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Sur les entiers algébriques de la forme <span class="mathjax-formula">$x+y \sqrt{-5}$</span>

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(1)

N

OUVELLES ANNALES DE MATHÉMATIQUES

G. F ONTENÉ

Sur les entiers algébriques de la forme x + y √

−5

Nouvelles annales de mathématiques 4e série, tome 3 (1903), p. 209-214

<http://www.numdam.org/item?id=NAM_1903_4_3__209_1>

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(2)

[I22d]

SUR LES ENTIERS ALGÉBRIQUES DE LA FORME X H- y \j— 5 ;

PAR M. G. FONTENÉ.

1. On appelle entiers algébriques du second degré li*s racines des équations de la forme

X2-f-/?X-f- q = o,

p et q étant entiers, p2 — 4Ç n'étant pas carré parfait.

Ces entiers algébriques sont de la forme

Ann. de Matîiémat., 4e série, t. III. (Mai 1903.) \(\

(3)

( 2fö )

M étfantf un emtierr autre que i r sans facteur carréj aetib ne pouvant être <jue des en tiers-ou des fractions de déno- minateur 2.

Le produit des racines de l'équation, soit

devant être entier, si l'un des nombres a et b est de la forme - —> il en est de même de l'autre, et Ton doit avoir alors M == 4 m H- 1 •

2. Les entiers algébriques de la forme

#-4-6j (0 = \J— 5)

correspondent donc k x et y entiers (il n'en serait pas de même avec y/— 3). Les lois de la divisibilité dans le domaine de ces nombres ne sont pas les mêmes que dans le domaine des entiers ordinaires; on a par exemple

11 = 3 x 7 = ( i - + - a 6 ) ( i — 2 8 ) = ( 4 - + - 6 ) ( 4 — 6 ) ,

les facteurs de chaque produit étant premiers dans le domaine considéré. C'est pour détruire de telles ano- malies que Kummer a créé ses nombres idéaux, que Dedekind a imaginé ensuite les ensembles qu'il appelle des idéaux (Bulletin dies Sciences mathématiques, 1877). Je ne sais si la théorie de Kummer permet, en général, d'expliciter les facteurs idéaux; cela est facile dans l'exemple actuel, comme on va le voir, en intro- duisant ces facteurs d'une manière assez naturelle.

3. Les normes des entiers x-\-$y sont les nombres de la forme j2- f 5 /2. Elargissons le domaine de ces normes, et considérons tous les nombres réels, repré- sentables par une forme quadratique du déterminant 5,

(4)

( » • ' • )

les nombres des deux formes

ou eucore les nombres représentâmes par lès expres- sions

nous écrirons de préférence

(1) ar*+

(2) (

Considérons alors le domaine des nombres qui ont Tune ou l'autre des deux formes

(3) x+by,

Z _i_ Q y

(4 ,- (z-y = ix).

S/i

Le produit de plusieurs nombres du domaine est un nombre du domaine, appartenant à la forme (3) ou à la forme (4) selon que le nombre des facteurs de la forme (4) est pair ou impair. En suivant la même marche que pour les entiers imaginaires de Gauss, on peut voir directement (sans s'appuyer sur la théorie des formes quadratiques) que les lois de la divisibilité, dans le domaine des nombres (3) et (4)> sont les mêmes que dans le domaine des entiers ordinaires.

4. Les nombres premiers de la forme (3) com- prennent :

i° Les nombres premiers réels, qui sont congrus à 11, i3, 17, ig(mod2o);

20 Le nombre 9, qui correspond à x = o, J = I ; 3° Les nombres x -j- §y dont les normes sont les nombres premiers ordinaires congrus à 1, 9 (mod2o).

(5)

Les nombres premiers de la forme (4) comprennent : i° Le nombre y/iâ, qui correspond à z = 2, y = o;

2° Les nombres — — ~ (z—y= 2x) dont les normes sont les nombres premiers ordinaires congrus à 3, 7 (mod2o).

o. La norme d'un nombre du domaine peut s'écrire : N = P2 x 5^ x (x -+- 6jr)a (x —

x 2rx | -

)

P étant un produit de facteurs premiers congrus à 1 1, i 3 , 17, 19 ( inod 20 ) , les facteurs x -h 6JK, • • • •>

—- —, • • • étant premiers, ou encore N = P2X

X 2r X / ^ W^ . . . ,

les nombres premiers a, b, . . . étant congrus à 1, 9 (mod2o), les nombres premiers /, /w, . . . étant congrus i\ 3, 7 (mod2o).

Quand on cherche à mettre le nombre N sous l'une des formes (1) et (2), si l'on fait

p — s/Z-hir (TT = O ou 1), r — ir'-+- p (p = o ou 1),

chacun des nombres x et y dans le premier cas, z et y dans Je second cas, doit renfermer en facteurs

P X 5''' X 2r'?

de sorte qu'on est ramené à considérer le nombre

X 1? X ft/nV-

(6)

i° Le nombre N' peut prendre la forme (i) ou la forme (2) selon que p + ^ ^ est pair ou impair

5 I*

. [ 2 , 3 = ;;

le résultat est le même pour le nombre N, en consi- dérant /•

20 Le nombre des décompositions propres de ]V est ik~*, k étant le nombre des facteurs premiers dis- tincts du nombre

supposé différent de 1.

Exemple :

__ 1 + e 1 —e 3-t-ö 3 — e .

21 — 5 X 7 — — .- J=- . 'y

\f 1 \/i \J'i s/'i

selon que l*on groupe le premier fadeur avec le troisième ou le quatrième, on a

21 = i2- h 5.?.2 ou = 42~+- 5 . 12.

Pour N'= 1, c'est-à-dire N ' = 1, 5, 2, 10, il y a une décomposition.

3° Le nombre total des décompositions, tant propres qu'impropres, du nombre N' ou du nombre N, est égal au nombre des décompositions du nombre N" en un produit de deux facteurs :

N'=27, * N = 54 = 72-+-5.i2= 32-f-5.32,

N"= 81, N = 81 = i2-f- 5.4*= 6»-+-5.3* = 9*-+-5.O*.

La démonstration des ces faits est analogue à celle des faits du même ordre, relatifs aux entiers imaginaires de Gauss.

(7)

6. Je signale ceci en terminant. Les nombres de la forme

a -\-b \A -h c y/— 5 -4- <

a, i , c, d étant entiers, a et c étant de même parité, sont des entiers algébriques ; le produit de deux1 nombres de cette forme est un nombre de même forme. Il y aurait lieu d'étudier ces nombres au point de vue de leur divi- sibilité.

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