A NNALI DELLA
S CUOLA N ORMALE S UPERIORE DI P ISA Classe di Scienze
É DOUARD G OURSAT
Sur quelques équations de Monge intégrables explicitement
Annali della Scuola Normale Superiore di Pisa, Classe di Scienze 2
esérie, tome 1, n
o1-2 (1932), p. 35-59
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INTÉGRABLES EXPLICITEMENT
parÉDOUARD
GOURSAT(Paris).
Dans un travail récent
(1) j’ai
étudié certaineséquations
deMonge qui
défi-nissent les
multiplicités singulières,
relativement auproblème
deCauchy,
pourune
équation
aux dérivéespartielles
ou unsystème
en involutiond’équations
aux dérivées
partielles
dupremier
ordre. Les conditions nécessaires et suffisantes pourqu’une équation
deMonge appartienne
à cette classe ont été données aussi dans le mêmeMémoire, lorsque
lesmultiplicités singulières
ont au moins deuxdimensions. Mais les conditions sont d’ une nature toute différente
lorsque
cesmultiplicités
sont à une dimension. Jereprends
cettequestion
dans le travailci-dessous. On
peut
alors pousser l’étudeplus loin,
et définir sans difficulté lesmultiplicités singulières
d’ordresupérieur.
On remarquera
l’analogie
des résultatsobtenus,
avec des résultatsdéjà
connusrelatifs aux
systèmes
de néquations
de Pfaff àn + 2
variables(2).
I.
1. - Soit
(~)
unsystème
en involution de n-1équations
aux dérivéespartiellès
du
premier
ordre à n variablesindépendantes,
et à une seule fonctioninconnue,
que nous
écrivons,
en modifiant un peu les notations dupremier
Mémoire :en
posant
Ce
système
est en involution pourvu que les fonctionsFi
vérifient les relations(1) Annales de la Faculté des Sciences de Toulouse (1930). Le travail actuel peut être lu séparément.
(2) CARTAN : ’Bulletin de la Société Mathématique, 1914, t. 42, p. 12.
Les
multiplicités caractéristiques
à n-1 dimensions de(.2"’)
sont déterminées parl’intégration
dusystème complet (3)
ou, ce
qui
revient aumême,
parl’intégration
dusystème complétement intégrable d’équations
aux différentielles totalesSoient
les formules
qui représentent l’intégrale générale
de cesystème, Ci, Cz, C3
étanttrois constantes arbitraires. Les deux
premières
de ces formulesreprésentent
une famille de variétés à n -1 dimensions de
l’espace
En associantà
chaque point
de la variété la valeurde q
donnée par la dernièreéquation,
et les valeurs de qi, q2,...., un-1 tirées des
équations (1),
on obtient cc3 mul-tiplicités
d’éléments de contactayant
poursupport ponctuel les
variétésce sont les
multiplicités caractéristiques proprement
dites de(~).
Chacune de ces
multiplicités
est déterminée si l’on se donne les coordonnéex~,.... x° )
d’unpoint
de et la valeurcorrespondante
qo de q.Chaque point
deappartient
engénéral
à ~1 variétésponctuelles caractéristiques
pourvu que le
système (1)
ne soit pas linéaire.Ces
caractéristiques interviennent,
comme l’ onsait,
dans la résolution duproblème
deCauchy, qui consiste,
dans le casactuel,
à déterminer uneintégrale Mu
contenant unemultiplicité
à une dimensionreprésentée
par les néquations
Nous poserons dans la suite La relation
générale
(3) Voir mes : Leçons sur l’intégration des éq2cations aux dérivées partielles du premier ordre,
2ème
édition, p. 339.qui s’applique
à toutdéplacement
surlVh2,
donne enparticulier
pour undépla-
cement sur
Mi,
En
remplaçant
qi, q2,...., par leursexpressions (1),
on obtientl’équation
qui
détermine la valeurde q
enchaque point
delVls.
Soitq(x)
une racine decette
équation.
Les coordonnées xi, x2,...., xn de cepoint
associées à la valeurq(x),
déterminent une
multiplicité caractéristique Mn-1 qui engendre, quand
on faitvarier x,
unemultiplicité
d’éléments decontact, ayant
poursupport ponctuel
une
multiplicité M,, qui
est uneintégrale
de(Z)
renfermant lamultiplicité Mi (4),
En
reprenant
les raisonnementsclassiques,
on démontrerait aisément que, siq(x)
est une fonction
holomorphe
de x dans levoisinage
d’unpoint
de seraaussi une fonction
holomorphe de x,
Xi ,...., zn-i, dans levoisinage
du mêmepoint,
du moins si les conditions ordinaires de
régularité
sont satisfaites.2. - La conclusion est en défaut si en
chaque point
deMi l’équation (6)
admetune racine
multiple.
Nous dirons que cesmultiplicités Mi
sont desmultiplicités singulières
ou des variétéssingulières
de(2:).
