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Submitted on 1 Jan 1956
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Les tensions de radiation en acoustique
R. Lucas
To cite this version:
R. Lucas. Les tensions de radiation en acoustique. J. Phys. Radium, 1956, 17 (5), pp.395-399.
�10.1051/jphysrad:01956001705039500�. �jpa-00235391�
LES TENSIONS DE RADIATION EN ACOUSTIQUE
par
R. LUCAS,
École Supérieure de Physique et de Chimie, Faculté des Sciences de Paris.
Sommaire. 2014 L’étude des efforts exercés par des ondes élastiques planes se propageant sans
affaiblissement dans un fluide peut être abordée par une extension des modes de raisonnement utilisés en élasticité pour le corps solide soumis à des contraintes.
Cette étude montre le caractère anisotrope des efforts développés par les actions des ondes sur
les surfaces frontières et le caractère tensoriel de ces efforts. Il est établi que dans le cas des ondes
sphériques les pressions de radiation ont une expression différente de celle valable pour les ondes
planes.
L’utilisation de l’invariant adiabatique de Boltzmann-Ehrenfest montre l’existence d’un terme de pression isotrope dont il est possible de faire l’étude par voie expérimentale.
On montre que les tensions de radiation donnent des expressions correctes pour évaluer la
pression d’un gaz parfait monoatomique, que l’on considère la pression de radiation des ondes de phase ou que l’on considère la pression de radiation des ondes acoustiques.
Enfin il est possible de donner une interprétation de la pression osmotique par l’utilisation des
pressions de radiation des ondes de diffusion d’un corps dissout, ces ondes étant réfléchies par la
paroi semi-perméable séparant la solution du solvant.
Abstract. 2014 Stresses resulting from the propagation of a plane elastic wave through a fluid can
be computed by a method similar to the one used in elasticity for stresses in a strained solid body.
This discussion proves the anisotropic character of the forces acting on the boundaries and their tensorial nature. The radiation tensor for a spherical wave is différent from the tensor for a plane
wave.
Using the Boltzmann-Ehrenfest adiabatic invariants, it is possible to prove the existence of an
isotropic pressure term, which can be discussed experimentally.
The method of radiation tensors can be used to compute the pressure in an ideal monatomic gas, or the osmotic pressure in a solution. Both examples are completely discussed.
17, 1956,
Introduction. - Il n’est pas inutile de
rappeler
que c’est en utilisant les actions
mécaniques
desondes
acoustiques
sur un obstacle solidaire d’une balance de torsion que P.Langevin [1]
observaen 1916 l’existence des ondes ultra-sonores pro-
voquées
par la mise en vibration d’une lame dequartz piézoélectrique.
L’utilisation des actions des ondes
acoustiques
découlait des recherches de
Rayleigh [2] q1)i
avaitmontré
(1903)
que les ondes doivent exercer, enmoyenne dans le temps, des forces dues à ce que l’on
appelait
les «pressions
de radiation ».Les recherches de
Rayleigh
furentreprises
par H. A. Lorentz(1917) [3], puis
par Léon Brillouinqui,
outre son travail de Thèse(1921) [4]
consacraune série de mémoires à ce
sujet.
A diversesreprises,
L. Brillouin insista sur le caractère ten- soriel de cesefforts,
en sortequ’il paraît plus
correct de les
désigner
par « tensions de radiation » que par «pressions
de radiation ».,
Dans ce
qui
vasuivre, je
montrerai comment,par une extension des modes
de raisonnement
utilisés en
élasticité,
il estpossible
de définir leproblème
des efforts à l’intérieur d’un fluide(non visqueux)
traversé par des ondesacoustiques,
etles efforts
agissant
sur un obstaclé. Le caractère tensoriel des actionsapparaîtra
en conclusion des résultats.D’autre
part,
en utilisant les relationsgénérales
de L.
Brillouin,
on peut montrer que celles-ci donnent des résultats intéressantslorsqu’on
lesapplique
aux ondes dephase
de L. deBroglie
etaux ondes de diffusion moléculaire d’un corps dissous dans un solvant.
Dans ce dernier cas on obtient une
expression
nouvelle de la
pression osmotique
des solutions.1. Efforts sur une surface de coupe dans un
fluide traversé par des ondes. - Soit un volume V de fluide dans
lequel
sepropagent
des ébranlementsacoustiques.
FIG. 1.
Suivant un raisonnement
analogue
à celui utiliséArticle published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphysrad:01956001705039500
396
en
Élasticité
pour l’étude des efforts dans un corpssolide,
nous considérerons une surface de coupe P définissant deuxportions
1 et 2 du volume V.Nous
postulerons
que nous nechangeons
rien àl’état du fluide de la
portion
1(lors
de l’élimination de2)
à conditiond’appliquer
à la surface .S despetits
mouvements autour de saposition
moyenne et une distributionappropriée
des efforts sur S.Afin de
respecter
l’étatdynamique
du fluide il esten effet nécessaire
d’envisager
une surface de coupe déformable au cours du temps, lesdéplacements
relatifs étant très faibles suivant les
approxi-
mations de
l’acoustique.
