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Groupes de Ping-Pong et comptage

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(1)

ANNALES

DE LA FACULTÉ DES SCIENCES

Mathématiques

XAVIERTHIRION

Groupes de Ping-Pong et comptage

Tome XIX, no1 (2010), p. 135-190.

<http://afst.cedram.org/item?id=AFST_2010_6_19_1_135_0>

© Université Paul Sabatier, Toulouse, 2010, tous droits réservés.

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cedram

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Centre de diffusion des revues académiques de mathématiques

(2)

Annales de la Facult´e des Sciences de Toulouse Vol. XIX, n1, 2010 pp. 135–230

Groupes de Ping-Pong et comptage

Xavier Thirion(1)

R´ESUM´E.— Dans cet article, nous ´etudions les propri´et´es asymptotiques d’une large classe de sous-groupe discrets du groupe lin´eaire r´eel : les groupes de Ping-Pong. Nous d´ecrivons leuraction surl’espace projectif eel et le comportement `a l’infini de leurfonction de comptage.

ABSTRACT.— In this paper, we study the asymptotic properties of a large class of discrete subgroups of the real linear group, called the Ping- Pong groups. We describe their action on the real projective space and the behaviorat infinity of theircounting function.

1. Introduction

L’´etude des sous-groupes discrets d’isom´etries des espaces sym´etriques de type non compact est un domaine de recherche tr`es actif, en quˆete con- stante de nouveaux exemples explicites. Contrairement `a ce qui se passe en rang 1, on dispose en rang sup´erieur ou ´egal `a 2 de peu d’exemples de tels sous-groupes discrets, puisque seuls les r´eseaux ou les groupes de Schottky ont fait l’objet d’´etudes pr´ecises (voir par exemple [Esk-McMul], [Duk-Rud-Sar], [Bar] et [Qui1]), r´epondant en particulier `a un crit`ere dit de

«g´en´ericit´e» introduit par P. Albuquerque dans [Alb].

Il est int´eressant de souligner un ph´enom`ene de rigidit´e en rang sup´erieur ou ´egal `a 2, qui am`ene une restriction de facto `a l’existence de tels sous- groupes. Dans un travail r´ecent [Quint2], J.-F. Quint a montr´e que les seuls sous-groupes discrets convexes co-compacts (en un sens qu’il pr´ecise) d’un groupe de Lie lin´eaire r´eel simple et de rang2 sont les r´eseaux uniformes ;

(∗) Re¸cu le 23/10/08, accept´e le 02/12/08

(1) LAGA, Institut Galil´ee, Universit´e Paris 13, 93 430 Villetaneuse [email protected]

(3)

le contraste est donc grand avec le rang 1, la classe des groupes convexes co- compacts de l’espace hyperbolique ´etant par exemple tr`es vaste et contenant, loin s’en faut, beaucoup plus de groupes que les seuls r´eseaux uniformes ou les groupes de Schottky.

Nous consid´erons dans cet article une vaste classe de sous-groupes dis- crets du groupe lin´eaire de Rd, appel´es «groupes de Ping-Pong» ; ces groupes peuvent en particulier contenir des transformations unipotentes ce qui les distingue de fa¸con significative des seuls groupes de Schottky.La pr´esence d’´el´ements unipotents apporte toute une s´erie de difficult´es dans l’´etude de l’action du groupe sur l’espace projectif, qui n’est plus orbitale- ment ´equivalente `a celle d’un sous-shift de type fini sur un espace symbo- lique fini ; la mise en oeuvre des outils du formalisme thermodynamique ne se fait plus de fa¸con directe comme dans le cas des groupes de Schottky (voir [Pol-Sha] et [Qui1]).

Pr´esentons maintenant les r´esultats principaux de cet article.

Nous fixons un nombre entier d 1, nous munissons Rd du produit scalaire usuel·,·, nous notons·la norme associ´ee etB= (ei)1idla base canonique de Rd.Nous munissons l’espace End

Rd

des endomorphismes deRd de la norme.d´efinie par :

∀f End Rd

f= sup{f(x)/x∈Rd,x= 1}. De plus, nous notonsGle groupe des automorphismes lin´eaires deRd.

Nous nous int´eressons `a l’action projective des ´el´ements de G et mu- nissons pour ce faire l’espace projectif P

Rd

de la distance canonique δ, d´efinie par la formule (2.1) de la page 140 et appel´ee parfois«distance de Fubini-Study».Pour tout vecteur x Rd\ {0}, on notera x l’´el´ement de P

Rd

qui lui est associ´e.

Rappelons qu’un automorphisme g de Rd est dit proximal s’il poss`ede une unique valeur propre λg de module maximal et si de plus cette valeur propre est simple.Notons alors que

la valeur propreλg appartient `a R

sixgun vecteur propre degassoci´e `aλg etXgl’unique hyperplang- invariant deRdtel queXgRxg=Rd, la suite (gn·x)nNconverge versxgpour toutx∈/P(Xg).

