• Aucun résultat trouvé

Spin de 235U et rapports des moments nucléaires de 235U et 233U

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2021

Partager "Spin de 235U et rapports des moments nucléaires de 235U et 233U"

Copied!
3
0
0

Texte intégral

(1)

HAL Id: jpa-00235661

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00235661

Submitted on 1 Jan 1957

HAL is a multi-disciplinary open access archive for the deposit and dissemination of sci- entific research documents, whether they are pub- lished or not. The documents may come from teaching and research institutions in France or abroad, or from public or private research centers.

L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des établissements d’enseignement et de recherche français ou étrangers, des laboratoires publics ou privés.

Spin de 235U et rapports des moments nucléaires de 235U et 233U

Jean Blaise, Simon Gerstenkorn, Michèle Louvegnies

To cite this version:

Jean Blaise, Simon Gerstenkorn, Michèle Louvegnies. Spin de 235U et rapports des moments nucléaires de 235U et 233U. J. Phys. Radium, 1957, 18 (5), pp.318-319. �10.1051/jphysrad:01957001805031800�.

�jpa-00235661�

(2)

SPIN DE 235U ET RAPPORTS DES MOMENTS NUCLÉAIRES DE 235U ET 233U Par JEAN BLAISE, SIMON GERSTENKORN (1) et MICHÈLE LOUVEGNIES,

Laboratoire Aimé-Cotton, C. N. R. S., Bellevue, Seine-et-Oise.

LE JOURNAL DE PHYSIQUE ET LE RADIUM TOME 18, JUIN 1957, PAGE 318.

Depuis une quinzaine d’années, un certain

nombre de spectroscopistes se sont intéressés au

spin de 235U . En utilisant de l’uranium naturel contenant 0,71 % de 235U, Tolansky [1] trouva un spin supérieur à 3/2. Anderson et White [2], avec de

l’uranium enrichi à 64 %, trouvèrent I

=

5/2

ou 7/2, la valeur 5/2 étant la plus probable. Stuken-

broeker et McNally [3] arrivèrent d’abord au même

résultat, mais Vander Sluis et McNally [4], en

utilisant de l’uranium enrichi à 99,95 % de 235U@

conclurent que la valeur du spin était de 7/2, la

valeur 9/2 étant exclue. Bien qu’ils aient eu con-

naissance de ce dernier résultat, Kaliteevskii et Chaika [5] penchent cependant pour la valeur 5/2, Enfin, tout récemment, Hutchinson, Llewellyn.

Wong et Dorain [6] ont étudié l’absorption de réso-

nance paramagnétique de monocristaux de UC’3

naturel. Ils ont observé trois composantes de struc-

ture hyperfine de chaque côté de la raie intense de 238U et ayant estimé que deux autres compo- santes étaient masquées par cette raie intense et par une structure satellite qui l’accompagnait, ils en

conclurent que la valeur du spin était 7/2. Ils indiquent en outre comme valeur absolue probable

du moment magnétique de 235U : ItLl

=

0,38 ou 0,31 magnétons nucléaires, suivant le mode de calcul.

Dans ces conditions, il n’a pas semblé superflu de

mesurer de nouveau le spin de ~3~U.

A cet effet, nous avons étudié la structure hyper-

fine de la raie À

=

5 915 A (5f3 fid 7S2 - 1697)

du spectre d’arc, à l’aide du stectromètre photo- électrique Fabry-Perot enregistreur. Le grand

intérêt de cet appareil est qu’il permet des mesures directes et précises d’intensité ; en outre, les

échelles en longueur d’onde et en intensité étant

linéaires il est possible de mesurer des intensités

globales de raies par planimétrie et de séparer sur l’enregistrement, par des opérations de symétri- sation, des raies partiellement mélangées. L’ura-

nium sous forme d’oxyde U03, était enrichi à 21 %

en 235U (2). La source était une cathode creuse

refroidie à l’azote liquide, le néon servant à produire

la décharge. La figure 1 montre un enregistrement

obtenu avec une intensité de courant de 22 mA. On voit que la structure hyperfine de 235U est complè-

tement séparée de 23$U et que deux composantes a

et b sont entièrement résolues, d’où la possibilité de

comparer à l’intensité totale de 23~U, soit l’inten- sité de la composante la plus intense, soit la somme des intensités des composantes a et b, ce qui se fait

aisément en planimétrant les surfaces corres- pondantes.

Les valeurs théoriques de ces rapports ont été calculées, en supposant que le « flag pattern »

observé provenait uniquement du terme supérieur (J

=

7) (3), pour les valeurs du spin 5/2, 7/2 et 9/2.

TABLEAU 1 THÉORIQUES

Les résultats montrent que la valeur I ~ 7/2 est

seule compatible avec les intensités observées, les

valeurs 5/2 et 9/2 étant exclues définitivement.

La structure totale comprend donc huit compo-

santes. On observe entre a, b et c, des écarts notables à la règle d’intervalle, dus au moment quadrupolaire Q. A l’aide des formules bien connues

de Casimir, on en déduit les valeurs du facteur d’intervalle magnétique A et du facteur de couplage quadrupolaire .B du terme 169,.

