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Théorie des chocs électroniques complexes

L. Goldstein

To cite this version:

(2)

THÉORIE

DES CHOCS

ÉLECTRONIQUES

COMPLEXES

Par L. GOLDSTEIN.

Institut Henri Poincaré.

Département

des théories

physiques.

Sommaire. - Un développe une théorie des processus de chocs inélastiques complexes,

processus où, au moins, deux électrons atomiques prennent part. Pour cela on applique

la théorie des perturbations de la mécanique quantique permettant de tenir compte

couplage des électrons de l’atome et la première approximation de la méthode de Born, pour le traitement des phénomènes de chocs. Ceci fait coïncider -

quant à l’énergie des corpuscules incidents 2014 le domaine d’applicabilité de la théorie avec celui de la première approximation de la méthode de Born. En outre, on se borne à la première approximation de la fonction d’onde de l’atome qui limite au

quintuple

les phénomènes de chocs

com-plexes considérés. La théorie ainsi construite ramène les processus multiples à une

super-position de processus simples, associès à des actes élémentaires où un et un seul électron

atomique se trouve excité. Dans le cas des phénomènes d’excitation double on obtient une

limite inférieure approchée du rapport des sections d’action associées à ces phénomènes

à celle associée à un processus simple comparable. Ce rapport, ou plutôt l’ordre de gran-deur de ce rapport est cf2, cf étant le coefficient de développement du terme de pertur-bation é’e trostatique de l’équation d’onde à l’état fondamental de l’atome suivant les fonctions d’onde non perturbées. Ceci montre que ces processus doubles - et les processus plus complexes à fortiori - ont une

probabilité d’un ordre de grandeur inférieur à celle des processus simples, auquel on devait s’attendre à priori. On discute finalement une

seconde méthode de traitement de ces phénomènes de chocs, méthode où l’on ne tient pas compte du couplage des électrons mais on se sert de la seconde approximation de la

méthode de Born Ces deux méthodes se complètent dans la théorie, mais il semble que chacune a un domaine d’applicabilité où elle domine. Lorsque le couplage des électrons atomiques est grand c’est la première des deux méthodes qui prédominerait;

au cas contraire,la seconde méthode jouerait un rôle important.

1. I)ans les diverses études

théoriques

consacrées aux processus des chocs d’électrons

inélastiques,

on s’est borné au cas où un seul électron

atomique

se trouve excité. Il est clair que ce sont ces processus

simples

qui

se

présentent

le

plus

souvent et ils ont été étudiés

expérimentalement

en détails pour un

grand

nombre d’atomes. Dans les études

théoriques

on s’est

borné,

en

général,

aux atomes

simples

et les résultats obtenus pour ceux-ci

semblent avoir un caractère

plus

général

vu

qu’ils

s’appliquent

tout au moins

qualitative-rnent aux atomes

plus compliqués.

La classe la

plus

importante

des

spectres

atomiques

correspond

à ce processus d’excitation d’un seul électron

atomique. lTéanmoios,

on

conçoit

que les processus de chocs

électroniques

contre des atomes à

plusieurs

électrons

peuvent

ètre

conlplexes

amenant l’excitation de

plus

d’un électron. Ou si l’on pense à des processus de choc de

particules

a, on

conçoit

qu’une

telle

particule puisse

exciter dans

un

même acte

plusieurs

électrons d’un

atome;

l’excitation

correspond

soit à l’excitation de

conHgurations

électroniques

définissant des niveaux

discrets,

soit à l’ionisation ou il un processus

mixte.

Avant d’entrer dans notre

sujet proprement

dit,

il ne nous semble pas

superflu

de

rappeler

ici brièvement la classe des termes

spectraux

associés aux

configurations

électro-niques

excitées

complexes.

Considérons,

en

effet,

un atome à deux électrons de valence est

supposons que la

configuration

fondamentale de ces deux

électrons,

soit ’1 sIs. 1°ne des suites de

configurations

normales de cet atome

correspond

à 1 sIn p (ln == 2. J{... ) > et elle

tend vers la limite S s de l’ion. En dehors de cette suite

normale,

il

peut

exister une suite de

configurations

de la forme 2 ~~ ~~a p. Nous

représentons

schématiquement

ces deux suites

de

configurations

sur la

figure

1. Cette deuxième suite a pour limite ? p, l’ion se trouve

(3)

dans l’état

:2 Ji

et il est clair que cette limite se trouve au-dessus de la limite 1 s, leur

sépa-ration étant voisine de la différence des niveaux 1 s

et 2 p

de l’ion.

