Revue Médicale Suisse
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7 mars 2012549
rechercheActuellement, 285 millions de personnes souffrent de diabète de type 2 à travers le monde. On estime qu’en 2030 elles seront 439 millions. Comment améliorer l’efficacité des traitements ?
Selon les individus, les traitements médica
menteux du diabète sont plus ou moins effi
caces et plus ou moins bien tolérés. Idéale
ment, chaque personne souffrant de diabète ou de prédiabète devrait être prise en charge de façon presque personnalisée. Pour cela, il faudrait d’abord mettre au point des tests fiables et définir les différents profils de malades. Qui est à risque de développer un diabète ? Avec une progression rapide de la maladie, ou lente ? Quel traitement sera le plus efficace ? Le projet DIRECT, pour DIabetes REsearch for patient straTification, lancé le 22 février der
nier, a pour but de répondre à ces questions.
Pour la première fois, 21 laboratoires de re
cherche publique à travers l’Europe vont s’as
socier et collaborer en outre avec quatre grands laboratoires pharmaceutiques. Près de 100 000 échantillons biologiques seront pré
levés sur des patients diabétiques ou pré
diabé tiques, traités pour le diabète par médi
caments, ou encore par chirurgie bariatrique (anneau gastrique, dérivation du tube diges
tif…). Les 150 chercheurs impliqués auront pour mission de récupérer des données géné
tiques et de les analyser. Elles seront utilisées pour améliorer le diagnostic et le pronostic de la maladie, et pour la mise au point de nou
veaux traitements. Le projet DIRECT doit durer sept ans – trois années de recherches, et quatre d’essais cliniques. Il est financé à hau
teur de 45 millions de francs par l’Innovative Medicine Initiative (IMI), un programme conjoint de la Commission européenne et de la Fédération européenne des associations et industries pharmaceutiques.
En Suisse, où l’on compte environ 250 000 diabétiques, c’est une équipe de l’Université de Genève, coordonnée par Emmanouil Dermit zakis en collaboration avec le Pr Philippe Halban, au Département de médecine géné
tique et développement, qui collabore à ce projet. Pour le Pr Dermitzakis, le projet DIRECT est d’ailleurs «le parfait exemple de la ren
contre bénéfique entre les diagnostics tradi
tionnels du diabète de type 2 et les technolo
gies de pointe. Les récentes avancées en recherche génomique et en analyse génétique laissent envisager le développement d’une médecine personnalisée pour tous».
Marina Casselyn
Diabète : un projet européen de profilage des patients
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