Les transformations proximales deRd sont donc «contractantes », au sens suivant :

(4)

D´efinition 1.1. — Un automorphismegdeRdest ditcontractantsur P

Rd

s’il existe xP Rd

et un sous-espace vectoriel propreX Rd tels que, pour tout y∈/ P(X), la suite (gn·y)n∈N converge versx.

Remarquons d’embl´ee que l’´el´ementxqui apparaˆıt dans cette d´efinition est unique : on le notera par la suite xg et on dira que xg est la droite attractive de g. Remarquons ´egalement qu’il existe des automorphismes deRdqui sont contractants surP

Rd

et non proximaux, nous dirons qu’ils sontquasi-proximauxsurP

Rd

. On peut par exemple consid´erer certains automorphismes unipotents de G; en effet, la matrice



11 (0)

. .. ...

1 1

(0) 1



d´efinie un automorphisme g de Rd contractant sur P Rd

puisque, pour tout x∈Rd\ {0}, la suite (gn·x)n∈Nconverge verse1.

Dans cet article, nous caract´erisons les ´el´ements deGqui sont contrac- tants surP

Rd

. Cela nous permet d’associer `a chaque automorphismegde Rd contractant sur P

Rd

un unique hyperplanXg deRd, appel´ehyper- plan r´epulsif, tels que pour toutx∈Rd\Xg, on ait limn→+∞gn·x=xg.

C’est essentiellement la propri´et´e de contraction sur P Rd

d´ecrite ci- dessus des automorphismes proximaux qu’utilisent Y. Benoist [Ben] ou M.

Pollicott et R. Sharp [Pol-Sha] pour construire des groupes de Schottky.

Ainsi, `a l’instar de la construction des produits Schottky de groupes discrets kleiniens (voir par exemple [Pei]), il est possible de consid´erer des sous- groupes discrets deG, de type Schottky, mais contenant des transformations non proximales. L’´etude du comportement asymptotique des fonctions de comptage de ces groupes n´ecessite cependant de«quantifier» la notion de transformation contractante ; nous proposons la

D´efinition 1.2. — Soitg une transformation contractante surP Rd

. Pour tout ∈]0,1[, on pose

bg:={xP Rd

(x,xg)} et Bg:={xP Rd

(x,P(Xg))}. L’automorphisme g est dit-contractantsur P

Rd

si, pour tout n∈N, on a :

gn Bg

bg.

(5)

la restriction degn `aBg est lipschitzienne, de constante de lipschitz .

Nous disposons `a pr´esent de tous les outils n´ecessaires pour construire de nouveaux sous-groupes discrets deG; nous avons la

D´efinition 1.3. — Soitun r´eel strictement positif. Une partie sym´etri- que A := {a±11, . . . , a±N1}, avec N 2, de G form´ee de transformations -contractantes sur P

Rd

est dite en position -Ping-Pongsi :

l’ensembleBΓ:=

g∈ABg est non vide.

pour tousg, h∈ Atels que g=h±1, l’ensemblebg est contenu dans l’int´erieur deBh.

pour tousg, h∈ Atels que g=h±1 on a bgbh=∅.

Le sous-groupe de Gengendr´e par une partieA en position -Ping-Pong est appel´egroupe -Ping-Pongsur P

Rd

engendr´e parA.

Dans ce qui suit, Γ d´esigne un groupe-Ping-Pong contenant des trans- formations quasi-proximales et l’on fixe un ´el´ement x0 de Rd\ {0} tel que x0 BΓ. Nous ´etudions le comportement asymptotique des fonctions de comptage

NΓ(x0, R) := Card{γ∈Γ/γ(x0)R}

et

NΓ(R) := Card{γΓ/γR}.

Nous donnons tout d’abord un crit`ere simple, portant sur les g´en´erateurs de Γ, qui assure que son exposant critique

τ:= lim sup

R→+∞

log Card{γΓ/γR}

R est fini.

Nous pouvons alors pr´eciser le comportement asymptotique de la fonc- tion NΓ(x0,·). Rappelons que, suivant la terminologie employ´ee par [Con-Gui], un sous-groupe discretH deGv´erifie l’hypoth`ese d’irr´eductible s’il n’existe pas de sous-espace propre deRd qui soit invariant parH. Nous avons le

Th´eor`eme 1.4. — SoitΓun sous-groupe deGengendr´e par une partie Aen position-Ping-Pong surP

Rd

, d’exposant critiqueτ fini et v´erifiant

(6)

l’hypoth`ese d’irr´eductibilit´e. Si on suppose que Γ contient une transforma- tion non proximale alors, pour tout x0Rd\ {0}tel quex0BΓ, il existe C=C(Γ, x0)>0 tel que

Card{γ∈Γ/γ(x0)R} ∼C Rτ lorsqueR→+∞.