Dans le schéma donné par la

figure

ci-contre,

on voit

qu’à

l’exception

des

configura-et 2 p

3 p, toutes les autres se trouvent dans le

spectre

continu de la suite normale 1 Il en résulte que ces niveaux

anornZrlUX se trouvant dans cette

région

sont

plus

instables que les autres situés

plus

pro-fondémeiit,

vau

qu’ils

peuvent

disparaitre

spontanément,

non seulement par

l’intermé-diaire de transitions

électroniques

accompa-gnée:,

d’émission de radiation, mais aussi par

Considérons,

par

exemple,

le niveau ou mieux la

configuration

~p ~~~;

l’atome

peut

dans cet état émettre un électron

ayant

une

énergie

cinétique

égale

à la

diffé-rence

d’énergie

des

configurations

FiQ. 4 .

et le second électron passe à

l’état 1s,

l’état Fig. i . fondamental de l’ion.

Les groupes de raies bien connues

p~’

et d’autres groupes de ce genre sont émises au

cours des transitions entre niveaux anormaux

(accentués

ou

déplacés)

et normaux. On en

rencontre dans les

spectres

d’atomes ou ions suivants

(1).

Les groupes de raies

~p’ correspondraient

à la transition

On observe des groupes

pp’

dans les

spectres

de

Zn I,

Cd I et

Hg

1. Ici la

configuration

initiale de la transition

spontanée,

et

qui

est la

configuration

anormale la

plus profonde,

se trouvée

déjà

dans le

spectre

continu de l’ion

normal;

ceci sous réserve de

l’interpréta-tion exacte de ces groupes de raies.

L’expérience

directe démontrant l’exactitude de

l’inter-prétation

des groupes

~p’

dans le

spectre

du lBlg 1 a

été faite par Ruark

(2)

qui

détermine par la méthode des bombardements

électroniques

le

potentiel

d’excitation des niveaux en

question.

Dans le

spectre

d’atomes ou d’ions à trois électrons de

valence,

on obsi,>i, e

également

des raies anormales et

qui

accompagnent

des transitions

ayant

pour état initial un état où deux électrons se trouvent excités. Ainsi la

configuration

fondamentale accentuée serait

Nous devons encore dire un mot sur les termes anormaux de Ca

I,

Ba I et Sr I. Icila suite

des termes normaux

présente

une anomalie et

qui

a pour

conséquence

que l’on trouve pour

la différence

énergétique

des limites des termes normaux et anormaux, non pas la différence

(1 s

- 2jJ)ion,

mais

(1 s

- 3 Il se trouve

que la

configuration

3 d 3 d constitue ici la

configuration

u accentuée » la

plus profonde ;

les autres sont 3

d ... ,

3 d nd. En dehors

du groupe

pp’

associé à la

s 2 p, on

rencontre dans les

spectres

de ces

éléments des groupes de raies intenses que l’on

désigne respectivement

par les groupes (1) Pour les détails cf. GROTRIAN : Uraphische Darstellung etc. t, p. 188.

(4)

dd’,

di>" ;

les

configurations

d’ et

f’ corre·pnclant

respectivement

à

3 d 2 p, 3 d 3 p

et

Cette suite de termes converge vers la limite 3 d. Ces termes se trouvent

approximati-vement à la même hauteur

énergétique

que les termes

p’

(3

d).

Lps

configurations

avec deux électrons excités

comprennent

le cas d ionisation

multiple

et les « raies d’étincelle » -~’ semblent être reliées à ces

configurations.

Comme

l’interpré-tation de ces raies ne

peut

pas être considérée comme définitive dans divers cas, tioli;,

prétérons

ne pas y insister ici.

5. Nous nous proposons

d’appliquer

la méthode de Born et Dirac pour le trai-tement du

problème

de choc en

question.

