Haut PDF Dépression en soins de santé de base

Dépression en soins de santé de base

Dépression en soins de santé de base

Aragones et coll ont publié une nouvelle étude concernant le surdiagnostic de la dépression en médecine générale en Espagne, avec un taux important de 26,5% pour les critères du DSM IV. Ces auteurs notaient comme facteurs indépendants de surdiagnostic certains scores d’évaluation élevés autres que le DSM IV (SDS précité, Global Assessment of Functioning score), une anamnèse de dépression ou la présence d’une anxiété généralisée. Ils ont conclue que les médecins généralistes ont considéré comme déprimés des patients ne présentant pas les critères classiques de dépression mais ayant des antécédents de dépression ou présentant une détresse psychologique pouvant être prodromale d’un futur trouble dépressif. (31)
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Impact des services de soins de santé de base dans l'amélioration de l'accès aux soins de santé de la reproduction des populations vulnérables du Haut Atlas de Marrakech

Impact des services de soins de santé de base dans l'amélioration de l'accès aux soins de santé de la reproduction des populations vulnérables du Haut Atlas de Marrakech

importants en matière de niveau de santé au sein de la population. Dans ce contexte et dans le but d’approfondir la connaissance sur les comportements de santé des populations vulnérables du Maroc et d’identifier les facteurs favorables à leur progrès en matière de santé et de santé de la reproduction et les contraintes en la matière, nous tenterons dans cet article de mettre en évidence les difficultés d’accès aux services de santé et les progrès induits par l’amélioration de la couverture des formations sanitaires de base et par les programmes de santé développés à l’échelle nationale. En effet, dans les zones les plus pauvres et les plus reculées du pays, ce sont les soins de santé primaires et les services des Centre de Santé qui ont amélioré la santé publique, mais la qualité et, parfois la quantité, de ces services laisse encore à désirer. Pour cela, nous examinerons les conditions d’accès aux services de santé de la reproduction des populations de trois vallées du Haut Atlas occidental – Azgour, Anougal et Imnane – situées au sud de la ville de Marrakech. Ces populations de montagne, confrontées à des vulnérabilités environnementales multiples (altitude, faible espace utile disponible, contraintes écologiques à l'activité agricole, etc.), se caractérisent également par des difficultés d’accès aux infrastructures sociales et sanitaires, du fait de leur éloignement (Baali et al., 1996 ; Cherkaoui et al., 2008). Ces difficultés sont variables selon la vallée et elles évoluent dans le temps en fonction de la création de dispensaires et des activités des équipes mobiles.
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Des soins de qualité pour la dépression en première ligne : une contribution à l’amélioration de l’état de santé de la population québécoise

Des soins de qualité pour la dépression en première ligne : une contribution à l’amélioration de l’état de santé de la population québécoise