Notons que le cas o`u tous les ´el´ements de Γ sont proximaux a d´ej`a ´et´e

´

etudi´e par M. Pollicott et R. Sharp dans [Pol-Sha], sous une hypoth`ese technique suppl´ementaire, dite de non-arithmicit´e, portant sur les rayons spectraux des ´el´ements de Γ ; cette hypoth`ese n’est plus n´ecessaire lorsque Γ contient une transformation non proximale, nous renvoyons le lecteur au paragraphe 5 pour plus de d´etails.

Quant au comportement asymptotique de la fonctionNΓ(·), nous d´emon- trons le

Th´eor`eme 1.5. — SoitΓun sous-groupe deGengendr´e par une partie Aen position-Ping-Pong sur P

Rd

d’exposant critiqueτ fini et v´erifiant l’hypoth`ese d’irr´eductibilit´e. On suppose que les transformations deAsont, soit proximales, soit contractantes sur P

Rd

et unipotentes. Il existe alors une constanteC=C(Γ)>0 telle que

Card{γ∈Γ/γR} ∼C Rτ lorsqueR→+∞.

La principale propri´et´e des groupes de Ping-Pong sur P Rd

que nous utilisons ici est que leur ensemble limite peut ˆetre cod´e par un alphabet infini d´enombrable. Ceci nous permet d’introduire une famille d’op´erateurs de Ruelle, dont il est possible de d´ecrire le spectre en restriction `a certains espaces fonctionnels adapt´es ; cette description est une ´etape essentielle dans l’´etude de la s´erie de Poincar´e associ´ee `a ces groupes.

Il est important de souligner que les seuls g´en´erateurs non proximaux que nous consid´erons dans le dernier th´eor`eme sont unipotents ; cette restric- tion est n´ecessaire pour minorer la taille des cylindres associ´es au codage de l’ensemble limite, avec une borne comparable `a leur diam`etre ; cette pro- pri´et´e, que nous appelons non distorsion, est ´etablie dans le paragraphe 6.1 et intervient de fa¸con essentielle dans la d´emonstration du th´eor`eme 1.5.

(7)

2. Pr´eliminaires

On identifie l’espace des matrices carr´ees d’ordredavec l’espace End Rd des endomorphismes deRd et on noteI l’application identit´e surRd.

Nous notons 2

Rd le carr´e ext´erieur de Rd muni du produit scalaire ., .2d´efini pourx1∧x2, y1∧y22Rd par

x1∧x2, y1∧y22=x1, y1 x2, y2 − x1, y2 x2, y1. Nous notons .2 la norme sur 2

Rd associ´ee `a ., .2 et End2Rd l’espace des endomorphismes de 2Rd muni de la norme canonique . associ´ee `a .2.

Pour tout g G, nous notons 2

g l’automorphisme de 2Rd d´efini par :

∀x∧y∈2

Rd 2

g

(x∧y) :=g(x)∧g(y). Nous munissons enfin l’espace projectif de Rd, not´eP

Rd

, de la distance naturelleδ, dite de«Fubini-Study», d´efinie par

x,yP Rd

δ(x,y) = x∧y2

x y, (2.1)

o`uxetysont respectivement des repr´esentants dexety. Notons pour finir queGop`ere de fa¸con naturelle surP

Rd .

2.1. D´ecomposition de Cartan de G et transformations unipo- tentes

Le groupe G des matrices inversibles poss`ede des sous-groupes remar- quables qui joueront un rˆole important par la suite. Nous noterons ainsi

Ale sous-groupe deGconstitu´e des matrices diagonales `a coefficients strictement positifs.

Kle sous-groupe deGconstitu´e des matrices orthogonales.

Ces sous-groupes permettent de d´ecomposerG. En effet, nous avons la D´efinition-Th´eor`eme 2.1. — Toute matricegdeGse d´ecompose sous la forme g=k a(g)l avec :

k, l∈K.

(8)

a(g) =diag (a1(g), . . . , ad(g))∈A eta1(g). . .ad(g)>0.

Une telle d´ecomposition est appel´eed´ecomposition de Cartandeg.

Un automorphisme lin´eaireg est ditunipotents’il se d´ecompose sous la forme g =I+u o`u u est un endomorphisme nilpotent deRd ; l’indice de nilpotence deu, c’est-`a-dire le plus petit entierνdtel queuν = 0, est aussi appel´eindicedeg. De fa¸con ´equivalent,gest unipotent s’il existe un endomorphisme nilpotentv deRd tel queg= exp (v). On a u= exp (v) I = d1

k=1vk

k! et r´eciproquement v = ln (I+u) = d1 k=1(−u)k

k . De ces expressions, on d´eduit que les endomorphismes nilpotents u et v ont le mˆeme indice et que ker un = kervn pour tout entier n 1. Introduisons alors la

D´efinition 2.2. — Soit g un endomorphisme unipotent de Rd et ν = ν(g) son indice ; on appelle ultime noyau de g le sous-espace vectoriel ker

uν1 .

