Immigrants -- Retour aux études -- Québec (Province)

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L'information dans le parcours des immigrants qualifiés récents au Québec : des attentes à la réalité

L'information dans le parcours des immigrants qualifiés récents au Québec : des attentes à la réalité

Introduction L’immigration et l’étude des flux migratoires constituent un champ d’intérêt pour les chercheurs de tous horizons, d’autant plus dans le contexte international qui caractérise notre époque. Perçues à la fois comme un avantage économique comparatif pour les pays mais aussi comme l’opportunité d’un avenir meilleur pour les individus, la question de l’immigration se pose comme un incontournable en relations industrielles. Dans la sphère du travail, cette question est souvent intégrée à celle de la gestion de la diversité de la main d’œuvre. Cependant, plus en amont, elle relève de décisions politiques, elles-mêmes reflets d’un choix de société. Les enjeux auxquels fait face le Québec depuis déjà quelques années en ce qui a trait à la dénatalité, au vieillissement de la population active, à la pénurie de main-d’œuvre dans certains secteurs et certaines régions posent la question de l’immigration avec plus d’acuité. Les moyens déployés à cet égard sont considérables. La province a adopté une politique d’attraction très active à l’égard de candidats au profil jeune, ayant un niveau d’instruction relativement élevé et parlant le français et/ou l’anglais (MICC, 2005). Ceci a porté fruit puisque depuis le début des années 2000, pas moins de 40 000 immigrants 1 foulent le sol québécois annuellement (Statistique Canada, 2010). L’image projetée du Québec à l’étranger est capitale pour attirer les « meilleurs ». Alors que l’urgence de placer sur le marché du travail cette main- d’œuvre immigrante est réelle, les études sur la situation des immigrants récents au Québec - arrivés sur le territoire depuis moins de cinq ans - révèlent de fortes disparités en ce qui a trait à leur intégration en comparaison des natifs ou des immigrants des cohortes précédentes (Statistique Canada, 2006). Le constat de ce paradoxe a motivé de nombreuses études, lesquelles ont associé principalement les obstacles à l’intégration en emploi des immigrants aux barrières linguistiques, à la non-reconnaissance des acquis et des compétences, aux pratiques discriminatoires et au manque de réseaux sociaux (Chicha 2010b ; Belhassen 2009 ; Arcand et al, 2009 ; Rimok, 2006). Bien que nous soulignions les efforts des différents partenaires institutionnels pour pallier ces entraves, la désillusion des immigrants qualifiés venus au Québec pour motifs professionnels semble
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La perception des immigrants colombiens de leur processus d'intégration à Québec

La perception des immigrants colombiens de leur processus d'intégration à Québec

79 Le sentiment de bonheur face à la vie à Québec a été également nommé par Ignacio. D’après lui, il est intégré à Québec parce qu’il considère que Québec est son chez-soi. Puisqu’il s’était installé dans différentes villes en Colombie, il considérait que son intégration à Québec a été facile, comparativement à son installation dans certaines villes en Colombie; « Malgré qu’il s’agissait de villes dans mon pays, la culture de ces villes était très différente à la mienne. Pour moi, ça a été plus facile de m’intégrer avec les personnes d’ici qu’avec les personnes de ces villes ». Comme dans le cas de Benjamin, Ignacio mentionne qu’il met beaucoup d’effort pour s’insérer au marché de l’emploi dans son domaine de formation ainsi que pour participer de la vie culturelle de la ville. Selon ce participant, c'est grâce à cet effort qu’il a réussi à se faire une place dans la société. Se sentir chez soi est le même sentiment vécu par Lorenzo, qui se sent intégré dans la mesure où il s’informe sur ce qui se produit dans la province. Il lit le journal, il porte des critiques sur l’actualité. Il a développé un sentiment d’appartenance envers la ville de Québec. Il mentionne que ce sentiment doit être développé et qu’il faut déployer des efforts pour y arriver. Il indique ceci : « Il s’agit aussi d’une sorte de contribution envers cette société dans laquelle nous sommes des privilégiés; avoir la chance de retourner aux études à mon âge! C’est un privilège qui n’est pas offert ailleurs dans le monde ».
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Pratiques informationnelles des immigrants récents en recherche d'insertion professionnelle au Québec

Pratiques informationnelles des immigrants récents en recherche d'insertion professionnelle au Québec

