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Cancers de la thyroïde

Cancers de la thyroïde

a- Découverte d’un cancer thyroïdien pendant la grossesse Le lien entre grossesse et survenue d’un cancer thyroïdien, s’il existe, est très faible.[32] La présentation clinique des cancers thyroïdiens n’est généralement pas modifiée par la grossesse (nodule). L’examen de choix est l’échographie couplée à la cytoponction. La scintigraphie est contre-indiquée. L’absence d’agressivité particulière des cancers thyroïdiens pendant la grossesse, avec une survie similaire, une évolution habituellement favorable, incite à une attitude peu invasive. Celle-ci varie, en général, selon les résultats de la cytoponction et l’âge de la grossesse. Le risque chirurgical minimal pour le foetus et la mère se situe pendant le deuxième trimestre de la grossesse. En revanche, lors d’un diagnostic plus tardif, ou lors de résultats cytologiques douteux, l’acte chirurgical est pratiqué en post-partum. Dans tous les cas, le traitement par l’iode 131, s’il est indiqué, se fait après l’accouchement et la période d’allaitement.[33,10]
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Indications de la radiothérapie externe cervicale des cancers de la thyroïde de souche folliculaire : étude multicentrique rétrospective de 107 patients coordonnée par le réseau Tuthyref, revue systématique de la littérature, détermination des indications

Indications de la radiothérapie externe cervicale des cancers de la thyroïde de souche folliculaire : étude multicentrique rétrospective de 107 patients coordonnée par le réseau Tuthyref, revue systématique de la littérature, détermination des indications thérapeutiques basées sur un consensus d’experts

L'iode, composant essentiel de l'hormone thyroïdienne, est indispensable à la fonction thyroïdienne. Les apports journaliers recommandés d’iode sont de 150 µg ; 50 µg d'apports journaliers étant nécessaires pour prévenir tout déficit (pouvant conduire à la formation d'un goitre thyroïdien). Les cellules folliculaires de la glande thyroïde possèdent une caractéristique unique : l'absorption active et la concentration d'iode. Le sodium iodine symporter (NaIS) transporte activement l’iodure de sodium à travers la membrane cellulaire en s'opposant à un gradient électrochimique, via un mécanisme consommateur d'énergie. Cette protéine transmembranaire est stimulée par la thyroid-stimulating hormone (TSH ou thyrotropine), synthétisée par l'anté-hypophyse. Le NaIS est présent, selon une forme fonctionnellement active, sur les cellules folliculaires malignes dans de nombreuses variantes de cancers de la thyroïde de souche folliculaire. La possibilité d'utiliser l'iode radioactif telle une thérapie ciblée s'explique par la capacité de ces cellules malignes à concentrer l'iode. Le rôle primordial de la TSH (qui favorise l'internalisation de l'iode au sein des cellules folliculaires) est exploité lors d'un traitement par Irathérapie. Afin d'améliorer l'efficacité de l'iode 131, une privation de T4, une alimentation pauvre en iode et l'administration de rhTSH (recombinant human TSH) peuvent être utilisées afin d'amplifier les effets de la TSH sur les cellules folliculaires. Les possibles effets indésirables de l’Irathérapie découlent de la présence du récepteur transmembranaire NaIS au sein des glandes parotides, des glandes mammaires, de la muqueuse gastrique et des canaux naso-lacrymaux.
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Les cancers de la thyroïde à l'hôpital d'instruction des armées Clermont-Tonnerre entre 2002 et 2012

Les cancers de la thyroïde à l'hôpital d'instruction des armées Clermont-Tonnerre entre 2002 et 2012