2.2. Sur l’action projective des ´el´ements deG

On consid`ere un endomorphismegdeRd, on note Spect(g) l’ensemble des valeurs propres complexes deg (c’est-`a-dire l’ensemble des valeurs propres de g vu comme application lin´eaire de Cd) et ρ(g) le rayon spectral deg d´efini par

ρ(g) = max{|λ|/λSpect (g)}.

Siλ∈Spect (g), on d´esigne respectivement parEλ etCλles sous-espaces propres et caract´eristiques deCdassoci´es `a la valeur propreλet d´efinis par

Eλ= ker(g−λI) et Cλ= ker(g−λI)d.

La multiplicit´e alg´ebrique deλ, c’est-`a-dire la multiplicit´e deλcomme racine du polynˆome caract´eristique deg, est not´eemλ ; par convention, lorsqueλ n’est pas une valeur propre deg, on posemλ=0.

La restriction deg−λI `a l’espaceCλ est un op´erateur nilpotent, dont l’indice de nilpotence sera not´e νλ et l’ultime noyauUλ ; remarquons que νλest aussi la multiplicit´e deλen tant que racine du polynˆome minimal de g et que l’on a

Uλ= ker (g−λI)νλ−1 et Cλ= ker (g−λI)νλ.

En particulier, νλ = 1signifie que la restriction de g `a Eλ est diagonale.

Rappelons que siλ∈Spect(g), il en est de mˆeme pour ¯λet l’on a : Eλ¯= ¯Eλ,C¯λ= ¯Cλ et U¯λ= ¯Uλ.

(9)

On consid`ere alors les sous-espaces vectoriels deRd d´efinis par :

Eλ= (Eλ⊕ E¯λ)Rd , Cλ= (Cλ⊕ C¯λ)Rd et Uλ= (Uλ⊕ U¯λ)Rd. Notons que Eλ=Eλ¯, Cλ =C¯λ et Uλ=U¯λ ; de plus, pour toutλ∈R, on a :

Eλ=EλRd , Cλ=CλRd et Uλ=UλRd. Introduisons la

D´efinition 2.3. — Soitgun endomorphisme deRd. On appelleindice de g le nombre entier ν(g)d´efini par :

ν(g) = maxλ/λ∈Spect(g),|λ|=ρ(g)}. et la

Notation 2.4. — Pour tout endomorphismegdeRd, on noteXgle sous- espace deRd d´efini par

Xg:=

|λ|<ρ Cλ



|λ|=ρ

νλ<ν(g)

Cλ





|λ|=ρ

νλ=ν(g)

Uλ

. (2.2)

En utilisant alors le fait que, pour tout λ∈ Spect (g), tout k∈ Net tout x∈ker (g−λ I)k+1\ker (g−λI)k, on a

gn(x) |λ|nnk, (1) on obtient la

Proposition 2.5. —

1. Il existe une constantec1>1 telle que, pour tout n1, on ait gnc1 ρnnν(g)1.

2. Siλest une valeur propre degtelle que|λ|< ρ, pour tout vecteur uni- taire de xde Cλ, la suite

gn(x) gn

n∈N converge exponentiellement vite vers0.

(1) Pourtousx1, x2 R+ et toutc1, nous ´ecrivonsx1c x2 si xc1 x2 c x1.

On ´ecrit plus simplementx1x2lorsque la constantecn’est pas explicit´ee.

(10)

3. Si λ est une valeur propre de g telle que |λ| = ρ et νλ < ν(g), il existe une constante c2 > 0 telle que, pour tout vecteur unitaire de x∈Cλ et toutn1, on ait :

gn(x)c2 gn nν(g)−νλ.

4. Si λ est une valeur propre de g telle que |λ| = ρ et νλ = ν(g), il existe une constante c3 >0 telle que, pour tout entier n1 et tout x∈Uλ, on ait :

gn(x)c3gn n .

5. Siλ est une valeur propre de g telle que |λ|=ρetνλ=ν(g), alors pour toutx∈Cλ\Uλ, il existe un r´eelc4(x)>0 tel que :

nlim+

gn(x)

gn =c4(x). Nous obtenons de fa¸con imm´ediate le

Corollaire 2.6. — Pour toute partie compacte C deP Rd

\P(Xg), il existeη=η(C)>0tel que, pour toutn∈Net toutx∈Rd\{0}v´erifiant x∈C, on ait :

gn(x) x

gη n.

En particulier, cette estimation est uniforme.

La proposition qui suit d´ecrit l’action des puissances d’une transforma- tiong∈Gsur les ´el´ements deP

Rd .

Proposition 2.7. — Soitgun endomorphisme deRd de rayon spectral ρet d’indiceν et soit Xg le sous-espace deRd d´efini par la formule (2.2).