Les institutions scolaires Suivre un programme de formation peut également favoriser la création de liens significatifs avec des personnes susceptibles de devenir des sources d’information et de soutiens importants. Dans notre corpus, 10 jeunes adultes immigrants (sur 14), ont étudié ou étudiaient dans un programme d’études (autre que la francisation) au Québec au moment de la recherche. Plusieurs d’entre eux ont établi des relations significatives dans un contexte de formation postsecondaire. Ces relations les ont aidés à intégrer le marché du travail dans leur domaine. Par exemple, un jeune adulte immigrant (Europe occidentale) a obtenu son premier emploi spécialisé grâce à son réseau d’amis formé au Cégep. En fait, ses amis l’ont aidé non seulement pour son insertion professionnelle, mais ils ont aussi été un soutien significatif dans son intégration sociale à Montréal, et plus largement : « J’ai une amie ici [rencontrée au Cégep] que je considère un peu comme ma famille. […] Pour ce qu’est, tout ce qui se rapproche un peu plus proche de ma famille, c’est ma meilleure amie ici. Donc c’est souvent à elle que, dès que j’ai besoin d’un conseil, je demande. » De même, pour une jeune adulte immigrante (Amérique centrale), le fait que son processus d’immigration ait été précédé par des séjours au Québec comme étudiante lui a permis de construire progressivement son réseau social et informationnel. C’est au Cégep qu’elle a rencontré son conjoint, lequel a été une source importante de soutien pour son intégration sociale. En ce qui concerne la formation, le milieu universitaire lui a permis non seulement de bien connaître les ressources d’aide disponibles à Sherbrooke, mais aussi de faire du bénévolat au sein de différents organismes communautaires liés à son domaine d’étude et ainsi créer des liens significatifs avec l’équipe de travail en place, ce qui lui a permis, à terme, d’y obtenir un emploi.
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La perception des immigrants colombiens qualifiés résidant à Québec de leur processus d'insertion professionnelle

La perception des immigrants colombiens qualifiés résidant à Québec de leur processus d'insertion professionnelle

et à garder un sentiment de contrôle sur leurs vies et leurs carrières (Blain, 2006; Giroux, 2011). Goguikian Ratcliff, Bolzman et Gakuma (2014) soulignent « qu’un optimisme de départ et des attentes prémigratoires élevées agissent positivement sur la motivation à s’intégrer et sont des facteurs protecteurs de la psychopathologie » (p.71). En lien avec les attentes prémigratoires les participants de cette recherche affirment qu'un autre élément qui aide à surmonter les obstacles et contribue à l’insertion professionnelle est la planification du projet migratoire. Selon nos participants, il s’agit d’avoir des objectifs d’insertion clairs et d’agir en conséquence, en cherchant les meilleurs moyens pour les atteindre. Dans les cas de la présente recherche, on a remarqué que tous nos participants demeurent orientés sur leur carrière après la migration. Le fait que la plupart des participants n’ont pas d’enfant ni de soucis familiaux peut expliquer l’importance donnée à la profession. Cet attachement à leur profession favorise chez eux le recours à des stratégies offensives qui leur permettent de respecter leurs ambitions et de tendre vers la requalification. Ce constat va dans le même sens que celui réalisé par Giroux (2011) auprès de certaines des femmes immigrantes qualifiées qu’elle a rencontrées, mais diffère du constat fait par elle auprès de la majorité des femmes de son échantillon qui considéraient important avant la migration la requalification, tandis qu'après la migration, leurs stratégies visent plus souvent l'insertion. À la lumière de ces constats, on peut penser que face à la transition de vie qu’est la migration, la majorité de nos participants n’ont pas vécu une transformation profonde de leur identité professionnelle, comme c’est le constat que se dégage des différentes études faites auprès des immigrants (Blain, 2005; Cardu, 2007; Belhassen-Maalaoui, 2008; Legault et Fronteau, 2008; Guilbert et Prévost, 2009). Dans le cas de nos participants, c’est par le processus de reconstruction identitaire qu’ils ont fait des ajustements de leur identité professionnelle (Cardu et Sanschagrin, 2002), pour s’adapter aux réalités nouvelles de la société d'accueil, mais toujours dans le but clair d’accéder au nouveau marché du travail dans leur domaine de formation.
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La persévérance scolaire des immigrants haïtiens de première génération au Québec et à New York

La persévérance scolaire des immigrants haïtiens de première génération au Québec et à New York

