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1975
R. Y. LAMARCHE - G. DUQUETTE - Gaspésie
J. CIMON - Chibougamau
M. LATULIPPE - Val-d'Or-Matagami J. A. MacINTOSH -
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LE 15
mars 1976
DP-346 (v)
march 15 1976
PARTIE A -
SUD DU QUEBEC par R.Y. Lamarche
PARTIE B
-GASPESIE par Gille's Duquette
PARTIE C
-CHIBOUGAMAU par Jules Cimon
PARTIE D
-VAL-D'OR -MATAGAMI par M. Latulippe
PARTIE E
-ROUYN-NORANDA par J.A. MacIntosh
SUD DU QUEBEC
R.Y. Lamarche
MINISTERE DES RICHESSES NA M Ds. DU QUÉBEC RAPPORT ANNUEL DES ACTIVITES MINIERES POUR 1975
DANS LE SUD DU QUEBEC
PAR •
ROBERT Y. LAYARCBE
INTRODUCTION
Comme l'indique la "carte7index de la province de Québec accompa- gnant ce rapport, le district de Québec couvre un vaste territoire de quel- que 100,000 milles carrés, comprenant une forte portion de la sous-provin- ce de Grenville (d'âge précambrien), des Basses-Terres du Saint-Laurent et des Appalaches (d'âge paléozoïque).
Au cours de l'année 1975, quinze (15) mines principales étaient en opération dans le district de Québec, dont'huit (8) d'amiante dans les Cantons de l'Est, quatre (4) de bas métaux dans les Cantons de l'Est, une (1) de gra- phite dans le canton de McGill, une (1) de fer dans le comté de Pontiac et une (1) de niobium (columbium) à Oka. De na-fibreuses carrières de calcaire, de marbre, de dolomie magnésitique, de granite, de silice, et de stéatite et talc ont également fait l'objet d'une importante production dans ce district durant l'année qui vient de s'écouler. Les réserves d'amiante actuellement connues dans les Cantons de l'Est totalisent environ 700 millions de tonnes, ce qui représente des réserves pour plus de 30 ans au taux d'exploitation ac- tuel. Il va sans dire que la découverte de tout nouveau gisem,?.nt augmenterait ces chiffres pour autant.
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CARTE INDEX POUR LE SUD DU QUÉBEC (1975)
- 2 A -
PROPRIETES EN DEVELOPPEMENT
a- Projet Penhale (Asbestos Corp. Ltd. 4 Amiante
b- Projet de La Société Niobec Inc., Niobium (Columbium) c- Projet de La Colette, (Silice)
. d-
Projet de Laviolette-Marietta (Mica)PROPRIETES EN VOIE D'EXPLORATION
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Programme de Montauban, Or 2- Programme de Saint-Urbain, Fe-Ti 3- Programme de Lili Asbestos, Amiante 4- Programme de Kontiki, Amiante5- Programme de Shawinigan, Cu-Ni
6- Programme de la Québec-Manitou, Cu-Ni 7- Programme de Mines Privex, Or
Ei- .Programme de la Canadian Johns-Manville, Uranium
9- Programme de Les Mines d'Uranium Mont-Laurier, Uranium 10- Programme de Scandia Mining and Exploration, Uranium.
;n'ID! E ACCOMPAGNANT LA CARIE
MINES EN OPERATION El
Ar. Canadian Johns-Manille Co. Ltd., Amiante.
13- District de Thetford-Black Lake:
Asbestos Corp. Ltd., Amiante Mine King-Beaver
Mine British-Canadian Mine Normandie
Lake Asbestos of Québec, Ltd., Amiante Mine Lake
. Mine National
Bell Asbestos Mines, Ltd., Amiante C- District d'East Broughton
Carey-Canadian Mines Ltd., Amiante
Broughton Soapstone and Quarry Ltd., Stéatite D- Groupe Minier Sullivan Ltée
Mine Cupra, Cu-Zn-Pb-Ag-Au Mine d'Estrie, Cu-Zn-Pb-Ag-Au
E- Mine Clinton Copper, Cu-Zn-Pb-Ag-Au
F- Les Entreprises Métaline Inc. (Harvey Hill), Cu-Ag
G- St. Lawrence Columbium and Métals Corp., Niobium (Columbium) H- Dresser Industrie Canada, Ltd. (Canadian Refractories Division),
Magnétite, Dolomie magnésitique I- Hilton Mines Ltd., Fer
J- Mines Graphe; Inc., Graphite.
Quatre autres gisements minéralisés en étaient parvenus au stade de développement en 1975. Il s'agit de ceux de la mine Penhale (amiante), dans la région de Thetford-Black Lake; de la Société Niobec Inc. (niobium), dans le comté de Dubuc près de Chicoutimi; du projet de La Galette (silice) dans Charlevoix; et de Laviolette-Marietta (mica) du lac Letondal.
Au cours de cette môme année, plusieurs propriétés minières ont fait l'objet de nombreux travaux d'exploration de surface dans notre district, les principales étant celles d'or de Montauban (Portneuf), de mica de Saint- Siméon (Charlevoix), de cuivre-nickel de Shawinigan (Saint-Maurice), et d'ura- nium de la région de Mont-Laurier (Laurentides-Labelle).
Bien que l'on ne soit pas porté à considérer la partie sud du Qué- bec comme un district minier important, surtout à cause de la nature variée de ses autres ressources industrielles, le rôle prépondérant que joue présen- tement ce district dans l'industrie minérale de notre province n'est plus à démontrer. Avec l'accroissement sans cesse grandissant de la proportion de la population dans cette partie méridionale de la province, ce rôle important qu'y joue actuellement notre industrie minérale est appelé à s'accroître, tout particulièrement dans le domaine des minéraux industriels et des matériaux de construction.
MINES PRODUCTRICES Généralités
Les principales mines de métaux ayant été en production dans le dis- trict de Québec durant 1975 sont les suivantes: les mines de cuivre, plomb,
zinc, or, argent de Cupra, d'Estrie et de Clinton ainsi que lamine de cuivre de Métaline (Harvey Hill) du canton de Leeds, toutes quatre dans les Cantons de l'Est; la mine de fer Hilton Mines, sise à 40 milles à l'ouest de Hull dans le comté de Pontiac; la mine de graphite Graphex Inc. dans le canton de McGill (cette dernière n'ayant été en opération que du mois de mars au mois de juin 1975); et la mine de niobium (columbium)de St. Lawrence Columbium and Metals Corp. à Oka, à une trentaine de milles à l'ouest dé Montréal.
