• Aucun résultat trouvé

Ondes et photons - III. Approximation de Dirac

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2021

Partager "Ondes et photons - III. Approximation de Dirac"

Copied!
11
0
0

Texte intégral

(1)

HAL Id: jpa-00233217

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00233217

Submitted on 1 Jan 1934

HAL is a multi-disciplinary open access

archive for the deposit and dissemination of

sci-entific research documents, whether they are

pub-lished or not. The documents may come from

teaching and research institutions in France or

abroad, or from public or private research centers.

L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est

destinée au dépôt et à la diffusion de documents

scientifiques de niveau recherche, publiés ou non,

émanant des établissements d’enseignement et de

recherche français ou étrangers, des laboratoires

publics ou privés.

Ondes et photons - III. Approximation de Dirac

Al. Proca

To cite this version:

(2)

ONDES

ET

PHOTONS

III. APPROXIMATION DE DIRAC

Par AL. PROCA.

Institut Henti-Poincaré, Paris.

Sommaire. 2014 L’auteur développe sous sa forme exacte la théorie de la lumière, amorcée dans deux articles précédents (J. Phys., 1934, t. 5, p. 6 et 1934, t. 5, p. 122). Il montre qu’étant donnée une onde de lumière quelconque, on peut toujours lui associer un corpuscule ayant une loi de mouvement déterminée et dont l’état est fixé par la structure de l’onde. La masse au repos de ce corpuscule est nulle et ses fonc-tions d’onde satisfont aux équations relativistes de Dirac pour ce cas particulier. Ce corpuscule diffère donc du photon expérimental par la valeur de son spin, qui est h/403C0; c’est donc, d’après M. L. de Broglie,

un neutrino.

La correspondance entre le champ électromagnétique de l’onde et les fonctions d’onde du neutrino,

s’obtient en faisant usage de l’opérateur

demi-gradient,

dont il a été question dans les articles cités. L’au-teur en donne l’expression exacte. Il étudie ensuite la manière dont les caractéristiques de la lumière influent sur les états du corpuscule associé. On constate que si le corpuscule se trouve dans un état bien déterminé d’énergie W et de quantité de mouvement p, q, r, l’onde lumineuse correspondante est polarisée

circulairement dans un sens bien déterminé. Si le corpuscule se trouve dans le même état p, q, r, mais

avec

l’énergie

négative 2014

W, l’onde lumineuse sera polarisée circulairement, comme précédemment, mais dans le sens oppo,é. Le

signe

de

l’énergie

du corpuscule indique le sens de rotation de la lumière

correspon-dante, ce qui permet une interprétation intuitive des états d’énergie négative d’un corpuscule non chargé

du type précédent.

,

PREMIÈRE

PARTIE

1. Introduction. - Nous avons examiné

jusqu’à

présent

deux formes

approximatives

d’une

mécanique

quantique

des

photons.

Nous considérons le mouvement d’un

photon

comme

décrit en

mécanique

ondulatoire par

l’équation

fonda-mentale d’une

particule

de masse et de

charge

nulles et

en absence de tout

champ

extérieur. Le

problème

con-siste à calculer à

partir

de la fonction

d’onde ~

de ce

corpuscule,

les

champs électromagnétiques

de la

lu-mière

qu’il

est censé

représenter.

Avec cette

hypothèse

de

départ,

le calcul exact doit se faire en

partant

des

équations

de Dirac pour m, = 0.

Ces

équations

que nous écrirons

en

employant

la notation des

spineurs (1),

nous fourni-ront deux

spineurs ~~

et

Dans

la théorie que nous

développons

le

champ électromagnétique

est un

champ

(1) Pour tout ce qui concerne le calcul des spineurs on peut

consulter l’article de D. LAPORTE et G. E. UIILEXBECK publié dans

Physical Review ~1934, 37, p. 13~0; pour faciliter la tâche du lecteur nous avons gardé les notations employées par ces auteurs. Voir aussi B. L. VAN DER WAERDEY, Ges. Wiss. Gottingen, 1929, ainsi que l’ouvrage intitulé : Die gruppentheoretische Methode

in der Quantenmechanik, Springer

1932;

L. INFELp et B. L. VAN DER

Die Wellengleichung des Electrons in der allgemeinen Relativitâtstheorie Berlin 1933; G. MIE, Ann. der PhYSlk,

1933, t7, p. ~60; en français on peut consulter un article de J. SOLOMOIR, J. de Phys., 193 t, t. 2, p. 3z1.

du

type

,b : il se déduit de

")0-,

Â, par l’application

d’opé-rateurs convenables.