1. Pour tousx, y /∈Xg\ {0} tels quex∈Ry+Xg, on a

n→+∞lim δ(gn·x, gn·y) = 0.

2. Soitλ∈Rtel queλ=±ρ. Pour toutx∈Cλ\Uλ, la suite(gn·x)n∈N converge vers un ´el´ement de P(Eλ).

3. Soitλ∈Ctel queλ=±ρet|λ|=ρ. Pour toutx∈Cλ\Uλ, la suite (gn·x)nN ne converge pas.

(11)

D´emonstration de la proposition 2.7. — La premi`ere assertion d´ecoule directement de la proposition 2.5. En effet on a x=λ y+z avec,λ∈R, x, y /∈ Xg et z Xg, si bien que gn(x) gn(y) gn tandis que limn→+∞ggn(z)n = 0. Pour ´etablir les deux autres assertions, posons λ = |λ|e et ´ecrivons la restriction de g `a Cλ sous la forme λ evλ o`u vλ est un endomorphisme nilpotent de Cλ d’indice νλ. Fixons x Cλ\Uλ

et d´ecomposons x en x + ¯x avec x ∈ Cλ\ Uλ. Pour tout n 1, on a gn(x) = λnνλ−1

k=0 nk

k!vkλ(x), si bien qu’en posant y = v

νλ−1 λ (x)

vνλ−1λ (x), on obtient

n→+∞lim gn(x)

gn(x) −ei n θy= 0 ;

ainsi, en notant respectivementy1ety2les parties r´eelles et imaginaires de y, il vient

n→+∞lim gn(x)

gn(x) (cos(n θ)y1+ sin (n θ)y2)= 0.

La suite (gn·x)n∈Nconverge si et seulement siθ∈πZ. D’o`u le r´esultat.

3. Transformations contractantes sur P Rd Nous d´emontrons la

Proposition 3.1. — Soitg un automorphisme de Rd. Les deux asser- tions suivantes sont ´equivalentes :

1. L’automorphismeg est contractant sur P Rd

.

2. L’automorphisme g poss`ede une unique valeur propre λ de module maximal telle que, dans l’espace caract´eristique associ´e, l’automor- phisme unipotent 1λg poss`ede un unique bloc de Jordan de longueur maximale.

D´emonstration de la proposition 3.1. — Nous notonsXg le sous-espace deRd d´efini par la formule (2.2).

Montrons que12.L’automorphismeg´etant suppos´e contractant sur P

Rd

, nous fixonsyP Rd

et un hyperplanY deRd tels que, pour tout x∈/ P(Y), la suite (gn·x)n∈N converge versy. De plus, nous consid´erons une valeur propreλ∈Cdeg telle que|λ|=ρ(g)et νλ=ν(g).

Comme Xg = Rd, nous avons Rd = Xg∪Y. Ainsi, nous fixons x1 Cλ\Uλ et nous choisissons x2 ∈/ Xg ∪Y tel que x1 Rx2+Xg. Par

(12)

d´efinition de Y, la suite (gn·x2)nNconverge versyet, d’apr`es l’assertion 1de la proposition 2.7, la suite (δ(gn·x1, gn·x2))n∈Nconverge vers 0. La suite (gn·x1)n∈Nconverge donc versysi bien que, d’apr`es l’assertion 3 de la proposition 2.7, la valeur propreλest donc r´eelle. De plus, d’apr`es l’assertion 2 de la proposition 2.7, nous avonsyP(Eλ). Ce qui est suffisant.

Montrons que2 1.Notonsλl’unique valeur propre de module maximal telle que, dans l’espace caract´eristique associ´e, l’automorphisme unipotent

1

λgposs`ede un unique bloc de Jordan de longueur maximale. Ces hypoth`eses assurent queXg est un hyperplan deRd.

D’apr`es l’assertion 2 de la proposition 2.7, pour toutx∈/ P(Xg), la suite (gn·x)n∈Nconverge vers un ´el´ement deP(Eλ). De plus, le sous-espaceXg

´

etant un hyperplan de Rd, pour tousx1,x2 ∈/ P(Xg), on peut respective- ment fixer deux repr´esentants x1 et x2 Rd \ {0} de x1 et x2 tels que x1Rx2+Xg. Ainsi, d’apr`es l’assertion 1de la proposition 2.7, pour tous x1,x2 ∈/ P(Xg), nous avonsδ(gn·x1, gn·x2) 0 quand n +∞. Ceci d´emontre qu’il existexgP

Rd

tel que, pour toutxP Rd

\P(Xg), la suite (gn·x)n∈Nconverge versxg. Ce qui est suffisant.

La proposition 3.1nous am`ene `a introduire la

D´efinition 3.2. — Soit g un automorphisme contractant sur P Rd

. L’hyperplan Xg de Rd d´efini par la formule (2.2) est appel´e hyperplan r´epulsifdeg.

