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Examen de GMCAO Master ISTI ­ IRMC 19 f

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Examen de GMCAO

Master ISTI ­ IRMC 19 février 2008 durée : 2 heures Documents autorisés

Lisez l'article fourni, puis répondez aux questions.

L'article   est   un   extrait   de   l'encyclopédie   Wikipédia   décrivant   le   système   de   radiochirurgie  Cyberknife.

Quelques précisions : 

* Du vocabulaire anglais / français est donné en page 2.

* cGy est l'abréviation de centi­Gray unit, unité de mesure de radiation.

*   Les   images   appelées   Digitally   Reconstructed   Radiographs   (DRRs)   sont   des   images   bi­

dimensionnelles représentant la projection perspective rayon X du patient (c'est­à­dire du même  type que des images rayon X classiques) mais générées par ordinateur à partir d'un volume d'images  provenant d'un CT­scanner. 

*  Seule la question 9 nécessite des calculs. Les réponses ne devront pas excéder 10 phrases par  question, excepté pour la question 4.

1. Listez   les   avantages   du   système   Cyberknife   par   rapport   aux   systèmes   classiques   de  radiochirurgie. Quels sont d'après vous les inconvénients possibles de l'utilisation de ce  système ? (2 pts)

Avantages : meilleure précision de positionnement, rapidité des mouvements et donc du  traitement. Conséquences : possibilités de traiter plusieurs patients à la suite, de fragmenter les  traitements : beaucoup plus de souplesse

Inconvénients   :   L'article   ne   parle   pas   de   mécanismes   de   vérification,   taille   du   robot,  potentiellement dangereux, coût, encombrement 

2. Expliquez quelle est la méthode utilisée pour obtenir la position de la cible anatomique (la  tumeur) dans le repère des imageurs dans le cas de figure où la cible est directement visible. 

Comment s'appellent les techniques mises en oeuvre ? Quels sont les paramètres qu'il faut  connaître ? (2 pts)

Une fois la tumeur localisée dans chacune des images rayon X, on peut déterminer une ligne  de vue pour chaque imageur. La cible réelle se trouve à l'intersection de ces lignes de vue ou au  point qui minimise les distances aux lignes de vue. Cette technique est appelée triangulation. Elle  nécessite   de   connaître   parfaitement   la   position   relative   des   2   imageurs   rayon   X   (paramètres  extrinsèques) et leurs paramètres intrinsèques de projection perspective. 

3. On suppose que la position de la cible est connue dans le repère des imageurs. Comment   1

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faut­il procéder pour déterminer les positions que doit prendre le robot pour atteindre la  cible ? Quels paramètres faut­il connaître ? (2 pts)

Une fois la position de la cible déterminée dans le repère des imageurs, il faut taduire cette  position dans le repère de base du robot. Pour cela il faut connaître la position relative entre repère  de base du robot et repère de l'imageur. Les positions à prendre par l'effecteur exprimées dans le  repère de base du robot sont calculées de sorte que l'accélerateur linéaire soit dans l'axe de la cible. 

Pour cela il faut connaître la position de l'accélerateur par rapport à l'effecteur du robot. Enfin, pour  positionner   l'effecteur   il   faut   utiliser   le   modèle   géométrique   inverse   du   robot.   Le   modèle  géométrique du robot (direct et / ou inverse) doit donc être connu.

4. Représentez par un schéma l'ensemble des repères associés aux différents objets. Précisez  quelles transformations et quels capteurs doivent être étalonnés et quelles sont les mesures  réalisées   spécifiquement   pour   chaque   patient,   de   façon   pré­opératoire   et   per­opératoire. 

Ecrivez de façon symbolique la position de l'effecteur du robot comme combinaison de  transformations mesurées et étalonnées. (Les questions 2 et 3 sont préparatoires à cette  question). (4 pts)

Mesures pré­opératoires : position de la cible par rapport à des marqueurs anatomiques ou  des marqueurs spécifiques Tmarq_cible

Mesures per­opératoires  :  position  des marqueurs  (ou directement  de la cible) dans  les  images rayon X : Timageur1_marq

Pour   chaque   tumeur,   le   chirurgien   definit   les   positions   de   traitement   souhaitées   :  Tcible_accelerateur

Capteurs devant être étalonnés : les 2 imageurs rayon X (d'après Q2), le robot (d'après Q3) Positions   relatives   devant   être   étalonnées   :   Tbaserobot_imageur1   (Q3)   et  Timageur1_imageur2 (Q2) et Teffecteur_accelerateur (Q3)

Tbaserobot_eff = Tbaserobot_imageur1 Timageur1_marq Tmarq_cible Tcible_accelerateur  Taccelerateur_eff    

5. Proposez une méthode d'étalonnage pour déterminer la position relative des deux imageurs à  rayon X. (2 pts)

Une possibilité consiste à utiliser un marqueur de géométrie connu que l'on place de sorte à  ce qu'il soit visible par les 2 imageurs. Si les paramètres intrinsèques des capteurs ont été obtenus  par ailleurs, il est possible de faire une estimation de la pose du marqueur par rapport à chacun des  imageurs   :   Tcap1_marq   et   Tcap2_marq.   La   position   relative   des   imageurs   est   obtenue   par  composition des poses. : Tcap1_cap2 = Tcap1_marq * inv(Tcap2_marq)

Cette méthode est basique mais risque de donner de mauvais résultats. Pour améliorer la précision il  est souhaitable d'utiliser plusieurs positions différentes du marqueur et de déterminer simultanément  la position relative recherchée et les poses de chaque marqueur qui minimisent les erreurs de  reprojection des marquages dans les images X. 

