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Texte intégral

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H. L AURENT

Sur les formes quadratiques et sur l’équation dite en s

Nouvelles annales de mathématiques 3e série, tome 10 (1891), p. 503-507

<http://www.numdam.org/item?id=NAM_1891_3_10__503_0>

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(2)

( 5o3

SUR LES FORMES QUADRATIQUES ET SUR L'ÉQUATION DITE EN s ;

PAR M. H. LAURENT.

Les méthodes connues pour la discussion de la fa- meuse équation en .9, que l'on rencontre dans une foule de théories et, en particulier, dans celle des plans prin- cipaux des quadriques, ont l'inconvénient d'être trop particulières ou de s'appuyer sur des identités déduites de la théorie de la multiplication des déterminants, qui n'est pas exigée parles programmes officiels. \ oici une nouvelle démonstration très générale et qui ne présente pas ces inconvénients^ elle est d'ailleurs fort simple, comme on va le voir.

Soit aij= ciji. Il s'agit de trouver la condition néces- saire et suffisante pour que la résultante en .v,

Kl)

aut

des équations

, — s ) T! -r- a, 2 . r2 H - . . . - - ^7, „ . r „ = o , r} -r- ( a 11— s ).r.2--. . . — <t-m-rn ~ °<

ait une racine double, triple, etc.

Rien n'empêche de supposer que la première des équations (2) est précisément Téquation S :—o elle- même; il suffit de supposer que xt, ,r2, • . .. xn y sont remplacés par leurs valeurs, tirées des autres équa-

(3)

(bien que cela ne soit pas nécessaire, la démonstration se faisant aussi bien en supposant xn~ i). En égalant alors à zéro la dérivée du premier membre de la pre- mière formule (2) prise par rapport à s, on aura la con- dition pour que S = o ait une racine double; en prenant cette dérivée, on introduira les quantités -j- qui devront être éliminées en faisant usage des autres formules (2) également diflerentiées-, ainsi l'équation — — o sera la résultante des

j (ai — s)

( 'J ) ' dx,

""l ds'

équations

dx[ dx*

ds 12 ds dx.

T {hi -+- 7 ' U(>n

dx.2

*'2~d~s~

dxn

ds -s,,)—- (/s - 4 - . . . -h xn

— Xi

dxn

— o

— o

= o.

provenant de l'élimination des dérivées -.—; el aussi desdx quantités ,r/ à l'aide du système (2). Or, si l'on multi- plie la première des équations (3) par -r—•> la seconde

OS 1 ;Am_ <9S . -, .

par 1 • • • - la /^ieme par et si on les aioute, on

1 <)an L da,n J

Irouve, en observant que S =— o,

.r, —^ x2 -^ h . . . — xn —^— = o ; (ki H dan 0a,n

m a i s . r j , , r2, . . . e n v e r t u d e (/<*)* s o n t p r o p o r t i o n n e l s à -—-- ? —^- = T~ - = . . . , d o n c

(4)

( 5o5 )

Telle est la forme que l'on peut donner à l'équation _- = o ; en la combinant avec S = o, cela exige que tous les mineurs de S soient nuls, si les a;j sont réels.

Cherchons la condition pour que S = o ait une racine triple; des considérations analogues nous conduisent à difïérentier les formules (3) et l'on a

d2x d'2xa dx\

du2 " ' Œ]n di2 2 ~di ~~ °'

En multipliant la seconde par 1 la suivante par

r f (J(ii\d(( [t> *•

à2 S ,

... et en les aioutant, on a

(J(l\ | Utlyj J

dr22 S dx-i, à2 S

ds ôanôan ds -j- j- *'* '

mais-y^? -T-^J . . . étant proportionnels à leurs coeffi- cients, on a encore

i)9 S à> S

— ~, - ~ o, . . . ,

et ainsi de suite.

L'esprit de cette méthode s'applique encore dans une foule d'autres circonstances : par exemple, dans la théo- rie des intersections des coniques et des quadriques.

Pour ne pas trop allonger cet article, nous considé- rerons seulement les applications aux quadriques.

Soient / — o , g = o les équations de deux quadri- ques, f et g-désignant des fonctions de .r, y, s, / homo- gènes. Nous ferons

s _ôîf r _ ù\f

Ann. de Mathémat.i y série, t. \ . (Novembre 1891.)

(5)

les équations

#1 ~ #2 ~ #3 " #4?

ou, en égalant ces rapports à — .v,

\ A -+- #15 = 0, .A •+- #2 * = o, (D

Si Ton élimine x,y, z, t entre ces formules, on obtient une équation du quatrième degré en s

S=o,

qui, en général, aura quatre racines distinctes, à cha- cune desquelles correspondra un point x, y, z, t donné par les formules (4); tout cela est bien connu.

i ° Je dis que si l'équation S — o a une racine double, les surfaces f = o, g = o sont, tangentes. En effet, l'équation S = o peut être considérée comme étant la première des équations (i), où x, y, z sont remplacés par leurs valeurs tirées des autres formules (i). En dif- lérentiant ces équations, on aura

; ( . A i + ^2!

On (Mi lire ƒ'

'4

_J_ o-, t

/• x d Y /

"+• < J 12 -î- # 1 2 s ) -7 1~ ( ^ 35 ) "7~ ~L" # 1 ^ ()>

ds

'-,,-4-^,,0^+^=0.

i S # 1

— 0 ;

(6)

( 5 o7 )

ajoutant les lignes avec la dernière après les avoir mul- tipliées par x, y, s, f, on a, en vertu de (i) et du théo- rème des fonctions homogènes,

/ i l H- #11* Jlï-*- gil* /l3+#13^ g\

o o o g

d'où Ton conclut g = o et, par suite, en vertu de (i), f= o. Les surfaces g = o, f = o en leur point com- mun # , jy, z sont donc tangentes.

2° Cette démonstration est en défaut quand les mi- neurs de S sont nuls, car le multiplicateur de g, dans la formule précédente, est nul. Mais alors les formules (i) se réduisent à deux distinctes; il y a une infinité de pôles .r,y, z t'ii ligne droite répondant à la racine double;

la droite de ces points rencontre ƒ = o en deux points où Ton a aussi g = o : les surfaces f= o, g == o sont alors bitangentes; elles se coupent d'ailleurs suivant deux courbes planes, puisque j -f- \g = o représente alors deux plans.

3° Si tous les mineurs de second ordre de S étaient nuls, un raisonnement analogue prouverait que S = oa une racine triple et que les pôles correspondants x,y, z seraient dans un plan; les deux surfaces J '== o, g = o circonscrites l'une à l'autre se toucheraient suivant une courbe plnne.

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