Editorial
Cher acteur de la géomatique,
A l’heure où le développement durable prend une acuité particulière sous l’effet conjugué de l’évolution des équilibres géopolitiques et d’une limitation pressentie des ressources terrestres, les scientifiques doivent rester en éveil sur les concepts, les méthodes, les indicateurs et les outils pour mesurer, analyser, modéliser et comprendre les processus des espaces géographiques.
Plus que jamais, la géomatique a sa place dans un tel contexte, intervenant au niveau, par exemple, du suivi des espaces et des impacts environnementaux, de la création de nouvelles méthodes d’analyse et de représentation des phénomènes, de l’invention de nouveaux outils informatiques pour simuler les dynamiques, de l’amélioration de l’aide à la concertation et à la décision. Nombreux sont les disciplines et les domaines d’application dont la géomatique reste une composante clé (cartographie, systèmes d’information géographique, développement territorial, modélisation et simulation, télédétection, analyse spatiale, informatique, etc.). La géomatique a toutefois sa propre personnalité, à l’interface des métiers et des perceptions du monde, le dénominateur commun étant l’association entre l’espace géographique et l’utilisation de méthodes instrumentées.
La Revue internationale de géomatique réunit les acteurs de la recherche du domaine. Créée en 1991, elle compte parmi ses abonnés plus de 20 % d’étrangers francophones, proportion que l’on retrouve augmentée à 30 % dans la composition du comité de lecture, qui fait d’elle, sans conteste, une revue internationale. Une analyse rapide des thèmes abordés depuis 5 ans dans la revue montre qu’elle touche tous les domaines de la géomatique en proportion à peu près équivalente entre l’informatique et les SIG, la géographie et l’aménagement du territoire et la méthodologie d’analyse spatiale. La revue de géomatique rayonne également par la diffusion de ses numéros (dont 22% se répartissent en 26 pays autres que la France depuis 2003, avec une présence forte en Europe, au Maghreb et au Canada) et par le développement récent des abonnements en ligne (environ 10 % du total).
Une équipe renouvelée du comité éditorial a été mise en place pour servir au mieux les chercheurs en géomatique : Anne Ruas vient de rejoindre l’équipe rédactionnelle et constituera un trio thématique avec Florent Joerin et Sylvie Servigne. Anne Ruas est actuellement responsable du laboratoire COGIT au sein de l’IGN, un acteur important de la recherche nationale en SIG. Après plusieurs années à la tête du comité éditorial, Christophe Claramunt me confie la responsabilité
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éditoriale de la revue, devant se consacrer dans les prochaines années à l’animation de plusieurs réseaux internationaux dans le domaine des SIG et de la géomatique.
L'occasion m’est donnée de remercier chaleureusement Christophe, qui a développé une activité éditoriale de grande qualité et su promouvoir avec le soutien des éditions Hermès-Lavoisier, une structure et un fonctionnement efficaces et pérennes.
Comment se profile l’évolution de la Revue internationale de géomatique pour les années à venir ? La revue conservant, cela va de soi, la langue française comme langue dominante, devra toutefois être davantage attractive pour les auteurs étrangers souhaitant y publier en anglais. En corollaire, sa visibilité internationale devra s’accroître, facilitant la diffusion des recherches en langue française, l’objectif étant de la placer ostensiblement parmi les meilleures revues du domaine aux yeux de la communauté scientifique internationale. L’accès aux ressources documentaires en ligne sera par ailleurs renforcé.
Pour ce qui concerne le processus éditorial, la rédaction s’efforcera de favoriser les numéros d’articles soumis spontanément à la revue, tout en ouvrant les thématiques disciplinaires aux numéros spéciaux. L’objectif du comité est de répondre aux auteurs qui soumettent leur article dans un délai de six mois (voire moins), et que le traitement complet d’un article (c’est-à-dire jusqu’à sa publication) ne dépasse pas un an.
Toute l’équipe éditoriale se joint à moi aujourd’hui, pour vous remercier de votre contribution à la vie de la Revue internationale de géomatique.
DidierJOSSELIN
UMR 6012 ESPACE, CNRS, Avignon
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