Haut PDF Troubles dépressifs chez les patients atteints de cancer

Troubles dépressifs chez les patients atteints de cancer

Troubles dépressifs chez les patients atteints de cancer

Au total, l’humeur dépressive est le critère le plus fiable pour reconnaître le syndrome dépressif, associée aux autres symptômes psychologiques qu’il faut rechercher comme le sentiment de désespoir et d’impuissance, le sentiment d’inutilité et de culpabilité, la perte de l’estime de soi et des idées suicidaires ou de désir de mort. Elle doit être cherchée systématiquement mais n’est pas toujours facile à mettre en évidence. En effet, certains patients essaient de minimiser, voire de nier quelquefois leur maladie cancéreuse. Ils adoptent alors une attitude joyeuse et optimiste alors qu’en réalité ils sont abattus et désespérés. Ces patients veulent paraître forts aux yeux des autres alors qu’ils se sentent anéantis et misérables. Ce sont ces patients très fragiles qui ne sont naturellement pas disposés à signifier leur besoin d’aide et ils peuvent s’effondrer à tout moment. [17]
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Les troubles anxieux et dpressifs chez les parents denfants atteints de cancer

Les troubles anxieux et dpressifs chez les parents denfants atteints de cancer

3.1-2 Traitement Le seul traitement potentiellement curateur est la greffe de cellules souches hémato- poïétique. De façon générale, le traitement des LAM repose sur une chimiothérapie d'induction à base d'anthracyclines et de cytarabine dans le but d'obtenir la rémission complète, suivie d'une chimiothérapie de consolidation avec ces mêmes molécules. Pour les patients candidats, une allogreffe est envisagée dès la première RC. Dans les cas des LAL, la chimiothérapie d'induction débute par une préphase de corticoïdes avant l'utilisation d'une combinaison de plusieurs chimiothérapies (anthracycline, vincristine, L-asparaginase). Une consolidation avec ces mêmes molécules permet de limiter le taux de rechute. La prophylaxie neuroméningée est réalisée par l'injection de PL thérapeutiques et par l'irradiation encéphalique prophylactique. L'allogreffe est proposée pour les patients candidats. Le cas échéant, une phase d'entretien par chimiothérapie per os durant deux années est envisagée.
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L’activité physique, un traitement des troubles dépressifs majeurs

L’activité physique, un traitement des troubles dépressifs majeurs

Les psychologues évoluant dans des milieux professionnels liés à des maladies chroniques, au cancer ou encore à la périnatalité rencontrent eux aussi des patients aux prises avec un trouble dépressif modéré ou majeur (Bernard et al., 2018a). Or, de nombreuses méta-analyses concluent que les interventions d’EP ont un effet protecteur contre l’apparition de ces troubles (Herring et al., 2012). En cas de trouble dépressif modéré, l’intervention d’EP entraîne une réduction importante des symptômes chez les adultes ayant reçu un diagnostic de maladie coronarienne (Blumenthal et al., 2012), de sclérose en plaques (Bombardier et al., 2013) ou de maladie pulmonaire obstructive chronique (Emery et al., 1998). La pratique d’EP durant la grossesse chez les femmes atteintes d’un trouble dépressif joue le même rôle et protège aussi contre l’apparition d’un trouble dépressif majeur post-partum (Poyatos-León et al., 2017).
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Affections dermatologiques et troubles dépressifs : leur association chez les personnes âgées du Québec