Tes principales mines et carrières de minéraux industriels et de ma- tériaux de construction ayant été en production dans le même district en 1975 sont les suivantes:
Les mines d'amiante de l'Asbestos Corporation Ltd.(King-Beaver, British Canadian et Normandie), de Bell Asbestos Mines Ltd.,de Canadian Johns- Manville Co. Ltd. (Jeffrey d'Asbestos), de Carey-Canadian Mines Ltd.,de Lake Asbestos of Quebec Ltd.et de National Mines Division (appartenant à Lake As- bestos of Quebec Ltd.depuis octobre 1973), toutes situées dans les Cantons
de l'Est; •
Les carrières de calcaire de la région des Basses-Terres du Saint- Laurent (Ile de Montréal, Ile Jésus, régions de Québec, Trois-Rivières et Hull) et les carrières derrebré des comtés de Roberval, de Brome-Missisquoi, de Shef- ford et de Frontenac;
Les carrières fournissant le calcaire et la chaux industrielle, no- tamment celles situées à Joliette (Damtar Ltée), à Line Ridge dans le comté de Wolfe (Dominion Lima Ltd.) et à Bedford (Gulf Oil Canada Ltd.);
La mine de dolanie magnésitique de Canadian Refractories Ltd. à Kilmar dans le comté d'Araenteuil;
5
Lés nombreuses carrières de granite des Cantons de l'Est, du Sa- guenay et du Lac St-Jean;
Les carrières d'agrégats à béton et à asphalte des principaux cen- tres urbains du district;
Les carrières de silice des régions de St-Canut et de St-Donat au nord de Montréal (Indusmin Ltée), de Lac Souchette (Les Silices L.M. Ltés), de Beauharnois (Union Carbide Canada Ltd.), de Howick (Armand Sicotte & Fils Ltée) et de Baskatong (Baskatong Quartz Products Ltd.);
Te carrières de stéatite et de talc des cantons de Potton (1iker Talc Ltd.).,de Broughton et de Leeds (Broughton Soapstone and Quarxy Ltd.) de l'Estrie;
Les cimenteries des régions de Québec (Ciment Québec Inc. et La Com- pagnie des Ciments du St-Laurent), de Joliette (Ciment Indépendant Inc.), de Montréal (Ciments Canada Lafarge Ltée et compagnie Miron Ltée) et de Hull (Ciments Canada Lafarge), ainsi que les briquetteries (exploitation d'argile et de shale) des régions de Québec (Brique Citadelle Ltée et Mbntréal Terra Cotta (1966) Ltée), de la Beauce (La Brique de Scott Ltée), des Cantons de l'Est (Brique East Argus Inc.) et de Montréal (St. Lawrence Brick Co. Ltd. et Domtar Construction Materials).
Production
Dans le secteur de l'exploitation de l'amiante, qui est sans contredit le plus important de notre district, on a exp6dié durant 1975 environ 884,000 tonnes d'amiante, pour une valeur inconnue pour l'instantt camparativement à une exp5- dition à:21536,656 tonnes d'amiante d'une valeur d'environ 71250 millions en 1974.
La quasi totalité de ces expéditions peovenaient des Cantons de l'Est, quoi- qu'en 1975, l'Asbestos Corporation produisit environ 257,000 tonnes de con- centré de fibres non classées de son gisament d'Asbestos Hill, dans l'Ungava.
Cette baisse très importante dans la production d'amiante au Québec en 1975 est principalement attribi,ble à une grève ouvrière de sept mois qui a causé la fermeture des opérations des sociétés Asbestos Corp., Lake Asbestos of Que- bec, National Asbestos, Bell Asbestos Mines et Carey-Canadian, du 18 mars au 14 octobre 1975. L'incendie ayant détruit le concentrateur cc la mine King- Beaver en décembre 1974 ainsi que l'énorme glissement de mort-terrain d'envi- ron 1 million de tonnes dans le puits à ciel ouvert de la mine Jeffrey en jan- vier 1975 ont aussi contribué à cette baisse. On prévoit cependant une produc- tion record d'amiante au Québec pour l'année 1976.
• Depuis l'incendie du concentrateur de la King-Beaver, le minerai de cette mine est transporté sur une distance de trois milles aux concentrateurs de la mine British Canadian, appartenant également à l'Asbestos Corporation.
Dans le but de compenser pour la baisse de production qu'a occasionné le glis- .
sement de terrain à sa mine Jeffrey (surtout pour les fibres de grouge 4), la Canadian Johns-Manville a augmenté la production du petit gîte d'amiante
(Canadian Bolduc) qu'elle avait déjà mis en production enjuillet 1974 dans 1.:
ton de Carpentier, à une dizaine de milles au nord-est de Birraute, dans l'Abi- tibi. En 1975, on y a extrait 374,000 tonnes de minerai qu'on a concentré sur place et qu'on a c::.p3c1ié à l'usine de traitement d'Asbestos. Ce concentré de fibres non classées était alors ajouté à la production de la mine Jeffrey. La production a cessé à la mine Canadian B..'; :ac à la fin de décembre 1975 et doit reprendre en avril 197G. Les réserves de ce gîte sont d'environ un an.
ca-
Eh 1975, la production de lamine de fer Hilton* s'est chiffrée à 864,945 tonnes de boulettes d'oxyde de fer d'une valeur d'environ $17 mil- lions, alors qu'à la mine Graphex, la production n'a été que de 200 tonnes de graphite, de son ouverture, le 15 mars 1975, à sa fermeture, en juin 1975.
A la mine Métalifie (ancienne Harvey. Hill), la production en 1975 - .
a été de 73,910 tonnes de minerai renfermant environ de 1,993,000 livres de cuivre, 7,400 onces d'argent et 14 onces d'or. La production totale de mi- nerai aux mines Cupra, d'Estrie et Clinton** du Groupe Minier Sullivan pour les années 1974 et 1975 a été de 249,555 et de 236,152 tonnes, respectivement, desquelles on a extrait les quantités suivantes de métaux:
METAL PRODUCTION 1974 PRODUCTION 1975
Cuivre 9,654,480 lbs 12,417,363 lbs
Zinc 12,361,752 lbs 9,756,720 lbs
Plomb 1,016,256 lbs 2,254,262 lbs
Cadmium 46,955 lbs 37,243 lbs
Bismuth 576 lbs 1,279 lbs
Or 1,731 onces 2,301 onces
Argent 176,004 onces 237,943 onces
Il est à noter que le minerai des mines Cupra, d'Estrie et Clinton fut transporté par camions jusqu'au concentrateur de la Sullivan, situé à
•
* La fermeture de cette mine est prévue pour août 1976.
** Bien que fermée depuis 3e 20 juin 1975, le transport du minerai n'a été ccuplCb3 qu'au mais d'août.. A la fin d'août, toutes les installations sur le site de cette mine avaient été sorties.
Réserves de minerai -
Les réserves de minerai des mines -d'amiante des Cantons de l'Est sont de l'ordre de 700 millions de tonnes. Ce chiffre comprend les réser- ves d'environ 500 millions de tonnes de la mine Jeffrey, que Canadian Johns- Manville Co. Ltd. exploite à Asbestos, et exclut celles non publiées des mi- nes Bell Asbestos Mines Ltd. et National Mines Division. Une étude plus pous- sée, menée par P.H. Riordon pour notre ministère en 1973, indique que les ré- serves de minerai des mines d'amiante en orAration dans les Cantons de l'Est dépassent les 800millions de tonnes.
Une entente intervenue en décembre 1974 entre la société Bell As- bestos Mines Ltd. et la mine King-Beaver de l'Asbestos Corporation permettra à ces deux sociétés d'extraire la totalité du gisement chevauchant leur fron-
tière commune. •
Durant 1974, la St. Lawrence columbium and Metals Corp. d'Oka a an- noncé la découverte de deux nouvelles zones massives de minerai de niobium.
On a foré plus de 100,000 pieds de sondages souterrains et on a développé en partie les niveaux de 500 et de 1,000 pieds en vue de l'exploitation éventuel- le de ces zones. Les réserves indiquées et prouvées en mi-rai à cette mine sont maintenant de l'ordre de 25 millions de tonnes, d'une teneur moyenne de 0.44% Wb2O5. A cause de la forte compétition qui sévit actuellement sur le marché du niôbium, cette société a décidé en 1975 de mettre en veilleuse son
projet d'expansion.
