• Aucun résultat trouvé

Chapitre 2

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2021

Partager "Chapitre 2"

Copied!
1
0
0

Texte intégral

(1)

2.1 Introduction

De nombreux travaux de recherche ont été effectués pour la synchronisation des systèmes chaotiques. La synchronisation de deux systèmes chaotiques peut être effectuée par couplage unidirectionnel ou bidirectionnel. En 1983, Chua a abordé la question en utilisant le circuit Chua précédemment présentée [32].

Quelques années plus tard, Peccora et Carroll [28], [29] ont montré la possibilité de synchronisation des sources chaotiques à l'aide d'un signal pilote commun. En 1990, Parlitz a proposé le couplage deux attracteurs étranges identiques avec un but de démontrer la possibilité de masquer un message en l'empilant dans un signal chaotique et de le récupérer à la réception. De ce constat la synchronisation des systèmes chaotiques a été largement exploitée à la cryptographie et la transmission sécurisée de l'information [2],[38]. Intuitivement, la synchronisation du chaos consiste en un système chaotique appelé "Emetteur" auquel l’information à transmettre est mélangée avec l’enveloppe chaotique et un autre système, également chaotique, appelé "Récepteur" et dont le but est de récupérer l’information envoyée. Pour ceci, il est nécessaire de synchroniser le récepteur et l’émetteur c’est-à-dire faire converger l’état du récepteur vers l’état de l’émetteur quelles que soient les conditions initiales. C’est ce problème que l’on appelle la synchronisation du chaos.

Un concept formulé par Nijmeijer comme un problème de synthèse d’observateurs [27]. Le chaos étant un comportement non-linéaire, la synchronisation est en général un problème d’observation non linéaire avec une entrée inconnue. La nécessité d’une convergence globale fait que ce problème est très difficile à résoudre dans le cas général.

Cependant, des résultats intéressants ont été obtenus pour la classe de systèmes chaotiques linéaires par morceaux dont le circuit Chua fait partie.

Dans ce chapitre nous sommes intéressés à la synchronisation des deux systèmes identiques à l'aide d'un observateur.

2.2 Synchronisation

(2)

La synchronisation de deux systèmes dynamiques signifie que chaque système évolue en suivant le comportement de l'autre. Les méthodes traditionnelles de synchronisation sont en général basées sur l'utilisation des circuits identiques. Supposons deux systèmes chaotiques identiques oscillant de façon totalement indépendante, si par moyen quelconque, on leur permet d'échanger de l'énergie, action que l'on nomme "couplage", les deux systèmes finiront par céder la place à un comportement commun.

2.2.1 Systèmes couplés:

Le couplage peut être mis en œuvre de différentes manières:

Couplage bidirectionnel: dans ce cas l'élément de couplage permet l'échange de l'énergie dans les deux sens. L'utilisation d'une résistance, en pratique, permet d'assurer ce type de couplage.

Couplage unidirectionnel: dans le cas d'un couplage unidirectionnel, l'énergie est transférée d'un système à l'autre, à l'aide d'un élément de couplage fonctionnant dans un seul sens comme par exemple un serveur.

En pratique, par exemple, un simple schéma électronique à base d'amplificateur monté en suiveur réalise cette tâche.

Pour illustrer ces deux concepts, soit les deux systèmes chaotiques identiques a et b de dimension 3 decrits par x´a=f(xa) et x´b=f(xb) le schéma de couplages possibles des deux systèmes est donnée par la Fig.2.1.(a)

b) (

a x1a , x2a , x3a

b

x1b , x2b, x3b

x1a

a x1a, x2a, x3a

b x1a, x2a, x3a

x1b

x1a

(3)

Fig.2.1: Schéma de couplage: (a)unidirectionnel, (b) bidirectionnel.