Affections dermatologiques et troubles dépressifs : leur association chez les personnes âgées du Québec

traverseraient la barrière hémato-encéphalique (Lichtblau et al., 2013) et auraient la capacité d’influencer les mécanismes d'action des antidépresseurs classiques (Raison et al., 2013b). Selon Raison et collaborateurs (2013b), ces cytokines peuvent, par exemple: (1) augmenter l’expression ou l'efficacité du fonctionnement de certains transporteur qui auraient dû être réduits sous l’effet des antidépresseurs; (2) inhiber la neurogénese; et (3) induire un stress oxydant qui peut conduire à la réduction de cofacteurs enzymatiques tels que la tétrabioptérine (Raison et al., 2013 b). Ainsi, l'optimisation de la gestion des troubles médicaux avec une composante inflammatoire telles que les dermatoses inflammatoires peut non seulement réduire les symptômes de dépression, mais aussi améliorer la réponse au traitement. L'inflammation chronique est un mécanisme commun de nombreuses maladies de la peau fréquentes chez l’individu âgé comme le psoriasis, l'eczéma, les dermatoses lichénoïdes, et la rosacée (Fitzpatrick, 1989). Cette étude a mis en évidence que la problématique concernant l’association entre les affections dermatologiques et les troubles dépressifs chez les personnes âgées a été très peu explorée. De plus, cette étude nous a permis de remarquer que, selon la littérature, des nombreux professionnels de la santé, et même les spécialistes (dermatologues ou psychiatres/psychologues) ne se sentent pas complètement à l’aise ou confortables pour prendre en charge les patients atteints des troubles psychodermatologiques (Gee et al., 2013; Jafferany et al., 2010; Kawahara et al., 2009). Ces professionnels sont pourtant d’accord sur la nécessité de promouvoir plus d’intégration entre les différentes spécialités à travers la création de cliniques de liaison dermatologie-psychiatrie (Fritzsche et al., 2001; Orion et al., 2012). En plus, il faut stimuler le développement des programmes de sensibilisation et de formation permettant une meilleure diffusion et partage de connaissances sur ce sujet (Poot et al., 2007). C’est une étape importante pour assurer que les interventions en psychodermatologie soient plus appropriées et efficaces.
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Étude du fardeau des aidants chez les patients âgés atteints de cancer ou de démence

Étude du fardeau des aidants chez les patients âgés atteints de cancer ou de démence

semaine (11). Dans la grande majorité des cas, l’aidant informel des patients atteints d’un cancer ou d’une démence est un membre de la famille (13), le plus souvent une femme qui est soit l’épouse soit la fille du patient en proportions sensiblement égales. D’après le « Stress Process Model » de Pearlin (14), les aidants sont soumis à un stress complexe, associant des circonstances, des expériences, des réponses et des ressources qui leur sont propres. Ce stress a par conséquent un impact différent sur la santé de chacun d’entre eux. Il a été montré, dans des maladies chroniques que sont la démence neuro- dégénérative et le cancer, que l’aidant du patient malade, décrit comme un patient caché, est exposé à des troubles émotionnels tels que les états anxio-dépressifs (15,16), à des désordres physiques tels que des troubles du sommeil ou une asthénie chronique (17–20) ainsi qu’à des difficultés d’ordre social (21) (difficultés financières, isolement social, difficultés au travail) (22,23). On observe aussi un sur-risque de morbi-mortalité cardiovasculaire (24,25) et une qualité de vie moindre dans la population des aidants (26) par rapport à la population générale. La mise en œuvre de programmes d’aide aux aidants de patients ayant un cancer a prouvé son efficacité concernant la diminution du fardeau et l’amélioration de la qualité de vie à la fois de l’aidant mais aussi du patient (27).
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Collaboration médico-pharmaceutique et revue de médication chez les patients âgés atteints de cancer

Collaboration médico-pharmaceutique et revue de médication chez les patients âgés atteints de cancer

4.2.2. Evaluation de l’état nutritionnel Il est indispensable de réaliser un bilan de dénutrition, fréquente chez la personne âgée, qui peut être aggravée ou apparaître avec la pathologie cancéreuse en raison par exemple de troubles de la déglutition dans les cancers ORL, de nausées dans les cancers de l’estomac, de mucites et ou nausées/vomissements lors d’une chimiothérapie. Il est important de noter que l’état nutritionnel du patient est aussi en lien direct avec le contexte social et le niveau d’autonomie du patient (capacité à cuisiner, à se nourrir). Cet état nutritionnel est tout d’abord apprécié par le poids du patient et son IMC puis évalué plus précisément par le score MNA(50) qui permet de quantifier les ingestas et la perte de poids du patient. Le résultat de ce score est donné de 0 à 30 points. Un score supérieur à 24 traduit un état nutritionnel normal, un score inférieur à 17 un état de dénutrition et un score compris entre 17 et 24 alerte sur un risque de dénutrition.
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Relation entre la représentation de la maladie et le bien-être subjectif et psychologique chez des patients atteints de cancer