Une racinemultiple
de(6)
doitsatisfaire aussi à
l’équation
et l’élimination
de q
entre les deuxéquations (6)
et(7)
conduit engénéral
àune seule relation
(E),
oùfigurent x,
Xi’’’’’’ xn, ~ro2,....,C’est
l’équation
deMonge
des variétéssingulières
dusystème
en involution(1).
D’après
lafaçon
même dont on obtientl’équation (8), l’intégration
de cetteéqua-
tion est
équivalente
à celle dusystème
formé par leséquations (6)
et(7),
où l’onregarde
Xi’ x2,...., en q comme des fonctions inconnues de x. Enmultipliant
par dx lespremiers
membres de ces deuxéquations,
leproblème
revient encore à la re-cherche des
intégrales
à une dimension dusystème
des deuxéquations
de Pfaffoù
figurent
lesn + 2
variables ~~~...~~.L’équation
estprécisément l’équation
de Pfaff àlaquelle
se ramènel’intégration
dusystème (1).
Cesystème
(4) C’est la méthode même de Cauchy étendue par S. LiE pour former une intégrale aumoyen des caractéristiques (Leçons sur l’intégration des équations aux dérivées partielles
du premier ordre,
2ème
édition, p. 340).étant
supposé
eninvolution, l’équation
est de classe trois(5),
etpeut
êtreramenée à la forme
étant trois
intégrales
distinctes dusystème (3) qui
détermine les carac-téristiques.
Pour effectuer cetteréduction,
il suffit de connaître uneintégrale complète
dusystème
Supposons
cette réductioneffectuée, l’équation S= ‘’ =0
q est leprolon-
,gement
de(6);
et parconséquent 03A91 s’exprime
au moyen dedX, dZ, dP
seulement. Si les deux
équations (9)
et(10)
ne forment pas unsystème
com-plètement intégrable,
enremplaçant
dZ par PdX dans on voit que lesystème
des
équations (9)
et(10) peut
êtreremplacé
par unsystème équivalent
les
quatre
fonctionsPi,
étantdistinctes,
sansquoi
lesystème (11)
seraitcomplètement intégrable. L’intégrale générale
de cesystème
s’obtient immédiatementen
posant
f(X) étant
une fonction arbitraire. Il suffira deremplacer X, Z, P, Pi
par leursexpressions
au moyen desvariables x,
Xi ,...., xn, q, pour avoirl’intégrale générale
du
système
deséquations (9)
et(10).
On établit ainsi deux relations entre lesn+ 1 variables
Xi’’’’’’ Xne Il suffira de leurajouter
n-2 relations arbi- traires pour obtenir unemultiplicité singulière Mi ;
cesmultiplicités dépendant
bien de n-1 fonctions arbitraires d’une
variable,
comme il était évident àpriori.
3. - La conclusion est en défaut si les deux
équations Qi =0
forment unsystème complètement intégrable.
Pourqu’il
en soitainsi,
ilfaut, d’après
un théorèmede
Frobénius,
que deux éléments linéairesintégraux quelconques (dxi,.... dx., dq), (03B4x, Ôxi, ... ôz,,, bq)
dusystème
deséquations (9)
et(10)
annulent les deux cova-riants bilinéaires
03A9’, 03A9’1 .
Or dans le coefficient deôq
estcomme
dx,, dX2,...., peuvent
être choisis arbitrairement pour un élément linéaireintégral,
il faut que l’on aitc’est-à-dire que
Fi, F2,.... £1_~,
soient des fonctions linéaires de q.~
(5) Leçons sur le problème de Pfaff, chap. II, p. ’~8.
(6) Elle fait partie, en effet, des équations différentielles des caractéristiques de Q = 0.
Le
système
en involution est alors unsystème linéaire,
les coefficients
Ai, Bi
étant des fonctionsde x,
~~....~ xn.Les deux
équations (6)
et(7)
deviennent iciIl ne
peut
donc y avoir de racinemultiple
pourl’équation (6)
mais il y aura indétermination si les fonctionsg~2(x),...., g~n(x),
satisfont aux deuxéquations
de
Monge
Les
équations
de Pfaffcorrespondantes
qui
sontéquivalentes
aux deuxéquations Qi =0,
doivent former unsystème complètement intégrable.
Il faut pour cela que les fonctionsAi, Bi,
vérifient les relations
qui expriment
aussi que lesystème (1)
est en involution.Dans ce cas, le
système
admet desmultiplicités caractéristiques ponctuelles
à n-1
dimensions, qui
s’obtiennent parl’intégration
dusystème (13)
et il estévident que le
problème
deCauchy
est indéterminé pour unemultiplicité Mi
située sur une
caractéristique,
car touteintégrale
estengendrée ~par
les caractéris-tiques
issues des différentspoints
d’unemultiplicité M1
non située sur unecaractéristique.
4. - On
peut
aussi trouver directement leséquations générales
des variétéssingulières
enpartant
d’uneintégrale complète.