Si oF
désigne
la force relative àla surface oS quel’opérateur
doit exercer dans ces conditions àchaque
instant(le
fluide exerçant - 8F parréaction)
nous pouvonsdécomposer
oF en unecomposante
normaleoFN
et une composante tan-gentielle
8jFrauxquelles correspondent
un effortnormal N et un effort
tangentiel
T par unité de surface.En l’absence d’ébranlement
élastique
la surfaceserait seulement soumise à l’action d’une
pression hydrostatique
po.Nous conviendrons
d’appeler
composantes destensions de radiation les valeurs moyennes dans le temps de N - po et de
T,
soitN-
Po etT.
On voit que cette manière de poser le
problème
s’associe à la
possibilité
pour la surface 8 d’être soit une surface émettriced’ondes élastiques (afin
de
remplacer
les ondes en provenance du milieu nD2),
soit une surfaceparfaitement
absor-bante,
afin d’éviter que des ondes provenant de 1et se
dirigeant
vers 2 ne soient réfléchies.D’autre
part,
les forcesagissant
sur la surfacedéformable mobile S sont
prises
au sens deLagrange,
en accompagnant le fluide dans sonmouvement.
2. Effort exercé par une onde
plane progressive
sur la surface émettrice. -
Supposons
que leplan
yoz soit la surface de coupe Sparallèle
à lasurface d’onde
acoustique,
les ondes depulsation
tese
propageant
suivant x 0 à la vitesse V. Ledéplacement
du fluide selon ox étantnous éliminons la
région
n° 2(x
>0)
et nousdonnons au
plan
P(yoz)
ledéplacement
de valeur ç = A cos wt. Dans larégion
1(x 0)
rien nesera modifié et sur le
plan
P s’exercera lapression acoustique
(x compressibilité) où x a ici la
signification
de ç. On en déduit lavaleur moyenne dans le temps que nous notons
NI (notation
deLamé)
avec les
approximations
valables enAcoustique (amplitude
Apetite
vis-à-vis de lalongueur d’onde).
Si po est la massespécifique
au reposet
c’est-à-dire la densité
d’énergie acoustique
W. Lemême résultat s’obtient si l’on
imagine
une ondeprogressive
U = ACOS ce (t
--j- )
se propageantde la
région
1 vers2, l’opérateur déplaçant
leplan
mobile en suivant le fluide dans son mouvement
de manière à transformer
l’énergie acoustique
inci-dente en travail
mécanique équivalent,
ceci revient àchanger
lesigne
du temps dans lepremier
processus considéré. Nous avons là
l’exemple
d’unesurface
parfaitement
absorbantejouant
le rôleréciproque
de la surface émettrice.3. Surface émettrice ou absorbante oblique
par rapport au plan d’onde. - Soit une surface de
coupe P’
plane
dont la normalerepérée
avec lesaxes
trirectangles Oxyz
a pour cosinus direc- teurs ce p y. Les composantes X Y Z de la force par unité de surfaceagissant
sur P’ s’obtiennent selon la théorie du solideélastique
par :relations dans
lesquelles N1, N2, N3, T1, T2, T3
sont les efforts normaux et
tangentiels
de Lamé.FIG. 2.
Les relations
précédentes peuvent
êtreprises
envaleur moyenne dans le temps et
appliquées
aucas d’une surface absorbante ou émettrice. En introduisant i
angle
formé par Ox avec la normaleau
plan
P’397
Par suite la surface P’ sera soumise à un effort normal
et à un effort
tangentiel
Ces
résultats,
obtenus parapplication
des rela-tions de
l’Élasticité
montrent bien le caractère tensoriel des efforts.A l’aide de raisonnements élémentaires n’uti- lisant pas les relations de l’Élasticité et basés sur
la conservation de
l’énergie,
il est facile de montrerqu’une
surfaceprésentant
une réflexionrégulière (coefficient
de réflexionénergétique r)
subira desefforts normaux et
tangentiels
donnés par :Ces relations se réduisent aux
précédentes,
et par suite lesconfirment,
si l’on suppose que la surface considérée exerce uneabsorption complète (r
=0).
4. Ondes
sphériques progressives, pression
surla
sphère pulsante génératrice [5].
- La méthodementionnée au
paragraphe
II peut êtreappliquée
au cas de la
sphère pulsante
deBjerkness.
Soit une
sphère pulsante
de rayon epetit
vis-à-vis de la
longueur
d’onde A des ondesplanes
de même
fréquence.
