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PHENOMENES NON-LINEAIRES ET CHAOS

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Academic year: 2022

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Texte intégral

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PHENOMENES NON-LINEAIRES ET CHAOS

Corrig´e de la s´erie 12: Route sous-harmonique

Exercice 21 Renormalisation

Consid´erons l’espace des fonctions d´efinies sur [1, 1]:E1 ={fa(x) = 1ax2} o`ua est d´efini de telle mani`ere que f([1,1])[1, 1], c’est-`a-dire 0a 2.

La d´eriv´ee schwartzienne de ces fonctions est (Sfa) (x) = f′′′(x)

f(x) 3 2

f′′(x) f(x)

2

= 3 2x2 <0

L’application it´er´eexn+1 =fa(xn) est donc susceptible de poss´eder une cascade sous- harmonique lorsquea augmente. On v´erifie en effet que le point x = −1+2a1+4a, fixe par fa, subit une bifurcation sous-harmonique en a =a1 = 34.

Une simulation donne le diagramme de bifurcation ci-dessous.

D´efinissons maintenant la transformation de renormalisation T fˆ a

(x) = 1

σfa2(σx) = 1

σfa(fa(σx)) σ =σ(a) est choisi de telle mani`ere que

T fˆ a

(0) = 1σfa(fa(0)) = σ1fa(1) = 1, donc σ(a) =fa(1) = 1a.

Le probl`eme est que ˆT fa est en g´en´eral une fonction quartique, qui n’appartient pas

`a E1, mais `a E2 ={f(x) = 1a1x2+a2x4}. Un espace invariant par ˆT est E =

(

f(x) = 1a1x2+a2x4a3x6+· · ·= 1 +

X

n=1

(1)nanx2n )

Cependant, nous avons vu au cours que le point fixe g ∈ E de ˆT correspond `a a1 = 1.52..., a2 = 0.104..., a3 =0.0287..., etc. g est donc tr`es proche de l’axe E1. On peut donc essayer d’approcher

T fˆ a

(x) = 1 1a

1a+ 2a2(1a)2x2a3(1a)4x4

∈ E2 par sa projection su E1.

fa(2)(x) = 1 1a

1a+ 2a2(1a)2x2

= 1 + 2a2(1a)x2

=fR(a)(x)∈ E1

1

(2)

A B C

A, B et C repr´esentent respectivementfa(x), fa2(x) et fa(2)(x).

Au lieu d’´etudier ˆT, on ´etudie doncT :E1 → E1, d´efini par (T fa) (x) =fR(a)(x), o`u R(a) =2a2(1a).

Les points fixes de T correspondent aux points fixes a de R, tels que 0 a 2, c’est-`a-dire

a = 0

a = 1+23 1.366... `a comparer avec a1(g) = 1.52...

Ce point est proche de la valeur trouv´ee num´eriquement dea1.40. Remarquons que fa2n(x) est fortement auto-similaire lorsque n devient grand.

Le nombre α = g(1)1 est approch´e par fa1(1) = 2.7322..., `a comparer avec α = 2.5028....

Le nombreδpeut ˆetre estim´e en calculant la d´eriv´e deT en fa. Intuitivement, cette d´eriv´ee correspond `a R(a) = 4 +

3 = 5.73205..., `a comparer avec δ = 4.669...

(R(0) = 0, donc 0 est superstable). Ce calcul peut ˆetre justifi´e en utilisant la notion deeriv´ee fonctionnelle:

Si E est un espace de fonctions, et g ∈ E, les fonctions admissibles ψ sont des fonctions telles queg+ψ ∈ E (donc en g´en´eral, ψ 6∈ E). Laeriv´ee fonctionnelle de T :E → E au point g dans la direction de ψ peut ˆetre d´efinie par

(DT) (x) =

∂λ T(g+λψ) (x) λ=0

Dans notre cas, E =E1, les fonctions admissibles sont ψ(x) =kx2 alors (DT) (x) =

∂λ T(fa +λψ(x)) λ=0

=

∂λ T 1(aλk)x2 λ=0

=

∂λ 1R(aλk)x2 λ=0

=R(a)kx2

=R(a)ψ(x)

2

(3)

ce qui justifie notre calcul intuitif. Remarquons qu’une meilleure approximation de δ est obtenue en tenant compte de l’expression g´en´erale de DT (cf polycopi´e).

La situation `a plusieurs dimensions peut ˆetre r´esum´ee de la mani`ere suivante:

Si Σn est l’ensemble des fonctions Fa1,a2,...(x) telles que O soit un point p´erio- dique superstable de p´eriode 2n−1, on a

Tˆn+1)Σn

Σ est la vari´et´e stable de g. Les Σn s’´eloignent `a une vitesse δ de Σ.

Si Fµ(x) =Fa1(µ),a2(µ),...(x) est une famille `a un param`etre d’applications, les cycles superstables apparaˆıtront pour des valeurs µ =λn telles que Fλn(x) Σn. Ces valeurs s’accumulent `a vitesse δ sur le point λ, et on verra que les fonctions Fλ2nn−1 et ˆT

Fλ2n+1n

seressemblent de plus en plus lorsque n→ ∞.

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