Il suffit pour cela de remarquer lasignification géométrique
del’équation #(q)=0.
Le
plan tangent
à une surfaceintégrale (S)
de(1) passant
aupoint m
decoordonnées
(x,
Xi’ x2e....,Xn)
a pouréquation
et
dépend
d’unparamètre
arbitraire q. On a donc ainsi une famille de ao1 plans (P)
passant
aupoint
m. Considérons d’autrepart
la droite(D)
issue du mêmepoint représentée
par leséquations
Pour que cette droite
(D)
soit située dans leplan (P),
il faut et il suffit que q soit racine del’équation
qui
détermine ainsi lesplans (P) passant
par la droite(D).
L’équation
deMonge
d’une variétésingulière
s’obtient en écrivant quea une racine
double,
ou que deux desplans (P) passant
par la droite
(D)
sont confondus.Soit
une
intégrale complète
dusystème (1).
Toutplan tangent
à une surface inté-grale (8) passant
aupoint
m a aussi pouréquation
a et b étant liés par la relation
(14) ;
cesplans
nedépendent
que d’un para- mètre. Lesplans
de cette famillequi passent
par la droite(D)
s’obtiennent encherchant les valeurs de a et de b
qui
vérifient à la fois la relation(14)
et lanouvelle
équation
Pour
plus
desymétrie, considérons x,
xs,...., comme fonction d’unparamètre arbitraire,
etdésignons par x’, x1’,...., zn’
leurs dérivées. On a pi==7
et l’onpeut remplacer l’équation précédente
par la suivanteSoit
H(a)
le résultat obtenu enremplaçant
dansb),
b par sa valeur tirée de V=0. Pour que deux de cesplans tangents
soientconfondus,
il fautencore que
l’équation H(a)
=0 ait une racine double. L’élimination de a et b entre les troiséquations
conduira à une
équation
deMonge équivalente
àl’équation (8),
etqui
se ré-duira à
l’équation (8)
enremplaçant xi’
parpix’. L’intégration
de cetteéquation
revient encore à
l’intégration
dusystème
des troiséquations précédentes,
où l’onregarde a
comme la variableindépendante et x,
b comme des fonctionsinconnues de a. Si l’on
prend
pour b une fonction arbitrairede a, b == f (a),
onest conduit à
intégrer
lesystème
ou on a
posé
En tenant
compte
de lapremière
deséquations (16),
la secondepeut
êtreremplacée
par2013 =0
daet,
y en tenantcompte
de celle-ci la dernièreéquation (16)
d2V 1
est
équivalente
Lesfonctions x,
~...., xn de la variable a doivent donc satisfaire aux trois relations.
que l’ on
peut écrire,
sous formeplus explicite,
.1 T7
b devant être
remplacé
parf(a)
dans les deux dernières relations. Onpeut
encore choisir arbitrairement n - 2 des
fonctions x,
xl,...., x72 cequi
donne bienen tout n-1 fonctions arbitraires.
Dans le cas
particulier
d’unsystème linéaire,
touteintégrale complète
est de la formeXi
etX2
étant deux fonctions distinctesde x,
Xi ,n., x. telles que leséquations X, === Ci , X2= C2 représentent
lesmultiplicités caractéristiques ponctuelles.
Leséquations (17)
ne sont pas en
général compatibles
enXi, X2 ;
pourqu’elles
lesoient,
il faut que la fonctionf(a)
soit uneintégrale
del’équation
différentielle du second ordre que l’on obtient en éliminantX1
etX2
entre leséquations (17). L’intégrale générale
decette
équation
est donnée par la relationV( Ci, C2, a, f(a))=o. Ci
etC2
étantdeux constantes
arbitraires,
et l’on tire alors deséquations (17) Xi = Ci, X2 = C2,
ce
qui
est bien d’accord avec les résultats duparagraphe précédent.
5. -
Exemple.
Prenons lesystème
en involutionl’équation (6)
est dans ce caset
l’équation
deMonge
desmultiplicités singulières
dusystème
est la suivantePour obtenir toutes les
intégrales
de cetteéquation,
écrivons leséquations
de Pfaff
(9)
et(10) qui
sont iciEn se servant de
l’intégrale complète
dusystème
on reconnaît- facilement que
l’équation
Q= 0prend
la formeen
posant
L’équation [Ji =0
devient de mêmeOn obtient la solution
générale
deséquations (9’)
et(10’)
enposant
a étant une variable
auxiliaire,
etf(a~
une fonction arbitraire de a. De cesrelations on déduit les formules suivantes
On
peut
encore choisir pour x et x,, parexemple,
deux autres fonctions arbi- trairesde a,
et lescinq variables x,
~1, X2, X3, X4 sont ainsiexpri-
mées au moyen de a,
f(a), f’(a), f"(a), cpi(a).