10. Les$facteurs(associés(à(la"qualité" des$soins!pour%la%dépression! Certains!auteurs!ne!se!sont!pas!contentés!de!mesurer!la!qualité!des!soins!pour!la!dépression,!mais! sont!allés!plus!loin!en!cherchant!à!comprendre!ce!qui!l’influence.!La!majorité!d’entres!eux!se!sont! surtout! intéressés! aux! facteurs! individuels,! la! raison! principale! étant! que! peu! de! données! sur! le! système! de! soins! ou! sur! les! professionnels! dispensant! les! traitements! étaient! recueillies! ou! disponibles.! Aucune! de! ces! études! n’a! utilisé! de! modèle! conceptuel! ou! de! cadre! théorique! conçu! pour!l’évaluation!de!la!qualité!des!soins!dans!l’élaboration!de!leurs!hypothèses!et!dans!le!choix!des! variables! individuelles! sélectionnées.! Cependant,! pour! classifier! leurs! variables! indépendantes,! quatres! études! [15,! 67,! 141,! 187]! ont! utilisé! le! modèle! comportemental! de! Andersen! et! Newman! [204],! conçu! au! départ! pour! expliquer! les! facteurs! d’utilisation! des! services! de! santé.! Selon! ce! modèle,! les! facteurs! explicatifs! individuels! sont! répartis! en! trois! catégories!:! les! facteurs! prédisposants,! les! facteurs! facilitants! et! les! facteurs! de! besoin.! Les! facteurs! prédisposants! sont! les! traits!de!personnalité!présents!avant!le!début!de!la!maladie.!Ce!sont!les!facteurs!les!plus!éloignés!de! l’utilisation! des! services,! et! donc! ceux! qui! devraient,! a* priori,! avoir! le! moins! d’influence.! Ils! ne! peuvent! pas! être! directement! responsables! de! l’utilisation! de! services.! Les! facteurs! facilitants! sont! liés! à! la! capacité! d’obtenir! des! services! de! santé.! Et! les! facteurs! liés! aux! besoins! de! traitement! dépendent!principalement!de!la!gravité!de!la!maladie.!Ces!facteurs,!les!plus!proches!de!l’utilisation! de!soins!dans!ce!modèle,!devraient!être!ceux!qui!ont!le!plus!d’influence!sur!les!services!reçus.!Les! facteurs!organisationnels!(caractérisant!le!système!de!soins!ou!l’organisation!dans!laquelle!les!soins! sont! dispensés)! étaient! classés! parmi! les! facteurs! facilitants.! Toutefois,! comme! indiqué! dans! une! version! plus! récente! du! modèle![205],! les! facteurs! liés! au! système! de! soins! peuvent! être! classés! à! part,!dans!les!facteurs!environnementaux.!Même!si!ce!modèle!était,!à!l’origine,!destiné!à!l’étude!de! l’utilisation!des!services,!il!semble!bien!adapté!à!l’étude!des!facteurs!individuels!et!organisationnels! associés!à!la!qualité!des!soins.!!
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L'influence croisée des espaces de résidence et de mobilité sur la santé. L'exemple des recours aux soins de prévention et de la dépression dans l'agglomération parisienne

L'influence croisée des espaces de résidence et de mobilité sur la santé. L'exemple des recours aux soins de prévention et de la dépression dans l'agglomération parisienne

Résumé De quelle manière la mobilité quotidienne des individus interfère-t-elle dans l’influence que le quartier de résidence exerce sur les comportements de santé des individus? Ce texte fournit des éléments de réponse à cette question à partir de l’étude des symptômes dépressifs et des dépistages des cancers féminins dans l’agglomération parisienne. L’analyse statistique de données recueillies en 2005 auprès de 3000 habitants de 50 quartiers de l’agglomération montre que les caractéristiques sociales et physiques des quartiers de résidence influencent plus fortement la santé des habitants les moins mobiles (i.e. avec un espace limité d’activité). Une mobilité spatialement restreinte ne donne en effet pas aux individus l’opportunité d’échapper aux contraintes sociales et physiques de leur quartier de résidence. A l’heure où l’importance du quartier de résidence se trouve remise en question face à l’extension et à la fragmentation des espaces de vie, cette recherche en géographie de la santé souligne à quel point le quartier de résidence demeure un espace clef, notamment pour la frange peu mobile de la population.
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Conformité du traitement pharmacologique de la dépression aux guides de pratique clinique et impact sur les coûts des services de soins de santé

Conformité du traitement pharmacologique de la dépression aux guides de pratique clinique et impact sur les coûts des services de soins de santé

Contrairement aux données de Santé Canada (2002) selon lesquelles le taux d’hospitalisation pour dépression est plus élevé chez les femmes, cette étude a trouvé que les coûts des hospita[r]

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Le renoncement aux soins : une analyse empirique à partir de la base SHARE