2.2.2 Différents types de synchronisation:

Le rôle de la synchronisation est d'estimer certains états du système dynamique ou parfois des entrées inconnues. Il ya plusieurs types de synchronisations proposés dans la littérature tels que la synchronisation identique, la décomposition du système proposé par Pecora et Carroll [28], [29], la synchronisation à l'aide d'observateurs [27], la synchronisation par l'inversion du système [40], …etc.

Dans ce travail, nous nous intéressons à la synchronisation à base d’un observateur à modes glissants. Ce choix est motivé entre autre par l’efficacité ainsi que la robustesse de la technique de modes de glissement. Des qualités qui souvent mentionnées dans la littérature de l’automatique.

Définition2.1: la synchronisation peut être décrite par la définition suivante:

Considérons les deux systèmes

{

´´x=fy=f12((x)y) (2.1)

avec x , yR , f1et f2 deux fonctions non linéaires définies de Rn→ Rn . Les deux systèmes sont dites synchronisés si :

lim

t → ∞

y(t)−x(t)

=0 (2.2)

y(t)−x(t) représente l'erreur de synchronisation pour toutes conditions initiales x(0) et y(0) .

2.2.2.1 Synchronisation identiques

Pour illustrer la méthode de synchronisation par couplage entre deux systèmes chaotiques on a choisi de présenter, dans un premier temps, la synchronisation identique proposée par Pecora et Carroll [28], [29]. Cette synchronisation est basée sur la notion de "Maître-Esclave". Un signal

(4)

Esclave a pour but de reproduire fidèlement le signal Maître. Le système

"Maître" est aussi appelé émetteur et le système "Esclave" est dit récepteur. La figure suivante représente le processus de décomposition en sous-systèmes.

Fig.2.2- Structure de synchronisation par décomposition en sous système.

La synchronisation en utilisant la décomposition en sous-systèmes a été étudiée expérimentalement avec le circuit de Chua dans [20] et avec le système de Lorenz dans [27].

Nous prenons, à titre d'illustration, le premier exemple de synchronisation avec le circuit de Chua évoqué dans le chapitre précédant. Nous faisons intervenir le circuit de la Fig.1.7 en tant qu'émetteur, et cela après ajuster la valeur de R afin d'obtenir le double roulement, et celui de la Fig.2.3 en tant que récepteur, nous ajustons la commande du paramètre de récepteur R pour obtenir également le double roulement. Les deux circuits sont alors capables de travailler en leur mode chaotique (double roulement). Le couplage est réalisé entre les deux circuits par l'intermédiaire de la tension électrique VC1 de l'émetteur. Ce signal provenant de l'émetteur passe dans un amplificateur opérationnel suiveur avant d'être utilisé pour réaliser le couplage avec le récepteur r(t) .

Système initial

Sous système sm1

´x1=f1(x1, x2) Sous système S2m x.1=f1(x1,x2

(

Système maître

Système esclave Sous système

S2m

x.2=f2(x1,x2

(

x2

Sous système S2m

x.1=f1(x1,x2

(

y=x1

x.(t)=f(x(t ((

x2

(5)

Le récepteur est divisé en deux sous-systèmes clairement indiqué sur la Fig.2.3. Ces deux sous-systèmes sont reliés entre eux par un amplificateur opérationnel suiveur pour découpler les deux sous- systèmes. Le premier sous-système comprend la capacité C2 , la résistance R , et l'inductance L . Le second est formé de la résistance

R , la capacité C1 et la résistance de Chua NR .

Le comportement du premier sous-système RL du récepteur est donné par le système d'équations suivant:

(2.3

{

C2d VdtLd i2dt=LR1=−V(r(t2)−iL) )

Fig.2.3 Récepteur de Chua décomposé en sous-système.

La tension V1 pilote le second sous-système RC . Son comportement est donné par l'équation suivant:

(2.4) C1d V1

dt =1

R

(

V2−V1

)

−f(V2)

Lorsque les valeurs des composants électronique et de la résistance de Chua sont les même, nous observons un phénomène de

- +

Sous système 1

Sous système 2 Signal de

couplager(t (

- +

R

IR

NR

VR

C1

V1

V2

C2

R0

R

L

(6)

synchronisation entre l'émetteur et le récepteur. En effet, la tension V1 de récepteur se synchronise avec la tension V1 de l'émetteur. Elles présentent les mêmes variations temporelles.