On arrive encore
plus
vite aux formulesprécédentes
enpartant
del’intégrale complète
En
remplaçant
b parf(a),
les relations(17)
deviennentles
expressions
obtenues pour xxz, xlx3, X4 deviennentidentiques
auxprécédentes
si on
remplace a
par a etpar -f(a).
6. -
Propos ons
nous maintenant laquestion
inverse.Étant
donnée uneéquation
de
Monge
comment
peut-on
reconnaitre si elle définit lesmultiplicités singulières
d’ unsystème
en involution tel que lesystème (1) ?
Il faut d’abord pour cela que cette relationprovienne
de l’élimination d’unparamètre q
entre deuxéquations
les fonctions
Fi
contenant les Xn et leparamètre q,
et l’uneau moins de ces fonctions n’étant pas une fonction linéaire de q. Considérons pour un
moment x,
xi,...., xn commeayant
des valeursdéterminées,
pi , ~2,...., ~roncomme les coordonnées d’un
point
variable dans un espaceEn
à n dimensions.L’équation §=0 représente,
avec cesconventions,
une variété linèaire à n-1 dimensions de cet espace,dépendant
d’unparamètre
q, etl’équation W=0,
obtenuepar l’élimination du
paramètre q
entre les deux relations9=---O, £=0,
qreprésente
l’enveloppe
de cette variétélinéaire,
c’est-à-dire une variété à n -1 dimensions del’espace En,
telle que la variété linéaire à n -1dimension, qui
lui esttangente
en chacun de ses
points,
nedépende
que d’un seulparamètre.
Pourqu’il
en soitainsi,
la fonction 0 doit satisfaire à un certain nombre de conditions oùfigurent
les dérivées du
premier
et du second ordre de la fonction 0 parrapport
auxvariables pj.
L’équation (8)
étantsupposée
résolue parrapport
à pn parexemple
la variété linéaire à n -1 dimensions
tangente
à lapremière
aupoint
de coor-données ~1, P2,...., pn a pour
équation
Pi, P2,...., Pn désignant
les coordonnées courantes. Pour que cette variété nedépende
que d’un seulparamètre,
il faudra que les n fonctionssoient fonctions d’une seule d’entre
elles, quand
onregarde x,
Xi ,..., xyz comme desconstantes,
cequi exige
que tous les mineurs à deuxlignes
et deux colonnes déduits du hessiensoient
identiquement
nuls. Si toutes ces conditions sontvérifiées,
la variété à n-1dimensions
représentée
parl’équation peut
être considérée comme l’enve-loppe
d’une variété linéaire à n -1 dimensiondépendant
d’unparamètre,
dontnous pouvons écrire
l’équation
fi, f2,....,
étant des fonctions ~i ... Xn et duparamètre
a. Sif,,+i
n’est pas
nul,
l’un au moins desrapports 20132013,...., "n
fn+1dépend
de f a.Supposons
parexemple
quef.
>i+1 1dépende
de a, onpeut alors poser fn+1/f = q,
’n cequi
revient à unchangement
duparamètre,
et écrirel’équation
de la variété linéaireFs, F2,...,,
étant des fonctionsde x,
~1~...~ x,2 et duparamètre
q.L’équation
W=0provient
alors de l’ éliminationde q
entre les deuxéqua-
tions
#= 0, D5; ôq
=o. Pourqu’elle
définisse lesmultiplicités singulières
d’unsystème
en
involution,
il faut en outre que leséquations
soient celles d’un
système
eninvolution,
ou, cequi
revient aumême,
quel’équation
de Pfaff
soit de classe trois.
On
peut
remarquer que ces conditions sont très différentes de cellesqui
ontété obtenues
lorsque n
estsupérieur
à un(1).
Remarque. -
Sifn+1=0,
l’un au moins desrapports f E dépend
de a.Sup-
, .... f,t-1 f k . · .
posons
q’il
en soit ainsi de ; enprenant
pour la variableindépendante,
n
au lieu
de x, l’équation (18)
s’écritet on est ramené au cas examiné tout à l’heure. La seule différence avec le
cas
général,
c’estqu’une
des dérivées‘~x
nefigure
pas dansl’équation
03C3xn-1
On aura à chercher
l’enveloppe
d’une variété linéaire où l’une des coordonnéesne
figure
pas. Elle ne doit pasfigurer
nonplus
dansl’équation
del’enveloppe, quand
on fait lechangement
de variableindiqué.
II.
7. - D’une
façon plus générale,
unemultiplicité M1
définie par les relations(5)
est une
multiplicité singulière
d’ordre r dusystème
en involution(1)
si enchaque
(7) Annales de la Faculté des Sciences de Toulouse, 1930.point
deMi l’équation (6) qui
détermine la valeurde q
a une racinemultiple
d’ordre
r + 1.