Or,

étant donné le caractère de

variance de

~~~.,

1.).,

il

faut,

pour

parvenir

à des gran-deurs se transformant comme les

èomposantes

d’un

champ électromagnétique,

que ces

opérateurs

soient

également

des

spineurs.

Le

principe

fondamental

em-ployé

pour trouver ées

spineurs

est la «

décomposi-tion » convenable du vecteur

gradient

c’est-à-dire l’obtention de certains

opérateurs

se trans-formant comme des

spineurs

et tels que les composan-tes de

(1’)

soient des fonctions

quadratiques

convena-bles de ces

opérateurs.

Avant

tout,

nous devons donc réaliser d’une

façon

tout à fait

générale

une

pareille décomposition.

2.

Décomposition générale

du vecteur gra-dient. - Dans un

précédent

article

(J.

Phys.

t934, 5,

p.

121)

que nous

désignerons

dorénavant par Ondes et

photons

II,

nous avons réalisé cette

décomposition

au

moyen d’un seul

spineur us;

nous avons vu que cette

solution ne

pouvait

être

générale,

résultat

qu’on

pou-vait d’ailleurs

prévoir.

Il faut donc essayer d’obtenir cette

décomposition

au moyen de deux

spiîteurs a,, b.

de

composantes

et

La théorie de Dirac nous

permet

d’écrire

(3)

ment les

équations qui

définissent cette

décomposition.

En

effet,

soit

’L

une fonction d’onde de

Dirac,

représen-tant comme à l’ordinaire l’ensemble des deux

spineurs;

on

sait,

on

peut

former 16 covariants

quadra-tiques

de la forme

1*g,§,

, où

est un des 16

produits

indépendants

formés avec les

j,. (~~=1, ~,

3,

4).

Parmi ces 16

opérateurs

il y a deux groupes de

quatre

se transfor-mant comme un vecteur

d’univers,

à savoir : le courant

et ce

qu’on

peut appeler

le «

spin

»

Il semble donc

qu’on puisse

relier de deux manières différentes les

composantes

d’un vecteur d’univers et les deux

spineurs qui

le «

décomposent

» : on

peut

se

donner soit

les jr

soit les

Sr,

et calculer

~.

Or,

il est

facile de voir

qu’il

n’en est rien et

qu’une

seule de

ces’

manières de

procéder

est

acceptable.

Pour cela il faut considérer le cas

général

d’une

par-ticule matérielle

(1)

de masse m.

Dans ce cas on a :

ce

qui

signifie

en

particulier

et

Si donc nous cherchons à

décomposer

le vecteur

do,

d~, ~3,

il faudra tenir

compte

que l’on aura

toujours

(pour

les fonctions sur

lesquelles

on

opère)

Le vecteur d-uiiivers

ô,

est donc un vecteur

or, de

(2)

et

(3),

seul

(3)

est un vecteur

d’espace

(2).

Il ne nous reste donc

plus qu’une

seule

possibilité

de

décomposition,

que nous allons

préciser

dans ce

qui

suit.

Soient

ôo, 6t. 62, Ô3 quatre

réels formant les

composantes

d’un vecteur d’univers covariant.

Ecri-vons le

spineur

qu’on

peut

lui faire

correspondre

d’après

v. der Ni’aerden

(3)

sous la forme

(1) Cas que nous examinerons en détail dans un autre article.

(2) Nous avons insisté sur cette caractéristique dans un

ar-ticle des Annales de Physique 1933, 20, p. 347.

(3) CL LAPORTE E’t L HLENBEGB,

Phys.

Rev., ’1931,

37~

1552.

Soient ai, a~ et

bi,

b2,

les deux

spineurs

en

lesqnels

on

décomposera

(5);

prenons alors le

spineur qui

correspond

au vecteur «

spin

»

S,

(au

lieu de

prendre

celui

qui correspond

au « courant

»),

et posons

La condition

(4)

s’écrira alors

soit encore

Les

équations (6)

et

(8)

représentent

la

décomposi-tion

générale

du vecteur

èo,

d1,

à~, ô3,

adaptée

au cas

d’une

particule quelconque

de masse m.

satisfaisant

à

l’équation

de Dirac.

Nous examinerons

prochainement

la solution

géné-rale ;

bornons-nous pour l’instant au cas où l’on

sup-pose

m = o,

donc k = 0. ’

Laissons de côté les solutions

symétriques

(telles

que celles que nous avons données pour

l’approxima-tion de Pauli

(voir (1)

Ondes et Photons

11)

et

bornons-nous à une forme de solution

simple.

On déduit de

(8),

pour k

= 0 la solution

possible

Les ar

et bs

sont

proportionnels.

On déduit des

