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Nouvel électromètre

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Academic year: 2021

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Texte intégral

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HAL Id: jpa-00240619

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00240619

Submitted on 1 Jan 1902

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Nouvel électromètre

Pierre Boley

To cite this version:

Pierre Boley. Nouvel électromètre. J. Phys. Theor. Appl., 1902, 1 (1), pp.384-386.

�10.1051/jphystap:019020010038400�. �jpa-00240619�

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NOUVEL ÉLECTROMÈTRE;

Par 1B1. PIEHI0152 BOLEY.

I. ~’celec~ro~n~~Lre ccr~~illai~°e cle JJf. Lipprnann, si précieux pour l’étude des différences de potentiel vraies au contact par la méthode du maximum de constante capillaire, ne peut fonctionner avec les amal- gammes liquides saturés qui ne sont pas assez mobiles dans les tubes très étroits. Cependant il serait intéressant de répéter les princi- pales expériences faites avec le mercure, en le remplaçant par ces

amalgames, qui équivalent, pour le potentiel, à de véritables métaux

liquides.

FIG. 1.

C’est pour entreprendre ce travail que j’ai été amené a construire

mon électromètre.

Il. C’est un éLectro~~2étre il Jo2~fCe libre.

-

Iae mercure ou l’amal- game est contenu dans une pipette ~1, dont le tube iniérieur t est étiré

et recourbé deux fois à angle droit. Ce tube doit avoir à son extré- mité libre e un diamètre intérieur voisin de 1 millimètre, et sa sec-

tion est rodée. C’est là qu’on forme la goutte, entourée de l’élec-

trolyte L, grâce à une cuvette spéciale. Celle-ci est formée d’un ballon B à deux tubulures latérales, d’environ 12 centimètres de dia-

mètre, qui renferme la grande électrode étalée sur un fond de mas-

tic 1~1; ce ballon porte un tube latéral T, entourant la goutte, qui permet d’en viser le sommet avec un microscope horizontal à micro-

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:019020010038400

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385 mètre oculaire. L’autre tube T’, mobile dans sa tubulure, sert à vider commodément l’appareil.

On prépare la cuvette, on verse en ~1 le mercure ou 1"amalgame

avec un entonnoir enilé jusqu’à ce q~l’il ailleui>e visiblement en e au-

dessus du tube, et on achève l’afllenren1cnt en agissant légèrement

sur les vis calantes V du support S, pour obtenir une goutte bien

bombéo. Ensuite on éclaire par 1111e source lumineuse disposée à prox1mité et un peu au-dessus de la goutte, de façon à produire dans

le champ du microscope deux ou trois franges parallèles à la cour-

bure clll ménisque. On met au point, pour la première frange, ce qui

donne le maximum de netteté.

Comme d’habitude, on relie par les godets à mercure y étales deux

électrodes respectivement aux pôles négatif et positif d’un compen-

sateur de 1B1. Bouty, avec un interrupteur entre les deux boîtes à résistance.

Comme pile constante pour le compensateur, j’emploie une grande pile genre Latimer Clark. Dans le fond d’un v ase à précipiter de sec-

tion 2 décimètres carrés, se trouve 1 électrode positive, du mercure

recouvert de sulfate mercureux l’électrode négative est de l’amal-

game de zinc pâteux renfermé dans un vase étroit de 100 centirnètres

cubes, posé lui-même dans le précédent ; une solution saturée de sulfate de zinc à la température de la salle baigne ces deux élec-

trodes. Les communications sont établies par deux fils de platine

soudés dans des tubes de verre qui traversent le couvercle. Sur i0’~ ohms au moins, la constance du courant est parfaite, ce qui tirent

à la surface du mercure et à la masse des produits (300 grammes environ pour chacun).

L’avantage de cette pile sur l’élémerlt Becquerel-Daniell, c’est qu’elle est toujours prête à fonctionner sans la moindre manipula-

tion.

Voici les premières données relatives à l’électromètre à goutte

libre :

Je l’ai d’abord employé comme celui de Lippmann, avec du mer-

cure pur et de l’acide sulfurique étendu au l

·

Il est sensible à

.~ . y ~ 10 volt ; par exemple, avec une goutte due 4 l millimètre grossie

100 fois, le déplacement apparent du ménisque est c.le 1~ de milli-

8

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mètre en intercalant cette force électromotrice due 1 - 3 x 10, ~ volt.

D’autre part, pour des forces électromotrices croissantes, les dépres-

sions obéissent à une loi très simple : jusqu’à 1 de volt au moins,

100

ces dépressions sont exactement proportionnelles aux forces électro- motrices intercalées.

Le microscope qui me sert ne m’a pas permis d’étudier an-delà de

9 OU de volt. ~nfin, le zéro reste parfaitement fixe si l’appareil est placé

sur un grand trépied de chêne. Mais le retour au zéro est très

brusque, de sorte qu’il faut n1unir l’ampoule d’un tube capillaire 9, qui sert d’amortisseur, pour éviter la projection de la goutte quand

on dépolarise.

Avec l’amalgame d’argent liquide saturé, le seul que j’aie employé jusqu*ici, on obtient la même sensibilité à

1= volt, la mème

fixité de zéro et des dépressions analogues du ménisque, qui est très

mobile,.

III. L’électromètre à goutte libre peut donc fonctionner comme

l’électromètre capillaire ordinaire, mais avec les avantages suivants :

facilité de construction, sûreté de fonctionnement, puisque le tube t 1 ne peut être obturé, sensibilité constante et plus grande. De plus, la

loi de proportionnalité des dépressions aux forces électromotrices permet de niesurer rapidement les différences de potentiel par la mé- thodes de Poggendorf’f; on peut arrêter la compensation quand elle est

obtenue à moins de £ î o-~ de volt, et la dépression observée indique la

-différence résiduelle.

Enfin, sa généralité d’emploi avec les amalgames semble permettre

la mesure précise des différences de potentiel vraies au contact de ces

corps et de certains électrolytes. C’est ce que je vais chercher, en

ajoutant u l’électromètre un manomètre de sensibilité correspon-

dante.

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