Lesmultiplicités singulières
dont il a étéquestion
dans les para-graphes précédents
sont lesmultiplicités singulières
dupremier
ordre.Une racine
multiple
d’ordrer + 1
del’équation (6)
satisfait auxr + 1 équations
l’élimination
de q
entre cesr ~ 1 équations
conduit engénéral
à r relationsdistinctes
qui
définissent lesmultiplicités singulières
d’ordre r. Si le nombre r est infé-rieur
à n,
onpeut
choisir arbitrairement n -r des fonctions inconnues xi, et leséquations (20)
forment unsystème d’équations
deMonge
à n fonctionsinconnues.
Lorsque
r=n, leséquations (20)
se réduisent à néquations
différentiellesordinaires ;
unsystéme
en involution tel que lesystème (1)
admetdonc,
d’unefaçon normale,
desmultiplicités singulières d’ordre n, dépendant
de n cons-tantes arbitraires.
Mais ce
système
n’admet pas engénéral
desmultiplicités singulières
d’ordresupérieur à n,
car le nombre des conditions estsupérieur
à celui des inconnues.Nous supposerons dans la suite
r ~ n -1.
La détermination desmultiplicités singulières
d’ordre r revient àl’intégration
dusystème
où l’on considère xi, xz,...., Xrz, q comme des fonctions de
Ce pro-
blème se ramène lui-même à la détermination des
intégrales
à une dimensiondu
système
de Pfaff deéquations
Remarquons
enpassant
que les deuxpremières équations Qi =0
déterminent les
multiplicités singulières
dupremier ordre,
les troispremières Qi =0, Q2=0
déterminent lesmultiplicités singulières
du second ordre et ainsi de suite. D’unefaçon générale,
lesmultiplicités singulières
d’ordre r fontpartie
desmultiplicités singulières
d’ordrer-h, (h>O),
cequi
était évident àpriori, d’après
la définition même de cesmultiplicités.
8. - Examinons d’abord le cas
général
où lesr~ 1 équations (21)
sont dis-tinctes et ne forment pas un
système complètement intégrable.
Le coefficient debq
dans le covariant bilinéaire estidentique
à il en résulte quel’équation
faitpartie
deséquations
différentielles descaractéristiques
du
système
et par suite que
l’équation
=0 est une combinaison linéaire deséquations (22),
si ces
équations
forment unsystème complètement intégrable.
Parconséquent,
siles
équations (21)
sontdistinctes,
leséquations (22)
où l’on asr,
nepeuvent
former un
système complètement intégrable.
Cela
posé,
nous avons vuplus
haut(n.0 2)
que les deuxéquations Q=0, Qi =0 peuvent
êtreremplacées
par unsystème équivalent
de deuxéquations
les
quatres
fonctionsP~,
étant distinctes.L’équation £J2=O étant,
commeon vient de le faire
observer,
une deséquations
différentielles descaractéristiques
du
système précédent S~2 s’exprime
au moyen dedX, dZ, dP, d1!i,
et les troispremières équations (21) peuvent
êtreremplacées
par unsystème équivalent
les
cinq
fonctionsX, Z, P,
étant distinctes. Si r estsupérieur
àdeux,
on
peut
continuer le raisonnement.L’équation ~===0
faitpartie
deséquations
différentielles des
caractéristiques
de ce nouveausystème
et parconséquent S~2
est une combinaison linéaire de
dX, dZ, dPi, dP2,
et lesquatre premières équations (22) peuvent
êtreremplacées
par unsystème
de la formeles six fonctions
X, Z, P, Pi, P2, P3
des variables(x,
-,,y ... , x.,q)
étant distinctes.En continuant
ainsi,
on démontrera deproche
enproche
que, si les r + 1équa-
tions
(21)
sont linéairement distinctes et ne forment pas unsystème
com-plètement intégrable,
onpeut
lesremplacer
par unsystème équivalent
dela forme
les
r+3
fonctionsPi,...., Pr
desn+2
variables(x,
x~,...., x,q)
étantdistinctes,
cequi exige
que l’on aitr -- n - 1,
comme on l’asupposé.
L’intégration
dusystème (23)
est immédiate.L’intégrale générale
estrepré-
sentée par les formules
la fonction
f(X)
étant arbitraire. Sir n -1,
il suffirad’ajouter
n - r -1 rela-tions arbitraires entre les
variables x,
Xi ,...., Zn, q pour avoir unsystème
de n + 1équations permettant d’exprimer n + 1
de ces variables au moyen de la dernière.Le nombre total des fonctions arbitraires
qui figurent
dans les formules defini- tives est bienégal
à n - r.En
particulier, lorsque
r a sa valeur maximumn-1,
onpeut
écrire lesformules
(23)
et de ces
n + 2
relations on tirera lesexpressions
desvariables x,
xi,...., xn, qau moyen de a,
f(a), f’(a),...., f(n)(a).
C’est le cas quej’avais signalé
dans untravail antérieur
(8).