2.2.2.2 Synchronisation à l'aide d’un observateur

Après la découverte de Pecora et Carroll [28], [29] le problème de synchronisation est rapidement relié au problème plus général qu’est celui de l'observation d'état non linéaire. Dans cette approche, le système Maître est un système chaotique quelconque et le système Esclave est un observateur d'état. La Fig.2.4 illustre ce principe de synchronisation.

Fig.2.4-Principe de synchronisation à l'aide d'observateur.

Pour ce principe, nous disons que l'émetteur et le récepteur se synchronisent si le système observateur ´^x=^f( ^x , u) converge vers le système ´x=f(x ,u), y=h(x) .

(2.5) lim

t → ∞

x(t)−^x(t)

=0

2.3 Observabilité et l'observateur 2.3.1 Observabilité

L'observabilité d'un processus est un concept très important en automatique. En effet, pour reconstruire les états inaccessibles d'un système, il faut savoir, a priori, si les variables d'état sont observables ou non annexe B.

2.3.2 Observateur

Emetteur Générateur)

chaotique (

x.=f(x,u (

Récepteur ) Observateur

d'état (

x^(t)=f^(x^,u (

Le signal chaotique transmis

Entrée y

u

(7)

L'observateur est une méthode permettant d'estimer les états inconnus d'un système dynamique et qui ne peuvent pas être mesurés directement dû au fait qu’ils sont inaccessibles ou difficilement mesurables.

Définition 2.3

On appelle observateur du système dynamique

:

(2.6) S:

{

´x(ty)=f(t)=h(x((tx(), u(tt))))

Un système dynamique auxiliaire O dont les entrées sont constituées des vecteurs d'entrée et de sortie du système à observer (2.7) et dont le vecteur de sortie ^x(t) est l'état estimé :

O:

{

^xz´(t)=^(t)=^h(f(zz(t(t)), u, u((tt)), y, y(t(t)))) (2.7)

Un observateur bien dimensionné est celui qui assure la convergence asymptotique vers zéro de l'erreur entre l'état x(t) et l’état estimé

^x(t) dans un temps fini.

e(t)

¿

x(t)−^x(t)

0 (2.8)

Le schéma de principe de l’observation d’état est donné par la Fig.2.5.

Fig.2.5-Schéma de principe de l’observation.

2.3.2.1 Construction de l’observateur

La construction d'un observateur en temps continu ou en temps discret se décompose en deux phases, à savoir une phase de synthèse ou de

S

(u(t (y(t

x^(t O (

(8)

conception (choix de la dynamique de l'observateur), et une phase d'analyse la convergence de l'état de l'observateur vers l'état du système.

La synthèse de l'observateur exploite les informations disponibles, à savoir le modèle dynamique du système étudié, ses entrées et ses sorties.

Lorsqu’une partie ou la totalité des entrées n'est pas disponibles, l'observateur est dit observateur à entrées inconnues.

2.3.3 Observateur non linéaire

La conception d'observateur pour les systèmes linéaires observables est un concept bien connu chez la communauté des automaticiens. Pour les non automaticiens des exemples d’observateurs linéaires tels que ceux de Luenberger [23] .

Pour un système non linéaire, le problème est beaucoup plus difficile.

Dans ce contexte, plusieurs types d'observateurs non linéaires ont été rapportés dans le littérateur, tel que l'observateur à grand gain [6], l'observateur de Kalman-étendu [16]et l'observateur à mode glissant[3], [7], [29], [33], …, etc.