Enfin, la littérature relative au cancer de la thyroïde dans les armées est relativement pauvre. Ainsi, nous ne sommes pas parvenus à dresser un état des lieux de cette pathologie dans l'Armée française. Aux Etats-Unis, nous avons vu qu'une étude menée parmi les militaires d'active des Forces armées américaines entre 2000 et 2011 estimait que le taux de cancers de la thyroïde était supérieur chez les militaires par rapport à la population générale américaine, mais ne constatait pas de tendance évolutive [25], alors qu'une étude antérieure sur le personnel de l'US Air Force (armée de l'air américaine) entre 1989 et 2002 ne retrouvait pas de différence significative par rapport à la population générale américaine [26]. Dans l'armée italienne, le constat en 2000 d'un excès de cas de cancers parmi les troupes italiennes engagées en Bosnie et au Kosovo a motivé la mise en place en 2001 d'un registre de surveillance des cancers dans les armées. Une évaluation du risque de cancer au sein de cette cohorte pour la période 1996-2007 n'identifiait qu'une augmentation significative ponctuelle du taux d'incidence relatif annuel du cancer de la thyroïde en 2001 parmi les troupes déployées en Bosnie [27, 28]. Dans une autre publication évaluant l'exhaustivité de la surveillance des cancers dans l'armée italienne par méthode de capture-recapture, les auteurs retrouvaient des taux d'incidence relative supérieurs pour le cancer de la thyroïde, mais évoquaient le rôle de l'essor des moyens diagnostiques et du biais de sélection engendré par la surveillance médicale systématique du personnel militaire [29]. Enfin au Japon, une récente étude portant sur la prévalence des pathologies thyroïdiennes chez les hommes jeunes et d'âge moyen évaluait à 0,31 % le taux de cancers de la thyroïde parmi 6 182 militaires japonais quinquagénaires [30].
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Infiltrats lymphocitaires dans les cancers de souche folliculaire de la thyroïde

Infiltrats lymphocitaires dans les cancers de souche folliculaire de la thyroïde

31 DISCUSSION Sélection des patients L’intérêt de l’étude de l’infiltrat lymphocytaire des cancers folliculaires de la thyroïde est thérapeutique et prédictif. S’agissant d’un cancer de bon pronostic les patients ciblés par ces nouvelles thérapeutiques seraient donc ceux présentant un cancer réfractaire à l’iode. L’une des limites de notre étude est la faible représentation de ce type de patient. Effectivement, compte tenu de la rareté de cette résistance seul un patient dans notre cohorte présentait un cancer réfractaire à l’iode. Les conclusions de notre étude seront donc difficilement attribuables à ces patients en particulier. Une durée de recueil plus importante aurait pu être intéressante, la méthodologie restant adaptée. Cependant, on peut supposer le bénéfice d’un traitement précoce par immunothérapie lorsque la pathologie est décelée précocement. De plus, en dehors de l’intérêt thérapeutique, nous recherchions un intérêt prédictif de la présence de TILs ou d’une thyroïdite associée. En étudiant les sous types lymphocytaires de ces deux entités nous pensions les associer à des lymphocytes anti ou pro tumoraux, ce que nous n’avons pas pu réaliser. De nouveau, compte tenu du faible effectif de patients iodorésistants nous n’avons pas pu associer la présence de TILs à la rémission même si la littérature nous oriente vers cette hypothèse (31) . En ce qui concerne la thyroïdite auto-immune la question reste entière.
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Cancer de la thyroïde

Cancer de la thyroïde

Les cancers de la thyroïde sont des tumeurs malignes qui se développent généralement à partir des cellules de la thyroïde. Dans plus de 90% des cas il s’agit d’un carcinome, Il représente 1,5% des cancers et le 4 ème cancer chez la femme. [02] La classification de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) identifie au sein des cancers différenciés de la thyroïde dérivés des cellules vésiculaires des cancers bien différenciés, papillaires et vésiculaires qui représentent la grande majorité et des formes moins bien différenciées, dont le pronostic est plus mauvais que celui des formes différenciées. Les études épidémiologiques récentes font état d’une forte prédominance des carcinomes papillaires qui représentent 85 à 90 % des cas , alors que les cancers vésiculaires ne représentent que 5 à 8 % des cas et les formes peu différenciées (dont les formes insulaires) 3 à 5 %, donc les variétés principales sont les cancers papillaires et vésiculaires, devançant largement les cancers médullaires, anaplasique. [03]
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Accident de centrale nucléaire et risque de cancer de la thyroïde - Les conséquences sanitaires de Tchernobyl

