• Aucun résultat trouvé

Formule sommatoire de Poisson

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "Formule sommatoire de Poisson"

Copied!
2
0
0

Texte intégral

(1)

Formule sommatoire de Poisson

Leçons :241, 246, 250 Théorème 1

Si f ∈ S(R), et fˆ: x 7→

Z

R

f(t)e−2iπt xdt, alors

x ∈R,

+∞X

n=−∞

fˆ(n)e2iπnx= X+∞

n=−∞

f(x+n).

Démonstration.Soit G: x 7→

+∞P

n=−∞f(x+n).

G est continue: en effet, soit M >0 tel que|f(x)|¶ M

x2 pour|x|¾1. Alors siK >0, et x ∈[−K,K], on a pour tout|nK,

|f(x+n)|¶ M

(x+n)2M

(|n| − |x|)2M (|n| −K)2,

qui est le terme général positif d’une série convergente. Donc G est la somme d’une série de fonctions continues convergeant normalement sur tout segment, donc est continue.

G est C1 : en répétant ce raisonnement, on voit que P

n∈Z

f0(x +n) converge norma- lement sur tout segment de R donc le théorème de dérivation terme à terme nous assure queG estC1 et∀x ∈R,G0(x) = +∞P

n=−∞f0(x+n)

G est 1-périodique: si x∈R,G(x+1) = +∞P

n=−∞

f(x+n+1) = +∞P

p=−∞

f(x+p)par un changement d’indice p=n+1, soitG(x+1) =G(x).

La fonction G vérifiant les conditions du théorème de convergence normale des séries de Fourier (continue périodique etC1 par morceaux), elle est somme de sa série de Fourier surR.

Mais sin∈Z, len-ième coefficient de Fourier de G est cn(G) =

Z 1

0

G(x)e2iπnxdx = Z 1

0

X+∞

n=−∞

f(x+n)e2iπnxdx

CV normale

=

+∞X

n=−∞

‚Z 1

0

f(x+n)e2iπnxdx

Œ

u=x+n

= X+∞

n=−∞

‚Z n+1 n

f(u)e2iπnudu

Œ

= Z +∞

−∞

f(u)e2iπnudu= ˆf(n).

En d’autres termes,∀x ∈R,

+∞P

n=−∞

f(x+n) = +∞P

n=−∞

fˆ(n)e2iπnx.

Gabriel LEPETIT 1 ENS Rennes - Université Rennes 1

(2)

Proposition 2 Sis>0,

+∞X

n=−∞

e−πn2s= 1 ps

X+∞

n=−∞

e−πn2/s.

Démonstration.Soit α >0 et f : x 7→e−αx2. Sin∈Z, fˆ(n) =

Z

R

e−αt2e−2iπntdtu=

pαt

= 1

pα Z

R

e−u2e−2iπnu/pαdt= sπ

αe14

€2πn

pα

Š2

= sπ

αe−π2n2 (transformée de Fourier d’une gaussienne). Donc par la formule de Poisson,

X+∞

n=−∞

pπαe−π2n2=

+∞X

n=−∞

e−αn2. En posant s= π

α, on obtient le résultat désiré.

Proposition 3

La distribution tempéréeδZ= +∞P

n=−∞δn est invariante par transformation de Fourier.

Démonstration.Cette distribution est bien définie car si f ∈ S (R), 〈δZ,f〉 = +∞P

k=−∞

f(k) qui est une série convergente selon la formule de Poisson.

Elle est tempérée car si f ∈ S(R),

+∞X

k=−∞

|f(k)|¶

+∞X

k=−∞

1

1+k2k(1+x2)fk=C(kfk+kx2fk, avec C constante. Enfin,

δˆZ,f〉=〈δZ, ˆf〉= X+∞

k=−∞

fˆ(k)Poisson=

+∞X

k=−∞

f(k) =〈δZ,f〉, donc ˆδZ=δZ.

Remarque. • Il faut se souvenir de la transformée de Fourier d’une gaussienne (cf « In- version de Fourier » ) :

• La deuxième application est plutôt pour la leçon 250 qui inclut la transformation de Fourier des distributions.

• La distribution

+∞P

k=−∞

akδk est tempérée si et seulement si il existe C >0 et N ∈Ntel que∀k∈Z,|akC(1+|k|)N (BONY2001, p. 171).

• On peut déduire de la deuxième application la formule d’inversion de Fourier, c’est dans LESFARI2012.

Références :

• Xavier GOURDON (2009). Les maths en tête : analyse. 2e éd. Ellipses, p. 277 pour le théorème et la première application.

• Michel WILLEM(1995).Analyse harmonique réelle. Hermann p. 149 pour la deuxième application.

Gabriel LEPETIT 2 ENS Rennes - Université Rennes 1

Références

Documents relatifs

Si on connaît la réponse d’un circuit à une entrée sinusoïdale et si tout signal peut se décomposer en une somme de sinusoïdes, on est alors en mesure de connaître la réponse

Nous allons tout d’abord modéliser ce problème : l’inscription de nombres (complexes) sur toutes les faces du cubes sera considérée comme un élément de V := C F , où F

Il peut être considéré comme complètement clos avec la théorie des distributions (extension de la notion de fonction), qui fournit en particulier une caractérisation précise

Si vous aimez les exposants en pagaille, c’est un

Plus précisément, on démontre pour les revêtements locaux 1 la formule de Plancherel et des préparatifs reliés, 2 la normalisation des opérateurs d’entrelacement soumise

Nous allons montrer pourquoi les nombres de Pisot 9 de l'inter- valle ]i, 2] ne permettent pas que A soit l'ensemble des zéros d'une fonction presque-périodique /*; dans ce cas

Il est aisé de voir que, dans le théorème 7 ou dans la définition des progres- sions arithmétiques indépendantes, nous aurions pu remplacer « combinaison linéaire à

Pour pouvoir formuler des relations (îi, il nous faut introduire quelques nouvelles notions de la théorie des fonctions d'une variable complexe. Soit E un ensemble sur la droite