[b Variable aléatoire c\
Table des Matières
I. Introduction 1
II. Variable aléatoire et loi de probabilité 1
III.Espérance d’une variable aléatoire 2
IV. Variance et écart-type d’une variable aléatoire 2
Stéphane MirbeldLycée Gay LussacdLimoges dmath-adore.frd 0/3
[b Variable aléatoire c\
I. Introduction
tActivité 1
On lance 3 fois une pièce de monnaie bien équilibrée.
Si PILE apparaît on gagne 10 euros, si FACE apparaît on perd 5 euros.
1. Déterminer toutes les gains possibles.
2. Calculer la probabilité de tous ces gains possibles.
II. Variable aléatoire et loi de probabilité
Soit une probabilitéPdéfinie sur un univers finiΩà valeur dans [0 ; 1] et une applicationXdeΩdansRqui a tout événementAide l’univers associe un nombre réelxi,iétant un nombre entier naturel compris entre 1 etn.
P: Ω → [0 ; 1]
Ai 7→ P(Ai) X: Ω → R
Ai 7→ xi=X(Ai)
On noteP(X=xi) le nombreP(Ai) tel queAiest l’ensemble des événements antécédents dexiparX. On noteP(X6xi) le nombreP(Ai) tel queAiest l’ensemble des événements antécédents de tous lesxjpar Xtels quexj6xi(on définit de manière analogue les autres inégalités).
Xest appelée variable aléatoire etX(Ω)={x1;x2;...;xn}.
La loi de probabilité de la variable aléatoireXest l’ensemble desnprobabilitésP(X=xi).
gDéfinition
Stéphane MirbeldLycée Gay LussacdLimoges dmath-adore.frd 1/3
On lance simultanément deux dés à six faces bien équilibrés, numéroté de 1 à 6. On s’intéresse à la somme des numéros des faces.
Ω={(1 ; 1) ; (1 ; 2) ; (1 ; 3) ; (1 ; 4) ; (1 ; 5) ; (1 ; 6) ; (2 ; 1) ; ... ; (6 ; 5) ; (6 ; 6)}
Ωpossède 36 couples, 36 événements élémentaires équiprobables.
X((1 ; 1))=2 ;X((1 ; 2))=3 ;X((1 ; 3))=4 ; ... ;X((1 ; 6))=7 ;X((2 ; 1))=3 ; ... ;X((6 ; 5))=11 ;X((6 ; 6))=12 Ainsi,
P(X=3)=P[(1 ; 2)∪(2 ; 1)]=P((1 ; 2)+P(2 ; 1)= 1 36+ 1
36= 1 18
X=3 correspond aux antécédents de 3 parX, soit à la réunion des événements élémentaires (1 ; 2) et (2 ; 1) deΩ.
P(X63)=P(X=2)+P(X=3)= 1 36+ 1
18= 1 12
X 63 correspond aux antécédents de 2 et de 3 par X, soit à la réunion des événements élémentaires (1 ; 1) ; (1 ; 2) et (2 ; 1) deΩ.
gExemple
gRemarque
P(X=x1)+P(X=x2)+...+P(X=xn)= Pn
i=1P(X=xi)=1
III. Espérance d’une variable aléatoire
SoitX={x1;x2;...;xn} une variable aléatoire définie sur un universΩmuni d’une probabilitéP. On appelle espérance mathématique d’une variable aléatoireX, notéeE(X) la valeur suivante :
E(X)=P(X=x1)x1+P(X=x2)x2+...+P(X=xn)xn= Pn
i=1P(X=xi)xi
gDéfinition
tExercice 1
On reprend l’exercice de l’activité :
On lance 3 fois une pièce de monnaie bien équilibrée.
Si PILE apparaît on gagne 10 euros, si FACE apparaît on perd 5 euros. On noteXla variable aléatoire du gain.
En reprenant les résultats de l’activité 1, 1. Calculer l’espéranceE(X).
2. Est-ce que le jeu est équitable ? Justifier ? 3. Comment rendre le jeu équitable ?
Soitaetbdeux nombres réels :
E(a X+b)=aE(X)+b gPropriété
Stéphane MirbeldLycée Gay LussacdLimoges dmath-adore.frd 2/3
tDémonstration 1 Laissée en exercice
IV. Variance et écart-type d’une variable aléatoire
SoitX={x1;x2;...;xn} une variable aléatoire définie sur un universΩmuni d’une probabilitéP. On appelle variance mathématique d’une variable aléatoireX, notéeV(X) la valeur suivante :
V(X)=P(X=x1)(x1−E(X))2+P(X=x2) (x2−E(X))2+...+P(X=xn)(xn−E(X))2= Pn
i=1P(X=xi)(xn−E(X))2 L’écart-typeσ(X) est égal àp
V(X).
gDéfinition
• V(X)=E(X2)−E(X)2
• Soitaetbdeux nombres réels :
V(a X+b)=a2V(X) gPropriété
tExercice 2
On reprend l’exercice de l’activité :
On lance 3 fois une pièce de monnaie bien équilibrée.
Si PILE apparaît on gagne 10 euros, si FACE apparaît on perd 5 euros. On noteXla variable aléatoire du gain.
En reprenant les résultats précédent, Calculer l’écart-typeσ(X).
tDémonstration 2 Laissée en exercice
tExercice 3
SoitX={x1;x2;...;xn} une variable aléatoire définie sur un universΩmuni d’une probabilitéP.
Étudier la fonction
f : R → R
x 7→ E((X−x)2) .
Stéphane MirbeldLycée Gay LussacdLimoges dmath-adore.frd 3/3