Relation entre la représentation de la maladie et le bien-être subjectif et psychologique chez des patients atteints de cancer

par des stratégies d’adaptation. En général, suite au diagnostic, celui-ci peut traverser les étapes de deuil que sont le choc, la colère, le marchandage, la dépression et l’acceptation (Kübler-Ross, 1969). Il peut vivre différentes pertes, par exemple, une perte de l’illusion d’immortalité, de l’idéal de santé, d’aptitudes physiques, du sentiment de bien-être, pour ne nommer que celles-ci (Bacqué, 2005). L’impact des pertes perçues sur la représentation de la maladie semble avoir été davantage étudié en rapport à l’adaptation à la maladie. Orbell et ses collaborateurs (2008) avancent à ce sujet que le diagnostic entraine une réaction de détresse, en fonction de la façon dont le patient se représente la maladie. Cette réaction de détresse s’exprimerait principalement par des symptômes anxieux et des symptômes dépressifs. Confronté à ces symptômes, le patient mettra de l’avant des stratégies d’adaptation pour faire face à la situation. Orbell et ses collaborateurs (2008) ont démontré que la représentation de la maladie pouvait à elle seule expliquer de 5 à 21% de la variance associée au déploiement de stratégies d’adaptation. Selon l’efficacité des stratégies d’adaptation utilisées, le patient pourra retrouver, dans une période de temps variable, son équilibre psychologique et un certain niveau de bien-être (Orbell et al., 2008).
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Évaluation du lactate sanguin chez les chiens atteints de cancer

Évaluation du lactate sanguin chez les chiens atteints de cancer

Prospective evaluation of clinically relevant type B hyperlactatemia in dogs with cancer M Touret, SR Boysen, ME Nadeau Background: Cancer is considered a cause of type B hyperlactatemia in dogs. However, studies evaluating cancer as a cause of clinically relevant type B hyperlactatemia (>2.5 mmol/L) are lacking. It is well accepted that cancer cells have a higher lactate production due to increased aerobic glycolysis, known as the “Warburg effect”. The mechanisms through which aerobic glycolysis occurs are not well elucidated but it has been suggested that neoplasia may cause type B hyperlactatemia via this process. Objectives: To determine if canine malignant tumors could be associated with a clinically relevant type B hyperlactatemia (> 2.5 mmol/L). Animals: Thirty-seven client-owned dogs with malignant tumors. Methods: Thirty-seven dogs with malignant tumors were included: 22 with hematopoietic and 15 with solid tumors. Histology was used to confirm the diagnosis (cytology was considered appropriate for lymphoma). Confounding factors associated with hyperlactatemia were excluded. Lactate measurements were obtained from a free flow jugular whole blood sample and immediately analyzed using the LactatePro ® . Results: All dogs had lactate values less than 2.5 mmol/L. The mean blood lactate concentration was 1.09 mmol/L. The mean blood lactate concentration for solid and hematopoietic tumor was 0.95 mmol/L and 1.19 mmol/L respectively. Dogs with lymphoma (n = 18) had a mean blood lactate concentration of 1.15 mmol/L. Conclusions: Malignant tumors were not considered a cause of clinically relevant type B hyperlactatemia. Therefore, cancer related type B hyperlactatemia in dogs with cancer is uncommon and its diagnosis should prompt careful investigation for causes other than cancer.
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Évaluation des signes neurologiques mineurs et des troubles cognitifs chez des patients atteints d'un trouble de stress post-traumatique