La d´efinition 1.2 donn´ee dans l’introduction est une version quantifi´ee de la notion de transformation contractante. Il est clair qu’elle est plus restrictive, cependant nous avons la

Proposition 3.3. — Soit g un automorphisme de Rd contractant sur P

Rd

. Pour tout ∈]0,1[ il existe n = n(, g) 1 tel que, pour tout nn, l’automorphismegn est-contractant sur P

Rd .

D´emonstration de la proposition 3.3. — Nous allons d´emontrer une ver- sion uniforme de l’assertion 1de la proposition 2.7. Pour ce faire, fixons x∈Rd\ {0}orthogonal `a Xg et montrons qu’il existen=n(, g)Ntel que, pour toutyBg et toutn∈Navecnn, on ait δ(gn·x, gn·y)

2δ(x,y).

Nous fixons une partie compacteC deXg telle queBg⊂ {y∈P Rd

/ y=x+z avecz∈C}. De plus, grˆace au corollaire 2.6, nous fixonsκ >0 tel que, pour touty∈Rd\ {0}avecyBg, nous ayonsgn(y)κgn y.

(13)

Consid´erons `a pr´esent z C et posons y = x+z. Le vecteur x´etant orthogonal `a z∈Xg, nous avons x∧z2=x z si bien queδ(x,y) =

xy 2

x y = x y xz 2 = x y x z = y z .Ainsi, pour toutn∈N, nous avons δ(gn·x, gn·y) = 2

gn(x∧z)2

gn(x) gn(y) gn(x) gn(z) κgn(x) gn y gn(z)

κgn z z

y gn(z)

κgn(x,y). D’apr`es la proposition 2.5, la suite

gn(z) gn |z

n∈Nconverge uniform´ement vers 0 surC. Ce qui est suffisant

4. Groupes de Ping-Pong sur P Rd

Dans cette section, nous ´etudions la classe des groupes-Ping-Pong sur P

Rd

introduite dans la d´efinition 2.6. L’existence de tels groupes repose sur la proposition suivante

Proposition 4.1. — SoitA={a±11, ..., a±N1} une famille sym´etrique et finie d’´el´ements contractants deG. On suppose que pour tousg, h∈ A tels queg=h±1 on axg∈/ P(Xh). Pour tout >0 suffisamment petit, il existe n∈Ntel que la familleA(n):={a±1n, ..., a±Nn}soit en position-Ping-Pong.

D´emonstration de la proposition 4.1. — Grˆace aux hypoth`eses, on fixe > 0 suffisamment petit de sorte que, pour tous g, h ∈ Aavec g =h±1, nous ayons

les ensemblesbg et bh sont disjoints.

la partiebg est contenue dans l’int´erieur deBh.

l’ensemble

a∈ABa est non vide.

On ach`eve cette d´emonstration en appliquant la proposition 3.3.

Dans tout le reste de l’article, on fixe >0, on consid`ere une partie finie A de G en position-Ping-Pong et on note Γ le sous-groupe -Ping-Pong qu’elle engendre.

Par un argument classique, reposant sur le lemme du tennis de ta- ble de Klein, on montre que Γ est libre et discret. Ainsi, ces ´el´ements se d´ecomposent de fa¸con unique sous la forme αn11...αnkk o`u (αi, ni)1ik est

(14)

une suite finie deNtelle queαi =α±i+11, pouri∈ {1, . . . , k1}. On ob- tient ainsi une bijection entre Γ et l’ensemble des suites finies (αk, nk)1kl d’´el´ements deA×Ntelles que, pour toutk∈ {1, ..., l−1}, on aitαk±1k+1. Nous pr´ecisons `a pr´esent un certain nombre de notations.

Notations 4.2. — Soitγune transformation de Γ qui se d´ecompose sous la formeγ =αn11...αnll o`u (αi, ni)1il est une suite finie deA:=A ×N telle queαi±1i+1pour i∈ {1, . . . , l−1}.

La suite (αi, ni)1il est dite A-admissible et est appel´ee A- d´ecompositiondeγ.

L’entierl est appel´elongueur de γet est not´el(γ).

L’ensemblebα1 est appel´ebassin d’arriv´ee de γet est not´ebγ.

L’ensembleBαk est appel´ebassin de d´epart de γet est not´eBγ. 4.1. Sur la norme des ´el´ements d’un groupe -Ping-Pong

D’apr`es le corollaire 2.6, si g est un automorphisme contractant sur P

Rd

, pour toutx /∈Xg et toutn∈N, on a gn(x)

x gn.

Lorsque Γ est un groupe-Ping-Pong, cette propri´et´e se propage `a partir des g´en´erateurs `a tout le groupe. Afin d’´enoncer ce r´esultat, nous pr´ecisons deux notations :

D’apr`es le corollaire 2.6, on peut choisir κ > 0 tel que, pour tout g∈ A, toutn∈N et toutx∈Rd\ {0} v´erifiantxBg, on ait

g(x)

x κg.