L'état des réserves des mines de bas métaux en exploitation dans le district de Québec était le suivant: mine Cupra (en date du 31 août 1975)
= 95,000 tonnes à une teneur moyenne de 2.46% de cuivre, 3.80% de zinc, 0.51% de plomb, 0.014 once d'or et 1.022 once d'argent à la tonne dans la principale zone de minerai; mine d'Estrie (en date du 31 août 1975) = 955,100 tonnes à une teneur moyenne de 2.78% de cuivre, 1.52% de zinc, 0.56% de plomb, 0.015 once d'or et 1.107 once d'argent à la tonne, pour les niveaux au dessus de 4,175 pieds (1,272m), oû on a déjà percé des galeries, plus un potentiel de 112,000 tonnes entre les profondeurs de 4,175 pieds (1,272 m) et 4,475 pieds (1,364 m) qui n'est pas considéré économique aux prix actuels des mé- taux. Dans les conjonctures économiques actuelles, les réserves des mines Clinton Copper, Métaline (Harvey Hill) et Renzy ne sont pas économiquement
.exploitthles et seule une hausse substantielle du prix des métaux pourrait con- tribuer à leur remise en opération. Dans le cas de la mine Métaline, la fer- meture du 16 janv.1976 n'est que provisoire, en attendant une majoration du prix du cuivre à 75 se ou plus la livre. .
MINES RECM,ENT OUVERTES ET CITES AU STADE DE DEVELOPPEnENT
. . . .
" Généralités
Deux mines ont été mises en production durant 1974, ce sont Les En- treprises Métalines Inc. (Harvey Hill) et Clinton Copper Mines Ltd., toutes deux situées dans l'Estrie. Elles ont cependant dû cesser leurs opérations depuis. Une troisimeinine, Les Mânes Graphex Inc., est entrée en opération le 15 mars 1975 et devait abandonner provisoiraaant en juin de la mi
phase de développement; ce sont ceux de la mine Penhale de Black Lake, de Niobec Inc. à Saint-Honoré, de La Galette au nord de St-Urbain et de Lavio- lette-Marietta près de Parent.
Les Entreprises Métaline Inc. (Harvey Hill) - (cuivre)
•
Cette sociét- privée, par contrat intervenue en 1973 avec les trois sociétés publiques, Marval, Copernic et Europa, a poursuivi en 1974 et 1975 ses travaux d'exploration,de développement souterrains, et à sa propriété mi- nière située dans le canton de Leeds, comté de Lotbinière. Le 16 janvier 1976, on suspendait provisoirement le:: opérations minières de cette mine.
Ce gîte de cuivre, qui est connu depuis longtemps sous le nom de mine Harvey Hill, consiste en une minéralisation remobilisee de chalcopyrite, chalcosine et bornite dans des roches métasédimentaires (schistes de Bennett) d'âge Cambrien, à proximité d'un mince filon de roche ultramafique serpentini- sée. Au 16 janvier 1976, on évaluait les réserves de ce gisement à environ 450,000 tonnes de roche minéralisée d'une teneur moyenne en cuivre de 1.56%, après compensation pour la dilution.
Le début de la production à cette mine s'est amorcé le 15 avril 1974 par l'exploitation quotidienne d'environ 300 tonnes dominerai provenant des travaux de developpment. Es le début de juin de la même annee, la produc- tie avait atteint son taux prévu d'extraction de 550 tonnes de minerai par jour. De son ouverture à sa fermeture (le 16 janvier 1976), on a extrait de
cette mine environ 175,000 tonnes de minerai, desquelles on a récupéré 4,702,000 lbs de cuivre, 17,000 onces d'argent et 34 onces d'or (R.A. Mar- leau, comm. personnelle).
Clinton Copper Mines Ltd. - (cuivre - zinc -.plomb - argent)
. . . .
Les sociétés Dame Mines Ltd. et le.Groupe Minier Sullivan contrô- lent conjointement la propriété de Clinton Copper Mines Ltd., située dans les cantons de Clinton et de Marston du comté de Mégantic-Compton et couvrant une superficie de 7,519 acres. Les travaux effectués par le Groupe Minier Sullivan durant l'année se terminant le 31 août 1970 totalisaient 65,050 pieds linéaires de sondage. Selon les chiffres publiés dans le rapport annuel de 1972 du Groupe Minier Sullivan, les réserves indiquées de 5 -zones minéralisées distinctes totalisent 1.8 million de tonnes titrant 2.02% de cuivre et 1.54%
de zinc, comprenant un dilution de 20%. Ces masses de sulfures stratiformes sont composées principalement de pyrite, chalcopyrite, sphalérite, galène et se trouvent probablement au mgme niveau stratigraphique dans l'assemblage cal- co-alcalin des roches volcaniques de Frontenac à prédominance manque, accom-
pagnées d'un peu de tufs felsiques, dont l'âge est maintenant interprété com- me étant ordovicien inférieur.
DOS 5 lentilles minéralisées (appelées zone A, zone C, zone E, zo- ne F et zone O), s'échelonnant sur une distance de 4 milles de long de la di- rection, la zone O, dont les réserves étaient originellement évaluées à 284,000 tonnes, est plus riche.
à mettre cette propriété minière en production, en commençant par l'exploi- tation de la zone O. On a en effet amorcé en septembre 1973 le foncement d'une rampe inclinée à 18% jusqu'au minerai, de laquelle on a percé des gaie- ries dans cette zone de minerai. Au 31 août 1974, la rampe avait atteint u- ne profondeur verticale de 300 pieds (90 m) et. le minerai. avait été exposé danS quatre galeries rapprochées, la dernière se trouvant à 200 pieds (60 m) de profondeur. Du ler janvier 1974 au mois d'août 1975, 126,000 tonnes de minerai ont été transportées par camion et traitées au concentrateur de Sulli- van, situé à l'emplacement de l'ancienne mine Solbec, à une quarantaine de milles au nord-ouest. La teneur moyenne de ce minerai était de l'ordre de 2.74% de cuivre, 2.86% de zinc, 0.53% de plomb et 0.99 once d'argent par tonne. Dans les circonstances actuelles, le Groupe Minier Sullivan ne prévoit pas entre- prendre le développement des quatre autres lentilles minéralisées de la proprié- té Clinton, bien que les réserves de la zone A soient évaluées à 698,700 tonnes titrant 1.84% de cuivre, 1.58% de zinc et 0.4 once d'argent à la tonne. L'in- vestissement total de Sullivan dans la compagnie Clinton Copper Limited dépas- se maintenant le million.
Mines Graphex Inc. - (Graphite)
Le 13 décembre 1974, le ministère des Richesses naturelles du Qué- bec accordait le bail minier no. 662 à la société Mines Graphex Inc. de Montréal pour une période de 10 ans. Ce bail mi.nier couvre une superficie de 179 acres (72.5 hectares) sur une partie dos lots 18, 19 et 20 dos rangs V et VI, canton de McGill. CertaineS occurrences de graphite étaient déjà connues sur le lot
20 du rang VI en 1947 l'Ors dé l'étude de la région de McGill par Ambert de la Rile (R.G. 68,'M.R.N.Q.).
Le gîte de graphite lui-même, tel que connu aujourd'hui, est- situé sur' les lots 19 et 20 du rang VI, à 6 milles (10 km) au• bord-est de Notre-Da- .me-du-Laus, et consiste en une minéralisation disséminée -.en graphite le long
de bandes dans des gneiss (probablement des paragneiss) de la sous-province de Grenville. Entre 1954 et 1967, Rosario Mining Corp. et Canastota Mines Ltd.
de l'état de New-York ont effectué des travaux d'exploration sur ce gisement, dont de nombreux sondages peu profonds totalisant plus de 3,000 pieds (914 m).
A la lumière de ces travaux et en raison des conditions-variables du marché pour le graphite, ces sociétés ont fait faire trois études de rentabilité sur ce prOjet, soit •en 1968, en 1970 et en 1974. .Depuis mai 1974, là propriété appar- tient à Mines Graphex Inc. En 1974, cette société a effectué plus de 1,000 pieds (300 m) de forage de vérification sur la propriété, de même que du déca- page de mort-terrain (40,000 verges cubes, soit 30,600 m cubes) et de roc sté- ril (de 10,000 à 15,000 tonnes).