3.6 Les modalités et les critères de recrutement des participants Plusieurs critères avaient guidé le choix de nos participants. Le premier consistait à être immigrants haïtiens de première génération, âgés au moment de l’entrevue entre 18 et 38 ans. Ils sont des gens qui vivaient à Montréal et à Brooklyn et avaient connu une expérience de décrochage scolaire au secondaire ou dans un programme d’éducation des adultes permettant d’obtenir un diplôme équivalent au DES (le diplôme d’études secondaires) comme la Formation générale des adultes (FGA) au Québec et le « General Equivalency Diploma (GED) » à New York. Les entrevues sont réalisées dans l’une des deux langues officielles d’Haïti : le français et le créole selon la convenance ou la capacité des participants. À noter que les interviewés avaient tous vécu leurs premières années de scolarisation en Haïti pour avoir quitté le pays au moins au début de la période d’adolescence. Par ailleurs, tous les entretiens effectués en créole ont été traduits en français préalablement à l’analyse des données.
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Analyse du niveau de littératie en français au Québec : une comparaison entre natifs et immigrants

Analyse du niveau de littératie en français au Québec : une comparaison entre natifs et immigrants

Puisqu’on observe que les compétences en littératie sont plus élevées parmi les personnes en emploi que chez les inactifs (Statistique Canada 2013), certaines études incluent le statut d’emploi, le type de profession ou le nombre d’années d’expérience dans l’analyse multivariée des déterminants de la littératie (Green et Riddell 2001; Lane 2011; Ng et R. Omariba 2013; Willms et Murray 2007; Wagner 2002). Il se pose par contre un problème d’endogénéité de la relation entre travail et compétences en littératie : le fait d’être actif sur le marché du travail peut effectivement exercer une influence bénéfique sur le niveau de compétence, mais à l’inverse, il y a lieu de penser que le niveau de compétence d’un individu détermine la probabilité que celui-ci soit actif ou pas sur le marché de l’emploi (Desjardins 2003b; Willms et Murray 2007) 7 . On peut faire le même raisonnement avec le type de profession des individus. Il n’en demeure pas moins que l’environnement de travail constitue un vecteur d’influence du développement et du maintien des compétences des individus (Reder et Bynner 2009). Kerckhoff, Raudenbush et Glennie (2001) mentionnent quant à eux que la seule mesure (variable indépendante) du statut socioéconomique qu’ils incluent dans leur modèle est le niveau de scolarité des parents.
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Les travailleurs immigrants sélectionnés et l'accès à un emploi qualifié au Québec

Les travailleurs immigrants sélectionnés et l'accès à un emploi qualifié au Québec

De façon générale, les indicateurs de performances globales montrent que la situation économique des immigrants s’améliore avec le temps : le taux d’emploi en 2002 est de 73% contre 61% en 1997 et 53% en 1993. À cet effet, la région de provenance des travailleurs immigrants influence l’accès à l’emploi, mais cet effet finit par s’estomper au cours du temps. Les travailleurs de l’Europe de l’Ouest accèdent à 80% à un emploi après six mois de résidence. Les ressortissants de l’Afrique (hors Maghreb) et des Amériques (sauf États-Unis) sont 70% à être en emploi après un an. Il faut environ deux ans et demi de résidence pour que les maghrébins et les européens de l’Est atteignent un pareil pourcentage. Il est à noter que les femmes qui se présentent comme requérante principale subissent une évolution comparable à celle des hommes sur le marché du travail. L’écart salarial entre la population québécoise et les requérants principaux n’est pas alarmant, la situation des conjoints étant plus délicate. L’évolution de la situation professionnelle des conjoints sur le marché de l’emploi n’est quasiment pas significative au moment de l’entrevue. Ils sont toujours plus nombreux au chômage qu’en emploi. Néanmoins, 69% d’entre eux estiment qu’en général leur situation s’est améliorée par rapport à celle dans leur pays d’origine. Au moment de l’entrevue, 12% des requérants sont toujours sans emploi, la poursuite des études étant la principale raison. En général, on observe que les travailleurs immigrants entreprennent des études assez facilement qu’ils aient accédé ou non à un premier emploi. La poursuite de nouvelles études, de formations ou tout simplement de perfectionnement est très répandue dans toutes les catégories d’immigrants.
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Une analyse des déterminants de la mobilité linguistique intergénérationnelle des immigrants allophones au Québec

Une analyse des déterminants de la mobilité linguistique intergénérationnelle des immigrants allophones au Québec