Le renoncement aux soins : une analyse empirique à partir de la base SHARE

D’un point de vue empirique ensuite, on dispose de plusieurs études portant sur données françaises (Chauvin, Renahy, Parizot, Vallée, 2012 ; Dourgnon, Fantin, Jusot, 2012 ; Desprès, 2012), qui ambitionnent de vérifier l’hypothèse de barrières dans l’accès aux soins (cf. tableau 1). En France, l’étude du renoncement aux soins la plus significative est celle réalisée par l’IRDES (2011) et conduite par Dourgnon pour la partie économétrique et Desprès pour le volet socio-anthropologique. L’approche originale de Desprès révèle l’existence de deux types de renoncement, le renoncement- barrière et le renoncement-refus, qui se cumulent souvent dans les situations de (grande) précarité. Ces travaux viennent nuancer les premiers apports théoriques. L’effet genre est notable mais assez ambigu. Dourgnon (2011) montrent que les femmes renoncent plus aux soins que les hommes, mais ils expliquent ce résultat par le fait que, à état de santé comparable, les femmes s’estiment en plus mauvais état de santé que les hommes (Shmueli, 2003) et que « les différences de renoncement entre hommes et femmes traduisent (…) des différences d’attente en matière de soins » (p. 14). Ainsi, l’hypothèse selon laquelle les femmes prennent plus soins d’elles se confirme. La limite des travaux sur le renoncement aux soins trouve ici tout son sens dans la mesure où le renoncement est subjectif, parce qu’il est lié à un besoin de soins, ressenti différemment d’un individu à un autre. S’agissant de l’âge, son impact apparaît plus nuancé qu’en théorie (Dourgnon, 2011) : la relation âge/renoncement se traduit par une courbe en cloche. Deux facteurs apparaissent déterminants : les besoins et le revenu. De 18 à 40 ans environ, les personnes se sentent en bonne santé et/ou n’ont pas les moyens d’accéder aux soins. Entre 40 et 50 ans, le renoncement se stabilise, les individus prenant
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Étude des déterminants de l'utilisation des services ambulatoires de santé pour la dépression au Canada : différences de genre

Étude des déterminants de l'utilisation des services ambulatoires de santé pour la dépression au Canada : différences de genre

l’Enquête sur la population active (EPA) comme base de sondage. Le plan d’échantillonnage de l’EPA a été pris en compte pour la sélection de l’échantillon de logements de l’ESCC 1.2. Le plan complexe de l’EPA est un plan d’échantillonnage à deux degrés stratifiés dont chaque strate est formée de grappes. À la première étape, chaque province a été répartie en zones géographiques (métropolitaine, urbaine et rurale) afin que la proportion de chaque région soit représentée étant donné les différentes variations régionales en ce qui a trait à l’organisation des services de santé. Pour chaque zone géographique, des strates en fonction des données géographiques ont été formées en premier lieu, puis ensuite des strates selon les caractéristiques socioéconomiques. Pour chaque strate, l’EPA a sélectionné des grappes selon un échantillonnage avec probabilité proportionnelle à la taille. À la deuxième étape, une liste de logements est dressée pour chaque grappe, puis un échantillon systématique de logements est sélectionné dans chaque liste. Ensuite, une fois que l’échantillon de logements a été sélectionné, la sélection d’un membre dans chaque ménage comme répondant constituait la dernière étape. Lors de la visite à domicile d’un logement, un répondant était sélectionné aléatoirement parmi la liste de toutes les personnes éligibles faisant parti du ménage. La probabilité de sélection était définie en fonction de l’âge et de la composition du ménage, et a été conçue de façon à ce que les jeunes (15 à 24 ans) et les personnes âgées (65 ans et plus) soient surreprésentés.
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La santé mobile : défis et opportunités pour les systèmes de soins

La santé mobile : défis et opportunités pour les systèmes de soins

Les professionnels de santé au contact du patient, tels que les médecins, les infirmiers et les pharmaciens doivent être capables de recommander certaines applications mobiles pour jouer un rôle clé dans leur adoption et leur utilisation. La formation des professionnels de santé doit donc proposer des enseignements spécifiques à l’usage des technologies de l’information et de la communication (TIC) dans la santé afin de les préparer aux multiples problématiques et opportunités associées, auxquelles ils devront faire face à la fin de leurs études. L’état doit aussi s’engager pour le développement d’une main-d’œuvre qualifiée non médicale qui comprendrait des professionnels de l’informatique et de la gestion de projets, nécessaires à la viabilité d’une stratégie de santé mobile. Les gouvernements doivent détenir une cartographie de toutes les infrastructures et de tous les services de télécommunication existants dans leur pays car les initiatives développées en priorité devront contribuer à la résolution des problèmes sanitaires urgents du pays en se basant sur toutes les infrastructures et les connaissances existantes dans les pays, tout en respectant les normes internationales. Les actions politiques nationales devront être coordonnées avec les différents programmes de santé mobile menés internationalement, mêlant les partenaires privés et les ONG afin de favoriser la cohérence et l’efficacité de la santé mobile. La création d’une base de données détaillant le nombre de projets de santé mobile réalisés dans le monde, leur type, leur état d’avancement et les structures étant à l’origine de leur création serait un premier pas vers une coopération et une coordination internationale et matérialiserait un environnement collaboratif numérique sans contraintes d’accessibilité. Elle permettrait rapidement de définir l’état des lieux de la santé mobile dans le monde, d’explorer l’impact de ces programmes et les lacunes qu’il conviendrait de résoudre. Elle faciliterait aussi la prise d’initiatives garantissant l’intégration et l’interopérabilité des systèmes utilisant la santé mobile en s’alignant sur les priorités nationales des pays. Enfin, elle favoriserait le partage des résultats des programmes de santé mobile grâce à une communication ouverte sur leurs réussites et leurs échecs, permettant ainsi une progression technologique linéaire.
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Association entre la dépression et les comportements reliés aux habitudes de vie et
aux soins du diabète dans la population diabétique du Québec