équa-tions

(6)

et de

(9)

donc

Si les

ar, bs

satisfont à

(11)

il suffira

qu’une

seule des

équations

(6)

soit satisfaite pour que les autres le soient

automatiquement;

prenons par

exemple

la

première

- , . ,. ~,

Posons

il faut que

(4)

159

ce

qui exige

que

;,

a, ~i

étant trois arbitraires.

En fonction de ces trois arbitraires nous pouvons

donner la solution de la

décomposition (6),

à savoir

qu’on

peut

encore écrire

Ao, Bo

étant deux

arbitraires,

non nuls et satisfaisant

à

l’unique

condition

(1) :

Ce sont les formules

(16)

que nous

prendrons

comme

point

de

départ

sans nous

préoccuper

de la

façon

dont

elles ont été obtenues.

Nous y

remplacerons

les nombres

ôr

par les

opéra-teurs

correspondants,

reliés linéairement aux

compo-santes du vecteur

gradient

d’univers et nous donnerons aux

symboles

V Oit

le sens sur

lequel

nous avons insisté dans Ondes et Photons 1 et II. De

plus,

comme

précé-demment,

nous admettons que les arbitraires

Ao

et

l~o

sont des îtombï-es

(complexes).

(1) Plus symétriquement on pourrait prendre une autre solu-tion

les A’o, B’", étant deux arbitraires non nuls, soumis à la même condition que les Ao, Bo

Par leur forme (18) se rapprochent des formules (13) de Ondes et Photons, 11; mais ni A’~~, ni B’o ne pouvant être nuls, on voit que cette solution II (13) ne peut en aucun cas être considérée

comme un cas particulier de (18). L’emploi de ces formules (1S)

exige cependant des précautions sur lesquelles nous reviendrons.

3. Calcul des

champs. -

En

possession

des

spi-neurs ar,

bs

cl’une

part, q;,¡,

X,. d’autre

part,

nous devons

les combiner de

façon

à obtenir des

composantes

se

transformant comme celles d’un

champ

électromagné-tique.

Ici

aussi,

la structure des covariants

quadratiques

delà théorie de

Dirac,

formés à

partir

des

spineurs qui

constituent les fonctions

d’onde,

nous sera d’un

grand

secours. Nous savons, en

effet,

que

parmi

ces

cova-riants

quadratiques

il existe un seul tenseur

antisymé-trique

du second rang, à savoir

Désignons

par p l’ensemble des deux

spineurs

ar,

bs,

comme nous

désignons

en théorie de Dirac

par ,§

l’en-semble des deux

spineurs

~~,

1./..

Dans ces conditions les

grandeurs

et aussi

se transforment comme un tenseur

antisymétrique

du second rang;

(19)

sont des

composantes

réelles,

(20)

et

(21)

ne le sont pas. Il faut donc

prendre

soit leur

par-tie réelle

soit la

partie imaginaire

Traduisons ceci en

langage

des

spineurs.

Le

spineur

du second rang associé à un tenseur

antisymétrique

ordinaire est un

spineur

symétrique,

ainsi que nous

l’avons

déjà rappelé

(v. Ondes et

photons II).

On

trou-ve comme

spineur

associé aux

précédents,

soit

soit

Mais, puisque

ar contient un facteur arbitraire de la forme

e- i Y.,

la forme

(25)

contient

implicitement

la forme

(24)

et il est inutile de faire la distinction.

Nous allons donc

prendre

hypothèse

conU1/e

spineur

définissant

le

champ électromagnétique :

(5)

et les

composantes

du

champ proprement

dit sont les

grandeurs

réelles déduites de

(1)

Les

~~, "lÀ

satisfont aux

équations

de Dirac

4.

Equations

de Maxwell. - Les

composantes

(28)

ou

(27)

du

champ

ainsi défini se transforment

correctement;

de

plus,

elles satisfont aux

équations

de

Maxwell. En effet celles-ci

s’écrivent

(2) :

et l’on a, à cause de la commutabilité de

a,,, bs

Le second terme ainsi que le

quatrième

sont nuls en

vertu des

équations

de Dirac

(1) (on

remplace

la seconde

équation

(1)

par sa

complexe

conjuguée).

Les termes

qui

restent,

le

premier

et le troisième

s’écrivent,

en tenant

compte

de

(6) :

et ils sont nuls à cause :

1° De l’identité fondamentale du calcul des

spineurs

et 2° du fait que :

en vertu de

(9) (solution possible).

5. Détermination du

champ. -

Le

champ

que

nous avons défini par le