Les facteurs démographiques Les facteurs démographiques incluent l’endogamie (deux parents allo- phones de même langue maternelle) et l’exogamie (deux parents allo- phones de langues maternelles différentes ou un parent allophone dont le conjoint est francophone ou anglophone), l’âge à l’admission (arrivée au Canada avant l’âge de 15 ans ou après) et la période d’immigration (arrivée avant 1977 ou depuis 1977). L’année 1977 a été choisie comme pivot puisque c’est à ce moment que le Québec adopte une législation linguistique importante, la loi 101 (ou Charte de la langue française), contraignant notamment les enfants d’immigrants à fréquenter l’école française. La loi 101 est en outre emblématique d’une affirmation du caractère francophone du Québec, affirmation qui s’est amorcée avant son adoption en 1977 et qui s’est poursuivie par la suite. On fait l’hypothèse que les substitutions linguistiques sont plus favorables au français chez les immigrants arrivés en 1977 ou après que pour ceux qui ont été admis avant 1977. Quant à l’âge à l’admission, il permet de distinguer les immigrants plus jeunes qui sont arrivés au Canada avant d’avoir terminé leur scolarité obligatoire (16 ans au Québec). Ces immigrants arrivés très jeunes au Canada connaissent un processus d’intégration à la société d’accueil différent de celui des immi- grants arrivés à l’âge adulte parce qu’ils feront leurs études, en tout ou en partie, dans le système scolaire canadien. On suppose que les enfants des immigrants arrivés plus jeunes réaliseront plus fréquemment des substitu- tions linguistiques en faveur du français que ceux des immigrants arrivés plus vieux à cause de l’obligation de fréquenter une école française tant à la maternelle qu’au primaire et au secondaire, obligation qui touche plusieurs d’entre eux sous le régime de la loi 101.
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Diplômés du collège et de l’université : une comparaison des immigrants et natifs au Québec en 2006

Diplômés du collège et de l’université : une comparaison des immigrants et natifs au Québec en 2006

Il faut signaler que certains facteurs pertinents n’ont pas été examinés dans le cadre de cette étude. Parmi lesquels nous pouvons citer le niveau de scolarité des parents, les attitudes des parents, le lieu de résidence et la composition familiale. Le niveau de scolarité des parents demeure un déterminant incontournable de la détention d’un titre scolaire tant du côté des natifs que de celui des immigrants. Le fait d’évoluer dans une famille plus instruite constitue un élément assez important dans la détention d’un titre scolaire postsecondaire. Cela a été d’ailleurs démontré pour le Canada et les États-Unis. La prise en compte de ce facteur élargirait probablement notre compréhension de cette question dans le cas du Québec. Concernant la région de résidence, certains chercheurs ont montré que les familles habitant en milieu urbain ont tendance à avoir des scolarités plus élevées que les autres familles. Quant aux attitudes des parents, elles influencent un grand nombre de comportements (Capul et Ganier, 1999) chez les enfants, y compris le comportement scolaire. Malgré le débat qui existe autour de l’impact de la variable composition familiale, il serait nécessaire d’évaluer son influence sur les résultats des études postsecondaires au Québec.
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Être préposé aux bénéficiaires : l'expérience de travail des immigrants de la ville de Québec

Être préposé aux bénéficiaires : l'expérience de travail des immigrants de la ville de Québec

6 attitudes de l’employé recherché, correspondraient moins bien lors qu’il s’agirait d’un immigrant. Il y aurait pour ces recruteurs un problème de culture. La dernière thématique de l’intégration au travail, qui est très peu étudiée dans la littérature, est celle de la période post- embauche. Peu d’études se sont penchées sur la manière dont les immigrants vivent leur intégration au travail après leur embauche. Comment se déroule les premières journées ? Comment s’adaptent-ils au nouveau milieu de travail ? Quelles difficultés rencontrent-ils ? Sont-ils satisfaits ? Afin de répondre à ces questions très peu étudiées, je m’intéresse dans ce mémoire à la période post-embauche des immigrants et immigrantes ayant trouvé un travail comme préposés aux bénéficiaires. Toutefois, le concept d’intégration au travail ne sera pas utilisé ; je ne cherche pas à analyser si les préposées immigrantes sont intégrées ou non dans leur équipe de travail, je cherche plutôt à décrire et documenter leur expérience de travail. Ce choix conceptuel est réfléchi : parler d’intégration est très complexe, cela renvoie à aborder les notions d’insertion et d’assimilation, des concepts s’affrontant depuis quelques années en sciences sociales (Côté-giguère 2015). Ce mémoire ne vise pas à mesurer le degré d’intégration des participants, une tâche très ardue en raison des multiples définitions de ce terme qui ne cesse d’être utilisé sous plusieurs formes sans que n’y soit associé de définition (Côté-giguère 2015). Qu’est-ce que l’intégration au travail ? Qu’est-ce que la non-intégration au travail ? Quels sont ces critères et ces frontières ? La non-intégration s’adresse-t-elle seulement aux immigrants ou un québécois d’origine peut-il ne pas s’intégrer au travail ? Toutes ces questions sur l’intégration demanderaient d’être étudiées plus en profondeur, c’est pourquoi le concept d’intégration ne sera pas utilisé.
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Aller-retour : l’incidence des pratiques et rituels de socialité sur le parcours migratoire des immigrants français au Québec