6. Dans la méthode de recalage avec des marqueurs (paragraphe Fiducial de l'article), l'auteur  explique que les marqueurs ne doivent pas être placés au hasard. Expliquez pourquoi. (2 pts)

 2

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Il y a 2 contraintes à respecter : les marqueurs doivent être proches de la cible et pas trop  proches les uns des autres.

La première contrainte vient du fait que si les marqueurs sont éloignés de la cible, une faible erreur  de   localisation   de   ceux­ci   (pré­opératoire   et   /   ou   per­opératoire)   peut   conduire   à   une   erreur  importante sur la cible par un effet de bras de levier.

Si   les   marqueurs   sont   trop   proches   les   uns   des  autres,   les   erreurs   d'estimation   de   la   pose   de  l'ensemble des marqueurs pendant l'opération peuvent être importantes malgré de petites erreurs  individuelles sur chaque marqueur.

7. Dans la méthode de recalage utilisant le système Synchrony, le système de suivi initial  utilisant   une   caméra   a   été   remplacé   dans  les  nouvelles  versions  du   Cyberknife   par   un  système Optotrak. Quels sont les avantages de ce système par rapport à une simple caméra  CCD ? (1 pt)

Le système optotrak est constitué de 3 caméras et offre par triangulation une précision  d'estimation de pose bien supérieure à celle que l'on peut obtenir à l'aide d'une simple caméra. La  précision en profondeur est notamment fortement améliorée. 

8. Le système Synchrony permet un recalage en temps­réel. D'après vous, peut­on considérer  qu'il s'agit d'un système asservi ? Expliquez pourquoi.  (2 pts)

On ne peut pas vraiment considérer ce système comme étant asservi, car si on déplace  (involontairement par exemple) le capteur la position obtenue pour le système de traitement est  directement affectée. Ce n'est pas le cas pour un système utilisant un asservissement visuel, pour  lequel un déplacement du capteur (pas trop important) n'influence pas la position obtenue. La  principale différence réside dans le fait que pour le système Cyberknife le suivi est réalisé dans le  repère d'un capteur alors que la commande est réalisée dans le repère de base du robot, les deux  étant distincts, leur rapport devant être connu.

9. L'auteur de l'article parle d'une précision du traitement de 0,5 mm. Sachant que la source de  radiation peut être située à 1m du patient, déterminez la précision de positionnement en  translation et en rotation que le système global doit permettre. Qu'en pensez­vous ? (3 pts) La précision nécessaire en translation est de 0.5mm et en rotation de 0.028 degrés. La  précision en translation semble possible mais celle en rotation est totalement illusoire étant donné  tous les recalages nécessaires. On peut supposer que l'auteur parle en fait de répétabilité plus que de  précision.

10. Pour étalonner la position du robot par rapport aux imageurs, on place un cristal isotrope à  l'intersection des axes optiques des 2 imageurs à rayon X (l'isocentre). Le cristal est ensuite  éclairé par un rayon laser placé dans l'axe du rayon de traitement. Le robot est amené dans  différentes   positions.   Pour   chaque   position,   on   recherche   l'orientation   qui   maximise  l'éclairage du cristal (le rayon laser passe alors par l'isocentre des deux imageurs à rayon X). 

A la lumière de cette technique d'étalonnage, expliquez pourquoi le système RoboCouch  permet d'améliorer de façon importante la précision du système CyberKnife.   (4 pts)

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L'étalonnage est réalisé en amenant le robot dans des positions pour lesquelles le rayon de  traitement   passe   parfaitement   à   l'isocentre   des   imageurs.   Pour   ces   positions   particulières  enregistrées, l'erreur pour atteindre l'isocentre est donc très faible, indépendamment des erreurs de  recalage. En revanche les erreurs peuvent être très grandes pour d'autres orientations et d'autres  positions de cible. En autorisant le déplacement direct du patient, le système roboCouch permet de  réaliser   le   traitement   toujours   au   même   endroit   (l'iso­centre).   Comme   le   robot   robocouch   est  cartésien, la précision de positionnement possible est bien meilleure que celle du Cyberknife. ainsi,  la précision de traitement accessible est bien améliorée.

Vocabulaire to allow : permettre assumption : hypothèse breathing : respiration

to carry out : réaliser, mener à bien clamp : pince, système de serrage couch : lit

feature : caractéristique

frame : dans le cas de l'article signifie cadre – frameless : sans cadre gantry : plateforme

lung : poumon skull : crâne

spine : colonne vertébrale to spread out : écarter to update : mettre à jour to warp : déformer  

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