Les réserves prouvées de ce-gisement de praphite totaliseraient environ 500,000 tonnes de matériel d'une teneur moyenne de 10% carbone jusqu'à une profondeur da 150 pieds(45 H, ce qui devrait assurer à cette mine une vie d'au moins quelques années. Il est aussi possible que la portion de ce gîte reposant sous le niveau de 150 pieds soit extrait par méthodes souterraines.
La mine est entrée en production le 15 mars 1975 et à la fin de juin de la mêMe année devait cesser provisoirement ses opérations à causé. de
certains problèmes techniques et financiers au niveau du séchage et du tami- sage du minerai de graphite. C'est sc-, •,...e-t-il à cause de ces difficultés que la production de cette mine durant ses quelques mois d'opération n'a tota- lisé qu'environ 200 tonnes de concentré renfermant plus de 85% de carbone. La teneur moyenne en carbone du minerai de graphite extrait était de l'ordre de 10%. Selon les renseignements obtenus de la compagnie, la transformation du système de séchage et de tamisage pourrait permettre d'augmenter la production quotidienne à une quarantaine de tonnes de concentré à 85% ou plus de carbone.
Les opérations pourraient reprendre dès qu'on aura trouvé les fonds que néces- sitent de telles transformations.
Projet Penhale - (amiante)
Le projet Penhale de l'Asbestos Corporàtion Ltd. se situe près de Black Tnke dans le comté de Frontenac. Le gîte d'amiante ayant fait l'objet de ces travaux de développement souterrains représente l'extension en profondeur du gisement de la mine Normandie, appartenant à la mème société. En septembre 1970, on complétait le puits de développement à une profondeur de 1,270 pieds et, à la fin de la même année, on avait aménagé 2,197 pic., de développement latéraux dans le gisement. Le début de la production de cette mine a été re- porté à plus tard. De 1973 à aujourd'hui, on n'y a effectué que des travaux souterrains de pompage et d'entretien.
La Société Niobec Inc. - (niobium)
•
Ce programme, qui fut commencé en septembre 1967 par la SCQUED1 à Saint-Honoré, caïtté de Dubuc, se poursuit dans le cadre d'une entente interve-
- 15 -
nue en février 1970 entre la S.. D1 et la société Copperfield Mining Ltd.
relativement à l'exploration et à la mise en valeur de la carbonatite de Saint-Honoré. C'est le 22 février 1974 que cette dernière société faisait
part à ses actionnaires de sa décisiont conjointament avec la SCQUEM, de met- tre en exploitation le gisement de niobium (columbium) de Saint-Honoré, près de Chicoutimi. Lors de la formation de la compagnie, la SOQIJ] avait contri- bué 28% (soit $588,000) aux dépenses conjointes, alors que la participation de Copperfields Mining Corp. Ltd. était de 72% (soit $1,488,000). SOQUEM aura u- ne participation de 50% à l'exploitation du gisement minier de Niobec contre des propriétés transmises, alors que Copperfield Mining Corp. et Lamaque Mining Co., du groupe Teck Ltd., possèdent chacune 25% de Niobec Inc., en retour de l'inves- tissement consenti. La gestion de l'exploitation de la mine a été confiée à Teck Corp. Ltd.
La construction d'une usine de concentration (capacité quotidienne de 1,500 tonnes de minerai) et des bâtisses auxiliaires est terminée et l'équi- pement est présentement en voie d'installation. Le puits d'extraction de mi- nerai de 940 pieds est également terminé. Selon l'échéancier de la construction, le début de l'exploitation est prévu pour les premiers mois.de 1976, au taux annuel de 5,500,000 livres (2,500,000 kg) de pentoxyde de niobium, dont 95% des ventes sont assurées grâce à des contrats•à long terme déjà conclus.
En octobre 1973, on évaluait les capitaux nécessaires à la réalisation de ce projet à $12,650,000,alors qu'a la fin de 1975, les coûts étaient esti- més à 418,379,000.
Les sondages implantés à date ont confirmé la présence d'une mi- néralisation en niobium (columbium) principalement sous forme de pyrochlo- re dans la carbonatite de Saint-Honoré. L'amas minéralisé en niobium est composé d'au moins deux zones dont les réserves totalisent environ 40 mil- lions de tonnes à une teneur moyenne de 0.76% Nb205. Rappelons que des es- sais effectués à l'Usine-Pilote du ministère des Richesses naturelles du Qué- bec ont démontré qu'il est possible de produire en laboratoire, à un taux de récupération métallurgique de 75%, des concentrés d'une teneur de 50% à 550 Nb205 à partir de matériel titrant 1% Nb205. Un procédé commercial de trai- tement de minerai a également été mis au point par cette marie Usine-Pilote.
Les réserves indiquées jusqu'à maintenant par forage sont relativement gran- des et situent la carbonatite de Saint-Honoré parmi les plus grands gîtes de niobium du monde. Le creusement d'un tunnel d'accès au gîte a débuté en juil- let 1971 et a été achevé en février 1972. Long de 2,600 pieds et incliné à 18%, ce tunnel a une profondeur verticale d'environ 460 pieds sous la surface du sol et a permis d'extraire plus de 1,000 tonnes de minerai comme échantil- lon dix gîte pour fins d'essais métallurgiques à l'Usine-Pilote du M.R.N.
En 1975, la SOQUEM a foré 8 trous de sondage d'esploration totali- sant 3,140 pieds, au coût de $25,400 sur sa propriété de Saint-Honoré, juste au nord de la propriété de Niobec. Seules des terres rares ont été intersec- tées dans ces trous.
Projet La Galette, Petit Lac Malbain - (silice)
Ce projet est situé dans les cantons de Charlevoix 1 et 3, comté de Charlevoix, à environ 29 milles (47km) au nord de St-Urbain.
- 17 -
Dans son rapport géologique préliminaire (R.P. -601) sur la région du Lac des Martres, publié en 1971 par le Ministère des Richesses naturelles du Québec, Jehan Rondot signalait que:
"Les niveaux quartzeux des paragneiss du lac de la Baie, à cause de leur pureté, pourraient représenter un minerai possible et très abondant" '
. .
Suite à la lecture de cette brève deseription,•quatre prospecteurs de'beauport, Québec, ont jalonné la portion de ces quartzites qui semblait la plus intéressante en affleurement. Le Dr R.A. Marleau, géologue, s'est ensui- te joint à eux à titre de conseiller technique et d'associé.
• •
Au milieu de l'été 1974, une option d'achat des terrains comprenant les zones A et B est intervenue entre ces prospecteurs et la société Electro- métallurgie SKW (Canada) Ltée de l'Allemagne de l'Ouest. Une troisième zone, riche en silice, soit la zone C, ne faisait pas partie de cette entente et est encore détenue par les prospecteurs.
Depuis son option de cette propriété, la société SKW a fait 2,000 pieds de forage sur la zoné A et 1,000 pieds sur la zone B et a expédié un é- chantillon d'environ 1,000 tonnes de la zone B en Allemagne pour fins de tests industriels.
Ces forages ont permis de déceler la présence de lentilles irrégu- lières de quartzite rougeâtre renfermant 1.2% d'impuretés (H.L. Jacob, Rapport de visite, novembre 1974, dossiers du M.R.N.Q.) Selon le Dr H.R. Hogan, géolo- gue conseil pour cette société au,Canada, les forages auraient prouvé l'exis- tence dans les zones 'A et B d'au moins 500,000 tonnes de minorai de silice do
ques effectués en Allemagne, pourrait servir à la fabrication de silicium mé- tal et de ferro-silicium. Au taux d'exploitation annuel prévu de 50,000 tonnes, ceci représente des réserves pour au moins 10 ans. Il est à remarquer que les possibilités de réserves de la zone C sont supérieures à celles des zones A et B. Le Dr Marleau m'a mentionné verbalement des réserves possibles de l'ordre de 60 millions de tonnes pour cette zone C. Dans un autre rapport (M.R.N.Q., DP-258, 1974) Rondot signale un potentiel possible de silice de l'ordre de 50 millions de tonnes.