Aller-retour : l’incidence des pratiques et rituels de socialité sur le parcours migratoire des immigrants français au Québec

que les immigrants plus jeunes sont générale- ment plus mobiles que les immigrants plus âgés et donc plus enclin à partir (DaVanzo, 1983 : 557 et 558). D’autres études ont également révélé que la probabilité d’un retour tendrait à diminuer au fur et à mesure que la taille de la famille des immigrants dans leur pays d’accueil augmente (Nivalainen, 2004: 158). Les immigrants célibataires seraient donc dans cette op- tique les plus enclins à retourner. D’autres études ont tissé un rapprochement entre le niveau de scolarité des immigrants et leur propension à quitter leur pays d’accueil. Ces recherches ont ainsi révélé que les immigrants les moins éduqués sont généralement les plus enclin à retourner dans leur pays d’origine tandis que les immigrants plus instruits sont les plus portés à émigrer vers un autre pays, émigrant seulement lorsqu’une opportunité de travail plus avan- tageuse se présente (DaVanzo, 1983 : 557 et 558). Il a également été observé que le désir d’effectuer un retour varierait grandement selon le pays d’origine des immigrants (Dustmann, Bentolila et Faini, 1996 : 232). Les résultats de Gmelch suggéraient par exemple que les im- migrants originaires d’Europe seraient généralement moins enclins à retourner dans leur pays d’origine de crainte de devoir admettre un «  échec  » à leurs proches (Gmelch, 1980: 141). Dans certains cas précis, ces recherches ont montré que le retour des migrants aurait été causé par des facteurs négatifs ou « répulsifs » rencontrés dans le pays d’accueil comme la discrimination ou le racisme (Gmelch, 1980 : 140). Bien qu’intéressantes, ces conclusions très générales semblent pouvoir s’appliquer à toutes les populations et semblent donc in- adaptées pour expliquer les particularités que présentent le phénomène du retour en France des immigrants français du Québec.
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L'écart salarial entre les hommes et les femmes immigrants qualifiés au Québec

L'écart salarial entre les hommes et les femmes immigrants qualifiés au Québec

Dans le reste du travail, les immigrants du Maghreb, de l’Afrique, de l’Europe de l’Est, de l’Amérique Latine, de l’Asie de l’Est et de l’Ouest sont regroupés ensemble, puisqu’ils par- tagent cette caractéristique commune d’absence d’écart salarial entre les hommes et les femmes pour le deuxième emploi. Ils sont nommés les immigrants des pays en développement. En les rassemblant au tableau A.7 , ils expérimentent toujours une situation distincte à celle des im- migrants occidentaux. En aucun cas, la variable femme figure comme étant statistiquement significative. En ce qui concerne les autres variables explicatives, les diplômes d’éducation détiennent un pouvoir explicatif moindre comparativement aux Occidentaux. À la première colonne du tableau A.7 , il est démontré que les immigrants détenant une maîtrise ou un docto- rat perçoivent un salaire plus élevé de 22,2% par rapport aux immigrants possédant un diplôme d’étude secondaire ou moins, tandis que ce rendement scolaire se chiffre à 52,5% chez les im- migrants occidentaux. Les niveaux de scolarité inférieur à celui-ci ne sont pas statistiquement significatif. Cela indique que les immigrants provenant des pays en développement et détenant un baccalauréat ou un diplôme collégial ne recoivent pas, en moyenne, un salaire plus élevé que ceux ayant des études équivalentes à un secondaire ou moins. Ces différences de rendement montrent que les diplômes obtenus dans les pays en développement détiennent une valeur mar- chande moindre relativement à ceux des pays occidentaux. Il est possible de présumer que les immigrants, malgré leur fort niveau de scolarité, rencontrent de la difficulté à faire reconnaître leurs compétences acquises à l’étranger, lorsqu’ils proviennent de pays en développement tel que démontrée dans l’étude de Lacroix ( 2013 ), Renaud et Cayn ( 2006 ) et Bourdabat et Cousi- neau ( 2010 ). Au modèle 2 du premier et du deuxième emploi, on s’aperçoit que l’ancienneté et la maîtrise de l’anglais s’avèrent être les seules autres variables statistiquement significatives. L’ajout de variables interactives ne fournit pas d’informations supplémentaires et elles ne sont pas statistiquement significatives. C’est pourquoi ces résultats ne sont pas mis en évidence au tableau A.7 .
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Épidémiologie des maladies parasitaires chez les immigrants au Québec