Le tableau I T donne les positions mesurées des

composantes b et c, et calculées des composantes a à h, en prenant a comme origine.

A partir des positions calculées et des intensités

théoriques, on a tracé sur la figure 1 la courbe

(1) Ingénieur au Centre d’Études Nucléaires de Saclay.

(2) Cet échantillon nous a été fourni par le Commissariat à l’Énergie Atomique. Le rapport d’abondance a été mesuré

sur la raie X 4156 A qui ne présente pratiquement pas de structure hyperfine.

(3 ) La configuration f 3 ds2 permet de prévoir une struc-

ture très petite pour le terme 5 Lg.

(4) 1 millikayser = 10-3 cm-l.

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphysrad:01957001805031800

(3)

319

résultante. L’accord avec la courbe enregistrée peut

ètre considéré comme très satisfaisant.

Le déplacement isotopique

Korostyleva, Striganov et lashin [7] ont mesuré

sur la même raie 7~ 5 915 la structure hyperfine de l’isotope 233 pour lequel 1

=

5/2 [8]. De la struc-

ture observée, on déduit :

En comparant ces données avec nos résultats, on

obtient pour les rapports des moments magné- tiques et pour le rapport des moments quadru- polaires des isotopes impairs de l’uranium, les

valeurs suivantes :

FIG. 1.

-

Structure hyperfine de la raie X 5 915 A (5Lg - 16 97) de U I.

Cathode creuse refroidie à l’azote liquide ; intensité du courant : 22 mA ; étalon Fabry-Perot à 7 couches diélec-

triques, d’épaisseur 9,015 mm. Résolvance effective : R

=

790 000.

Sur un des ordres d’interférence, on a dessiné, en pointillé, d’une part, les composantes d à h (leur inten-

Remarque.

Au cas où le terme 5 Lg aurait une structure hyperfine, donc des facteurs et B(5Lg) non nuls, les A et B mesurés seraient liés à ceux du terme supérieur par les relations de Brix [9]

sité étant déduite de celle de la composante a et leur position des intervalles mesurés ab

=

59,1 mK et

bc

=

45,2 mK) et d’autre part leur courbe résultante.

La durée de l’enregistrement étant d’une heure, on remarquera la stabilité de la lampe.

A partir d’autres transitions ayant 5 Lg pour terme inférieur, on peut estimer que A(5Lg) est

inférieur à 0,25 mK. De toute façon les rapports u235 O235 restent

. ,

inchangés.

Ce travail a été exécuté sous la direction de M. le pr Jacquinot à qui nous tenons à exprimer tous nos

remerciements.

Manuscrit reçu le 1er mars 1957.

BIBLIOGRAPHIE

[1] TOLANSKY (S.), British A. E. C. Report, 1943, 375.

[2] ANDERSON (O. E.) et WHITE (H. E.), Phys. Rev., 1947, 71, 911.

[3] STUKENBROEKER (G. L.) et McNALLY (J. R., Jr.),

J. Opt. Soc. Amer., 1950, 40, 336.

[4] VAN DER SLUIS (K. L.) et McNALLY (J. R., Jr.), J. Opt.

Soc. Amer., 1955, 45, 65.

[5] KALITEEVSKII (N. I.) et CHAIKA (M. P.), Doklady Akad Nauk, U. R. S. S., 1955, 103, 49.

[6] HUTCHISON (C. A.), LLEWELLYN (P. M.), WONG (E.) et

DORAIN (P.), Phys. Rev., 1956, 102, 292.

[7] KOROSTYLEVA (L. A.), STRIGANOV (A. R.) et IASHIN (N. M.), J. Exper. Thoret. Fyz., U. R. S. S., 1955, 28,

471.

[8] VAN DER SLUIS (K. L.) et McNALLY (J. R., Jr.), J. Opt.

Soc. Amer., 1954, 44, 87.

[9] BRIX (P.), Z. Physik, 1952, 132, 579.

Références

Documents relatifs

To test whether the vesicular pool of Atat1 promotes the acetyl- ation of -tubulin in MTs, we isolated subcellular fractions from newborn mouse cortices and then assessed

Néanmoins, la dualité des acides (Lewis et Bronsted) est un système dispendieux, dont le recyclage est une opération complexe et par conséquent difficilement applicable à

Cette mutation familiale du gène MME est une substitution d’une base guanine par une base adenine sur le chromosome 3q25.2, ce qui induit un remplacement d’un acide aminé cystéine

En ouvrant cette page avec Netscape composer, vous verrez que le cadre prévu pour accueillir le panoramique a une taille déterminée, choisie par les concepteurs des hyperpaysages

Chaque séance durera deux heures, mais dans la seconde, seule la première heure sera consacrée à l'expérimentation décrite ici ; durant la seconde, les élèves travailleront sur

A time-varying respiratory elastance model is developed with a negative elastic component (E demand ), to describe the driving pressure generated during a patient initiated

The aim of this study was to assess, in three experimental fields representative of the various topoclimatological zones of Luxembourg, the impact of timing of fungicide

Attention to a relation ontology [...] refocuses security discourses to better reflect and appreciate three forms of interconnection that are not sufficiently attended to