Évaluation des signes neurologiques mineurs et des troubles cognitifs chez des patients atteints d'un trouble de stress post-traumatique

Ces éléments conduisent à s’interroger sur le rétablissement psychosocial des patients qui en sont atteints et l’intérêt des approches complémentaires (psychomotricité, kinésithérapie, remédiation cognitive) renforçant le bien être du patient comme aide à la réduction des symptômes et/ou comme aide à l’amélioration de la qualité de vie et de la réinsertion professionnelle. Ils témoignent du réel besoin de mieux appréhender les facteurs de pronostic du TSPT et ce dès le diagnostic posé. Parmi les facteurs pronostiques d’intérêt, les signes neurocognitifs ont peu été étudiés alors que la littérature témoigne de leur pertinence dans plusieurs psychopathologies et que les données neuro-fonctionnelles pointent les relations entre les signes cliniques du TSPT et la réorganisation du fonctionnement cérébrale qui les sous- tendent. Dans le champ de la cognition, l’ensemble du fonctionnement exécutif pourrait être impliqué. Dans le champ de la neurologie, les SND ont montré une validité pronostique pour la schizophrénie mais demande à être exploré dans le TSPT. Les SND sont considérés comme des marqueurs endophénotypiques dans plusieurs pathologies psychiatriques chroniques. Leur intérêt est double : (i) ils offrent un cadre clinique standardisé pour évaluer de façon non invasive l’atteinte cérébrale à bas bruits chez les patients atteints de TSPT ; (ii) ils permettent de cibler des affections cérébrales qui impactent négativement le fonctionnement des patients au quotidien en termes de retentissement sur la qualité de vie voire la réinsertion professionnelle.
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Prescription des neuroleptiques chez les patients atteints de troubles neurocognitifs majeurs dans les EHPAD de la Côte Bleue : analyse des prescriptions et recommandations

Prescription des neuroleptiques chez les patients atteints de troubles neurocognitifs majeurs dans les EHPAD de la Côte Bleue : analyse des prescriptions et recommandations

Les syndromes démentiels sont dus à des lésions structurelles du cerveau (pertes neuronales) d'où leur caractère progressif (toutes les fonctions intellectuelles ne sont pas perdues simultanément), d'où également leur caractère irréversible (7). L'étiologie la plus fréquente des syndromes démentiels est la maladie d'Alzheimer qui touche 20 % des sujets de plus de 75 ans. Elle se caractérise par un trouble mnésique au premier plan, d'aggravation progressive, associé à une altération des fonctions instrumentales, exécutives, du raisonnement et du jugement. Des troubles psycho-comportementaux peuvent apparaître avec l'évolution de la maladie. La démence à corps de Lewy (associant un syndrome parkinsonien et des hallucinations) et la démence vasculaire (caractérisée par un dysfonctionnement sous-cortico-frontal et des troubles comportementaux précoces) sont d'autres étiologies fréquentes de syndrome démentiel (8).
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Itinéraires thérapeutiques de patients franc-comtois atteints du cancer