Accident de centrale nucléaire et risque de cancer de la thyroïde - Les conséquences sanitaires de Tchernobyl

Comment distinguer une tumeur radio-induite d’une tumeur spontanée Dans la plupart des pays occidentaux, on assiste depuis le début des années 1970 à une augmentation du nombre de cancers de la thyroïde diagnostiqués, liée essentiellement à un meilleur dépistage [13] . L’ac- cident de Tchernobyl étant survenu à une période ou l’incidence était en augmentation, un rapprochement a été fait, bien que les doses d’irradiation reçues par la thyroïde aient été faibles en dehors des régions fortement contaminées de Biélorussie, d’Ukraine et de Russie. Il s’agissait au maximum de quelques mSv chez les enfants vivant à l’époque dans l’est de la France, ce qui est de l’ordre de grandeur de l’irradiation naturelle annuelle qui est de 2,4 mSv (Tableau II) . Les calculs faits à partir du concept de dose collective (somme des doses individuelles, même minimes, reçues par une population impor- tante) n’ont pas de sens biologique. La relation entre la dose et l’effet est linéaire pour des doses > 100 mSv mais, pour des doses < 100 mSv, les mécanismes de réparation des lésions de l’ADN sont plus efficaces. Pour ces faibles niveaux de doses, l’effet est moins important que ce qui pourrait être déduit des effets des doses plus élevées. Il n’est donc pas possible d’extrapoler les effets potentiels des doses faibles en rai- sonnant à partir de la dose collective et des effets des doses « fortes ». La possibilité de distinction fiable entre tumeurs radio-induites et tumeurs spontanées permettrait d’apporter des réponses aux questions posées sur les causes éventuelles de ce cancer et permettrait aussi d’améliorer la fiabilité des études épidémiologiques, notamment pour les faibles doses.
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Synthèse et évaluation d’inhibiteurs du transport de l’iode dans la thyroïde

Synthèse et évaluation d’inhibiteurs du transport de l’iode dans la thyroïde

iv) Cancers de la thyroïde Différenciées en quatre types histologiques (papillaire, médullaire, anaplasique et folliculaire), les tumeurs cancéreuses de la thyroïde sont habituellement traitées par une ablation chirurgicale de la thyroïde couplée à une radiothérapie à l’iode 131. Cette méthode efficace (90 % de survie à 10 ans chez l’homme adulte) ne doit pas faire oublier un taux de rechute particulièrement élevé (30 %) et un pronostic de survie nettement moins bon dans les cas où le déficit de transport d’iode est plus marqué (cancers réfractaires à l’iode 131, cancers anaplasiques). Dans ces derniers cas, le symporteur est surexprimé mais n’est pas fonctionnel, car non localisé à la membrane. 6 Quelques études ont permis de réinduire une capture d’iode par ces cellules cancéreuses et cependant, la réduction du volume tumoral après radiothérapie à l’iode 131 n’est pas systématique. Des progrès importants restent donc à accomplir pour améliorer le traitement des cancers de la thyroïde, et particulièrement dans l’étude des mécanismes de régulation et d’expression du NIS. Mentionnons enfin que, en cas de résistance aux hormones thyroïdiennes ou pour certains cancers différenciés TSH-dépendants, un traitement au tiratricol (Téatrois®) peut être envisagé. 37 Ce dernier
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Les anticorps radiomarqués pour le traitement des cancers