Association entre la dépression et les comportements reliés aux habitudes de vie et aux soins du diabète dans la population diabétique du Québec

glycémique, mais ce pourcentage diminue à 40 % après dix ans de maladie (Harris et al., 2005). Plusieurs grandes études randomisées ont démontré qu’il est possible de prévenir ou retarder l’évolution des complications du diabète en améliorant les habitudes de vie (tabagisme, poids, activité physique) et la surveillance des glycémies (Diabetes Control and Complications Trial Research Group, 1993; United Kingdom Prospective Diabetes Study Group, 1998; Boulé et al., 2001; Diabetes Prevention Program Research Group, 2002; Lindstrom et al., 2003). Toutefois¸ le traitement du diabète est particulièrement exigeant : il implique l’observance d’un plan nutritionnel et d’activité physique favorisant l’atteinte ou le maintien d’un poids-santé. Quatre-vingt pour cent à 90 % des personnes atteintes de diabète de type 2 ont un excès de poids ou sont obèses et 64 % et 72 %, des personnes diabétiques de type 1 et de type 2, respectivement, ne rencontrent pas les normes d’activité physique recommandées, soit 150 minutes par semaine (Plotnikoff et al., 2006; Canadian Diabetes Association, 2008). De plus, l’auto surveillance quotidienne et régulière des glycémies est loin d’être optimale. Une étude américaine a démontré que pour le diabète de type 1, 60 % des patients adultes mesurent leur glycémie moins souvent que les recommandations de 3 fois par jour à différents moments de la journée, et que 6 % des patients ne mesurent jamais leur glycémie. Pour le diabète de type 2, 33 % des patients traités avec des hypoglycémiants oraux ne mesurent pas leur glycémie au moins une fois par jour (Karter et al., 2000) et dans une autre étude 29 % des patients traités à l’insuline et 65 % des patients traités par hypoglycémiants oraux ne mesurent pas ou mesurent moins d’une fois par mois leur glycémie (Harris, 2001). L’association canadienne du diabète recommande une fréquence de tests glycémiques d’une fois par jour, pour les personnes atteintes de diabète de type 2 insulino-traité et de trois fois par jour pour les personnes avec un diabète de type 1 (Canadian Diabetes Association, 2008).
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Les soins de santé primaires: maintenant plus que jamais