2.3.3.1 Observateur non linéaire à l'entrée inconnue

Dans la transmission de donnée (analogique ou numérique) par synchronisation chaotique en temps continu ou discret, il est important de pouvoir d'estimer l'entrée inconnue du système en plus de synchronisation des états. En effet, l'entée inconnue peut être un défaut, une perturbation ou dans notre travail, un message confidentiel. Le schéma de la Fig.2.6 illustre un problème classique d'estimation d'état non linéaire à l'entrée inconnu: il faut reconstruire l'état x(t) du système émetteur et également l'entrée inconnu w . Différents techniques de synthèse d'observateur à l'entrée inconnues ont été utilisées dans les littérateurs, et pouvant être utilisées à des fin de cryptage [26].

On considère en générale le système non linéaire suivant:

(9)

{

x´(t)=fy(t()=h(x)+px()x)w (2.9) avec l'entrée inconnue (perturbation) w est considérée être bornée, et les champs de vecteurs f , p:U⊂Rn→ Rn et h:U⊂Rn→ R sont des champs de vecteurs analytiques. Dans ce cas on considère que w est continu, ou moins continu par marceaux.

Fig.2.6- Observateur à entrées inconnues

2.3.4 Observateur à mode glissant

Un système à structure variable est un système qui peut changer de structure en faisant commuter sa commande entre deux valeurs, suivant le signe d’une fonction des coordonnées du système dans l'espace de phase. Le réglage par mode de glissement est un mode de fonctionnement particulier des systèmes à structure variable [7].

2.3.4.1 Principe des modes glissants

Le principe des observateurs à modes glissants consiste à contraindre, à l'aide de fonctions discontinues, les dynamiques d'un système d'ordre n à converge vers une variété S de dimension (n−p) dit surface de glissement. ( p étant la dimension du vecteur de mesure).

La variété de glissement est définie par:

S=

{

x∈Rn:s(x)=0

}

(2.10)

Dans le but de maintenir l'état représentatif de l'évolution du système sur une variété S , on définit le vecteur de commande u qui commute

Emetteur chaotique x(t)

Récepteur :

Observateur à entrées inconnues (y(t

Signal transmis

(w(t (w^(t), x^(t

(10)

entre deux valeurs +¿

−¿, u¿ u¿

¿

selon le signe de la surface de commutation s(x) :

+¿(x ,t)si s(x)>0

¿ u¿u−¿(x ,t)si s(x)<0

u(x , t)=¿

(2.11)

+¿(x ,t)

u¿ et −¿(x , t)

u¿ étant des fonctions discontinues pour contraindre la trajectoire du système à atteindre la surface de glissement et d'y rester au voisinage de celle-ci malgré la présence de perturbations.

S=

{

x∈Rn:s(x)=0

}

est une variété de surfaces de glissement qui divise l'espace d'état en deux parties disjointes s(x)>0 et s(x)<0.

Dans le cas des observateurs à mode glissants, les dynamiques concernées sont celles des erreurs d’observation e(t)=x(t)−^x(t) . A partir de leurs valeurs initiales e(0) , ces erreurs convergent vers les valeurs d'équilibre en deux phases:

-Dans une première phase, la trajectoire des erreurs d'observations évolue vers la surface de glissement sur laquelle les erreurs entre la sortie de l'observateur et la sortie de système réel (les mesures) ey=y− ^y sont nulles. Cette étape, qui est généralement très dynamique, est appelée mode d'atteinte ou d’approche.

-Dans la seconde phase, la trajectoire d'erreur d'observation glisse sur la surface de glissement avec des dynamiques imposées de manière à annuler toutes les erreurs d'observation, c'est le mode de glissement.

Les deux modes d’évolution sont connues et clairement identifiées dans la Fig.2.7.

Mode de glissement

Surface de glissement

Mode de convergence

x2

(11)

Fig.2.7-Différents modes de convergence pour la trajectoire d'état.

