• Aucun résultat trouvé

E3A Maths B PSI 2008 — Corrigé

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2021

Partager "E3A Maths B PSI 2008 — Corrigé"

Copied!
4
0
0

Texte intégral

(1)

c Éditions H&K Publié dans lesAnnales des Concours 1/16

E3A Maths B PSI 2008 — Corrigé

Ce corrigé est proposé par Gilbert Monna (Professeur en CPGE) ; il a été relu par Emmanuel Bougnol (Professeur en CPGE) et Chloé Mullaert (ENS Cachan).

Le sujet est composé de trois exercices de longueurs et difficultés variables, complè- tement indépendants et abordant différentes parties du programme.

• Le premier exercice s’intéresse au théorème de Rolle et à ses applications aux équations algébriques et à certaines fonctions. Sans grande difficulté, il offre une possibilité intéressante de revoir ce point fondamental du programme d’analyse de la classe supérieure.

• Le deuxième exercice porte sur l’algèbre euclidienne et commence par les clas- siques incontournables sur les matrices symétriques positives et définies posi- tives. Fait inhabituel, ces dernières sont définies comme les matrices symétriques dont le spectre est dans R+ ou R+. On démontre ensuite une inégalité entre le déterminant d’une matrice symétrique réelle (qui est en fait le produit des valeurs propres) et le produit des termes diagonaux de la matrice. Il y a dans cette partie une intervention intéressante de l’inégalité de convexité généralisée, encore un point du cours de première année qu’il est bon de revoir. La partie B, très courte, est l’application de l’inégalité précédente pour démontrer une majo- ration de la valeur absolue du déterminant d’une matrice carrée d’ordrenquel- conque. La partie C donne une application étonnante de l’inégalité précédente, puisqu’on l’utilise pour démontrer que l’inverse d’une fonction développable en série entière au voisinage de 0 et non nulle en 0 est développable en série entière au voisinage de 0. C’est un bon exercice de synthèse de l’algèbre euclidienne, à faire dès que le chapitre du cours est terminé.

• Le troisième exercice consiste en l’étude d’une intégrale généralisée dépendante d’un paramètre et on utilise, dans un contexte assez simple, les résultats clas- siques sur le sujet pour démontrer que la fonction est de classeC2. On détermine ensuite une équation différentielle vérifiée par la fonction étudiée, puis on en calcule un équivalent en 0. On passe ensuite à l’étude en +∞. L’énoncé don- nait deux indices, l’utilisation de la caractérisation séquentielle d’une limite et le théorème de convergence dominée ; encore des résultats classiques du pro- gramme d’analyse de spéciale que l’on a l’occasion de mettre en œuvre dans un cadre assez simple. On termine par une petite application à l’équation diffé- rentielle. On a là un exercice intéressant à travailler à la fin du chapitre sur les séries de fonctions, en laissant éventuellement de côté la dernière question si les équations différentielles linéaires du second ordre n’ont pas encore été traitées.

Téléchargé gratuitement surwww.Doc-Solus.fr.

(2)

c Éditions H&K Publié dans lesAnnales des Concours 2/16

Indications

Exercice 1

2 Appliquer le théorème de Rolle à la fonction f, entre deux points consécutifs où elle s’annule.

3 Poserh(x) = 1030a(x)puis appliquer la question précédente à h.

4 Procéder par récurrence, en posant fn+1(x) = xαn+1f(x), puis appliquer la question précédente à la fonctionf.

5 Appliquer la question précédente en séparant les racines positives et les racines négatives.

Exercice 2 A.1.a PoserD =diag(√

λ1, . . . ,√

λn)puisM = PDtP.

A.1.b Poser Y = MX puis vérifier que tX SX = kYk2, où k · k désigne la norme euclidienne de Rn.

A.1.b En désignant par(E1,E2, . . . ,En) la base canonique de Mn,1(R), vérifier que

tEjSEj=sjj puis appliquer la question précédente.

A.2 Reprendre la question précédente,mutatis mutandis1.

A.3 SiSest dansS+n(R)et pasS++n (R), elle a une valeur propre nulle.

A.4.a Utiliser la caractérisation des fonctions convexes de classeC2, puis appliquer l’inégalité de convexité aux réelsln(λi).

A.4.b Penser que la somme des valeurs propres est égale (dans le cas présent) à la trace.

A.5.a Utiliser la question A.2.b.

A.5.b Se servir de la question précédente avecXvecteur propre deS.

A.5.c Appliquer le résultat de la question A.4 à la matriceB.

B.1 Vérifier que tA Aest symétrique positive.

B.2 Penser quedet(tA A) = [det(A)]2.

C.1 Vérifier que A

 b0

b1

... bn

=

 1 0... 0

 .

C.2 Penser que|an|rn 61 à partir d’un certain rang puis montrer que

N

P

n=0

an2r2n 6C2

C.3 Vérifier que det(A) = det(A′′)/rn(n+1)/2 puis appliquer l’inégalité d’Hada- mard aux colonnes deA′′.

C.4 Montrer que la série entièreP

bnxn a un rayon de convergence non nul, puis, en faisant un produit de Cauchy, qu’elle répond à la question.

1Pour ceux qui auraient préféré l’option cuisine à l’option latin, cela veut dire « en changeant ce qui doit être changé ».

Téléchargé gratuitement surwww.Doc-Solus.fr.

(3)

c Éditions H&K Publié dans lesAnnales des Concours 3/16

Exercice 3 1 Revenir à la définition de o(1/[a(t)]p).