Les soins de santé primaires: maintenant plus que jamais

Le recours aux technologies de l’information et de la communication présente l’avantage supplémentaire de permettre une meilleure qualité des soins. Les prestataires de soins de santé s’efforcent non seulement d’assurer des soins plus efficaces, mais aussi des soins plus sûrs. Des outils tels que les dossiers médicaux électroniques, les systèmes de prescription et d’aide à la décision clinique informa- tisés aident les praticiens à dispenser des soins plus sûrs dans divers contextes. Par exemple, dans un village du Kenya occidental, des dossiers médicaux électroniques intégrés à des systèmes de laboratoire, d’achat de médicaments et de notification ont permis de faciliter la tâche du personnel de bureau et de réduire considérablement les erreurs, tout en améliorant les soins post-thérapeutiques. Avec l’augmentation continue du coût des prestations de soins, les technologies de l’information et de la communication ouvrent de nouvelles perspectives à des soins personnalisés, centrés sur le citoyen et sur les foyers. Dans ce but, des investissements importants ont été effectués dans la recherche et le développement d’applications favorables aux patients. Au Cap, en Afrique du Sud, un système profitant des téléphones portables utilise les noms et numéros de téléphone de personnes souffrant de tuberculose (communiqués par une clinique) et les entre dans une base de données. Toutes les demi-heures, un serveur consulte la base de données et envoie des messages SMS personnalisés aux patients pour leur rappeler de prendre leurs médicaments. Cette technologie est robuste et peu coûteuse. Les taux de guérison et de réussite sont semblables à ceux des patients qui reçoivent un traitement DOTS en clinique, mais à moindre coût tant pour la clinique que pour le patient et d’une manière qui perturbe beaucoup moins la vie quotidienne que les visites à la clinique. 106 Dans le même ordre d’idées consistant à soutenir des modes de vie liés aux soins primaires, les dispositifs informatiques
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Genre et santé mentale : la contribution des rôles familiaux et professionnels à la dépression

Genre et santé mentale : la contribution des rôles familiaux et professionnels à la dépression

On peut croire que les mères de très jeunes enfants en retirent de grandes satisfactions qui contrebalanceraient les effets stressants de cette présence. Pour ce qui est du nombre d'enfants, nos résultats soulèvent un effet en interaction avec le sentiment de conflit. Les études recensées suggéraient un lien faible entre le nombre d’enfants et la santé mentale. Nos résultats proposent ici que ce lien ne soit pas faible, mais dépendant d'une autre source de stress. Le conflit travail-famille viendrait augmenter les risques de dépression essentiellement chez les femmes qui ont deux enfants et plus. Il semble que le conflit travail-famille soit une source de tensions qui se gère efficacement à condition que les femmes au travail n’aient qu’un seul enfant. Ces observations ne sont pas dénuées de sens. Il est connu que les femmes ont encore la responsabilité des tâches ménagères et des soins aux enfants, et on peut penser que cette charge familiale s’accentue lorsque les femmes passent d’une famille à un enfant, à une famille de deux enfants et plus. Cela étant dit, lorsqu’elles ont l’impression que les exigences du travail interfèrent avec la famille et possiblement déterminent la répartition du temps et de l'énergie accordés à celle-ci, cela vient complexifier et alourdir les activités et tâches familiales dont elles ont la charge. Rappelons que le conflit que nous avons évalué dans ce projet est une mesure d’interférence du travail dans la famille. Qui plus est, la théorie de Pleck (1977) proposait que les femmes fassent de leur famille une priorité et s'arrangent pour que leur travail s'adapte à leur réalité familiale, et non l'inverse. Ce genre de situation où le travail empiète sur la famille pourrait mettre les femmes en contradiction avec les normes et attentes sociales vis-à-vis les rôles de genre et ajouter au stress. Ces résultats viennent en partie valider l’hypothèse (H3) qui postulait des effets d’interaction entre les stresseurs et le conflit travail-famille.
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La dépression chez les personnes en situation de handicap en Soins de Suite et de Réadaptation

La dépression chez les personnes en situation de handicap en Soins de Suite et de Réadaptation

1.4.2 Séquelle et dépression D’après ces premières recherches sur la patientèle en SSR, il apparait alors que les personnes admises en centre de rééducation traversent une période difficile à surmonter. C’est dans ce contexte que les patients commencent leurs séances de rééducation en ergothérapie. C’est un environnement physique et matériel étranger. La personne est alors confrontée à son nouvel état de santé. Elle entre dans ce qu’on appelle une phase d’acceptation de son handicap. C’est une étape particulièrement difficile à traverser car c’est à ce moment-là que la personne prend pleinement conscience de l’impact des séquelles de sa pathologie sur ses activités, ses loisirs, son travail pour le restant de sa vie. Elle doit alors faire le deuil de son ancienne vie. Ceci a des répercussions sur l’identité de la personne. (6)
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Validation de la version française de L’HSCL-25 dans le diagnostic de la dépression, en soins primaires ambulatoires, en milieu urbain