2.3.4.2 Condition d'existence du mode de glissement

Selon Filippov [13] l’existence du mode de glissement est conditionnée, au voisinage de S(x)=0, par l’opposition en signe entre la fonction de la surface S et sa dérivée par rapport au temps :

S →0−¿S´>0 S →0+¿S´<0etlim

¿

¿ lim

¿ ¿

(2.12)

Par la suite, si les conditions du théorème de Filippov sont vérifiées, on en déduit que:

SS<´ 0 (2.13)

La condition (2.13) est appelée souvent condition de glissement, d’existence ou d’attractivité pour rapprocher du concept physique de la définition. Cette condition illustrée par Fig.2.8 représente l'intégralité fondamentale pour la synthèse d’un contrôleur ou un observateur à base de mode de glissement.

2.3.4.3 Représentation mathématique de l'observateur à mode glissant

L'observateur à mode glissant est défini avec la structure suivante:

{

x´^=f^y=h( ^( ^x ,u)−K Γx) s (2.14)

K est la matrice de gain de dimension (n × p) .

x1

(12)

Γs est un de vecteur de dimension (p ×1) donné par Γs=[sign( ^y1y1)… sign( ^ypyp)]T .

Fig.2.8-Attractivité de la surface.

Nous définissons également les vecteurs relatifs aux erreurs d'observation:

e=^x−x: le vecteur d'état des erreurs d'observation.

S=ey=^y−y: la surface de glissement.

2.3.4.4 Observateur à mode glissant étape par étape

Dans tout ce chapitre nous emploierons un observateur à mode glissant étape-par-étape. Ce genre d'observateur est très utile et est développé pour différentes raisons. L'observateur à mode glissant étape par étape a été développé pour des systèmes pouvant se mettre sous la forme, appelée forme triangulaire d'observation [3]:

(2.1

{

x´n=fxn−1´n

(

x=1, xxx´n22x=x+´, … , x1g=n−13x+2y=g+

(

nx2

)

...g+(1x, x1xg1

(

1xn2, x

(

1, … , xx,u21, u), x

)

2n−1, … , x, u

)

n, u

)

5)

S(x)=0

-f

+f

x y

(13)

fn et gi , pour i=1,… , n , sont des fonctions scalaires, xi sont les états du système, u est le vecteur d'entrée et y est la sortie. La structure de l'observateur pas à pas est :

{

x^n−1´ = ^xx^n´+n=fx´^g2x^n−1´=^1n= ^

(

xx

(

3xx1+12,+,g~x~x22g2

(

, … ,1x, … ,

(

1x,1~x~x, uy~2xn=,un−1

) )

...++x

)

+gλ1, un1λ

(

sign

)

2x+sign1λ,~xn−1

(

x2

(

, … ,1~xsign−^2−^x~1xx

( )

n~2x,u

)

n−1

)

−^xn−1

)

(2.16)

Avec les variables auxiliaires données par:

~x1=^x1

~xi=^xi+λn−1signéq , i−1

(

~xi−1−^xi−1

)

(2.17) Avec signé q désigne la fonction sign(.) classique filtrée par un filtre passe bas, la fonction signi est définie de manière à imposer que le terme correctif λn−1 ne soit actif que si ~xj− ^xj=0, pour j=1,⋯,i c'est- à-dire, il existe j∈{1,⋯, n−1} tel que ~xj− ^xj0, alors la fonction est mis à zéros sinon elle est égale la fonction sign(.) usuelle.

Convergence de l’erreur d'observation

La convergence des erreurs d'observation en temps fini n'est assurée que si le système est à entrées bornées et à états bornés (BIBS) pour une durée finie. Si cette condition est vérifiée, alors les λn−1 être choisis tel que l'état de l'observateur ^x converge en un temps fini vers x l'état réel de système. Cependant cette convergence se fait en étapes:

Etape 1

Dans cette étape on assure la convergence de e1=x1−^x1 vers le zéros dans un temps t<t1 . Les dynamiques des erreurs d'observation

(e=x− ^x)

(14)

{

ee´nn−1´=f=n

(

exn1+, xgn−12e´,… , x2=e

(

x1e3, x´+n1

)

=e2g+g, … , x2fn

(

2n

(

x−λx

(

1x1, x1,y=n−11,^x2x^sign2...,u2, … ,x, u, … ,1

)

) (

−gxgx^1x^n2− ^n, un−1

(

x, ux1

)

1,

( ) )

+x^x12g,, unx^

(

2

)

x, … ,1, x2x^, … , xn−1,un

) )

(2.18)

L'entrée u et les états sont bornés. Par conséquence les états du système ne divergent pas et les erreurs d'observation sont aussi bornées.