On montre que lapression acoustique 8p
dans le fluide et ledéplacement
ade celui-ci sont donnés par les relations :
(ô
pulsation,
ocamplitude
de la vitesse radiale de la surface de lasphère pulsante,
r distance dupoint
du fluide considéré à
l’origine (centre
de lasphère).
Pour avoir la
pression
moyenne dans le temps8p
au niveau de la surface
génératrice,
il suffit de poser r = E + a dans la valeur de8p
et d’évaluerCompte
tenu de diversesapproximations
valables en
acoustique,
on trouve ainsiIl est intéressant de comparer cette valeur aux
densités
d’énergie cinétique Wcin
etpotentielle Wpat
du fluide au
voisinage
de la source. On montre queces valeurs sont :
Pour E « A
l’énergie présente
est presque entièrement sous formecinétique,
laproportion d’énergie
sous formepotentielle
étant très faible.L’expression précédente
de8p
montre que sa valeur est le double de la densitéd’énergie cinétique
c’est-à-dire sensiblement le double de la densité totale
d’énergie.
On voit la différenceimportante
de ce résultat avec celui valable pour les ondes
planes.
5. Les tensions de radiation déduites de l’inva- riant de Boltzmann-Ehrenfest. - Il est
possible
d’évaluer les tensions de
radiation,
,comme l’amontré L.
Brillouin,
en ayant recours aux pro-priétés
d’invariance(pour
une transformation adia-batique) que) de
de laquantité
qv
v pour p unsystème
y defréquence v.
Pour des ondesélastiques planes
se’propageant
suivant la direction Oxles composantesdu tenseur des efforts défini par L. Brillouin sont données par les
expressions
suivantes(voir
articlede L. Brillouin dans ce même
périodique). (Ici
Wremplace E,
et Vremplace
W dans les relations de L.B.)
Les
quantités 1
V ddY d Lg p représentent
laP
dLg V
dérivée
prise
lors d’unetransformation adiabatique.
Le terme
W t
VdV n’apparaissait
pas dans lesdP
pp présultats
précédents (paragraphe III)
car l’onsupposait
que lapression
moyenne du fluide pogardait
la même valeurqu’en
l’absence d’ondeacoustique.
Il est hors de
doute.que
ce dernierpoint
n’estqu’une approximation
et que les raisonnementsplus rigoureux
faisant usage de l’invariant de Boltzmann-Ehrenfestimpliquent
la nécessité de ceterme traduisant une variation de la
pression
moyenne du fluide en tout
point
soumis aux ondes.Lors du
colloque
de mai 1955 tenu àMarseille, j’ai proposé
uneexpérience susceptible
de mettre enévidence ce terme
jouan,t
dans le fluide le rôle d’une «pression
intérieure o. Cetteexpérience
afait
l’objet
d’une discussion avec L. Brillouin.En provoquant dans le fluide renfermé dans un
récipient
unchamp
de vibrationsacoustiques,
lefluide de cette
région
a sapression hydrostatique
de repos diminuée de la
quantité
Wp d . dp
Prenons le cas d’un gaz voisin de l’état
parfait,
398
la dérivée adiabatiq ue p
d V -
y - 1 ra ort la dérivéeadiabatique
Vd
P2 (Y
rapportdes chaleurs
spécifiques)
en sorte que l’accrois- sement isotherme 8V du volume dugaz v
(àpression
extérieure constante) seraitAvec les ordres de
grandeur expérimentalement acceptables (volume ’0
de l’ordre de 20litres,
po
pression atmosphérique,
Wcorrespondant
à unniveau sonore de 150 décibels et y
= 1,4)
on trouveque ôv atteint environ
0,1
centimètre cube(1).
Applications
despressions
de radiation à certainsproblèmes
de laPhysique.
I. PRESSION DES MOLÉCULES D’UN GAZ PARFAIT.
-- D’après
la théoriecinétique
des gaz lapression
exercée par les p chocs moléculaires est
égale
gaux 2 3
dela densité
d’énergie Ecin
de translation de cesmolécules
Considérons le cas
simple
des molécules mono-atomiques. Ecin
est alors la densitéd’énergie
ciné-tique
totale.Ce résultat
peut
être retrouvé en faisant usage des résultatsgénéraux
relatifs auxpressions
deradiation des ondes sur les
parois
durécipient qui
les contient.
A)
Considérons les ondes dephase
associées auxatomes en état de translation - la
pression
exercéeétant évaluée comme la
pression
de radiation deces ondes
qui
sont réfléchies par lesparois.
A tout atome de masse m pour l’observateur
correspond
une onde de L. deBroglie
de fré-2
quence v
Mc 2
la vitesse dephase
V est donnée2
par
V = -, v désignant
la vitesse de translationv
de l’atome et c la vitesse de la lumière.
