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Note sur la trigonométrie

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

N OUVELLES ANNALES DE MATHÉMATIQUES

G UILMIN

Note sur la trigonométrie

Nouvelles annales de mathématiques 1

re

série, tome 4 (1845), p. 122-124

<http://www.numdam.org/item?id=NAM_1845_1_4__122_0>

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1N0TE SUR I A TRIGONOMETRIE.

P A R M . GUXX.MXN,

Ancien eléve da l'École normale, professeur de mathématiques.

(Fin, voir page 55.)

On sait que l'équation aux cosinus, dont il vient d'être question, s'obtient en cherchant préalablement cos na en

a fonction de cos # , puis changeant a en - .

n

Sachant que cosna est une fonction entière de c o s # , on propose de démontrer à priori que cette fonction ne renferme que des puissances paires de cos a, si n est pair, et seulement des puissances impaires de cos a , si n est impair.

1er cas, n pair.

Quand on change a en a+r., cos na qui devient cos(/ia+/27r) ne changeant pas plus de signe que de valeur absolue, il doit en être de même de chaque terme de la fonction qui le re- présente ; or chaque facteur cos a devenu cos {a-\- ir) change de signe ; le nombre de ces facteurs dans chaque terme doit donc être pair. Ce qu'il fallait prouver.

2e cas, n impair.

Dans ce cas, cos na change seulement de signe en deve- nant cos(na -f"niz) \ ^ doit en être de même de chaque terme de la fonction ; donc le nombre des facteurs cos a doit être impair dans ce terme.

Il résulte de là que dans l'équation de degré n qui donne cos - en fonction de cos # , tous les termes sont de degré pair ou de degré impair, suivant que n est pair ou impair. Ceci

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comprend comme cas particulier le principe dont l'énoncé commence cet article.

Quand on cherche cosna en fonction de cos a et de sina , on trouve une fonction entière dont chaque terme contient toujours une puissance paire de sin a avec une puissance paire de costf, si n est pair, et une puissance impaire de cos<z , si n est impair. Expliquer cela à priori.

Quel que soit n, si on change a en — a, cosna et cos^

ne changent pas, tandis que sin a change de signe. Donc, pour que la fonction qui représente cosna ne change pas, i1

est nécessaire que chaque terme contienne une puissance paire de s\na.

Supposons maintenant qu'on change a en a-\-r.^ distin- guons les cas de n pair et de n impair. Dans le premier cas, ros {na-\-HT:) ne changeant pas de signe, chaque terme de la fonction doit conserver le sien ; sin<2 et cos a changent de signes en devenant sin (a -f- ~) , Cos(<z-f-7i) ; sin^z ayant un exposant pair dans notre terme, sa puissance conserve le même signe qu'auparavant. Donc la puissance de cos*? doit être paire.

Si n est impair, cos a changeant de signe , chaque terme delà fonction doit en changer ; comme la puissance de sin a est toujours paire, celle de cosa dans ce terme doit être impaire.

On prouvera de la même manière que si on peut trouver pour sin na une fonction entière de sin a et cos<z , chaque terme de cette fonction devra comprendre dans tous les cas une puissance impaire de sin a avec une puissance paire du cosinus, si >/ est impair ; et une puissance impaire du même, si n est pair. On se fonde d'abord sur ce que sinna et sma changent de signe avec a, tandis que cos a n'en change pas, re qui prouve que chaque terme de la fonction qui représente doit renfermer, quel que soit n, une puissance impaire

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de sititf. Puis on observe que si on change a en a + * , sina et costf changent de signes, tandis que sinna en change seu- lement quand n est impair.

De celte dernière remarque il résulte que la substitution de 1 —sin2a, au lieu de cosa«, donnera de suite, quand n sera impair pour s i n / m , une fonction rationnelle de sin«

dont le degré ne sera pas plus élevé que le degré de la pre- mière fonction par rapport à sin<z et eos<z.

Dans le cas de n pair, on pourra mettre préalablement costf en facteur d'une fonction qui sera paire par rapport à cos**. Après l'élimination des cosinus, il faudra élever au carré ; ce qui donne une fonction d un degré double en sin

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