spineur

satisfait donc aux

équations

de Maxwell. Tout autre

champ

déduit du

précédent

par

multiplication

avec un

facteur scalaire satisfait aux mêmes

équations ;

ce

fac-teur ne

peut

être fixé que par une sorte de

normali-sation des

composantes.

Mais il y a d’autres arbitraires

dans

l’expression

de ce

champ.

Décrivons le

photon

par deux

spineurs ~~

et

1."

que

nous supposons normalisés. Il est clair d’abord que les

fonctions

et

(1) Cf. LAPORTB et UHLBNBECK,

Phys.

Rev. 193i ; 37, p. 1380.

(2) LAPORTE et UHLENBECK, 10C. Cit.

décriront la même

particule.

Dans le cas

particulier

d’un

photon (m

=

0)

x

peut

être différent

de fi,

à

l’en-contre de ce

qui

se passe pour un

électron;

en effet les

équations

sont :

et

l’expression

à normaliser ne contient pas les

phases.

Or,

les

opérateurs

ar,

bs,

contiennent

également

erc

facteur

deux

phases

arbitraires

(cf. (15)) ;

ces

deux

phases

n’augmentent

donc pas l’arbitraire

qu’in-troduit la définition du

photon

par les deux fonctions

XI fournies

par la

mécanique

ondulatoire.

En

plus,

les

opérateurs

ar, introduisent un autre arbitraire par les

quantités

qui

apparaissent

en facteur

dans ar

et Cet arbitraire

pourra être fixé par la condition de normalisation des

composantes

du

champ.

Remarquons

à ce propos que

dans le cas

qui

nous

préoccupe

(particule

de masse

nulle)

les

équations

de Dirac

(1)

elles-mêmes

compor-tent un arbitraire de ce genre, c’est-à-dire

qui

n’est pas

simplement

un facteur de

phase.

En

effet,

à cause de m =

0,

si

~~, X).

satisfont à

(1),

y satisferont encore, C et

D pouvant

être des nombres

(complexes)

différents.

La condition de

nor-malisation ne fixe pas les

phases qui

restent

quelcon-ques, comme

toujours;

mais cette condition

unique

ne

peut

fixer en

général

qu’un

seul des modules de Cet

D,

l’autre restant arbitraire.

La

question

doit être traitée à

part;

voyons d’abord comment interviennent les

arbitraires ç, a, p

dans un

exemple précis.

6.

Champ

électromagnétique

d’un

photon

donné.

Energies positives

et

négatives. -

Consi-dérons un

photon

d’énergie

et de

quantité

de

mouve-ments bien déterminées et demandons-nous

quelles

sont les

caractéristiques

de la lumière

qu’il représente.

Soient

les

quatre spineurs qui

décrivent un

photon,

de

quantité

de mouvement p, q, r et

d’énergie

W. Ils satisfont aux

équations

de

Dirac,

(6)

161

Ces

équations

sont

compatibles

si

Pour une

quantité

de mouvement p, q, 7°,

donnée,

l’énergie peut prendre

deux valeurs à savoir

Calculons le

spineur

na,,s. On a, en

posant :

et il faut tenir

compte

des

équations

de Dirac ainsi que de la condition

(17)

remplie

par

les arbitraires

Ao, Bo.

Pour le but que nous avons en vue nous ne

dimi-nuons en rien la

généralité

en

supposant

que le

photon

avance le

long

de l’axe Il faut alors

prendre

et

Les

équations

(32)

donnent t

pour le

photon d’énergie positive

U7’ et

pour le

photon

d’énergie négative

TV".

Le

spineur symétrique

devient dans

le

premier

cas

w - ni

et dans le second cas,

en

posant

.Avec ces notations le

champ

électromagnétique

accompagnant

un

photon

(l’énergie positive

sera donné par les formules

(28)

et

(37)

et aura la forme :

tandis que le

champ

d’un

photon

(/’Pllergie négative

sera

Donc un

photon

d’énergie

positive

lT7 == cl)

>

0 et de

quantité

de mouvement

positive p >

0,

dirigée

suivant

équivaut

à une lumière

(39)

se

propageant

(7)

lement à

O.x,

vers les x

positifs

et

polarisée

circulaire-mer2t à droite

(en

regardant

arriver la lumière les

champs

tournent de

façon

que h prenne la

place

de

e).

La

figure

1 a montre la

disposition

des

chainps ;

dans la

figure

~a b l’axe 0 a-

positif

est

supposé dirigé

vers

l’observateur.

Fig. 4. - Particule d’énergie positive.