Laproposition
inverse sera, examinéeplus
loin.9. -
Supposons
en second lieu que les7~+1 équations (21)
soient linéairement distinctes et forment unsystème complètement intégrable. D’après
une remarque duparagraphe précédent,
lesystème (22)
où s ~ r, nepeut
êtrecomplètement intégrable,
maisl’équation
doit être une combinaison linéaire deséquations
du
système (21).
Comme dx etdxn
nefigurent
que dans les deuxpremières équations,
on doit avoir une relation de la formeA2, A3,...., Ar pouvant
être des fonctionsquelconques
des variables(x,
Xi,...., Xni,q) ;
il faut pour cela que
F2, .... ~ Fn-1
soient desintégrales
del’équation
linéaireSoient
un
système
der + 1 intégrales
linéairement distinctes del’équation (25),
on ades relations de la forme suivante
les coefficients
~,ik
ne renferment pas la variable q, maispeuvent
être des fonctionsquelconques
des variables(x,
Xi ,....,(8) Bulletin de la Société Mathématique de France, 33, 1905, pages 201-210.
Posons
Les
équations (21)
s’écriventmais les
r + 1
fonctions(26)
étant linéairementdistinctes,
le déterminant de Wronski de cesr+ 1
fonctions n’est pasnul,
et par suite lesystème
deséqua-
tions
(21)
estéquivalent
ausystème
desr+ 1 équations
aux différentielles totalesoù ne
figure
pas la variable q. Lesystème (19)
étantsupposé complètement intégrable,
il en est donc de même dusystème (28).
Dans ce cas, leséquations
de
Monge qui
définissent lesmultiplicités singulières
d’ordre r sont linéairesen Pi’ p2r-"~
l’intégration
se ramène à celle d’unsystème
de Pfaffcomplè-
tement
intégrable.
Leproblème
deCauchy
est encore indéterminé pour unemultiplicité singulière
d’ordre r. Soientl’intégrale générale
dusystème (28), Co, Ci ,...., C~. désignant
des constantes arbitraires. Les formes linéairesIIo, IIi,....,
y1Ir
sont des combinaisons linéaires dedXo, dXi,...., dXr.
Cela étant si l’onremplace Fi
pardans les
équations
différentielles(4)
descaractéristiques,
on voit de suite que les deuxpremières équations
ne renferment quedX, dX,,...., dXr.
Si l’on faitun
changement
de variables defaçon
àprendre
pour variablesX, X1,...., Xr,
et n-r des variables
primitives x,
xl,...., xn, leséquations (4)
s’écrivantles termes non écrits dans la dernière
équation
contenant les différentielles desvariables xi qui
ont été conservées. Dans cesformules,
les coefficientsai, bi
nerenferment pas q.
Soient
xo, xl,...., x°
les coordonnées d’unpoint quelconque
de leséquations
où
représentent
une variété deEn+i’ qui appartient
à une infinité de caracté-ristiques.
Choisissons en effet une valeur arbitraire qo de q et soientles formules
qui représentent
lesintégrales
dusystème (4) correspondant
auxvaleurs initiales
(x°, x~,...., q°).
La variétéVn-r
définie par leséquations (30)
estsituée tout entière sur cette
multiplicité caractéristique.
Eneffet,
si l’onprend
l’intersection de cette
multiplicité caractéristique
avec la variété définie par leséquations
on a, sur cette nouvelle variété
dXr=o,
et par suited’après
leséquations (4) dX=0, dXi=O.
On a donc aussiX= X °,
et cette inter-section se confond avec la variété
Vn-r.
Comme toutemultiplicité singulière
d’ordre r est située sur une variété
Vn-1"
il s’en suitqu’elle appartient
aussià une infinité de
multiplicités caractéristiques.
Leproblème
deCauchy
est doncindéterminé pour ces
multiplicités singulières (cf.
n.03).
Reprenons
lesystème
en involution(13)
du n.° 2. Les troiséquations
forment unsystème complètement intégrable
Toutes les variétés à une dimension de
l’espace E5
pourlesquelles
on asont des variétés
singulières
du second ordre.On
peut
obtenir aisément tous lessystèmes
en involution(~) possédant
lapropriété précédente.
Soit - ,une
intégrale quelconque
de cesystème,
c’est-à-dire une fonction pourlaquelle
on a
identiquement
’
Annali della Souola Norm. Sup. - Pisa.
Dans
l’hypothèse
où l’on seplace,
S~s’exprime
linéairement au moyen des formes de Pfaff-Uo, II1,....,
et par suite au moyen des différentiellesdX, dX~,...., dXr.