En vertu des résultats

généraux

de

cette

méthode,

la

probabilité

par unité de

temps

pour que l’atome cible passe d’un

-état ioitial i à un état final

f et

que

l’électron

incident de

quantité

de mouvement

’ en

unité soit diffusé dans un

angle

solide élémentaire

ayant

son soinmet au noyau

B 2-

-due l’atome et comme axe le vecteur P’’

quantité

de mouvement de l’électron diffusé est

1)

ou brièvement

VIL

désigne

l’élément de matrice de

l’énergie

d’interaction de l’électron incident et de l’atome

s’appuyant

sur les états intéressés dans le processus. Ceci

représente,

bien

entendu,

un résultat obtenu en

première approximation.

L’éléinent de

matrice

réglant

le processus est défini par la relation

11’1. représente

la fonction d’onde du

système

atome

-- électron,

non

perturbé,

dans l’état

Ir,

un certain état bien défini de l’atome et une

quantité

(le mouvement déterminée de l’électron.

V (qa,

qE)

est le

potentiel

de

couplage,

fonction des coordonnées q -1 des élec-trons

atomiques

est coordonnées de l’électron

incident ;

l’intégmle

en

(2)

s"étend à tont le

champ

de ces coordonnées.

On voit sur

(1)

que le calcul des

probabilités

cherchées se ramène au calcul des

élé-ments de matrices

(3)

construits à l’aide des fonctions

(qi,

q )

et

qui

ont la forme

suivante .

T’k (qt...

qN) désigne

la fonction d’onde de l’atome à iV électrons dans l’état k et c~~

(q=1

celle de l’électron externe. Dans la

suite,

on laissera de côté l’accent sur

11’’~

et l’on écrira

simplement 1jJ"k’

est

pris

sous la forme d’une onde

plane

de de

Broglie

et le courant des électrons incidents est normalisé à

l’unité,

ce dont on a

déjà

tenu

compte

dans la déduction de

(1).

Il reste à étudier la fonction d’onde de l’atome cible

supposé

comme étant à «1°

élec-trons.

Ajoutons

encore

qu’écrivant T,

q:)

sous la forme

indiquée,

nous

négligeons

l’échange.

Nous discuterons cela

plus

loin.

On sait que dans divers

problèmes

relatifs aux atomes à

plusieurs

électrons,

on ,e

contente de

représenter

ceux-ci par une fonction d’onde

d’approximation

d’ordre zéro. Cette fonction d’onde est construite à

partir

du

produit

fondamental.

(5)

(nK lh-

désigne

une fonction d’onde à un

électron,

normalisée à

l’unüé,

il

étant les nombres

quantiques

usuels. Pour

indiquer

qu’il

s’agit

d’un électron à l’état

fond(iiiieiital

de

l’atoole,

on mettra un indice

supérieur

0 et l’on écrira pour la liy fonction

d’onde,

par

exemple,

dans cet état

(nOK

l°~

na°K

~5’K/).

La lonction d’onde

d’approximation

d’ordre zéro s’écrit :

la sommation étant étendue à toutes les ,V

permutations

des coordonnées

xKdes

.V étectrons

parmi

les 7V fonctions iît(Iividuelles. On

indique

par

0,1...

en haut et à

gauche

le

degré

-d’approximation

de la fonction d’onde de

l’atome,

l’indice inférieur 0

indique qu’il

s’agit

de l’état fondamental. En

(3),

c’est la

permutation

identité

qui

se trouve

explicitée;

nous

adop-terons dès maintenant cette

façon

d’écrire les fonctions d’onde de

l’atome,

on fera

figurer

dans la somme sur les lV

permutations, toujours,

le terme de

permutation

identité.

Comme dans ce

qui

suivra,

on aura affaire à des états excités de l’atome -

qu’il s’agisse

d’un niveau excité ou continu

(ionisation)

- il ne

semble pas

superflu

de

préciser

dès maintenant le

langage adopté

ici. L’état excité de l’atome se trouve être

représenté

analytiquement,

en vertu des fonctions

(3), qui

seules interviennent dans cette

théorie,

par des fonctions où une ou

plusieurs

fonctions individuelles sont clans des états différents de

ceux où elles se trouvent dans la fonction d’onde de l’état fondamental de

l’atome,

confor-mément à l’excitation de un ou

plusieurs

électrons dans l’état considéré. Il est clair que l’on

ne

peut

pas

parler

de l’excitation de tel ou tel autre électron de

l’atome,

l’individualité des électrons n’existant pas danq la théorie des

quanta.