Validation de la version française de L’HSCL-25 dans le diagnostic de la dépression, en soins primaires ambulatoires, en milieu urbain

14 C. Les généralistes face à la dépression : Les problèmes de santé mentale occupent une place importante dans l’activité des médecins généralistes. Ils sont répertoriés au sein de deux classifications: la classification internationale des maladies proposée par l'OMS (CIM-10) est privilégiée en Europe ; c’est un outil sémiologique de classement et d’identification(25)(26). Le Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders (DSM-V) développé par l'association américaine de psychiatrie en 1980. C’est un outil de diagnostic catégoriel (hiérarchisant la gravité des pathologies psychiatriques) ; il est privilégié au niveau mondial.(27)(26).
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La dépression en soins primaires‎. À partir de l'étude ECOGEN

La dépression en soins primaires‎. À partir de l'étude ECOGEN

"Au moment d'être admis à exercer la médecine, je promets et je jure d'être fidèle aux lois de l'honneur et de la probité. Mon premier souci sera de rétablir, de préserver ou de promouvoir la santé dans tous ses éléments, physiques et mentaux, individuels et sociaux. Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions. J’interviendrai pour les protéger si elles sont affaiblies, vulnérables ou menacées dans leur intégrité ou leur dignité. Même sous la contrainte, je ne ferai pas usage de mes connaissances contre les lois de l'humanité. J'informerai les patients des décisions envisagées, de leurs raisons et de leurs conséquences. Je ne tromperai jamais leur confiance et n'exploiterai pas le pouvoir hérité des circonstances pour forcer les consciences. Je donnerai mes soins à l'indigent et à quiconque me les demandera. Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain ou la recherche de la gloire.
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Les soins de santé primaires: une stratégie négligée pour l’organisation des services de santé en situation de crise complexe

Les soins de santé primaires: une stratégie négligée pour l’organisation des services de santé en situation de crise complexe

soins de santé primaires, santé publique. Considérés comme la base du système de santé dans les pays en voie de développement, les soins de santé primaires sont victimes d’ingérences humanitaires déstructurantes, d’inter- ventions technocratiques débilitantes et d’un sous-financement chronique. Ils constituent néanmoins la voie privi- légiée pour l’avenir de la santé dans ces pays.

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État de santé et accès aux soins des allocataires du RMI

État de santé et accès aux soins des allocataires du RMI

22,6 % des personnes ayant reçu le RMI en janvier 1998 ont depuis un an des dents mal soignées pour des raisons financières. Source : Enquête RMI, janvier février 1998, Insee, en collaboration avec Cnaf, Cserc, Dares, Dirmi, Drees. Pour comprendre ces résultats L’Insee a réalisé une enquête en trois vagues sur le devenir des bénéficiaires du RMI, en collaboration avec la Délégation Interministérielle au RMI (Dirmi), la Direction de la Recherche, des Études, de l’Évaluation et des Statistiques (Drees) et la Direction de l’Animation de la Recherche, des Études et des Statistiques (Dares) du Ministère de l’emploi et de la solidarité, la Caisse Nationale des Allocations Familiales (Cnaf) et le Conseil Supérieur de l’Emploi, des Revenus et des Coûts (Cserc). L’échantillon est représentatif des 882 047 allocataires du RMI inscrits dans les CAF de métropole au 31 décembre 1996. Il ne concerne pas les (anciens) agriculteurs inscrit à la MSA (21 757 personnes). En septembre ou octobre 1997, une première enquête légère s’est déroulée auprès de 10 000 allocataires. Parmi les 7 953 répondants de cette première vague, 3 415 personnes ont été interrogées en janvier ou février 1998, notamment sur le logement, l’activité professionnelle, la recherche d’emploi, la santé, la sociabilité. Les résultats présentés ici proviennent de la seconde vague. Enfin, une troisième interrogation a eu lieu en septembre ou octobre 1998.
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La reconfiguration des soins de santé et la réorganisation du travail infirmier