2 La fonction Fest définie si et seulement si la fonction t7→exch (t) est inté- grable surR+.

3 Appliquer le théorème de Leibniz.

4 Exprimer F(x)−F′′(x) sous forme d’une intégrale, puis faire une intégration par parties.

5.a Pour montrer queHest définie, prouver que

exu 1

√u2−1 −1 u

6 1

u√ u2−1

u+√

u2−1 6 1 u2

u2−1 Pour démontrer le caractère borné deH, intégrer l’inégalité

exu 1

√u2−1− 1 u

6

√ 1

u2−1 −1 u

5.b Se servir de la convexité de l’exponentielle pour prouver que 1 v −ev

v 61, puis intégrer.

5.c Utiliser le changement de variableu= ch (t) 5.d Poser le changement de variablev=xu.

6 Pour les hypothèses de domination, remarquer que xnexnch (t)= 1

ch (t)xnch (t) exnch (t) et xnch (t) exnch (t)= 1

xnch (t)xn2[ch (t)]2exnch (t)

7.b Si le wronskien de deux solutions est nul, ces solutions sont linéairement dépendantes.

Téléchargé gratuitement surwww.Doc-Solus.fr.

(4)

c Éditions H&K Publié dans lesAnnales des Concours 4/16

Exercice 1

1 Le théorème de Rolle s’exprime comme suit

Soitf une fonction continue sur un segment[a;b]et dérivable sur l’intervalle]a;b[telle quef(a) =f(b).

Alors il existe un réelc∈]a;b[tel quef(c) = 0.

Vérifiez que vous connaissez bien le théorème avec ses hypothèses minimales : on apprend par le rapport du jury qu’un tiers seulement des candidats le cite correctement et qu’un tiers l’ignore totalement.

2 Soita1< a2<· · ·< ap les péléments de I en lesquelshest nulle. Étant donné quehest dérivable, on peut appliquer le théorème de Rolle àhentre ai et ai+1 où 16i6p−1. On en déduit l’existence dep−1réelsbi∈]ai;ai+1[, où16i6p−1, tels queh(bi) = 0.

Si hs’annulepfois surI,h s’annule au moinsp−1 fois surI.

3 Posonsa(x) =x30h(x)avech(x) = 3x50+x40+4x20+2x10+11. Supposons par l’absurde que la fonctionas’annule au moins 5 fois sur] 0 ;+∞[. Il en est de même pour h. La fonctionh étant dérivable sur ] 0 ;+∞[, d’après la question précédente, h s’annule au moins 4 fois sur ] 0 ;+∞[. Comme

h(x) =−150x51−40x41−80x21−20x11=b(x)

ceci est contraire à l’hypothèse qui dit quebs’annule trois fois au plus sur ] 0 ;+∞[.

La fonctionas’annule au plus 4 fois sur] 0 ;+∞[.

Remarquons qu’il est clair sur les expressions deaetbqu’elles ne s’annulent ni l’une ni l’autre sur] 0 ;+∞[. Malgré cela on peut quand même démontrer quesi b s’était annulée au plus 3 fois,aseserait annulée au plus 4 fois.

4 Démontrons ce résultat par récurrence. Soitn∈N. On note P(n)la propriété

« Pour tout élément (α1, α2, . . . , αn) de Rn et tout élément (λ1, λ2, . . . , λn)deRn, la fonctionfn définie sur] 0 ;+∞[par fn(x) =

n

P

k=1

λkxαk s’annule au plus n−1fois. »

• La propriétéP(1)est vraie carf1est une application de] 0 ;+∞[dansRdéfinie parf1(x) =λ1xα1 avecλ1réel non nul, doncf1ne s’annule pas dans] 0 ;+∞[.

• Soitn>1. SupposonsP(n)vraie et montronsP(n+ 1). Comme fn+1(x) =

n+1

P

k=1

λkxαk=xαn+1f(x) où f(x) =λn+1+

n

P

k=1

λkxαkαn+1 fn+1 et f ont les mêmes zéros. Si fn+1 s’annulen+ 1fois au moins, il en est de même def et d’après la question 2,f s’annulenfois au moins. De plus,

f(x) =

n

P

k=1

k−αn+1kxαkαn+11

Pour tout entierk∈[[ 1 ;n]],λkk−αn+1)est un réel non nul et les exposants sont rangés par ordre croissant. La fonctionfvérifie donc l’hypothèse de récur- rence à l’ordren et s’annule ainsi au plus n−1 fois. La contradiction assure quefn+1s’annule au plus nfois et le résultat est démontré par récurrence.

Téléchargé gratuitement surwww.Doc-Solus.fr.

Références

Documents relatifs

Il y est fait usage de nombreuses formules sur les arcs paramétrés et les coniques, points du cours indispensables ici et qui ont fait la différence le jour de l’épreuve d’après

Ce sujet est typique de la seconde épreuve de mathématiques des E3A : il porte sur une large partie du programme des deux années, un tiers du sujet comporte de la géométrie et tout

Les correcteurs de cette épreuve regrettent cependant dans leur rapport une connaissance du cours trop imprécise pour certains candidats et concluent sur « la possibilité d’inclure

• Dans le premier exercice, on commence par calculer le polynôme caractéristique d’une matrice d’ordre 4 à l’aide de différentes informations, puis on se sert de ce polynôme

II.A.2 Utiliser les relations de récurrence de l’énoncé et l’égalité démontrée dans la question II.A.1.b.. II.A.3 Développer le carré et s’appuyer sur les inégalités de

• Le deuxième exercice commence par étudier géométriquement un endomor- phisme de R 3 , puis établit une condition sur un polynôme Q pour qu’une ma- trice dont les coefficients

Bien que de nombreuses questions soient des applications directes du cours, il comporte quelques questions difficiles d’un point de vue théorique ou technique et couvre des notions

On commence par dégager certaines caractéristiques des écoulements de fluides très visqueux le long d’un plan incliné infini, avant de passer à un modèle plus réaliste dans