Mais comme nous avons

déjà

eu

l’occa-sion de discuter cela ailleurs

(’)

dans la méthode actuelle la

plus

conséquente

pour résoudre

un

problème

à

plusieurs

électrons en

mécanique

quantique,

on commence par

individu-liser les électrons de l’atome en leur attribuant des fonctions 1’onde individuelles. Dans

notre

problème,

nous

procédons

de la même manière et les électrons de l’atome sont munis

comme l’électron externe d’une fonction d’onde

particulière.

Au lieu de

parler

alors de l’excitation d’un ou

plusieurs

électrons,

il semble

plus

correct de

parler

de l’excitation d’une

ou

plusieurs

fonctions individuelles. C’est ce

langage

des fonctions d’onde que nous

adop-terons dans la suite de ce travail.

Nous nous contenterons dans cette théorie

générale

de considérer comme confondu

les divers niveaux résultants associés à une certaine

configuration électronique.

Pour fixer les

idées,

supposons que nous connaissions le niveau résultant le

plus profond,

donc l’état fondamental associé à la

configuration électronique

fondamentale et ceci pour un genre de

couplage

bien défini. Une

configuration

électronique

excitée de cet atome

peut

conduire à divers niveaux résultants

qu’il

s’agisse

d’un cas de

couplage

extrême,

Russel-Saunders ou

j - j ou

mixte. Admettons que ce soit le

couplage

extrême

(ls)

qui

soit réalisé. Les divers

2013’-niveaux résultants se

distingueront

entre eux par leur moment orbital résultant L et leur

-multiplicité

déf inie par le vecteur

spin

résultant S..

Supposons

que dans la

configuration

excitée

considérée,

on se trouve en

présence

d’un certain nombre de niveaux résultants bien définis

énergétiquement.

Dans tout ce

qui suivra,

nous admettrons que ces divers

niveaux soient confondus en ce sens que nous n’intéresserons que de la

configuration

analytique

représentée

par les fonctions d’onde du

type indiqué,

fonction

qui

ne

change

pas aux

degrés

d’approximation

plus

élevés. Comme pour l’excitation

respective

des divers

niveaux associés à cette

configuration,

l’électron incident aura transmis à l’atome des

quantités

d’énergie

bien

définies,

ce n’est que par le bilan

d’énergie

du processus que l’on

déterminera

lequel

des niveaux résultants se trouve excité. En d’autres

termes,

au processus

d’excitation,

on fait

correspondre

des transitions

électroniques individuelles,

conformément

(6)

à la

représentation analytique

adoptée

des fonctions d’onde et l’on ne différencie entre l’excitation des divers termes associés à cet état final que par le bilan

énergétique

du pro-cessus ; a

chaque

terme excité

correspondra

respectivement

un bilan

d’énergie approprié.

Pour être

plus

précis

on doit encore dire un mot pour ce

qui

regarde

les transitions

provoqtiées

entre niveaux de

multiplicités

différentes. On sait que ces transitions ne

peuvent

avoir lieu si l’on

néglige

l’interaction

magnétique

de l’électron incident et des électrons

atomiques,

elles ne se

produisent

que

lorsqu’on

tient

compte

de

l’échange

entre

l’électron incident et les électrons de l’atome Ce sont les termes

d’échange

de l’élément de matrice de

l’énergie

d’interaction

qui

assurent les transitions entre termes de

multipli-cités différentes. Comme ces calculs relatifs à

l’échange

ne constituent

qu’un

détail des calculs rencontrés dans la théorie des chocs

complexes

nous les laisserons de côté dans

ce travail sans diminuer par là la

généralité

de la théorie.

En ce

qui

concerne la fonction d’onde de l’atoine on sait que si les

(l1KIKJJ1K 17K/)

sont

des fonctions

lydrogénoïdes simples

cette fonction

d’approximation

d’ordre zéro consti-tuerait une

approximation

assez

grossière.

Nous ne nous occupons pas dans le

présent

travail des diverses méthodes

permettant

d’améliorer cette

approximation.