Épidémiologie des maladies parasitaires chez les immigrants au Québec

chez les immigrants qui peuvent développer une immunité naturelle contre la malaria (Collinet-Adler et al., 2007; Monge-Maillo et Lopez-Velez, 2012). Le risque d’évoluer vers une forme sévère est plus élevé chez les enfants de moins de cinq ans, les personnes ayant un diagnostic tardif et chez ceux qui sont exposés pour la première fois (Monge-Maillo et Lopez-Velez, 2012). En 2012, le paludisme était à l’origine d’environ 627 000 décès dont la majorité est parmi les enfants africains. Les voyageurs non immunisés venant de régions exemptes de paludisme sont très vulnérables à la maladie lorsqu’ils sont infectés. Le paludisme est une maladie évitable dont on guérit. Le renforcement des mesures de prévention et contrôle permet de réduire le fardeau de cette infection dans certains endroits. D’où la pertinence de renforcer nos actions afin de réduire son impact sur la santé de l’individu et sur la santé publique est assez importante (OMS, 2014). Plusieurs experts recommandent un traitement empirique de tout immigrant ayant séjourné dans une région endémique avant son départ vers le pays d’accueil, une mesure qui a été démontrée coût-efficace par plusieurs études si le taux de prévalence dépasse 1,5% (Monge-Maillo et Lopez-Velez, 2011) et qui est appliquée par le CDC depuis 1999 (CDC, 2010). Une autre étude a démontré que chez les refugiées qui viennent de l’Afrique de l’ouest, le nombre nécessaire de traiter (NNT) avant leur départ pour éviter un cas de malaria est de 13,9 (IC 95% : 9,8-24) (Collinet-Adler et al., 2007). Les auteurs ont estimé qu’entre 141$ et 346$ sont les coûts associés au traitement empirique avant le départ ce qui se compare favorablement aux couts du traitement d’un seul cas de malaria aux États-Unis (1,730 $), même si le taux de prévalence dépasse seulement 1%.
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La participation politique des immigrants au Québec

La participation politique des immigrants au Québec

Le capital social crée chez Putnam les deux types de liens que sont le bonding capital soit la création de liens affectifs avec d’autres, qu’il s’agisse d’amitié, d’amour ou de sentiment de similitude chez des personnes semblables, et le bridging captial qui consiste à faire des pont. On y retrouve les relations d’affaires, de travail, de voisinage et il correspond au carnet d’adresse dans son sens le plus général. Les liens ainsi créés ne sont pas nécessairement influencés par un quelconque degré de similarité. Néanmoins, Putnam parvient à définir la participation politique en incluant la notion de participation sociale à la participation politique. Ainsi, être bénévole, militant, membre d’un groupe communautaire, tenir un blog, être sympathisant féministe ou manifester sur un enjeu planétaire sont des formes de participation politique, même si elles n’apparaissent pas dans les analyses de type stratégiques ou dans nombre d’études purement quantitatives. Il existe par exemple au Québec une forte participation sociale des jeunes migrants, notamment démontrée par un taux de bénévolat élevé et identique au reste de la population 52 . Si Dan Bechman 53 démontre que la propension des jeunes immigrants à donner un sens politique à leur investissement bénévole est majeure et constitue plus qu’une simple activité communautariste, c’est Fernando Mata, John D. Brodhead et Isabelle Petersen 54 qui démontrent que dans le contexte canadien, l’acticité bénévole très marquée auprès des jeunes et notamment des femmes immigrantes est avant tout une
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Intégration linguistique des immigrants au marché du travail au Québec