Par

contre,

un

photon

de même

quantité

de

mouve-ment

positive

~~>0,

dirigée

suivant

Ox,

mais

d’énergie

négative,

équivaut

à une lumière décrite par les

champs

(40).

Cette onde lumineuse se propage vers les .r

négatifs,

doîic en sens contraire de la

quantité

de

lnou-veJnenl du

Sa polarisation

est circulaire

,gauche

(en regardant

arriver la lumière les

champs

tournent de

façon

que e prenne la

place

de

h) ;

dans la

figure

26

l’axe Ox est

supposé

dirigé

vers l’observa-teur.

Fig. 2. - Particule de même

quantité de mouvemeut que celle de la figure 1, mais d’énergie négative.

Ces résultats montrent

quelle peut

être

l’interpréta-tion des

énergies négatives

pour des

particules

de masse

nulle dont le mouvement est défini par

l’équation

de Dirac. L’assimilation de cette

particule

a un

photon

précise

cette

interprétation;

mais,

même si en réalité cette

particule

n’était pas un

photon (voir paragraphe

8)

les

champs

que nous avons introduits

plus

haut

pré-senteraient un certain

intérêt,

dû au fait

qu’ils

nous

fournissent une

image

intuitive

simple

de la différence

qu’il

y a entre une

particule

à

énergie

positive

et une

particule

à

énergie négative.

7. Polarisation

rectiligne.

- Dans tout

ce

qui

précède

nous avons

supposé

que la

quantité

de

mouve-ment 1)

était

dirigée

suivant les 0 x

positifs, » >

0.

Cherchons maintenant le

champ

d’un

photon d’énergie

négative

W",

mais dont la

quantité

de mouvement soit

dirigée

vers les x

négatifs.

Posons

On a

La lumière

correspondante

se

dirigera

en sens

con-traire de la

quantité

de

mouvement,

donc vers les x

positifs.

Les

spineurs

de Dirac s’écrivent t maintenant

et l’on a cette fois-ci

~1,

=

B2.

D’après

les formules

générales

(34),

le

spineur

symé-trique est

,

(8)

163

avec

La

figure 1

devient pour ce cas la

figure

3.

La lumière est donc

polarisée

circulairement à gau-che.

Superposons

maintenant

deux photons :

l’un

d’éner-gie positive, ayant

une

quantité

de mouvement

dirigée

vers les x

positifs

et l’autre

d’énergie

négative

et dont la

quantité

de

mouvement,

égale

en valeur absolue à la

précédente,

soit

dirigée

en sens contraire.

Fig.3.

Le

champ

de ce dernier sera

d’après

les formules

(1i)

et

(38’)

Il se

dirige toujours

vers les x~

positifs.

Le

champ

total s’obtiendra en

superposant (46)

et

(39).

On aura

donc une lumière

polarisée rectilignement

dans un azi-mut déterminé par

l’angle

(p.

Dans la théorie que nous avons

développée,

la lumière

polarisée

linéairement ne constitue pas l’élément

fon-damental

simple ;

cet élément

simple

est formé par

la lumière

polarisée circulairement, qui correspond

à

un seul

photon

dans un état

d’énergie

bien

déterminé ;

pour décrire une lumière

ayant

une

polarisation

recti-ligne

nous avons besoin

d’imaginer

un

photon

distribué

sur deux états

qui

soient tels que leurs

impcclsions

d’univers soient

égales

et de

signes

contraires.

Cela montre

qu’en particulier

l’existence des

éner-gies négatives,

loin d’être une difficulté pour la

théorie,

en constitue au contraire un élément

essentiel,

indis-pensable,

sans

lequel

on ne

pourrait

pas rendre

compte

du fait fondamental

qu’expérimentalement,

la lumière

polarisée rectilignement

existe.

8. Considérations

critiques.

Difficultés de la théorie et

signification

de la méthode

employée.

- Mathématiquement,

la théorie

développée

dans les pages et articles

précédents

revient à dire que, pour

une

particule

de masse

nulle,

on

peut

trouver un

champ

du

type ~ (à

six

composantes

réelles) qui possède

les

propriétés

de covariance du tenseur

champ

électroma-gnétique

et

qui

satisfait aux

équations

de Maxwell.

Physiquement,

la

question

se pose de savoir

jusqu’il

quel point

nous SOJJunes en droit d’assinl1ler ce

clranep

au