La mise en prodUction des zones A et B de cette propriété est prévue pour le rois de mai 1976 et alimentera l'usine de fabric, .)11 de silicium métal et de ferro-silicium en construction à Bécancour depuis octobre 1974 et dont les opérations conunnceront vraisemblablement au début de 1976.
Une route d'accès d'environ 4 milles (6.4 }am) a été construite au Coût approximatif de $150,000, dont environ la moitié sera défrayée par le Mi- nistère des Richesses naturelles du Québec. Cette route relie la propriété en question à la route 56 reliant Baie St-Paul à Port-Alfred.
En 1975, on a expédié des échantillons en vrac de ce gîte de silice à l'usine de Bécancour, pour fin d'essais métallurgique.;. •
Projet de
Laviolctte-Marietta,
canton de Suzor - (Mica)Les premdères découvertes de mica dans le canton de Suzor, prZs de Parent, entre l'Abitibi et la Haute Mauricie, remontent à la fin des années '30.
Un petit gisement, la mine- SOSCOE,.ameme fait l'objet d'une explOitation entre 1945 et 1947 dans ce canton. Ce ne fut cependant qu'en 1960 qu'on s'in- teressa véritablement au gîte principale de mica, aujourd'hui connu sous le r de mine Bédard.
De 1964 à 1969, la Société Minéralurgique Laviolette - e114 , a effec- tué plusieurs milliers de pieds de sondage sur sa propriété du canton de Suzor et a aussi mené plusieurs tests de laboratoire dans le but de déterminer les propriétés physiques et chimiques de cette variété de phlogopite, connue sous*
le nom de "suzorite", ainsi que des études de marchés des produits fabriqués à l'aide de ce mica.
En 1969, la SML a négocié 'une association avec une importante société américaine, la Martin Mmrietta Corp. du Màryland, selon laquelle SML'conservait"
35% d'intérêt danS la propriété et:lui cédait 65% moyennant la mise en produc- tion du-gisement par la Marietta Pesources International, filiale de la Martin Marietta..
C'est dans la région de Montréal que les deux sociétaires de ce pro- jet ont mené en usine-pilote au cours des deux dernières années des essais de concentration et de d&lamination du minerai visant à produire une douzaine de grades de paillettes de mica pouvant répondre aux demandes bien spécifiques des
utilisateurs éventuels. Le mica de cette propriété avait aussi fait l'objet de tests et d'essais semblables Zil'USine-i'ilote du Ministere des Richesses natu- relles du Québec,- avant 1974.
L'investissement total sur cette propriété se chiffre
maintenant à environ $3 millions, alors que l'usine de transformation de mi- .
ncrai de mica en paillettes de dimensions multiples, dont la construction est en cours à roucherville (4 milles du centre de Montréal) depuis novembre 1975, coûtera un autre $3 millions.
A cette usine de Boucherville, on produira trois catégories de lamel- les de mica: commune, st._ .iard et de qualité supérieure, qui se venderont res- pectivement de $70 à $95 la tonne, de $100 à $185 la tonne et de $200 à $400 la tonne. Grâce à ses propriétés chimiques :: :-Ilysiques, le mica suzorite sera utilisé dans la fabriçation des thermoplastiques, des résines thermpaffermis- santes, des différents matériaux de construction, des boues de forage de puits
de pétrole, etc... . .
Le minerai brute de suzorite sera transporté de la mine, près de Pa- rent, jusqu'à l'usine de Ber lerville, soit une distance de quelque 300 mil- les, sur la voie ferrovidlie du CNR, qui est à quelques milles au sud de la pro- priété. L'usine, qui doit entrer en opératiôn durant le troisième trimestre de 1976, prévoit augmenter sa production annuelle de 10,000 tonnes durant la pre- mière année à 30,000.tonnes à qa troisième année.
. .
Le gîte de mica lui- meme mesure environ 2800 pieds de longueur par 1100 pieds de largeur et est entouré de gneiss granitiques de la sous-province de Grenville. La couche de mort-terrain recouvrant ce gisent ne mesure que quelques pieds d'épaisseur. On évalue les réserves prouvées de cet important gîte à quelque 30 millions de tonnes de minerai renfermant en moyenne 90% de mica pur, cc qui en fait un des plus gros et plus riches gisements du genre au nonde.
-21-
EXPLORATION DE SURFACE
A
cause du bas prix des métaux et des mesures restrictives qu'im- posent depuis quelque temps la Commission des Valeurs Mobilières du Québec et de l'Ontario Securities Commission, mesures qui rendent le financement des pro- jets d'exploration par de'petites sociétés publiques difficile pour ne pas di- re impossible, le district du sud du Québec a connu une baisse sensible sur le plan de l'exploration minière en 1975. Ainsi, plusieurs projets qui étaient en voie d'exploration ou de développement au cours des dernières années ont tout simplement été mis en veilleuse en 1975. Nous décrirons quand même l'é- tat actuel des travaux d'exploration sur ces propriétés dans le présent rap- port, puisque l'arrêt de certains de ces travaux ne semble que temporaire.•
Gîte aurifère de Montauban - (or)
La société Muscocho Explorations Ltd. a effectué en 1975 des tra- vaux de géophysique et de forage (plus d'une vingtaine de trous) sur la zone aurif ère nord de sa propriété optionnée de 1227 acres à Montauban-les-Mines,
,..., .
une cinquantaine de milles à l'ouest de Québec. D'anciens forages avaient éta- bli les réserves de cette zone à quelque 137,000 tonnes titrant en moyenne 0.223 once d'or et 0.60 once d'argent par tonne. Les forages peu profonds ef- fectués en 1975 sur une longueur de 1400 pieds de cette zone nord révèlent u- ne teneur moyenne en or de 0.255 once par tonne sur une largeur de 15 pieds ou 0.15 once par tonne sur une largeur de 32 pieds. Bien qu'on n'ait fait au- cun forage récent sur la zone aurifère sud, les anciens travaux avaient révélé des va].curs moyennes de 0.19 once d'or et 2.0 onces d'argent par tonne, sur une largetur de 7 pieds et sur une longueur de 1650 pieds.
Ces deux zones aurifères se situent non loin des gîtes de zinc- plomb, desquels on a extrait dans le passé (mines Anacon et Montauban) 2,755,000 tonnes de minerai titrant 4.5% zinc, 1.5% plomb, 2.5 onces d'ar- gent et 0.02 once d'or per tonne et où il reste des réserves de l'ordre de 760,000 tonnes à 3.5% zinc et 1.1% plomb.
Ces minéralisations de zinc-plomb et d'or se trouvent dans un assem- blage de gneiss et d'amphibolite de la sous-province de Grenville.
Avec la baisse récente du prix 'te l'or, l'enthousiasme de ce projet
a quelque peu diminué. .
Programme Saint-Urbain - (fer-titane)
Suite à un accord conclu avec la société Tiron Chemical Corporation de New York, la SOQUEM avait, en 1971, cherché en vain des réserves de sable à iIménite en concentration et en importance élevée dans le delta de la riviè- re Péribonka, au lac St-Jean.
Ces travaux se sont poursuivis en 1972 dans la région de Saint-Ur- bain, où, au 31 mars 1974, on avait établi les réserves à 24 millions de tonnes de roche riche en ilménite à des teneurs moyennes de 28.4% Fe et 30.5% Ti02, des- quelles on pourrait extraire sélectivement, ror chantier à ciel ouvert, envi- ron 200,000 tomes par année du ont au moins 25 ans et fabriquer un concentré d'ilménite titrant 36% Fe et 41% Ti02. Ces gîtes d'ilménite se présentent en masses et en lentilles irrégulières dans des complexes anorthositiques. En décembre 1973, la Tiron Chamical a entrepris à Pointe-aux-Trambles, la mise en
23 -
marche sur une base expérimentale, d'une usine servi-commerciale de fabri- cation de rutile synthétique (Ti02) à partir de l'ilménite (FeTiO3). Rappe- . ions ici que le rutile sert de matière première dans certains procédés de fa-
brication de pigments et.d'autres produits semblables.