Itinéraires thérapeutiques de patients franc-comtois atteints du cancer

l’entretien, représentées par le tête-à-tête, sans témoin, vont alors favoriser la circulation de la parole. Pour traiter un sujet aussi sensible que celui du cancer, pour aborder la manière dont les malades, les aidants ou les thérapeutes vivent et se représentent cette maladie, il convient également de tenir compte de divers facteurs liés au temps et à l’association entre temps et santé. Il faut en effet considérer la qualité des personnes interrogées (qui sont-elles ? s’agit il de malades, de membres de la famille, de soignants qui dispensent des conseils liés aux médecines dites douces ou alternatives… ?), de leur âge (un entretien n’est pas conduit de la même manière si la personne a 30 ans ou si elle en a 75), de leur état de santé (et donc de fatigue potentielle) lors des entretiens. Chaque détail est important, même la période calendaire durant laquelle sont conduits les entretiens. En effet, si la personne interrogée est malade et proche d’une phase de traitement (comme une cure de chimiothérapie), la fatigabilité sera nettement plus importante et les entretiens devront de ce fait être plus courts et adaptés à la condition physique de l’interlocuteur (ou interlocutrice). Je le comprends d’autant plus que mon expérience personnelle de malade m’a montré que les périodes qui suivent une cure de chimiothérapie peuvent être particulièrement difficiles à vivre. Outre une fatigue intense et quasi permanente, les malades sont susceptibles d’avoir des nausées, des vomissements, de sérieux problèmes intestinaux, un syndrome que l’on nomme pieds/mains qui se caractérise par des sensations de brûlures aux mains et sous la plante des pieds. Il convient en outre d’ajouter à ces symptômes physiques les angoisses associées à la maladie, les modifications de l’humeur consécutives à l’anxiété…
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Troubles attentionnels chez les patients acouphéniques

Troubles attentionnels chez les patients acouphéniques

La réponse oui équivaut à 1 point et la réponse non à 2 points. [37] • APSA Le questionnaire APSA (Attention and Performance Self-Assessment Scale) a été validé en Allemagne, au Mexique et aux Etats Unis. Il est composé de 30 items ayant pour vocation de mesurer la déficience cognitive chez des patients porteurs d’acouphènes subjectifs. Il n’est pas encore validé linguistiquement en français et nous en avons donc fait une interprétation française avec l’aide de collègues bilingues et de traducteurs certifiés. Il est ainsi demandé aux patients de s’auto-évaluer sur leurs performances et leurs capacités d’attention depuis l’apparition de leurs acouphènes. Pour chaque item, ils devaient répondre si cela se produisait:
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Les troubles de sommeil et leurs conséquences diurnes chez les adultes atteints d'autisme

Les troubles de sommeil et leurs conséquences diurnes chez les adultes atteints d'autisme

The association between the dependent variables of each cognitive task and the sleep parameters was calculated using Spearman’s rho correlation coefficient. A complete set of data for co[r]

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Relations sociales et troubles dépressifs chez les personnes âgées au Québec : interactions avec le genre et la région de résidence

Relations sociales et troubles dépressifs chez les personnes âgées au Québec : interactions avec le genre et la région de résidence

Au Canada, on possède peu de données sur les problèmes de santé mentale des personnes âgées (Newman, Sheldon, & Bland, 1998; Ostbye et al., 2005; Patten et al., 2006; Streiner, Cairney, & Veldhuizen, 2006). Dans la population canadienne, la prévalence de la dépression (majeure et mineure), diagnostiquée cliniquement selon les critères DSM-III-R chez les personnes âgées de 65 ans a été estimée à 6,6 % (95 % IC : 3,2–10,1) (Ostbye et al., 2005). Dans cette étude, l’examen clinique de la dépression a été réalisé, à l’aide d’un questionnaire d’évaluation clinique de la dépression comportant 12 questions. Ces questions correspondent aux neufs symptômes du critère A de la définition du DSM-III-R du symptôme dépressif majeur (Ostbye et al., 2005). L’étude de Newman (1998) qui a comparé la prévalence de la dépression mesurée selon les critères DSM-IV et avec le GMS-AGECAT (Geriatric Mental State-Automated Geriatric Examination for Computer Assisted Taxonomy) chez 1119 personnes âgées de 65 ans, a rapporté une prévalence de dépression de 4,5 % à Edmonton. Streiner et ses collaborateurs (2006), analysant les données de l’Enquête sur la Santé dans les Collectivités Canadiennes en Communauté (ESCC 1.2) ont déterminé les prévalences annuelles et à vie, spécifiques par âge et par sexe, des troubles de l’humeur, de l’anxiété et autres troubles, dans la population âgée de 55 ans et plus. Les résultats ont montré des prévalences des troubles de l’humeur (dépression ou manie), sur une période de 12 mois, entre 4,4 % et 2,4 % pour les hommes et 5,4 à 1,3 % pour les femmes. Avec les mêmes données, Patten et ses collaborateurs (2006) ont rapporté une prévalence annuelle de dépression majeure de 1,9 % (95 % IC : 1,5–2,4) au sein du groupe de personnes âgées de 65 ans et plus. L’ESCC 1.2 est la première étude nationale canadienne qui a utilisé une version complète et récente du « Composite International Diagnostic Interview » (CIDI). Néanmoins, bien que le CIDI soit un instrument de mesure bien validé, le diagnostic a été basé sur des mesures auto-rapportées des symptômes et n’a pas été confirmé par le diagnostic clinique.
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Expérience de soins de patients aînés atteints de cancer à l’urgence