On poseη:= ming,h∈A

g=h±1δ bg,P

Rd

\Bh

.

Nous avons la

Proposition 4.3. — Il existe une constante c =c(,A)>0 telle que, pour toutγ∈Γ et toutx∈Rd\ {0}v´erifiant xBγ, on ait

γ(x) x

c γ.

(15)

Plus pr´ecis´ement on peut prendrec:=(1−)ηκ

2

1 1−η2

3/2

. La d´emonstration de cette proposition repose sur l’´etude d’une classe particuli`ere d’´el´ements de Γ au travers des deux lemmes qui suivent.

D´efinition 4.4. — Soitγ∈Γet soiti, ni)1ilsaA-d´ecomposition.

On dit que γ esttr`es r´eduit sil(γ)2 et si α1 ±l 1. Nous notons Γ+ l’ensemble des transformations tr`es r´eduites deΓ.

Lemme 4.5. — Tout ´el´ement γ de Γ+ est proximal et P(Xγ) est in- clus dans le compl´ementaire de Bγ. De plus, pour tout γ Γ+, on a δ(bγ,P(Xγ))η.

On d´eduit directement de ce lemme que les ´el´ements de Γ sont soit proximaux soit conjugu´es `a une puissance d’un g´en´erateur quasi-proximal.

Lemme 4.6. — Il existe une constante η1 = η1(Γ) telle que, pour tout γ∈Γ+, on ait :

γη1ρ(γ),

o`uρ(γ)d´esigne le rayon spectral de γ; plus pr´ecisement, on a (1−)

1

1−η2

γρ(γ)γ.

D´emonstration du lemme 4.5. —Commen¸cons par expliciter une valeur propre r´eelle deγ. On fixeγ∈Γ+et on note (αi, ni)1ilsaA-d´ecomposi- tion. Commeγ∈Γ+, on aα1 =α±l 1, si bien que γ·bγ bγ. La partieA

´

etant en position-Ping-Pong, la transformationγestn-lipschitzienne sur bγet, par le th´eor`eme du point fixe, nous fixonsyγ bγtel queγ·yγ=yγ. Il existe donc λγ R tel queγ(yγ) = λγyγ, o`uyγ est un repr´esentant de yγ.

Montrons `a pr´esent queλγ est la seule valeur propre deγdont le module est ´egal `aρ(γ)et que celle-ci est simple.Nous consid´erons l’action naturelle deγ surCd. De plus, nous fixons une valeur propreλ∈Cde γde module ρ(γ), nous posonsλ=ei θρ(γ), avecθ∈R, et nous choisissons un vecteur propreu∈Cd deγ associ´e `a λ. Pour toutt∈Ret toutn∈N, nous avons

γn(yt) =t λnγyγ+ρ(γ)n

ei n θu+ei n θu¯

Rd, (4.1) o`uyt:=t yγ+ (u+ ¯u)∈Rd.

L’ensemble bγ ´etant contenu dans l’int´erieur de Bγ et yγ bγ, nous fixonst0Rtel que yt0 Bγ. La transformationγ´etantn-lipschitzienne

(16)

sur Bγ, par le th´eor`eme du point fixe, la suite (γn·yt0)nN converge vers yγ mais, d’apr`es la formule (4.1), ceci n’est possible que siλ=λγ =ρ(γ) et u∈Ryγ. Ce qui est suffisant.

Montrons que P(Xγ)Bγ = ∅.Il suffit de remarquer que l’orbite de tout point de Bγ s’accumule en xγ alors que l’ensemble ferm´eP(Xγ) est γ-invariant mais ne contient pasxγ. D’o`u le r´esultat.

Pour d´emontrer le lemme 4.6, nous aurons besoin du r´esultat suivant Fait 4.7. — Soient P(X) et P(Y) deux sous-ensembles de P

Rd tels queδ(P(X),P(Y))>0.

(i) Pour tout vecteur unitaire x Rd tel que x P(X) et tout y Rd\ {0} tel queyP(Y), on a

x−yδ(P(X),P(Y)).

(ii) Pour tousx, y∈Rd\ {0} tels quexP(X) etyP(Y), on a : x+yc(x+y)

avec c:=

1

1−δ(P(X),P(Y))2

2 .

D´emonstration du fait 4.7. — Remarquons que, pour tousx, y∈Rd\{0}, la quantit´eδ(x,y) repr´esente le sinus de l’angle entrexety.