La Sa* DI, qui détiendra un intérêt de 50% dans l'éventuelle ex- ploitation minière de cette propriété, a eu le rôle d'accumuler les données né- cessaires à l'établissement des réserves d'ilménite des gîtes de Saint-Urbain, en vue de l'alimentation éventuelle d'une usine commerciale de fabrication de rutile synthétique au moyen d'un procédé mis au point par la Tiron Chemical Corp. Il est à noter que le rutile naturel se fait de plus en plus rare et que son prix de vente a par conséquent augmenté sensiblement au cours des der- nières années.
On n'a effectué aucun travail additionnel sur ce projet en 1975.
. :
Lili Asbestos Mines - (amiante)
Cette propriété qu'a exploré la société Pathfinder Resources Ltd.
au cours des récentes années couvre une superficie de quelque 750 acres dans le canton de Cleveland, a sq milles au sud de la mine Jeffrey exploitée par la Canadian Johns-Manille Co. Ltd. à Asbestos. Durant les deux guerres mondiales, on exploita 12,850 tonnes (de 1917 a 1919) et 103,585 tonnes (de 1942 à 1945) de minerai de chromite de cette propriété qui portait alors le nom de Sterrett Chromite Mines. Dans le'rapport annuel de 1972, le président de la Pathfinder Rcsources
Ltd.
rapportait aux actionnaires de la société que les réserves des zones "A"t"
B" et "C" étaient respectivement évaluées à 18 millions, 21 millions
des zones "A", "B" et "C" ont été soumis à des essais de concentration aux u- sines de la Mine d'Asbeste et de Magnésium de Wolfe Ltée à St-Adrien de Ham et du ministère des Richesses naturelles à Québec en 1971 et 1972. On a cour- piété au début de 1973, à l'Usine-Pilote de notre mil7.'re, des études fina- les de concentration. En plus des 135 trc;.s de forage totalisant 71,512 pieds au. 15 septembre 1972, on a également effectué sur la propriété des levés géo- logiques et magnétcsiétriques, ainsi que certains travaux de décapage de mort- terrain durant 1972. Comme aux principales mines d'amiante des Cantons de l'Est, on rencontre de no.p])reuses petites masses granitiques dans les roches ultramafiques de cette propriété...
le 17 avril 1975, le journal "The Northern Miner" rapportait qu'un montant de $700,000 avait été dépensé à date sur la prop:i.-'1: en travaux d'ex- ploration et de développement et que la société Pathfinder n'avait pas l'inten- tion d'y effectuer d'autres travaux de développement pour l'instant. Elle ju- ge néanmoins la propriété très intéressante et désir la maintenir en règle.
•
Projet de Kontiki à Saint-Siméon - (mica)
Les sociétés Kontiki Lead and Zinc et Serem se sont associées pour faire l'évaluation et, possiblementi le développement d'un gîte de mica de type muscovite dans la région de Saint-Siméon, sur la rive nord du Saint-Laurent.
En 1974 et 1975, cette propriété d'une trentaine de claims a fait l'objet de forage et d'essais en laboratoire et en usine, afin de déterminer le tonnage, la teneur du gîte et la quantité de la muscovite qu'il renferme. Serem se dit satisfaite de la quantité de mica présent dans ce gis ent et en a expédié des échantillons à ses clients éventuels. Si ce gîte entre en opération, le mica sera concentré au Qu'ace et traité en France, où son marché serait probable- ment celui de la pigmentation de la peinture.
La décision à savoir si ce gîte entrera en production sera vrajson- blablcuent prise au cours de 197G.
-25-
Programme de Shawinigan - (cuivre-nickel)
Cette propriété de 67 claims est située dans le canton de Sha- winigan, à quelques milles au nord-ouest de la ville du mine nom. Suite à une étude géologique et à des levés géochimiques de reconnaissance, la SOQUEM a foré une trentaine de trous de sondage totalisant tout près de 10,000 pieds en 1973. Ces travaux ont permis de déceler de faibles quantités de sulfures de- cuivre et de nickel dans un complexe de gabbro anorthositique. Eh 1974, on a fait un levé de polarisation Provoquée sur la partie sud de la proprié- té. Une des anomalies repérées lors de ce levé géophysique a été vérifiée en avril 1975 à l'aide d'un trou de sondage de 554 pieds, lequel a intersecté des quantités de sulfures de cuivre et de nickel supérieures à celles trouvées dans les trous précédents. En 1975 on a également fait quelques lignes de vé- rification de polarisation provoquée totalisant une dizaine de milles. Les travaux de 1975 sur cette propriété ont coûté environ $17,000.
- En septembre et en octobre 1976, on prévoit abandonner une quin- zaine de claims de cette propriété. On ne prévoit pas effectuer d'autres travaux dans le cadre de ce programme d'ici ce temps.
Programae de la Québec Manitou - (cuivre-nickel)
La société Québec Manitou Mines Ltd. détient 40% d'intérêt dans une propriété de 64 claims dans los cantons de Joliette 70 et Montcalm 71, région du réservoir Daskatong, l'autre 60% des intérêts de la propriété étant déte- nu par Manitou Darvue. Il s'agit d'un prospect de cuivre-nickel clans des ro- ches mafiques et/ouultramafiques de la sous-province de Grenville.' .
d'un prélèvement de sédiments de ruisseaux qu'on a analysés pour plusieurs éléments, dont le cuivre et le nickel. Les résultats de cette première camr pagne ont été suivis en 1974 par le prélèvement d'environ 1,000 échantillons de sols. En 1975, la compagnie a effectué un levé géophysique sur la proPricl- t6.,
- • .
Mines Privex Ltée - (or)
• Depuis la découverte d'or dans certaines veines de quartz sur le lot 10 du rang II et sur le lot 11 du rang III, canton de Bellechasse, au tout dé- but des années'50, ces terrains ont été l'objet de plusieurs campagnes d'explo- ration et de promotion plus ou moins sérieuses par les sociétés Arcadia Mining Corp., N.A. Timmins Ltd., Blackhawk Mining Ltd., Pobbins Claims, et Colmo Mining Ltd.
Vcrs la fin des années '50 et au début des années '60, on a foré 25 trous de so:iiage totalisant 8245 pieds sur et au voisinage immédiat de ces deux lots. On y a également mené certains levés géophysiques et géologiques, ainsi que des travaux de tranchées et de décapage. Certains résultats d'ana- lyses se sont avérés suffisamment encourageants pour susciter périodiquement un intérêt dans la propriété, du moins sur le plan de la promotion minière.
• Personne n'a pu arriver à calculer un tonnage fiable strt. aucune des zones aurifêresi puisque les valeurs en or z»,,mt très erratiques et semblent liées exclusivement aux veinules de quartz. Ces veinules traversent des filons- couches de diorite finement grenue en contact avec des ardoises du Cambro- Ordovicien.
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En 1975, la société Les Mines Privex Ltée, qui avait optionné le lot 11 du rang III de Bellechasse l'an dernier, a pratiqué une tranchée de 10.pieds de largeur par 10 pieds de profondeur par 100 pieds de longueur à travers la zone principale de veines. De cette excavation, elle a expédié à l'Usine-Pilote du M.R.N. un échantillon en vrac d'environ 18 tonnes à tous les 20 pieds le long de l tranchée. Le coût total de ces travaux a été de - $12,000. On espère ainsi déterminer la teneur moyenne en or de toute la zo-
ne de veines. La décision quant au renouvellement de l'option de ce lot doit être prise avant le 27 mai 1976 et•dépendra des résultats d'analyses de ces 5 échantillons en vrac.