La reconfiguration des soins de santé et la réorganisation du travail infirmier

2. Méthodologie et terrain de recherche Dans le cadre d’un partenariat de recherche avec la direction et les syndicats du CHUQ, nous avons procédé à l’étude du travail infirmier. Débutée en septembre 1998, la recherche est toujours en cours. Les résultats présentés ici portent sur le processus de reconfiguration dans l’hôpital et sur le travail infirmier dans six unités de soins. À l’aide de la direction des soins infirmiers, nous avons retenu des unités se distinguant par le degré de spécialisation des soins dispensés et par leur mission 3 . Les données ont été recueillies à l’aide de l’observation directe sur les unités, d’une durée moyenne d’une vingtaine de jours dans chaque unité, et d’entrevues semi-structurées avec un certain nombre d’informateurs clés représentant les diverses catégories de personnel. La cueillette des données s’est pour l’essentiel déroulée pendant l’automne 1998 et l’hiver 1999. Des entrevues ont également été faites avec les principaux représentants de la direction (DSI, DRH, DSCDH et les trois coordonnatrices de regroupement de clientèle) et un certain nombre de représentants syndicaux (deux syndicats d’infirmières et un syndicat représentant le personnel général). Des recherches complémentaires ont été enfin effectuées sur divers documents publiés et statistiques, relatifs au personnel et aux activités de production de soins du CHUQ et des autres centres hospitaliers du Québec Métropolitain.
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Prévention et promotion de la santé : Quels modèles pour soutenir l’évolution des pratiques en soins de santé primaires ?

Prévention et promotion de la santé : Quels modèles pour soutenir l’évolution des pratiques en soins de santé primaires ?

2. Jaen CR, Stange KC, Nutting PA. Competing demands of primary care: a model for the delivery of clinical preventive services. J Fam Pract. 1994;38:166-71. 3. Deccache A. Education pour la santé, éducation du patient. Quelques concepts et leur signification en médecine générale. Bruxelles: RESO- UCL; 1997.

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Prévention et promotion de la santé : quels modèles pour soutenir l’évolution des pratiques en soins de santé primaires ?

Prévention et promotion de la santé : quels modèles pour soutenir l’évolution des pratiques en soins de santé primaires ?

18 En 2011, Watt et al. présentaient un modèle nommé anticipatory care [24]. Le modèle consiste à combiner les avantages de la médecine générale au sein de la relation médecin- patient (couverture quasi universelle, continuité et coordination des soins, relation personnalisée de longue durée) avec ceux d’un soutien méthodologique et logistique au sein du système de santé (identification de groupes à risque), en y mobilisant différents sous- systèmes (références spécialisées, élaboration de programmes spécifiques). Ce modèle diffère d’un suivi personnalisé de qualité par sa dimension populationnelle, la prise en compte de la planification des actions dans la durée, et leur évaluation. Le principe est basé sur l’expérience princeps du Dr Julian Tudor Hart qui, dès les années 60, pratiquait des examens préventifs systématiques de ses patients, quelle qu’ait été leur demande de soins, et tenait à jour des registres des actions menées. Le cœur de cible de la prévention, difficile à atteindre, consultait régulièrement pour d’autres motifs, et la fréquence cumulée des consultations garantissait la couverture quasi parfaite de la population en matière de prévention.
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Les déterminants de l'accès aux soins de santé de première ligne au Québec

Les déterminants de l'accès aux soins de santé de première ligne au Québec

Au Québec, l’introduction du régime d’assurance médicament qui limite l’accès aux soins de santé des groupes les plus vulnérables a suscité de vives réactions (Anonymous, 2005, Gagnon,2002) exacerbées par l’apparition des assurances privées. De toutes les provinces, le Québec cumulerait la plus faible accessibilité à un médecin de famille et le plus de difficultés d’accès aux soins routiniers. Un individu sur cinq ayant besoin de soins médicaux aurait de la difficulté d’y accéder (Sanmartin, Gendron, Berthelot and Murphy, 2004). Seulement 76 pour 100 des individus ont un médecin de famille alors que la moyenne canadienne est de 86 pour 100. Le temps d’attente moyen y était également relativement long (24 jours) aussi bien pour un médecin de famille que pour un spécialiste (Haggerty et al., 2004). Entre 1992 et 1998, le temps d’attente pour le traitement du cancer du sein a augmenté de 37 pour 100 (Mayo, Scott, Shen, Henley, Goldberg and MacDonald, 2001). Moins d’un pour cent des répondants de l’Enquête nationale sur la
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