cltaîîip

électromagnetique

d’uue onde de lumière.

(9)

les considérer comme des

opérateurs

ou comme des

moyennes observables de ces

opérateurs.

Les

gran-deurs observables seront alors les carrés des modules

correspondants

Cette

particularité

est

satisfaisante en ce sens

qu’on peut imaginer

la mesure

des carrés de

chaque composante

ainsi que le

permet

l’expérience,

au lieu de ne

pouvoir

mesurer

que leur som me Y-

(1er

12 +

¡hl’ 12);

mais il n’est nulle-ment démontré

qu’en

dernière

analyse

on doive assi-miler nécessairement les

composantes

de

champ

lumi-neux à des

grandeurs

de la nature d’une fonction

d’on-de

If..

Il faut aussi tenir

compte

d’une autre difficulté très

sérieuse,

qui n’apparaît

pas dans les deux

approxima-tions que nous avons étudiées

précédemment,

mais

qui

se

présente

à

l’approximation

de Dirac : la

difficulté

d u ,

En

effet,

diverses considérations nous

obligent

à penser que, si le

photon a

un

spin,

la valeur de celui-ci

ne

peut

être que

fi 12

7t.

Or,

la

particule

que nous avons

considérée

jusqu’à présent,

à savoir celle dont le

mou-vement obéit à

l’équation

de Dirac

pour une masse et une

charge

nulles,

a un

spin égal

à 1 h

C .

1 ’

d. 1

_29’

.M7t Cette

particule

ne

représente

pas directement le «

photon

».

D’après

M. L. de

Broglie

(1),

elle serait

plu-tôt un neutrino de

Pauli,

dont la masse au repos

sem-ble être

nulle (9)

C)

et dont le

spin

p est

effectivement 1 h .

9- 2 7c

. Doit-on

en conclure que les calculs des

paragraphes

précédents

ne

s’appliquent

qu’à

un neutrino et ne

con-cernent pas la théorie de la lumière? Il n’en est

rien,

parce que : -.

1° Ces calculs

s’appliquent

au

neutrino,

mais nous

montrerons

qu’à chaque

onde de lumière est attaché un

neutrino,

et celui que nous avons

consi-déré ;

et parce que

2° La difficulté du

spin

s’évanouit si l’on

adopte

une

hypothèse

due à M. L. de

Broglie

concernant la

cons-titution du

photon.

SECONDE PARTIE

9. Problème inverse pour le

photon.

Corpus-cule attaché à une onde de lumière. -

Jusqu’à

présent

nous sommes

partis

de

l’équation

(48),

ou des

équations

(1) qui

lui sont

équivalentes,

pour en déduire

l’expression

des

composantes

e,,,

h,,

d’un

champ

du

type

~,

que nous avons assimilé au

champ

lumineux.

Ce

procédé

est

critiquable

parce que :

(1) C. R. 1934, 198, p. i35.

(2) F. PERRI-N, C. R. 1933,

197,

p. 1625..’l’ote ajoutée à la

correc-Voir

également

E. Z.

Physik.,

1934, 88, p, 171.

Il

l’équation (Q8)

semble

plutôt l’équation

d’un

neu-trino que celle d’un

photon,

et

~° parce que le

champ

qui

en résulte est un

champ

du

type

~.

Le «

photon

» semble une

particule ayant

un

spin

h

égal

à

h ,

ceci pour rendre

compte

de la diminution

Z Tt

du moment

cinétique

d’un atome lors d’une émission

lumineuse. Il faudrait donc

partir

de

l’équation

d’une

particule

de masse nulle et de

spin

h/?~;

mais il n’est pas certain

qu’on

puisse

établir une

équation

relativiste,

analogue

à celle de Dirac

(’),

pour une

particule

dont le

spin

a cette valeur.

En tout cas,

l’expérience

nous montre

qu’on

doit

asso-cier les ondes de lumière à des

particules,

les «

pho-tons »,

ayant

les

caractéristiques

mentionnées et, en

particulier,

un

spin égal

à

h/27c. Or,

nous allons établir

le résultat suivant : on

peut

attacher à tout

phéîioïiiène

lunlineux

(et

en

particulier

à une onde

unique),

d’une

façon

bien déterminée et d’ailleurs tout à fait

naturelle,

une

particule

de masse

nulle,

satisfaisant

à

l’équation

de

Dirac,

donc

ayant

le

spin

1/2

X Le «

photon

»

expérimental

(masse

nulle, spin

1)

est une autre

par-ticule attachée aux ondes de

lumière,

mais il existe certainement un cc neutrino » masse

nulle,

spin

qu’elles

définissent et

qui

constitue lui

aussi,

nécessai-renient,