Région de Mont-Laurier - (uranium)
La région de Ment-Laurier, située à environ 140 milles au nord-ouest de Montréal, a connu une activité assez mouvementée dans le domaine de l'explo- ration pour l'uranium en 1968 et 1969, alors que plusieurs dizaines de sociétés minières, petites et grosses, y ont jalonné des milliers de daims miniers, principalement dans les cantons suivants: Chopin, Décarie, Franchère, Joliette (40-50-60), Labelle, Leman, Lytton, Mbntcalm (60-61-71), Pérodeau, Sicotte et Wurtelle.
Après' quelques années d'inactivité, il y eut en 1973 et 1974 un re- gain d'intérat dans la région de Mont-Laurier, suite à la publication, le 16 janvier 1973, des résultats d'un levé radiométrique aéroporté couvrant ce dis- trict et mené conjointemant par le ministère des Richesses naturelles du Qué- bec et le ministiscre de l'Eneryie des Minos et des Ressources du Fédéral. La fin de smaine suivant la parution de cos résultats, il y avait plus d'une quinzaine de sociétés qui jalonnaient des claims dans cette région. L'amélio-
ration des perspectives d'avenir pour l'uranium apportée par la crise d'éner- gie des dernières années a aussi grandement contribué à cette nouvelle ruée vers l'uranium dans plusieurs régions, dont celle de Mont-Laurier. En 1974 et 1975 une équipe géologique de notre ministère a étudié le contexte géolo- gique des minéralisations radioactives dans la région de Mont-Laurier-Cabonga (L.Kish, 1975, DP-310).
Parmi les principales' sociétés minièrès qui détenaient un bon nom- bre de claims dans cette région durant ces dernières annns, notons la Cana- dian Johns-Manille Co. Ltd., la Capri Mining Corp. Ltd., la Gulf Minerais Ca- nada Ltd., Les Mines d'Uranium Mont-Laurier et la Scandia Mining & EXploration Ltd. En résumé, l'état des travaux d'exploration effectués à date sur les pro- priétés minières que détiennent certaines de ces sociétés est le suivant:
Canadian Johns-Manville Co. Ltd.- 150 claims principalement dans les cantons de Leman et de Franchère. Sur un des groupes de claims, des forages effectués en 1968 et au début de 1969 ont indiqué la présence d'environ 180,000 tonnes d'une teneur moyenne de 0.79 lbs d'oxyde d'uranium par tonne, principalement dans des paragneiss remobilisés ayant localement donné naissance à des pegma- tites. Les travaux de sondage faisaient suite à des levés géologiques, géophy- siques et géochimiques. Cette propriété a fait l'objet d'autres forages en 1971 et d'un nouveau levé magnétomftrique en 1973. Aucun travail n'a été fait:
sur la propriété en 1974, alors qu'en 1975, on y a fait des levés magnétomé- trique et scintillométrique et on y a foré 47 trous de sondage totalisant 6,367 pieds.
Les Mines d'Uranium Mont-Laurier - 142 claims dans les cantons de Pérodeau Franchère et de Leman. On a effectué divers travaux d'exploration aéropor- tés et: au sol, ainsi que des campagnes de sondage en 196970. On a poursuivi
les travaux en 1972 en y pratiquant des tranchées et en y prélevant des é- chantillons. En 1973, suite à une entente intervenue avec cette société, la SOQUEM a foré tout près de 5,000 pieds de sondage sur ce projet . Selon les autorités de la SOQUEM, ces forages n'ont intersecté que des teneurs sous- marginales en uranium au prix actuel du marché. Il semble cependant y avoir espoir d'une certaine continuité dans ces valeurs, qui sont incidemment trou- vées dans des quartzites et dans des peragneiss à biotite localement remobi- liSés en pegmatites. Durant l'été 1974, la société Les Mines d'Uranium Mont- Laurier a foré 7 trous peu profonds sur une occurrence radioactive de surface.
Certains échantillons ainsi prélevés ont donné jusqu'à 2.07 livres U308 par tonne.
Scandia Mining & Exploration Ltd. - 87 claims au lac Forestier dans les can- tons de Joliette 50 et 60. On y a entrepris des travaux d'exploration de sur- face en 1972. En date du 20 décembre 1973, on rapportait (Northern Miner) que les travaux de tranchées et de forages avaient décelé la présence d'au moins 12 dykes de pegmatite bien définis et renfermant passablement de magnétite et, localemant, de l'hànatite, dans lesquels on avait indiqué d'assez tons tonna- ges mais que les valeurs en uranium étaient plutôt erratiques et faibles. Durant la saison estivale de 1974, la société torontoise Urangesellschaft (Canada) Ltd., une filiale de la société allemande Urangesellschaft M.B.H. and Co. KG, a corn- plété'un levé géophystique aéroporté de môns; que des travaux de vérification au sol et certains forages sur la propriété qu'elle avait optionnée de Scandia.
durant l'été 1975, on y à effectué des levés géologique et radiométrique de détail que l'on prévoyait'complétPr par un levé pour le radon.
Autres travaux d'exploration
Parmi les autres travaux d'exploration effectués dans notre district en 1975, notons les suivants:
- Quatre trous de sondage par la SOQUEM, totalisant 3,200 pieds sur l'occur- rence de sulfures massifs de Brampton, appartenant anciennement à la Canadian Johns-Manville, et deux trous totalisant 1,025 pieds sur son projet de carbo- natite de Saint-André, près de Lachute. On a intersecté certaines valeurs en cuivre à BruluiJton et des terres rares à Saint-André.
-. .Pecherche de métaux de base dans les Appalaches par la SOQUEM à l'aide d'un levé SIAL de 1,400 milles (électromagnétomètre aéroporté léger) accompa- gné de vérifications au sol ( EM vertical) dans les cantons de Ware et de Bel- lechasse. On prévoit forer 2 cibles en 1976 dans le cadre de ce projet.
- Levé de géochimie des roches et des sols et cartographie géologique détail- lée par la SCQULM en 1974 dans la région de Milan-Mégantic de l'Estrie en vue de déceler la présence de minéralisations en tungstène et en molybdénite. En février et mars 1975, la SOQUEM y a foré un trou de 350 pieds sur une anomalie géochimique et électra-nagnétique. Le résultat de ce forage a été négatif.
- Durant l'année, la ConsolidaUxi Midvale Exploration Ltd. a foré 4 trous de sondage totalisant 1,002 pieds sur sa propriété d'amiante de 5 claims dans la région de Tring Jonction dans la Beauce. Les résultats de ces forages ont été
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peu encourageants.
- La société Huddersfield Uranium Mines Ltd. a effectué un levé géologi- que et scintillomtrique en 1974 ainsi que 6 trous de forage totalisant 1,006 pieds en 1975 sur les lots 21 à 24 (6 claims) du rang V, canton de Huddersfield, région de Pontiac.
-. Suite à des levés magnétométrique .et géologique, la Mattagami Lake Mines a foncé 6 trous de forage" totalisant 1,278 pieds sur un complexe alcalin dans le'canton de Turgeon, sous-province de Grenville. On a fait analyser une par- tie de ces carottes de sondage pour les éléments suivants: Cu, Zn, Ni, Ag, Au et P2O5.
•
Il y a également eu des travaux d'exploration effectués par Rertlett Exploration dans le canton de Stratford, par SCQUE•7 dans Ditton, par G. Fredet- te dans Wolfestown, par Chibougamau Copper dans Wickham, par Bath Canada dans Clarendon et par Henri Paquet dans Halifax. Il y a également eu d'autres tra- vaux d'effectués, mais pour lesquels nous n'avons aucun renseignement, les so- ciétés minières n'étant tenues de nous soumettre des travaux statutaires que sur les terrains concédés après le 24 juillet 1880 et sur lesquels ils veulent conserver les droits miniers.