Dans les

appli-cations éventuelles de la

théorie,

cette recherche d’une meilleure

approximation

a une

grande importance

parce que la connaissance médiocre de la fonction d’onde

atomique

peut

conduire à des sections d’action s’écartant considérablement des résultats

expéri-mentaux.

3. Considérons les processus où à l’état excité

plusieurs

fonctions d’onde sont dans des niveaux différents de ceux où elles se trouvent à l’état fondamental de l’atome. Soit la fonction d’onde de l’atome à

l’approximation

d’ordre zéro dans ce nouvel

état;

cette fonction s’écrit

les FI et C° fonctions individuelles se trouvent être excitées dans les

je

et ke niveau

respectivement.

Si l’on voulait alors calculer l’élément de matrice de

l’énergie

d’interaction

(2) s’appuyant

sur les états initial et

final,

on verrait aisément que cet

élément de matrice serait nul. En d’autres termes, en

représentant

l’atome,

dans les deux

états

intéressés,

par les fonctions d’onde

d’approximation

d’ordre zéro et en se contentant

de la

première approximation

de la méthode de Born il ne

peut

y avoir de processus de

chocs

complexes,

processus amenant l’excitation de

plus

d’une fonction individuelle. C’est

un résultat bien connu et il

n’y

a pas lieu

d’y

insister

particulièrement.

On

sait,

en

effet,

que les

intégrales

rencontrées dans le calcul de l’élément de matrice

(2)

se

rapportent

à

l’électron externe et à un et un seul électron

atomique couplé,

essentiellement;

comme

dans les

produits

(~),

figurant

sous

l’intégrale

on a inévitablement une deuxième fonction individuelle excitée non

couplée

à l’électron

externe,

on vomit facilement que le

produit

de cette fonction individuelle excitée par

la

même fonction non excitée -

figurant

dans la

représentation

de l’atome à l’état fondamental - donnera

après intégration

un résultat

nul à cause de

l’orthogonalité

des fonctions individuelles.

Nous nous proposons alors d’aller

plus

loin dans

l’approximation

de la fonction d’onde de l’atome en se contentant

toujours

de la

première approximation

de la méthode de Born

(1).

Tout

d’abord,

il y a lieu d’étudier les termes de

première approximation

dans les fonctions d’onde. Il résulte de la théorie des

perturbations

que

chaque

niveau d’un atome

complexe

peut

être considéré comme une

superposition,

en des

proportions

convenables,

de tous les niveaux

hydrogénoïdes

de chacun des électrons. La fonction d’onde de l’atome à l’état fondamental

peut

être écrite en yertu de cette théorie sous la forme

(7)

à"une somme de fonctions de même structure

qui

représentent

les

approximations

suc-cessives. On serait tenté de

représenter

la

première

approximation

nl’o

qui

seule nous

intéressera

ici,

par la somme de termes suivants :

Dans le

premier

terme du second membre

figure

le

développement

de la fonction

suivant les fonctions

d’approximations

d’ordre zéro ne contenant que l’ensemble du

système orthogonal

discret de la FI fonction

individuelle,

toutes les autres fonctions sont

supposées

rester dans le même état avec

lequel

elles

figurent

dans Il est clair que l’on doit faire autant pour toutes les autres

(IV-1)

fonctions

individuelles,

c’est ce que nous avons

indiqué

à l’aide de la sommation sur F’. Les termes du second membre de

(6)

contenant des

intégrales

se

rapportent

aux

développements analogues à (7)

suivant les

différentieltes

associées au

spectre

continu des valeur,- propres

hy(Irogénoïdes.

Remarquons

dès maintenant que dans une

application

éventuelle de la théorie on n’aura

qu’une

ou deux sommes ou

intégrales

et

qui

doivent

représenter

avec une bonne

approximation

la fonction Il est

logique

de dire que les fonctions individuelles des . couchers

profondes

donneraient des coefficients de

développemen

t

E .

d’ ..

d, d ’

où ;

représente

la constante

-;;:--’ 0 ’1.

l’énergie

d’approximation

d’ordre zéro

-multipliée

par .x - de l’état de l’atome associé à

qui

seraient faibles

comparés

à ceux

correspondant

aux fonctions individuelles moins liées vu que les

dénomina-teurs sont d’autant

plus grands

que les fonctions individuelles excitées considérées se

rapportent

- dans leur état fondamental

figurant

dans

0B11’0

- à une

fonction fortement liée. Dans la

pratique

des calculs il y a

intérêt,

comme dans tout

problème

à

plusieurs

électrons,

à ramener le

problème

à celui au a moins d’électrons

possibles

o.