Intégration linguistique des immigrants au marché du travail au Québec

Parmi les autres caractéristiques de l’entreprise étant associées de façon significative à l’usage du français au travail, il y a la localisation géographique de celle-ci. Les immigrants travaillant pour une entreprise qui se trouve sur l’Île de Montréal sont moins susceptibles d’employer le français au travail que ceux travaillant ailleurs au Québec. Cette situation est probablement due au fait que les bureaux des compagnies internationales, ainsi que les entreprises à propriété anglophone et allophone ayant tendance à fonctionner en anglais sont concentrées à Montréal qui est reconnu comme capitale économique du Québec. C’est pourquoi l’Île de Montréal diffère du reste du Québec par rapport à l’usage du français au travail chez les immigrants. Contrairement aux résultats de certaines études (Moffet et coll., 2008; Chénard et van Schendel, 2002; Monnier, 1993; Monnier, 1983), nous n’avons pas constaté de lien significatif entre le secteur d’activité de l’entreprise et l’usage du français au travail chez les immigrants.
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L'effet sur le salaire de l'adéquation formation-emploi chez les immigrants qualifiés au Québec

L'effet sur le salaire de l'adéquation formation-emploi chez les immigrants qualifiés au Québec

Chapitre 1 Revue de littérature Le Québec connait depuis les dernières années un ralentissement démographique ainsi qu’une pénurie de main-d’œuvre qualifiée. Dans le but d’amoindrir ces effets, les politiques d’immigra- tion ont été orientées de sorte à favoriser la venue d’immigrants qualifiés francophones et/ou anglophones au Québec. Cet accroissement d’immigrants qualifiés a incité les chercheurs à s’intéresser aux enjeux reliés à l’immigration étant donné l’importance grandissante de ceux- ci. Par le passé, plusieurs auteurs se sont intéressés à la situation des immigrants, et ce, avant et après les changements apportés à la grille de sélection. La littérature scientifique relative à l’immigration est donc riche en informations tant au niveau de la condition générale des immigrants que pour certains aspects précis du processus d’intégration. Parmi ces nombreuses études, plusieurs d’entre elles se sont intéressées aux différences sur le marché du travail entre les immigrants et les natifs. On y retrouve notamment plusieurs études ayant démontré la présence d’inégalités salariales entre les immigrants et les natifs, mais peu d’informations sur les conditions salariales des immigrants entre eux. Ce type d’étude permet aux chercheurs de pouvoir mesurer le dégré d’insertion des immigrants dans leur nouvel environnement de travail [ Nadeau and Seckin , 2010 ].
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La gouvernance de proximité en contexte interculturel : villes et intégration des immigrants au Québec

La gouvernance de proximité en contexte interculturel : villes et intégration des immigrants au Québec

urbaine intégrée, l’immigration et le logement social (Drummondville, 2018). La Ville de Gatineau aussi a opté pour une approche dans laquelle l’immigration est dans le service des arts, de la culture et des lettres. D’ailleurs, leur politique porte le nom de politique en matière de diversité culturelle et non d’intégration des immigrants comme on peut le voir ailleurs. Cette décision organisationnelle est, dans les faits, plutôt étonnante puisque la vision adoptée par les membres de l’équipe et les actions qui en découlent dépassent largement la promotion des cultures et s’apparente davantage à la vision globale du développement social. Un autre cas de figure qui mérite d’être souligné est celui de la Ville de Rimouski. L’immigration, qui était auparavant reliée au service des loisirs, de la culture et de la vie communautaire - principalement dû aux demandes d’accommodements dans les camps de jours l’été - est maintenant dans les fonctions du directeur général adjoint à la suite de son changement de poste. Peu de temps s’est écoulé depuis l’attribution de ce mandat à ce poste ce qui fait en sorte que peu d’informations sont disponibles quant aux répercussions de cette décision sur le rôle de la ville en matière d’immigration et des relations interculturelles. À première vue, la transversalité de l’interculturel, qui semble être une préoccupation partagée par bon nombre de fonctionnaires, pourrait être envisageable dû au mandat de la direction générale. Cependant, il est aussi possible que ce dossier, souvent considéré comme non prioritaire, soit vite laissé de côté, faute de temps et d’argent.
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Resserrement du critère d'autonomie financière et insertion en emploi des immigrants qualifiés au Québec