Les anticorps radiomarqués pour le traitement des cancers

Aujourd’hui les recherches s’orientent surtout vers de nouveaux modes d’utilisation : l’introduction de la RIT à un stade précoce de la maladie, la combinaison des traitements, le fractionnement et l’utilisation en mode adjuvant, ou l’utilisation du préciblage qui a été évalué au stade préclinique, et moins sur l’amélioration des anticorps ou des radionucléides [14, 15] . Pour ces pathologies, des anticorps marqués de façon conventionnelle soit avec de l’iode 131 ( 131 I-tositumomab), soit avec de l’yttrium 90 après modification de l’anticorps par un agent chélatant couplé à l’anticorps (un dérivé activé du benzyl-méthyl-DTPA pour 90 Y-ibritumomab tiuxetan et le DOTA pour l’épratuzumab) semblent suffisants (Figure 1) . Les radio- nucléides sont également conventionnels. L’iode 131 est utilisé depuis plus de cinquante ans dans le cancer de la thyroïde et l’yttrium 90 est commercialisé aujourd’hui sous le nom d’ytracis (Tableau I) . Ces radionucléides ne sont pourtant pas idéaux pour la RIT. L’iode 131 émet un rayonnement gamma qui impose, en Europe, un confinement des malades en chambres radioprotégées pendant plusieurs jours. Pour cette raison le 131 I-tositumomab n’est commercialisé qu’aux États-Unis. L’yttrium 90, lui, n’émet pas de rayonnement gamma, ce qui impose une substitution par un autre métal pour la dosimétrie à défaut d’yttrium 86, émetteur de positons qui n’est produit qu’à la demande et est peu disponible.
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Carcinomes de la thyroïde : à propos de 50 cas avec revue de la littérature

Carcinomes de la thyroïde : à propos de 50 cas avec revue de la littérature

Une reprise chirurgicale pour totalisation de la thyroïdectomie doit être envisagée quand le diagnostic de malignité n’a pas été établi au moment du premier temps opératoire et qu’une simple lobectomie a été réalisée. [42,113] Cette reprise n’est pas nécessaire pour les cancers papillaires et vésiculaires à très bas risque (cancer de petite taille, inférieur à 1 cm, bien localisé, sans caractéristique histologique péjorative) compte tenu du faible taux de rechutes (de l'ordre de 3 %). [8,113] Les groupes d’experts convergent sur ce point. Le « consensus européen » [119] considère, en outre, que la totalisation reste discutable en présence d’un T1 de 10 à 20 mm, chez un sujet jeune (moins de 45 ans), si le lobe controlatéral est échographiquement normal et bien entendu s’il n’existe pas d’adénopathie suspecte à l’échographie. Enfin, si la première intervention est à l’origine d’une paralysie récurrentielle, la réintervention, si elle est envisagée, doit être discutée au cas par cas au regard du risque de paralysie récurrentielle bilatérale. [113]
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Hyperparathyroïdie primaire et acromégalie non syndromique : une association fortuite ou un syndrome de prédisposition incluant le cancer de la thyroïde ?

Hyperparathyroïdie primaire et acromégalie non syndromique : une association fortuite ou un syndrome de prédisposition incluant le cancer de la thyroïde ?

40 (10.11.12.13). Les cancers thyroïdiens retrouvés dans cette série pourraient-ils être en lien avec leur acromégalie et non entrer dans le cadre d’un syndrome ? D’autres études décrivent que les patients NEM1 n’ont pas plus de risque de développer un incidentalome thyroïdien comparativement aux patients présentant une HPP sans diagnostic de NEM1. (14). Mais sachant que la majorité des adénomes hypophysaires entrant dans le cadre d’une NEM1 sont des adénomes à prolactine (et non à GH), le problème posé reste le même.

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Goitre thyroïdien et les lésions dystrophiques de la thyroïde

Goitre thyroïdien et les lésions dystrophiques de la thyroïde

T outefois le goitre thyroïdien bénin présente parfois des difficultés de diagnostic histopathologique ce qui est à l’origine de problèmes de diagnostic différentiel notamment avec certains cancers thyroïdiens ainsi que de prise en charge thérapeutique. C ette pathologie a fait l’objectif de nombreuses études, néanmoins elle pause toujours un problème de santé publique, du fait du grand nombre de foyers d’endémie goitreuse. L’attitude médicale rationnelle est l’introduction d’une prophylaxie iodée systématique. Bien que cette prévention apparaît théoriquement facile à réaliser, toutefois il existe de nombreux obstacles de nature socio-économique, culturelle et politique qui s’opposent à l’implantation de programmes de supplémentation iodée adéquate.
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Energy balance and cancers.

Energy balance and cancers.