•
Québec, le 27 février 1976
PARTIE B
GASPESIE
Gilles Duquette
MINISTERE DES RICHESSES NATURELLES Exposé Sommaire
sur les
ACTIVITES MINIERES dans le
DISTRICT DE LA GASPESIE
Au cours DE L'ANNEE
1975
Gilles Duquette Géologue-Résident
District de la Gaspésie Janvier 1976
TABLE DES MATIERES
'PAGE
XNTRODUCT/ON 1
EXPLOITATION .
1
A- Aperçu Général 1
D- Mines Actuelles 2
1- Les Mines de Cuivre Gaspé Ltée 2
2- Les Mines Madeleine Lt(e 3
C-
Mines Futures(?) . 3: 1- Gîte du mont Olivine... ... , 3
2- Gîte Sullipek , • 4
3- Gîte Fédéral ' 5
EXPLORATION 6
A•- .
Aperçu Général 6
D- Description des Programmes de Recherche 7
1- Secteur Nord 7
a) Région des monts McGerrigle 7 b) Région à l'ouest des monts McGerrigle 9
c)
Région au sud des monts McGerrigle 9d)
Région au nord-est des monts McGerrigle 10e)
Région de Murdochville 102-
Secteur Sud 113-
Secteur Est 124-
Secteur Ouest 12a) Région des monts Chic-Chocs (section ouest) 12 - b) Région au nord-ouest des monts Chic-Chocs 12 c) Région au sud des monts Chic-Chocs 13
• 5-
Secteur Sud-Ouest 13PERSPECTIVES
A- Exploitation 14
D- Exploration
• . 14
ANNEXES
CARTE --MINES ET SITES D'EXPLORATION EN
1975 A-1
TABLEAU
1
--LISTE NUMEROTEE DES SITES D'EXPLORA-TION EN 1975 A-2
TABLEAU 2 ---DONNEES ESSENTIELLES ET PERSPECTIVES SUR LES MINES PRODUCTRICES A-4
ANCIENNES ET FUTURES (?) A-5
---INTENSITE MINIERE
GRAPHIQUE 1 DE LA RECHERCHE
EN GASPESIE DEPUIS 1960 A-6 2 MINERAI EXTRAIT ET CUIVRE PRODUIT
GRAPHIQUE
EN GASPESIE A-7
PHOTOS VUES DU MONT OLIVINE -A-8
Exposé Sommaire sur les Activités Minières dans le
District de la Gaspésie 1975
INTRODUCTION
Le présent rapport constitue le' sixième du gen- re.à être rédigé par l'auteur depuis son arrivée, en mai 1970, au bureau de Ste-Anne des Monts.
A la fin de 'l'année 1975, le personnel du bu- reau était formé de:
Gilles Duquette, géologue-résident.
Serge Làchance, assistant géologue-résident.
Michel Gagnon, technicien minier.
Maryline Collin, secrétaire.
Serge Lachance travaille ici depuis l'ouverture du bureau, en octobre 1969. Michel Gagnon et Maryline Collin y travaillent depuis respectivement le 27 août 1971 et le 18 août 1975— Mlle Collin a comblé le poste vacant créé par le départ d'Augustine Bélanger, le 14 juillet 1975;
l'intérim ayant été assuré par Micheline Roy.
L'auteur tient à remercier les membres de son per-.
sonnel pour leur aide à la bonne marche du bureau.
Le nombre de visiteurs accueillis au bureau au cours de l'année 1975 a été proche de 225 comparativement à environ 350 en 1974.
EXPLOITATION
A- Aperçu Général«
Pour une troisième année consécutive la production minière dans la Péninsule a atteint un nouveau sommet en
1975. En effet les 2 producteurs de la région soit Les Mines
de Cuivre Gaspé Ltée .et Les Mines Madeleine Ltée rappor- tent avoir traité, respectivement, tout près de 11,000,000 tonnes et 850,000 tonnes comparativement è 10,485,000 et 804,390 en 1974 (voir'GRAPHIQUE 2, p. A-7). Par ailleurs, à cause d'une légère baisse de la teneur du minerai trai- té, il est à prévoir que la quantité de cuivre ainsi pro- duite sera sensiblement la même qu'en 1974 c'est-à-dire
environ 60,000 tonnes. . . .
B- Mines Actuelles
1- Les Mines de Cuivre Gaspé Ltée---Avec plus de
11,000,000 tonnes de minerai extrait en 1975, ce qui cons- titue un nouveau record de production, cette société a presque atteint l'objectif qu'elle s'était fixé en mars 1971, objectif qui devait lui permettre de tripler (en . le portant à 39,000 tonnes/jour) son rythme d'extraction
à la mine de Murdochville qui est sise dans le canton de Holland à quelque 60 milles à l'ouest de Gaspé et oû,
depuis 1955, elle exploîte d'immenses gîtes de cuivre dans un skarn dévonien. Les principales difficultés qu'il lui reste à surmonter pour atteindre pleinement son objectif se situent au niveau de la nouvelle usine 'servant à lixi- ver le minerai oxidé (5,000 tonnes/jour). Cette usine constitue, depuis sa mise en marche, un véritable casse- tête pour la compagnie. Diverses modifications dans le procédé de lixivation sont en cours de réalisation.
On notera que les réserves de minerai à la mine Gaspé Copper sont énormes puisqu'elles se chiffraient, au ler. janvier 1975, à 267,451,000 tonnes (0,47% Cu).
A la fin de 1975 le nombre d'employés permanents s'établissait à 1995 comparativement à 931 en 1971, année du début des travaux d'expansion.
• 2- Lés Mines Madeleine Ltée—Cette société, contrô- lée (36%) par la McIntyrei exploîte, depuis juin 1969, un dépôt de cuivre au Petit Mont Ste-Anne dans le canton de Boisbuisson à quelque 35 milles au sud-est de Ste-Anne des Monts. Ce gîte est situé dans une cornéenne péliti- que . faisant partie de l'auréole métamorphique du aranite dévonien des Monts McGerrigle. Comme par le passé le ryth- me d'exploitation y a été maintenu à tout près de 2,400 tonnes/jours pour un• total annuel proéhé de 850,000 tonnes.
. : Cette année encore les réserves de minerai ont fléchi sensiblement passant de 3,866,000 tonnes en décem- bre 1974 à environ 3,300,000 tonnes, 12 mois plus tard.
Cette situation est loin d'être rose car, en moins de 4 ans, les réserves connues devraient être épuisées. Com- me les récents travaux d'exploration ont clairement établi que les deux principales zones de minerai étaient toutes deux recoupées, en profondeur, par le pluton granitique des monts McGerrigle, on va maintenant explorer latéra- lement les structures porteuses de ces deux zones.
C- Mines Futures(?)
1- Gîte du mont Olivine---L'événement minier le plus intéressant à être survenu en Gaspésie au cours de l'année 1975 concerne ce qui est maintenant convenu d'appeler le gîte du mont Olivine. Constituant l'un des plus gros dé- pôts d'olivine fraîche de toute l'Amérique du Nord et affleurant de façon spectaculaire précisément sur le mont Olivine dans les cantons de Lapotardière et de Lesseps (voir CM TE; p. A-1), juste à l'ouest de la route trans- gaE.pésienne (voir PHOTOS, p. A-8) ce gîte, semble-t-il, pourrait être mis en exploitation au cours des prochains mois par la société International Minerais & Chemical, bien connue sous le sigle IMC. En effeL:, une demande en
ce sens aurait été faite par l'IMC à la fin de l'été de 1975.,