Resserrement du critère d'autonomie financière et insertion en emploi des immigrants qualifiés au Québec

constaté dans une étude de Brückner et al. (2002). Les pays européens aux régimes d’assistance sociale plus généreux attirent la main-d’oeuvre non qualifiée. Cependant, la robustesse de cette relation est loin d’être hors de tout doute. La validité des résul- tats peut être remise en cause, car le choix de localité des immigrants peut aussi être influencé par d’autres facteurs, par exemple une concentration ethnique pré-existante (Borjas, 1999 ; Brückner et al., 2002 ; Zavodny, 1999). De Giorgi et Pellizzari (2006) ajoutent des indicateurs d’emploi dans leur étude et ceci leur permet de dire que l’effet d’attraction des régimes plus généreux est plutôt faible lorsque comparé à l’effet des sa- laires sur le choix de destination. Selon eux, les choix de résidence ne répondraient donc que partiellement à la différence dans la générosité des régimes d’assistance sociale. Plus récemment, Razin et Wahba (2011) ont analysé l’hypothèse du Welfare Magnet et lui ont apporté une contribution qui mérite d’être soulignée. Ils soutiennent que bien que la générosité des régimes d’aide sociale peut affecter la composition des popula- tions d’immigrants, il faut aussi s’attarder sur la politique d’immigration qui est mise en place. Selon eux, un régime d’immigration plus libéral peut attirer la main-d’oeuvre non qualifiée en raison des bénéfices potentiels des programmes d’assistance sociale. À l’inverse, les travailleurs qualifiés sont dissuadés par cette générosité, dans la mesure ou ils sont plus susceptibles d’être des contributeurs nets au système d’assistance sociale. Leur hypothèse du « fardeau fiscal » veut qu’il y ait une volonté politique de la part des gouvernements et des populations natives en faveur d’une politique d’immigration plus restrictive. Si l’immigration non qualifiée alourdit le fardeau fiscal des programmes so- ciaux, les décideurs politiques et les électeurs natifs privilégieraient alors l’immigration de travailleurs qualifiés. En comparant la zone de libre-échange de l’Union européenne avec les zones restrictives hors Union européenne, leurs résultats soutiennent l’hypo- thèse du Welfare Magnet pour les régimes d’immigration plus libéral de même que celle du fardeau fiscal pour les régimes d’immigration plus restrictif.
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Retour aux études universitaires et acquis expérientiels perceptions d'acteurs du communautaire

Retour aux études universitaires et acquis expérientiels perceptions d'acteurs du communautaire

Nous recherchons des personnes qui interviennent depuis deja quelques annees dans un organisme communautaire d'insertion sociale et professionnelle (appeles aussi organismes d'employab[r]

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La schizophrénie au sein d'un Québec multiculturel : le cas des immigrants haïtiens de Montréal

La schizophrénie au sein d'un Québec multiculturel : le cas des immigrants haïtiens de Montréal

Tous ces extraits expriment clairement la confiance accordée au domaine du religieux en matière de santé. La religion, un recours parallèle à la médecine, mais qui souvent, s'avère un recours primaire. Son accessibilité y joue certainement un rôle, bien que ce ne soit évidemment pas le seul facteur à considérer quant à sa popularité. La religion se voit, entre autres, attribuer le mérite de ne porter aucun jugement sur la condition de santé de ses fidèles. De plus, elle est présente pour quiconque veut bien y croire. Le spirituel procure une certaine structure et une discipline aux croyants tout en les aidant à faire face aux problèmes d'ordre psychologique et émotionnel. Que ce soit en Haïti ou ailleurs, une gamme d'explications de la maladie circulent, basées tant sur les croyances religieuses que sociales (Minn et al., 2010 : 45). Les comportements de recherche d'aide en sont donc influencés. Certaines églises, principalement de confession pentecôtiste, vont même jusqu'à proposer un dispositif de gestion de la maladie : un phénomène qui n'a cessé de prendre de l'expansion au fil des années, d'où l'intérêt d'y accorder une attention particulière (Vonarx, 2005 : 154). D'un autre côté, le recours aux pratiques voudouesques, généralement considérées caractéristiques aux sociétés créoles, ne sont pas ressorties parmi les entretiens réalisés. Toutefois, quelques répondants n'ont pas nié la tendance de certains Haïtiens à s'orienter vers ce type de pratiques à des fins thérapeutiques. L'aspect tabou du sujet peut s'avérer un élément d'explication quant à l'absence d'une telle donnée. En contrepartie, je tiens à rappeler que les répondants rencontrés, bien qu'Haïtiens, sont majoritairement établis au Québec depuis plusieurs années. Plusieurs d'entre eux n'ont jamais réellement mis les pieds en Haïti, ce qui peut influencer en partie leur réfèrent culturel.
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