d’autant plus grande que la pression est moindre. Elle augmente quand on rapproche la lame du filament. Elle n’est pas proportionnelle à la

surface de la lame ; ainsi, pour des surfaces proportionnelles à 1 ; 4 ; 9,

les intensités sont proportionnelles à 1 ; 2,4; 3,6.

Le phénomène est sans action sur une pellicule protégée par du

papier noir et placée entre la lame et le filament.

Un champ magnétique diminue l’intensité du courant, et l’effet est

indépendant du signe du champ. Le courant est dévié de la même manière que les rayons cathodiques.

(1) FLEMING, Phys. Soc., 1896; - et Phil. Mag., t. XLII, p. 52; 1896.

(2) STARK, Wied. Ann., t. LXVIII, p. 918-949; 1899.

(3) HiTTORF, Wied. Ann., t. XXI, p. 133; 1884.

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240

L’auteur conclut de là que, si la pression est notable, le phéno-

mène est dû principalement à la conductibilité communiquée au gaz par l’élévation de température; si, au contraire, la pression baisse,

c’est l’influence d’une espèce de radiation analogue aux rayons catho-

diques qui l’emporte.

A. YARALI-THEYENET. - Calore di soluzione (Chaleur de dissolution).

Il Nuovo Cimento, t. IV, p. 186 ; septembre 1902.

L’auteur emploie le calorimètre de Bunsen et étudie la variation de la chaleur de dissolution avec la concentration à la température

de 0°. Les résultats obtenus ne sont guère plus concordants que

ceux des différents expérimentateurs, tels que Stakelberg, ’¥inkel-

mann, Staub, Scholtz, qui avaient étudié la question auparavant;

l’auteur attribue ces divergences à la dessiccation irrégulière des sels employés et à leurs impuretés.

Pour les grandes dilutions, la chaleur de dissolution semble ne

dépendre que du poids moléculaire. En calculant par extrapo- lation la chaleur pour une concentration nulle, on trouve que le

rapport entre cette chaleur et le poids moléculaire tend vers

l’unité pour les sels à radicaux monovalents et vers 2 pour les divalents.

Contrairement à ce que Winkelmann a annoncé, la marche du

phénomène ne peut être représentée par une droite ; pour les solu- tions diluées, la chaleur de dissolution diminue plus rapidement que la concentration.

G. GOISOT.

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