Choisissonsa, b∈Rd\ {0}et notonspd´esigne la projection orthogonale de a sur Rb. Nous avons a−p a−b et, le triangle [0, a, p] ´etant rectangle, nous avonsδ(a,b)a−p/a. Ainsi, pour tousx, y∈Rd\{0}

tels quexP(x) etyP(Y), nous avonsδ(P(X),P(Y)) x−y x . Pour ´etablir la deuxi`eme assertion, remarquons que, pour tous x, y Rd\ {0}, nous avons x+y2 x2+y22x y

1−δ(x,y)2. Ainsi, pour tous x, y Rd tels que x P(X) et y P(Y), nous avons x+y2c2 (x+y)2. D’o`u le r´esultat.

D´emonstration du lemme 4.6. — Fixonsγ∈Γ+et consid´erons un vecteur unitairey∈Rd tel queγ(y)=γ.

Comme γ est tr`es r´eduit, il est proximal et on a xγ ∈/ P(Xγ). Fixons un repr´esentant unitaire xγ Rd de xγ et d´ecomposons y sous la forme α x+β xγ avecα, β∈R,x= 1 etxP(Xγ) ; on a :

γ=γ(y)|α| × γ(x)+|β| ×ρ(γ).

(17)

Dans un premier temps, nous controlons la taille des coefficients α et β.

Supposons pour fixer les id´ees que|α||β|; on a alors 1 =y2=α2+β2+ 2α βx, xγα2+β22|α β|

1−η2, d’o`u 1

|α| −

1−η2|β|2

; en utilisant le fait que |α| |β|, il vient

|α| 1 1

1−η2. Le cas o`u |α| |β| se traite de fa¸con analogue et on obtient finalement

max(|α|,|β|) 1 1

1−η2. (4.2)

Dans un second temps, nous majoronsγ(x)en fonction deρ(γ). Puisque xappartient au sous-espaceγ invariantXγ, on a

γ(x) ×δ(xγ,P(Xγ))xγ∧γ(x)2.

Posons alorsy:=x+xγ et remarquons quey appartient `abγ ; il vient xγ∧γ(x)2 = 1

xγ∧γ(y)2

γ(x)+ρ(γ)

δ·xγ, γ·y)

γ(x)+ρ(γ)

l(γ)δ(xγ,P(Xγ)). On a alorsγ(x)

γ(x)+ρ(γ)

l(γ)d’o`u γ(x) l(γ)−1

1l(γ) ρ(γ). (4.3)

En combinant les in´egalit´es (4.2), (4.3) et le fait quel(γ)2, il vient γ ρ(γ)

(1−)(1−

1−η2). D’o`u le r´esultat.

D´emonstration de la proposition 4.3. — Fixons γ Γ et notons (αi, ni)1il sa A-d´ecomposition ; choisissons par ailleurs un vecteur uni- tairex∈Rd tel quexBγ.

Dans un premier temps, supposons que γ soit tr`es r´eduit. Le vecteur x se d´ecompose sous la forme µ xγ +x avec µ R et x Xγ ; on a x P(Xγ) etxγ bγ si bien queδ(xγ,x)η() d’apr`es le lemme 4.5.

Par cons´equent, en appliquant l’assertioni) du fait 4.7, il vient x−x=|µ|η(η).

(18)

De mˆeme, en appliquant cette fois l’assertionii) du fait 4.7, on obtient γ(x)

1

1−η2 2

|µ|ρ(γ) +γ(x)

1

1−η2

2 |µ|ρ(γ). D’apr`es le lemme 4.6, il vient

γ(x)

1 1−η2

2 ηρ(γ) η(1−)

2

1 1−η2

3/2

γ.

Ainsi, pour toutγ∈Γ+ et toutxBγ, on aγ(x)cγ avec c =η(1−)

2

1 1−η2

3/2

.

Lorsque γ n’est pas tr`es r´eduit, on ´ecrit γ =αn11...αnll11αnll ; la trans- formation αn11...αnl−1l−1 est tr`es r´eduite et αnll·x Bαl1 (car x Bγ). Il vient

γ(x) cαn11. . . αnl−1l−1 αnll(x) cκαn11...αnll11 αnllcκγ.

D’o`u le r´esultat avecc=κ c.

4.2. Sur l’exposant critique des groupes de Ping-Pong

Dans ce paragraphe, nous ´etudions l’exposant critique associ´e aux grou- pes de Ping-Pong. Plus pr´ecis´ement, nous ´enon¸cons un crit`ere de finitude et nous montrons que les groupes de Ping-Pong satisfont une propri´et´e que nous appelons, propri´et´e du trou critique. On commence par rappeler la notion d’exposant critique.

D´efinition 4.8. — SoitHun sous-semi-groupe discret deG. L’exposant critique τH deH est d´efini par

τH = inf{s >0/

h∈H

hs<∞},

avec la convention inf = +∞. On dit que H est divergent si la s´erie

hHhτH diverge ; sinon, on dit que H est convergent.

Pour toutg ∈G, nous notons g le sous-semi-groupe engendr´e parg.

Nous avons la

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