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Sur la projection de l'expérience de Monge

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Academic year: 2021

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Texte intégral

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HAL Id: jpa-00241976

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00241976

Submitted on 1 Jan 1916

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Sur la projection de l’expérience de Monge

Georges Meslin

To cite this version:

Georges Meslin. Sur la projection de l’expérience de Monge. J. Phys. Theor. Appl., 1916, 6 (1),

pp.44-46. �10.1051/jphystap:01916006004400�. �jpa-00241976�

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SUR LA PROJECTION DE L’EXPÉRIENCE DE MONGE;

Note de M. GEORGES MESLIN.

L’expérience de Monge relative à la disparition d’une des images

fournies par le rhomboèdre de spath correspond à une observation visuelle que chaque opérateur est amené à faire individuellement. On

peut cependant la montrer simultanément à un nombreux auditoire,

en la projetant, mais il est nécessaire de prendre quelque précautiou

pour constituer un dispositif analogue à celui qui est réalisé dans l’observation directe.

F IG. 1 .

Or, ce qui assure, dans ce cas, la réussite de l’expérience, c’est

que les deux faisceaux A, et B, qui pénètrent dans l’oeil (fis.1), et qui forment, l’un, l’image ordinaire, l’autre, l’image extraordinaire d’un

point S se trouvent être distincts arant de tOl1l beT. sur le cristal’; il

est vrai que le pinceau A qui w donné naissance à Ao a produit un

a utre faisceau A, de rayons extraordinaires, tandis que B a donné naissance en même temps à un autre pinceau ordinaire Bo ; mais A, et Bo ayant été rejetés de part et d’autre n’interviennent pas,

grâce à la pupille qui les empêche d’arriver jusqu’à la rétine.

Pour réaliser des circonstances analogues, on fera tomber sur un

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:01916006004400

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45 rhomboèdre de spath R ~~ un faisceau émané d’une fente étroite S dont on formerala double image à l’aide d’une lentille placée au delà, puis on intercalera au voisinage de la lentille, soit en avant, soit en arrière, un diaphragme D percé d’une fente large parallèle à la pre- mière et disposée de façon à arrêter la moitié droite Af. du faisceau

de droite et la moitié gauche B~~ du pinceau de gauche, c’est-à-dire à

jouer le rôle de la pupille.

Fie. 2.

Dans ces conditions, l’une des images qui, sans cette précaution, proviendrait de Ao et de est produite seulement par A,, tandis

que l’autre provient exclusivement de On peut dire alors que l’une des images est produite par A et l’autre par B, puisque A, et BU sont systématiquement arrêtés par l’écran ; A et B désignent

donc ici deux faisceaux contigus distincts dont l’ensemble forme le faisceau éclairant émané de S.

On constate alors que l’on éteindra la 1JlëJne image en voilant par

un petit écran soit la partie gauche du pinceam émergent du spath,

soit la partie droite du faisceau tombant sur ce rhomboèdre ; cette

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constatation montre que les deux faisceaux issus de S se sont croisés dans le cristal : c’est le but de l’expérience de Monge.

On pourrait alors obtenir le même résultat en faisant tomber d’abord les rayons issus de S 3) sur un premier rhomboèdre If’

que l’on ferait tourner de 180° autour du rayon lumineux après l’avoir

FIG. 3.

disposé parallèlement au premier spath R ; il donnerait naissance aux

deux faisceaux A et B qui, étant d’ailleurs polarisés, seraient en

réalité ceux que nous avons dénommés et B,, les autres, A, et Bo,

1

n’auraient pas besoin d’être arrêtés, puisqu’ils n’auraient pas pris

naissance. Mais la réussite de l’expérience ou de la constatation

signalée plus haut nécessiterait que le rhomboèdre R fût plus épais

que R’ puisque son rôle consisterait à faire croiser des faisceaux que R’ aurait écartés légèrement l’un de l’autre, en sens inverse; il n’y

a plus alors besoin d’une fente de largeur et de position convenable.

Toutefois cette disposition paraît moins démonstrative, car il semble

que le second rhomboèdre n’aitpour but que de compenser et au delà l’action du premier; il produit cependant le croisement des faisceaux,

ce qui est la caractéristique de l’expérience de Monge.

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