On a donc entre ces différentielles une relation de la formeles pj n’étant pas tous
nuls, et,
parconséquent, quand
onremplace x?2 par f
dans
X, X1,...., Xr,
les résultats obtenues sont liés par une relation. Touteintégrale
du
système
est doncreprésentée
par une relation entreX, Xi,...., Xr,
et l’onobtiendra un
système (Z)
de cetteespèce
enpartant
d’uneintégrale complète
la fonction V étant choisie arbitrairement. Il est clair d’ailleurs que le
problème
de
Cauchy
est indéterminé pour toutes lesmultiplicités
à une dimension situéesur la
multiplicité
10. - Il nous reste encore à examiner
l’hypothèse
suivante. Les rpremières équations (21)
sont distinctes et ne forment pas unsystème complètement intégrable,
tandis que la dernière
équation (21)
est uneconséquence
desprécédentes.
Lesn + 1
fonctions1, F~,...., loi-j
satisfont à uneéquation
différentielle linéaired’ordre r,
’ ne renferment pas de termeen F,
ni endF,
et les raisonnement du dqparagraphe précédent prouvent
que les réquations Qi =0, 03A92 = 0,..., Q1>-i =0 peuvent
êtreremplacées
par unsystème
de réquation
de Pfaffoù les formes
IIi
ne renferment pas lavariable q,
ni sa différentielle. Parhypo- thèse,
cesystème peut
être ramené à la formecanonique
le
système
formé par les r-1premières équations
est lepremier système
dérivé(9)
le
système
des r - 2premières équations
et le secondsystème dérivé,
etc. Lapremière équation
dZ-PdX=0 forme le(r-1)ième système
dérivé. Or il est évident que cetteéquation
ne doit pas renfermer lavariable q,
ni sa différentiellecomme le
système (32)
lui-même. Cetteéquation
nepeut
donc êtreidentique
àl’équation ~2=:O,
où se trouvent les termesqdx-dxn. L’hypothèse
examinée estdonc à
rejeter,
et il nepeut
seprésenter
que deux cas.Premier cas. Les
équations
(9) Voir: Leçons sur le problème de Pfaff, chap. 7, page 294.
sont distinctes et ne forment pas un
système complètement intégrable.
Cesystème peut
alors être ramené à la formecanonique
X, Z, P, P,,...., désignant n + 2
fonctions distinctes des variables x, xl,...., xn, q, et cette réductionn’exige
que la réduction d’uneéquation
de classe trois à uneforme
canonique. L’intégration
des deuxpremières équations (34)
fait connaître lesmultiplicités singulières
dupremier ordre, l’intégration
des troispremières équations
détermine lesmultiplicités singulières
du secondordre,
et ainsi desuite,
enfinl’intégration
des néquations
fournit lesmultiplicités singulières
d’ordre n -1.
Si l’on
adjoint
ausystème (34)
la nouvelleéquation 12n=0,
leséqua-
tions obtenues sontdistinctes, d’après
la remarqueprécédente.
Elles forment doncun
système
de n+ 1 équations
différentielles dupremier
ordre entre n + 2 variables.On
peut
parexemple, considérer q
comme la variableindépendante,
et résoudreces
équations
parrapport
à onpeut
aussi utiliser lechangement
dq dq ""
dq
de variables
qui permet
de ramener lesystème (21)
à la formecanonique (34).
L’équation
étant unprolongement
dusystème (34), s’exprime
linéai-rement au moyen différentielles
et,
enremplaçant dZ, dP, dP,,...., dPn-2
par leursexpressions
onpeut
rem-placer Qn=0
par uneéquation
on nefigurent
que dX etdP,,.
Si cetteéquation
ne renferme pas
l’intégration
dusystème
estimmédiate,
etl’intégrale générale
estreprésentée
par les relationsoù
figurent n + 1
constantes arbitraires. SidPn_i figure
dans la dernièreéqua-
tion on tire des
premières,
enposant X= a,
et,
en substituant dans lapremière relation,
on obtient uneéquation
différentielle d’ordren + 1
pour déterminerf(a). L’intégration
de cetteéquation
fera connaîtreles
multiplicités singulières
d’ordre n.Deuxième cas. Les
r+ 1 équations (21)
sont distinctes(r -- n - 1),
etl’équa-
tion est une combinaison linéaire des
précédentes.
Toutes leséquations suivantes
sont aussi des combinaisons linéaires despremières,
comme on levérifie immédiatement. Le
système (22)
est alorscomplètement intégrable,
etl’intégrale générale
estreprésentée
par unsystème
der + 1 équations
X, Xi,...., Xr
étant r -1 fonctions distinctesde x,
z~,...., xn ne renfermant pas la variable q.~ 1. - On
peut
encore trouver aisément leséquations qui
définissent lesmultiplicités singulières
d’ordrequelconque
enpartant
d’uneintégrale complète.