On considère la fonction de Lyapunov V1=1

2e12, alors:

V1=¿e1(e2λ1sign

(

e1

)

)

´¿

(2.19) En choisissant λ1>

|

e2

|

max l'erreur d'observation e1 converge vers zéros en un temps fini t1. Après cette instant e1 reste égale à zéros et on

obtient alors

x (¿¿1−^x1) e21sign¿

. Ceci implique que ~x2=x2 .

Etape 2

L'objective de cette étape est d'atteindre la surface de glissement e2=x2−^x2=0 . Pour rester sur la surface e1=0 , il faut que λ1>

|

e2

|

max , mais cela est vérifié de part le fait que e2 est strictement décroissant après t1 . Les dynamiques des erreurs d'observation sont alors:

{

e´2=ee´e3nn−1´+=gf=2n

( (

exxn11+, x, xg22n, u, … , x1

) (

−gxe´11=e, xn2

) (

2xg, … , x21fn,n

(

x^xλ

(

x211, u1,signn−1,^xx^

)

22, … ,, u, …,

(

λx

)

21−gsign− ^^xx^nx, unn−11, u

( )

=

)

x

( )

1x+− ^01g,xnx^1

(

2x

)

, … ,=e1, x32x^,… , xn−1λ2sign,un

) ) (

e2

)

(2.20)

En choisissant la fonction de Lyapunov V2=1 2e12+1

2e22 on aura:

V2=¿e1

(

e2λ1sign

(

e1

) )

+e2

(

e3λ1sign

(

e2

) )

=e2(e3λ1sign

(

e2

)

)

´

(2.21)

(15)

Si λ2>

|

e3

|

max , alors e2 converge vers zéros après un temps fini t2>t1 . L'erreur d'observation est strictement décroissante durant la période

[

t1, t2

]

ce qui implique que la condition imposée dans la première étape sur λ1 doit être vérifiée aussi après t1. En fin, on aura ~x3=x3 .

Ainsi étape après étape nous obtenons la convergence de toutes les composants de l'erreur d'observation vers zéros et celles de ^x vers x pour tout i<n sous conditions que λi>

|

ei+1

|

max durant

[

ti, ti+1

]

.

Etape n

Cette étape commence à l'instant ti+1 , à cet instant ek=0 pour tout k<n .

{

e´n=fn

(

x1, x2,… , xn

)

+fn

(

x1,x^2, … ,x^n, ue

)

n−1´+gee=e´´n21

(

=e=exn1, x23λ2n−1, … , xλλ21signsignsignn

) ( ( (

−¿xxx1n−11−^−^g−^xxn1

(

1xx

) )

=0=0n−11,^x

)

2=0, … ,^xn,u

)

λnsign(2.22)

(

xn− ^xn

)

=−λnsign

(

en

)

De la même façon on choisit la fonction de Lyapunov Vn=1

2e12+1

2e22+…+1

2en2 on obtient : Vn=¿en

(

λnsign

(

en

) )

¿´

(2.23)

Ainsi, en converge vers zéros en un temps fini tn>tn−1 pour toutes les valeurs de λn>0 , si évidement toutes les conditions sur λk , k<n sont aussi vérifiées.

2.4 Exemples d'application

Dans cette section, nous synchronisons deux circuits de Chua à l'aide de deux observateurs, observateur de Parlitz et puis observateur à mode glissant étape par étape.