Calories and fat intake. A high energy intake thus appears to promote tumour growth. However, it is not easy to separate the promoting effect of calories from the effect of fat, the most caloric nutrient, and the risk of extra calories may be independent from the risk of fat. For example, rats fed a high-fat but caloric- restricted diet by Kumar (23% corn oil, but 80% calories) had less cancers than rats fed ad libitum a low-fat diet (5% corn oil, 100% calories). Indeed, the restricted rats fed the high-fat diet were eating 2.39 g fat per day vs. 0.85 g in control rats, and the number of adenocarcinoma was divided by a factor two by the caloric restriction (Kumar et al., 1990). Moreover, many experimental studies show no promoting effect of high-fat diets when calories are balanced between groups of rats, as long as the low-fat control diet contains enough essential fatty acids (e.g. 3.5% corn :oil) (Newberne and Sahaphong, 1989). Roberfroid showed, for example, that after a dimethylhydrazine initiation, no difference in cancer incidence or tumour burden could be detected between rats fed isocaloric diets with 5%, 10%, 15% or 20% of fats (a mixture of saturated, monounsaturated and polyunsaturated fats in equal proportions) (Roberfroid, 1991): Clinton et al: (1992) also could not detect any difference in the incidence or number of intestinal tumours in rats eating the same daily calories, and given diets with 6%, 12% or 24% corn oil after azoxymethane initiation (Clinton
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Cancers : pronostics à long terme

Cancers : pronostics à long terme

La France possède un des plus importants registres hospitaliers d’Europe : l’Enquête permanente cancer (EPC), qui regroupe des informations sur l’ensemble des nouveaux cas de cancers traités dans les Centres de lutte contre le cancer (CLCC). Depuis 1975, un système informatisé, mis en place par la Fédération nationale des centres de lutte contre le cancer (FNCLCC), assure le recueil et le traitement des données provenant des 20 CLCC de France. Les études de survie publiées à partir des données de l’EPC ne portent que sur les cas entièrement pris en charge dans les centres anti-cancéreux (FNCLCC, 1986 ; FNCLCC, 1993). Cette restriction est due au fait que les informations portant sur les malades pris en charge secondairement sont peu fiables, en particulier en ce qui concerne l’extension tumorale et la date de diagnostic. La population de l’EPC, en particulier celle qui fait l’objet des études de survie, est donc une population fortement sélectionnée dans son recrutement et très spécifique dans sa prise en charge ; elle ne peut donc être considérée comme le reflet de ce qui se passe en France. Le suivi des patients de cette base, en cours d’actualisation, n’a pas pu être pris en compte dans ce travail.
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Biologie des systèmes appliqués aux cancers

Biologie des systèmes appliqués aux cancers

Conclusion La biologie des systèmes appliqués aux cancers est aujourd’hui une approche scientifique reconnue et porteuse d’espoirs en matière clini- que. Elle s’appuie d’abord sur une formalisation rigoureuse des réseaux de régulation en des langages complets et non ambigus. Elle donne du système étudié (un réseau d’interaction gouvernant les fonctions cel- lulaires essentielles : prolifération, différenciation, mort cellulaire) une vue détaillée mais aussi une décomposition modulaire qui facilite l’inter- prétation des profils d’expression d’une tumeur. Ces modèles mathéma- tiques nous permettent de prédire l’évolution du système, c’est-à-dire à la fois de proposer des points d’intervention pour le développement de médicaments, d’anticiper l’évolution tumorale et de classifier les tumeurs. Ces caractéristiques placent la biologie des systèmes appliqués aux cancers en acteur majeur de la médecine de demain, baptisée par Leroy Hood (Institute for Systems Biology, Seattle, États-Unis) du nom de « médecine P4 » : prédictive, personnalisée, préventive et partici- pative. Les approches de biologie des systèmes promettent d’aider au développement de nouveaux biomarqueurs complexes, en utilisant à la fois les données de la biologie à haut débit et notre connaissance des réseaux biologiques. Les progrès technologiques, par exemple le séquen- çage massif qui rendra d’ici peu possible le séquençage du génome d’un patient pour le coût d’un test sanguin, ou la métabolomique, feront passer la biologie des systèmes du champ de la recherche scientifique et clinique à celui de la pratique médicale quotidienne. ‡
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Cancers, minorités de genre et de sexualité

Cancers, minorités de genre et de sexualité

Autre élément notable : la plupart des travaux concernent surtout les personnes gays, et dans une bien moindre mesure lesbiennes et bisexuelles (même si, pour partie, des [r]

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Dépistage systématique des cancers cutanés ?