un des

aspects

discontinus du

lumineux.

Prenons en effet le

problème

inverse de celui que

nous avons traité

jusqu’à présent.

Partons d’une onde

de lumière

quelconque,

décrite

par le potentiel

d’univers

~-1°,

>

A1,

>

A2,

> A3

(49)

lequel

satisfait aux

équations

et à la condition de Lorentz

Le

champ qu’on

en déduit à la manière ordinaire

satisfait aux

équations

de Max,vell

Le

spineur

qui correspond

au vecteur

(49)

sera donné

par les formules mentionnées

déjà plusieurs

fois :

(10)

165

Or,

à

partir

de ce

spineur

du second rancl

~9,s

et avec

les deux

spineurs

du

premier

rang ar,

bs,

que nous

avons introduits nous pouvons

for111er

deux autres

spi-neurs du

prenlier

rang

~~,

Z, par

l’opération

invariante

de la « contraction o,

analogue

à la contraction du

cal-cul tensoriel :

L’intérêt de ces

spineurs

tient aux faits

qu’ils

satis-loii taux

éqlfations

de Dirac

(1).

En

effet,

prenons par

exemple

=

0 ;

on a :

Par un raisonnement

analogue

à celui

qui

nous a

conduit aux formules

(10),

on établit que

ce

qui

donne

Puisque

le dernier membre de

(56)

est nul et les

~r

satisfont aux

équations

de

Dirac;

la validité de la seconde

équation

s’établit de la même manière. ’

Exemple :

Prenons un

potentiel

d’univers de la

forme

avec

On trouve

Ce genre de calculs est d’ailleurs

superflu

comme on

le verra

plus

loin,

formule

(63).

Note. - A

priori,

on

pourrait

penser à un autre

couple

de

spineurs

du

premier

rang

qu’on pourrait

for-mer avec les

an bs

et le

champ électromagnétique

correspondant

à la lumière donnée.

Soitg;’sle

spineur symétrique

du second rang formé

avec les valeurs

E,, fh

des

composantes

du

champ;

il satisfait aux

équations

de Maxwell

Cela étant les deux

spineurs

satisfont évidemment aux

équations

de

Dirac,

mais il est facile de voir

qu’ils

ne

peuvent

nous être d’aucune

utilité. En

effet,

appliquons

à

071’ g..

= 0

l’opérateur

ak

1 rs

(k quelconque,

sans aucun

rapport

avec r,

1, s j ;

on a

donc

k,

1

prennent

les valeurs 1 et 2

quel

que soit s. Cela

signifie simplement

8 =

0, quel

que TS

et aussi Xr, sont des

constantes;

on voit sur un

exemple

simple qu’elles

sont

identiquement

nulles.

A toute

propagation

décrite par un

potentiel

d’uni-vers A)’ on

peut

donc faire

correspondre

un

couple

de

spineurs

’+;.,

Xs

qui satis font

aux

équations

de Dirac

pour m = 0.

Ceux-ci décrivent donc le mouvement d’une

particule

de masse nulle

(neutî-ino)

dont l’hamiltonien est

1. 1 h et

qui possède

q p par p

conséquent

le

spin 1

2_.

2 1t

*

Toute

modification,

tout accident subi par l’onde de lumière se traduit par des

changements correspondants

dans le mouvement de ce neutrino. On trouve

ici,

cu-rieusement associé à cette onde de

lumière,

une

parti-cule

qui

au repos s’évanouit

(m === 0)

et

qui possède

un

spin 1 2 r,

Par

ailleurs,

sa

fréquence,

dans un état

2 2 x q

déterminé,

est exactement

égale

à celle de la lumière

correspondante

(ce

qui

découle du raisonnement

qu’on

trouvera

plus

loin et des résultats

déjà obtenus).

Est-ce là le «

quantum

de lumière »

expérimental ’?

Pour

pou-voir l’affirmer il faudrait

expliquer pourquoi

au

moment de l’arrêt de la

particule

ou au moment de sa

création,

le bilan du moment de

quantité

de mouvement t n’est pas

satisfait,

au moins en apparence ; cela

exige

probablement

une meilleure connaissance du mécanis-me d’interaction avec la matière.

Quoi qu’il

en

soit,

en définissant un état de

propaga-tion lumineuse par un

potentiel

d’univers

.1~,

on

peut

déduire :

(11)

appliquant

à

A" l’opérateur

« rationnel d’univers » bien connu, mais aussi :

2° un

charnp

d’ondes

’f,

en

appliquant

à 1" les

opéra-teurs que nous avons

introduits;

on constate que

ce

chainp

est celui d’une

particule

de niasse