Expérience de soins de patients aînés atteints de cancer à l’urgence

152 d’urgence est présenté dans ce cadre de référence (Ministère de la santé et des services sociaux du Québec, 2012). Par ailleurs, certains patients ont mentionné des problèmes relatifs aux transferts entre les unités de soins, dont l’attente dans le corridor de l’unité de soins d’accueil alors que la chambre n’était pas prête et le fait d’être transféré à plusieurs reprises de chambre dans un même épisode de soins. Une méta-analyse de 14 études qualitatives visait à interpréter et synthétiser les connaissances au sujet de l’expérience des patients en lien avec les transferts entre établissements et entre les étages d’un même hôpital entre 1999-2011 (Uhrenfeldt et al., 2013). Cette étude rapporte entre autres que plusieurs patients perçoivent les transferts comme étant imprévisibles, inquiétants et stressants. Les patients de notre étude ont particulièrement souligné les problèmes de coordination du transfert, se traduisant par de l’attente dans le corridor du nouvel étage et un manque d’intimité, ce qui rejoint les résultats d’Uhrenfeldt et al. L’adaptation à un nouvel environnement et à de nouvelles personnes faisait également partie des préoccupations les plus mentionnées. Uhrenfeldt et al. rappellent l’importance de la contribution des infirmières quant à la continuité des informations lors d’un transfert, notamment d’expliquer le déroulement et de préparer le transfert suffisamment en avance afin de faciliter l’adaptation nécessaire. De telles interventions pourraient conférer aux patients un certain sentiment de contrôle sur la transition à vivre (Uhrenfeldt et al., 2013) et favoriser l’adoption de stratégies de coping appropriées en réponse au changement. Par ailleurs, nous n’avons trouvé aucune étude qui porte sur les transferts sécuritaires de l’urgence à un autre étage ou établissement. Ce constat souligne l’apport inédit de notre étude quant à la perception subjective du patient lors des transitions de l’urgence à ailleurs.
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Intérêt du massage thérapeutique chez des patients atteints d'un cancer en soins palliatifs : revue de littérature

Intérêt du massage thérapeutique chez des patients atteints d'un cancer en soins palliatifs : revue de littérature

Les études indiquent que le massage thérapeutique permet une diminution de la douleur, une amélioration de la qualité de vie, de l’humeur et des symptômes de détresse dans la plupart des cas mais ces résultats ne perdurent pas dans le temps. Par ailleurs, nous considérons que le masseur-kinésithérapeute a un rôle essentiel dans la gestion de la douleur autant physique que psychique à jouer auprès des patients. En effet, pour que la prise en charge du kinésithérapeute soit pertinente et complète, celui-ci devra écouter le patient, échanger avec lui, le réconforter et le soutenir tout au long de sa fin de vie. Des conseils de vie peuvent être également prodigués par le professionnel ; il pourra encourager les patients concernant des potentielles mobilisations et exercices, des exercices respiratoires, des soins de la peau, l’hygiène de vie etc... Le masso-kinésithérapeute pourra donc, en plus du massage thérapeutique réalisé, permettre aux patients une éducation thérapeutique qui sera, bien évidemment, adaptée à chacun d’entre eux.
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L'empathie des soignants perçue par les patients atteints de cancer bronchique

L'empathie des soignants perçue par les patients atteints de cancer bronchique

Communication skills training for health care professionals working with cancer patients, their families and or carers.. Comparisons of Nurses and Physicians on an Operational Measure of[r]

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Que pensent faire les médecins généralistes pour les patients atteints de cancer ?