Dépistage systématique des cancers cutanés ?

Comme énoncé ci-dessus, le type de protocole de cette étude ne permet pas d’inférer les bénéfices observés (la diminution de mortalité en cas de mélanome malin) à la seule intervention de dépistage, avec certitude. Une modification des modalités de traitement peut aussi avoir influencé les résultats. Il faut cepen- dant souligner que la hausse d’incidence touche ici autant les stades invasifs que les stades in situ, avec une chute importante de la mortalité spécifique mesurée après 5 ans. La mortalité liée aux cancers cutanés n’est évaluée que pour le mélanome, et elle n’est très probablement évaluable que pour ce cancer cutané. Pour les autres cancers cutanés, ce sont davantage des critères de morbidité, de qualité de vie qui sont valides, avec intérêt pour une intervention à un stade plus précoce ; cette étude-ci ne per- met pas d’en juger. Les auteurs insistent eux-mêmes sur l’aspect préliminaire de leurs résultats et sur la nécessité d’un suivi à plus long terme.
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Secondary cancers in childhood

Secondary cancers in childhood

RÉSUMÉ : Devant l’amélioration de la survie des patients pédiatriques atteints de cancer, nous devrons faire face de plus en plus souvent à des séquelles tardives dont notamment l’ap- pa[r]

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Intérêts de la chronobiologie dans le traitement des cancers

Intérêts de la chronobiologie dans le traitement des cancers

Nous allons décrire leur étude : le pouls des malades est mesuré ma- nuellement toutes les deux heures ou automatiquement toutes les douze minutes durant les vin[r]

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Energy balance and cancers

Energy balance and cancers

Four independent studies have shown that chemically induced adenocarcinoma are strongly inhibited in caloric-restricted rodents, as long as they receive an adequate supply of micronutrients (Kritchevsky, 1993). For example, groups of rats were fed a restricted diet after an azoxymethane initiation. Experimental groups were fed a restricted diet bringing 90%, 80% and 70% calories, compared with a control group fed ad libitum (100% intake). At termination, the tumour incidence was 92%, 66% and 61% respectively, of the tumour incidence observed in the control group (Kumar et al., 1990). According to Clinton et al. (1992), the number of cancers is correlated with the caloric intake, even in ad libitum-fed rats: the incidence of cancer doubled in the group of animals that spontaneously eat more calories (+25%).
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Immunothérapie des cancers par oligonucléotides immunostimulants

Immunothérapie des cancers par oligonucléotides immunostimulants

> La mise en évidence de séquences immunosti- mulantes au sein des brins d’ADN en dehors de toute traduction est une découverte récente de la biologie de l’ADN. La présence de motifs CpG, reconnus par un récepteur spécifique (Toll-like receptor 9), induit l’activation des macrophages, des cellules natural killer (NK) et des lympho- cytes B, et oriente la réponse lymphocytaire T vers le profil Th1. Les propriétés immunostimu- lantes des motifs CpG ont été utilisées avec suc- cès dans de nombreux modèles animaux de vac- cins, d’allergies ou de maladies infectieuses, et plusieurs essais cliniques sont en cours. Dans le cas des cancers, lorsqu’un antigène tumoral est connu, les motifs CpG peuvent être utilisés comme adjuvants dans un cadre vaccinal, ou combinés avec des anticorps monoclonaux. Dans les autres cas, des oligonucléotides de synthèse portant des motifs CpG (CpG-ODN) peuvent être utilisés de façon locale pour stimuler l’immunité innée et favoriser l’émergence d’une réponse immune spécifique. Cet article fait le point sur les progrès récents dans l’utilisation des CpG-ODN en cancérologie. <
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