En se
reportant
au n.04,
on voit en effet que leséquations
différentielles des variétéssingulières
d’ordre r s’obtiennent en écrivant quel’équation
où on suppose que b a été
remplacé
par sonexpression
tirée del’équation
Y=0dV () V-11 J’ dV .
lt’ 1 d’ d 1 S. l, h ..t
dans -, 2013,....,
a une racinemultiple
d’ordre Si Fon choisit encoredx,,
pour b une fonction arbitraire
f(a)
leproblème
revient encore àl’intégration
du
système,
- - -où on a
posé
On démontre
ensuite,
deproche
enproche,
que lesystème (35) peut
être rem-placé
par lesystème équivalent
où l’on
peut
encore choisir arbitrairement n-r-1 desfonctions x,
Xi,,,,,, Xn.Si
r=1,
on retrouve leséquations qui
définissent les variétéssingulières
dupremier
ordre. Pour7*==~20131~
les variétéssingulières
d’ordre n-1 sontrepré-
sentées par les
n + 1 équations
c’est le résultat que
j’avais
obtenu antérieurement dans le travaildéjà
cité(note 8).
Remarque. -
Si lesystème (Z)
estlinéaire,
touteintégrale complète
est dela forme
V(XI, X~,...., Xr,
a,b)=O.
Leséquations
ne sont
compatibles
que si la fonctionb=f(a)
satisfait àl’équation
différentielleobtenue en éliminant
Xi,...., Xr
entre ceséquations. Lorsqu’il
en estainsi,
on tiredes relations
précédentes
Ci, C2,..., Cr désignant
desconstantes,
cequi
est bien d’accord avec les résultatsobtenus
plus
haut.III.
12. - Il nous reste maintenant à examiner la
question
suivante.Étant
donnéun
système
de réquations
deMonge
distinctes(r n -1)
àn + 1
variablesoù on a
toujours
Pi= dx commentpeut
on reconnaître si ces réquations
déter-minent les
multiplicités singulières
d’ordre r d’unsystème
en involution(1).
Nous laisserons de côté le cas où ces r
équations
formeraient unsystème
linéairecomplètement intégrable.
Nous chercherons d’abord àquelles
conditions doivent satisfaire les fonctions~2
pour que lesystème (37) provienne
de l’élimination d’unparamètre variable q
entrer+ 1 équations
de la formeFi, F2,....,
étant des fonctionsquelconques de x,
el, .... Xn, q. Considéronsencore pi, p2,...., Pn comme les coordonnées d’un
point
dansl’espace
à n dimen-sions
En.
Leséquations (37) représentent
une variété n-r dimensionsdans cet espace.
L’équation représente
une variété linéaire à n-1 dimensionsdépendant
d’unparamètre q,
et l’ensemble desr + 1 équations (38) représente
aussi une variété linéaire à n-r-1 dimensions
dépendant
du para- mètre q,qui engendre
la variété~~~_~. lorsque
leparamètre q
varie. Si l’onsupprime
la dernière deséquations (38)
les réquations
représentent
une variété linéaire a n - rdimensions, qui
esttangente
à la variété61’n-r
en tous les
points
de la variété Onpeut
énoncer ce résultat en étendantle
langage
de lagéométrie
’lel’espace
à troisdimensions ;
la1nultiplicité 61’n-r
est
l’enveloppe
d’une variété linéaire à n-r dimensionsdépendant
d’unparamètre.
On
peut toujours
reconnaître par des calculs de différentiation et d’élimination si ces conditions sont satisfaites.Imaginons
en effet leséquations (37)
résoluespar
rapport
à pi, P2;..., ~rLa
multiplicité
linéaire d’ordre n-rtangente
à en unpoint
Pi, ~2,...., pin estreprésentée
par les réquations linéaires,
oùPz,...., Pn
sont les coordonnées couranteset les coefficients
devront être des fonctions d’un seul d’entre eux et-des
variables x,
Xi’’’’’’ z,1.13. -
Supposons
ces conditions satisfaites. La variété~n_7~
est alors l’enve-loppe
d’une variété linéaire à n - r dimensionsdépendant
d’un seulparamètre.
Il reste à examiner si les
équations
de cettemultiplicité peuvent
être ramenéesà la forme
(39).
Soient,
d’unefaçon générale,
les
équations
d’une variété linéaire à n-rdimensions,
où on aposé
les coefficients aik étant des fonctions
de x,
Xi ,...., Xn et d’unparamètre
variable a.Pour que cette variété
An-r
ait uneenveloppe
à n-rdimensions,
il faut et il suffit que les 2réquations (40)
et(41)
où
se réduisent à
r + 1 équations
distinctes.Laissant d’abord de côté le cas
singulier
où leséquations (41)
seraient desconséquences
deséquations (40),
nous supposerons que l’une au moins deséqua-
tiôns
(41) mr’
parexemple
est distincte deséquations (40),
tandis que les r-1équations Wi’ = 0,...., w’~~_1=0
sont des combinaisons linéaires desr+1 équations
On
peut remplacer
les r -1équations
mi= 0,...., mr-1 = 0
par unsystème équivalent
de r -1
équations
linéaires~-=0~ Q2=O,....,
telles queQ2’,...., Q’1’-i
sont des combinaisons linéaires de
IQ2y ....
>Qr-i,
Wr. Posons en effetPar
hypothèse
on a donc