nulle,

obéis-sant à

l’équation

de Dirac.

On

peut

se demander

quelle

est la relation entre ces

deux

champs,

ce

qui

permettrait

le calcul de e,.,

I~,.

sans passer par l’intermédiaire des

potentiels

(calcul.

qui

présente

souvent de sérieuses

difficultés).

Pour cela soit le

potentiel

d’une onde lumineuse.

Le

champ classique

se déduit t du

spineur symétrique

du second rang g,,,,

lequel

à son tour s’obtient de par la formule

(voir

Laporte

et Uhlenbeck

(loc.

cit.,

p.

~139i).

D’au tre

part,

à ce même

potentiel correspondent

les

spineurs (55),

soit

Appliquons

à ces formules

respectivement

les

opéra-teurs b.,

et ar r

qu’on peut

encore écrire :

Ajoutons

convenablement

(69)

et

(62) ;

il vient t

Or,

ceci n’est autre que la formule

(26)

que

avions

prise,

par

hypothèse,

comme

point

de

départ.

Nos

développements précédents

relatifs à la relation entre la

particule

que nous avons

appelée

jusqu’à présent

«

photon

» et le

champ électromagnétique qui

lui

cor-respond,

restent donc valables. Mais maintenant nous

pouvons affirmer que er,

h,,

sont

effectivernent

les compo

-santes du

charnp

luminell r

classique ;

Xa, constituent

les fonctions d’ondes d’une

paiticule (neutrino) qu’on

peut

lui attacher et

qui

représente,

dans une mesure

qu’il s’agira

de

déterminer, l’aspect

discontinu du

phé-nomène lumineux.

Le neutrino attaché à une onde de lumière a un

spin

1

:1 ,

mais la difficulté est levée si l’on admet avec

22 n

11’I. L. de

Broglie,

que cette

particule

ne cor2stitcre pas

elle-lnême le

photon.

Un

photon

serait formé par l’ensemble d’un neutrino et d’un antineutrino

(un

trou au sens

de Dirac),

d’éner-gie négative

et de

spin égal

et de

signe

contraire à celui du

précédent.

Au contact de la

matière,

ces deux

particules

hileraient,

donnant naissance à une onde de lumière.

Remarquons

que, dans la théorie que nous avons

développée jusqu’ici,

rien ne nous

empêche

de

suppo-ser que le neutrino soit

accompagné

par un antineutri-no,

puisqu’aussi

bien nous ne pouvons

percevoir

le

champ électromagnétique

à l’état pur pour ainsi

dire,

mais

uniquement

à la suite de son action sur la matière. A

partir

de la fonction d’onde du neutrino

(ou

de celle de

l’antineutrino, qui

s’en déduit

immédiatement),

on

peut

calculer le

champ électromagnétique

par la for-mule

(63).

Les calculs

précédents

montrent toutefois

’que

le

champ

défini par m,.s existe aussi pour un neutrino isolé

(et

un

champ analogue

existe

également

pour

l’é-lectron). L’hypothèse

de M. L. de

Broglie

admet que ce

champ

ne se manifeste sous la forme de lumière que

lorsqu’il

y a annihilation. Le

problème

se trouve ainsi

déplacé

vers le

problème

de l’interaction d’une

parti-cule,

ou d’un

couple

de

particules

du

type neutrino,

avec

la matière.

Références

Documents relatifs

Si le champ appliqué est suffisamment faible alors le vecteur densité de courant et le vecteur champ électrique sont liés par une relation empirique faisant

Le solénoïde est maintenant parcouru par un courant

On considère un condensateur plan dont les armatures de charges

Soit une onde électromagnétique incidente polarisée rectilignement selon Oy se propageant dans le vide dans une région sans charges ni courants selon l’axe Ox croissant dans

Si le champ appliqué est suffisamment faible alors le vecteur densité de courant et le vecteur champ électrique sont liés par une relation empirique faisant

4) Démontrer l’équation locale de conservation de l’énergie électromagnétique. On expliquera bien la signification de chacun des termes. 5) Donner l’expression de la

On peut écrire la diminution de l’énergie électromagnétique sous la forme

En régime permanent, cette puissance ne peut pas être emmagasinée par les porteurs de charge, ils la cèdent au réseau au cours des chocs inélastiques, et le réseau la cède à