(16)

Donc, nous considérons la dynamique de circuit de Chua donnée par (2.24):

(2.24

{

d xdtd xdt1d xdt=2=3C1=C11

(

L12x

( (

2xx−xR12R1xR20+xf3x

( )

x3

)

1

) )

)

Avec y=x1 , le système (2.24) est localement faiblement observable [15], et linéarités par injection de sortie [19].

Exemple 2.1 : Observateur de Parlitz

Parlitz a proposé le couplage de deux attracteurs étranges identiques dans le but de camoufler un message confidentiel en le superposant à un signale chaotique et en le restaurant à la récepteur par un circuit identique [28]. Soit la dynamique de cet observateur :

{

ddt^xdddtdt1x^x=^23==C−11CL11Ry=2

(

−^

( (

^y^y−^xx−^12R−Rxx22

)

+ ^+0x^xfC33( ^

) )

y1) (2.25)

où, ^x=

(

^x1,^x2,^x3

)

T est l'état d’estimé de x et ^y est l’état d’estimé de la sortie

Exemple 2.2 : Observateur à mode glissant étape par étape de circuit de Chua

Nous allons concevoir l'observateur à mode glissant étape à étape pour le système (2.24) suivant:

(17)

{

ddddtdtdtx^x^x^231===C1L1C12

(

1−~

( (

y−~xx^2R2Rx2Ry+ ^0y=~xxf33

) )

(x++y1EE)

)

2+1λλλ321signsignsign

( (

~(x~xy32−^− ^− ^xxy32)

) )

(2.26)

Avec les relations suivant:

Si ^x1=x1 alors E1=1 sinon E1=0

Si [ ^x2=~x2 et E1=1 ] alors E2=1 sinon E2=0 . D'ailleurs, nous définissions avec les états

états auxiliaires qui sont nécessaire pour concevoir l'observateur à mode glissant étape par étape sont données

:

{

~x~x32= ^=^xx32++EE21CC21R λR λ21signsign((~xy−^2−^xy2))

) 2.27

(

Conclusion 2.5

Dans ce chapitre nous avons abordé le concept de synchronisation et présenté par la suite le principe de couplage des systèmes chaotiques à savoir le couplage unidirectionnelle et le couplage bidirectionnel. Pour ce cas nous avons présenté quelconque exemples sur l’observateur. Tout d'abord, nous avons expliqué le choix et le principe de fonctionnement de l'observateur à mode glissant étape par étape. Ainsi l’approche est composée de deux parties la première permettant l'approche jusqu'a l'arrivée à la surface de glissement, et la deuxième permet le glissement le long de cette surface. Enfin nous avons donné des exemples applications sur les observateurs du circuit Chua. Dans le chapitre suivant nous allons exploiter ces concepts pour réaliser la transmission sécurisée des données.

Références

Documents relatifs

U 1 …….U 2 (remplacez les points par des opérateurs) On peut dire que : Dans un circuit avec dérivation , la tension électrique dans la branche principale..

conventionnel (de la borne + vers la borne -) -La diode ne laisse passer le courant que dans un sens (le sens passant !).. III) Une diode particulière : La DEL.

Schématise le circuit ci-dessous en indiquant les boucles de courant et le sens du courant dans chaque boucle... Tony Leparoux, professeur de physique-chimie Dans une voiture,

Ainsi, le programme automatique de calcul du coefficient de la fiabilité D(L), est divisé en neuf sous-programmes : S-l (sous-programme qui engendre les états d'entrée);

D'après le Lemme de Shur, dans un espace de représentation irréductible, un opérateur invariant U ˆ doit agir comme l'identité à une constante complexe près.. De plus il est nul

•Il faut combiner entre les sorties des deux comparateurs utilisés pour réaliser les sorties du comparateur final. Comparateur

• C'est un registre qui effectue un décalage vers la gauche en répercutant la sortie de la derniére bascule vers l'entrée de la dernière bascule. • Le décalage peut être