Que pensent faire les médecins généralistes pour les patients atteints de cancer ?

Résultats Un échantillonnage avec recherche d’exhaustivité des critères a été effectué. La saturation des données a été obtenue après la réalisation de neuf entretiens au cours de la période octobre 2017-octobre 2018. L’analyse a permis de décrire une pratique médicale riche des médecins généralistes pour les patients atteints de cancer. Ils interviennent en amont puis tout au long du parcours cancer avec une forte implication à la phase diagnostique et à la phase palliative. Nombreuses compétences spécifiques à la médecine générale sont sollicitées : soins primaires, coordination, collaboration, prise en charge globale, soins centrés sur la personne, professionnalisme. Ils assurent le suivi médical, en gérant les symptômes de la maladie ou des traitements mais aussi les autres pathologies du patient. Les aspects administratifs et sociaux composent également leur exercice.
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Le rôle du médecin de famille dans le suivi de patients atteints de cancer du poumon

Le rôle du médecin de famille dans le suivi de patients atteints de cancer du poumon

statistical analyses were performed using the SAS software, version 9.1 (SAS Institute Inc., Cary, NC). RESULTS From the 695 eligible patients, a total of 395 were recruited (participation rate 56.8%). Figure 1 shows patients' participation at each cancer phase. Over the 18-month follow- up, patients' condition did not progress similarly for everyone, and a total of 15 different scenarios of evolution from one phase to another were found. For example, 52 (13.2%) patients stayed under treatment during the whole study, 182 (46.1%) had already completed their treatment at the time of their baseline interview, 192 (48.6%) remained in the stability phase throughout the study follow-up, and 20 (5.1%) went directly from baseline to the progression or advanced/terminal phases. Globally, a total of 148 (37.5%) patients died during the study, and 44 (11.1%) withdrew. Also, because of the slow recruitment pace, the recruitment period was extended 6 months longer than originally planned, but these last recruited patients (n=95) were followed for only 12 months. There was no difference according to type of lung cancer between participants and non- participants (p=0.5). More women refused to participate, compared to men (p=0.05). Also, participants were slightly younger on average compared to non-participants (63.4 vs 65.5; p=0.02J.
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Apport de la prise en charge des troubles de la communication verbale chez les patients atteints de Schizophrénie dans un cadre de remédiation cognitive : revue de littérature

Apport de la prise en charge des troubles de la communication verbale chez les patients atteints de Schizophrénie dans un cadre de remédiation cognitive : revue de littérature

Certaines études de neuroimagerie comme celle de Cavelti et al., 2018, évoquent quelques anomalies structurales du cerveau. Dans cette étude, ils observent chez certains patients diagnostiqués schizophrène, une déconnexion dans la région fronto-temporal du cortex cérébral. Cette déconnexion entrave le réseau langagier et sous-tendrait l'apparition des troubles de la pensée formelle ; elle serait due à une altération de la substance blanche. La localisation nous amène à penser aux liens entre fonctions exécutives et fonctions langagières dans cette pathologie. Ceci pourrait en partie expliquer les difficultés communicationnelles qui sont présentes dès les stades légers et modérés. Le niveau de sévérité est déterminé à l’aide d’échelles comme Positive and Negative Syndrome Scale (PANSS) créée par Kay, Fiszbein et Opleret en 1987 et traduite en français par Lépine , qui regroupe des items pour les symptômes positifs et négatifs ainsi que des items de psychopathologie générale. Il existe également l’échelle de cotation psychiatrique brève qui se nomme Brief Psychiatric Rating Scale (BPRS) créée par Lukoff et al., en 1990.
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