Quant
à lavitesse de groupe U elle a pour valeur U = v.
D’après
la relation donnée par L. Brillouin(ondes parfaitement diffusées)
Ici V ne
dépend
pas de p en sorte quereprésente
la densitéd’énergie
E desondes
présentes
dans lerécipient.
Pour les vitessesd’agitation thermique g
«1,
et l’on retrouve bienl’expression
B) Envisageons
l’étatd’agitation thermique
dugaz
précédent
commeéquivalent
à une distribution d’ondesacoustiques,
et évaluons lapression
deradiation de ces ondes
longitudinales
réfléchies par lesparois.
Pour les gazmono-atomiques,
iln’y
apas de
dispersion
deV,
la vitesse de groupe U estégale
à la vitesse V dephase,
Vdésignant
lavitesse du son.
et
puisqu’il s’agit
d’une dérivée pour une transfor- mationadiabatique.
D’autre part, la densitéd’énergie acoustique
estreprésentée
par la densitéd’énergie cinétique.
Par suite :Pour un gaz
mono-atomique.
On retrouve bien encore le résultat de la théorie
cinétique.
II. LA PRESSION OSMOTIQUE ENVISAGÉE COMME PRESSION DE RADIATION DES ONDES DE DIFFUSION
MOLÉCULAIRE
[6].
- Dans un corps de pompe fermé par unpiston
P constitué par uneparoi perméable
aux molécules de solvant etimper-
méable aux molécules
dissoutes, disposons
unesolution de concentration c
(grammes
par unité devolume).
FIG. 3.
La face
supérieure
dupiston
étant surmontée de molécules de solvant pur, lepiston
P est soumis àla
pression osmotique.
(1) A la suite du colloque, l’expérience précédente a été
réalisée au laboratoire et s’est montrée positive.
Les mouvements
d’agitation thermique
desmolécules dissoutes peuvent être
décomposés
enondes.
L’équation
de la diffusionoù D
désigne
le coefficient de diffusionmoléculaire,
montre
qu’une
altération de concentration se pro-pageant suivant Ox par onde
plane
satisfait à larelation
Une
petite
variation de la concentration à la fré- quence v se propagera avec une vitesse dephase
V
= 2 Y 1t D v,
d’où l’on déduit une vitesse de groupe U=4B/7rDv
= 2Y.. Nous pouvons
interpréter
les actionsmécaniques
exercées par les molécules de solvant sur le
piston semi-perméable
en remarquant que les ondes de diffusion sont réfléchiesintégralement
par cetteparoi.
Lapression osniotique m
(tout au moins ence
qui
concerne sonorigine cinétique)
serait donnée par lapression
de radiation des ondes dediffusion.
Par suite
la
quantité
cremplaçant
ici laquantité
p des rela- tionsprécédentes
de Léon Brillouin.En l’absence d’interactions
potentielles
entremolécules
dissoutes,
nous avonsn rombre de molécules par unité de volume.
Or n =
C;,
> M massemoléculaire,
> Dl nombred’Avogadro,
k constante de Boltzmann =Br.
R D’autre partpar suite
d’où
Aux
petites
concentrations le second terme entre crochets estnégligeable
et l’on retrouve bien la loide van ’t Hoff w = R
T c
comme loi limite.de van ’t
Hoff m = lR. T
Mcomme loi limite.Le
e dDd.A.
our unetransf
ar-Le
terme -b - (f- doit
êtrep
pour unetransfor-
mation
adiabatique.
Si D varierapidement
avec cet s’il y a des effets
thermiques importants
lors du mélange du solvant et du corpsdissous,
la quan-tité 3 c de
peut êtrepositive
ounégative.
Le cadre de cet article ne permet pas de montrer le rôle
important
de ce terme correctifqui
rend compte, au moins comme ordre degrandeur,
desécarts considérables à la loi de van ’t Hoff
pré-
sentés par des
couples
de substances pour les-quelles
D varie notablement avec laconcentration,
et dont le
mélange s’accompagne
d’effets ther-miques appréciables.
Bien
entendu,
dans le cas où des forces d’inter- actiond’origine potentielle
s’exerceraient entre moléculesdissoutes,
il faudrait (cas des ions électro-lytiques
parexemple) ajouter
à la valeurpré-
cédente de m un terme correctif traduisant ces
actions
potentielles.
Une évaluation de ce terme correctif a étéprécisément développée
par P.Debye
dans la théorie des
électrolytes
forts.En
conclusion,
lechamp d’application
de lathéorie des
pressions
de radiation couvre un vastedomaine de la
Physique
avec lesapplications
au rayonnement, àl’acoustique,
auxphénomènes
dedilatation
thermique
et auxpropriétés osmotiques
des solutions.
BIBLIOGRAPHIE
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