(8)

Explicitons

l’intégrale

en

(8),

nous la

désignerons

par y. On trouve à raide des

représentations

données de o’¥ 0 et lI’ fi,

On voit ici que les fonctions individuelles dans les deux

produits figurant

dans

l’intégrale

ne contenant pas les coordonnées d’aucun des électrons

couplés,

doivent être

identigues,

à cause de leur

orthogonalité,

pour que ne soi[ pas nul. De ce

fait,

les

sommations se

simplifient

beaucoup

et les

intégrales

ne

portent

toujours

que sur les

produits

de deux fonctions individuelles au

plus

dans leurs états initial et final. En dehors des

cFj

~1)

on aura des coefficients cG~,.,, comme nous l’avons vu

plus

haut à cause de la sommation sur Il. Nous devons considérer

également

les coefficients relatifs aux différentielles propres ; on a : -.

,

L’intégrale

précédente

a une structure

analogue

à

(9)

sauf

qu’à

l’état final on doit

remplacer

la F° fonction individuelle par une différentielle propre bien définie.

Considérons maintenant les termes du

type

suivant :

où l’on suppose que l’on

développe

la fonction

perturbatrice

suivant les fonctions

d’approximation

d’ordre zéro où il y a fonctions individuelles excitées simulta-nément. Les coefficients sont de la forme

Si l’on

désigne

par y 3,p

l’intégrale

proprement dite,

on aura

explicitement

Dans l’état final considéré ici deux fonctions individuelles sont excitées. Pour que Y MF soit différent de zéro il faut que ces deux fonctions individuelles se

rapportent

aux

fonctions

couplées

par

1"~~f1’

Ceci réduit

beaucoup

les soinmations en

(12)

et en

(if)

aussi

de sorte que

l’expression

finale des coefficients c est

beaucoup plus simple

que ne

l’indiquent

(8), (9), (11)

ou

(1~).

Dans le calcul des on aura des

intégrales

semblables aux

précédentes.

Remarquons

que les coefficients relatifs au

développement

suivant les différentielles propres

seront,

en

général, plus

faibles que ceux associés aux niveaux

discrets,

vu que

(9)

mutuelle est

plus

faible. Dans les termes

mixtes,

une ou

plusieurs

des fonctions

indiv°i-duelles est discrète l’autre ou les

autres,

une différentielle propre.

On se rend

compte,

en outre, aisément de ce que les coefficients CFGnI... associés au

développement

de la fonction

perturbatrice

suivant des fonctions d’onde

d’approximation

d’ordre zéro excitées

plus

de rlezc,x

l’ois

sont

identiquement

nuls ;

la théorie des

pirtur-bations

appliquée

ici conduit donc à une

superposition

de fonctions

d’approximation

d’ordre zéro

oû,

une ou, au

plus,

deux fonctions individuelles sont excitées. On

peut

écrire la série

d’inégalités

suivantes pour ces coefficients

Dans les

applications pratiques

éventuelles de la théorie que nous

développons,

la connaissance de ces coefficients est

indispensable.

En dehors de la méthode des

perturbations

étudiée

ici,

il existe une autre méthode de recherche des fonctions d’onde

atomiques

tenant

compte

du

couplage

des électrons. C’est la méthode à

laquelle

on est conduit en

appliquant

la méthode des variations fondée

sur la

propriété

extrémale des valeurs propres de

l’équation

d’onde. Cette méthode

semi-empirique

conduit à des fonctions d’onde où les

coordonnées î-m

et de deux électrons M et N sont liées d’une manière non

séparable

directement. Il est clair que ces

fonctions

permettent,

pour un choix convenable des fonctions

excitées,

des processus de

chocs

complexes.

Dans une étude

pratique

il serait intéressant de comparer les résultats

obtenus par la théorie que nous

développons

dans le

présent

travail - théorie

ayant

pour base la méthode

conséquente

de traitement d’un

problème

à

plusieurs

électrons

quantique -

à ceux que fournirait cette méthode

semi-empirique.

Nous ne nous

occu-perons pas ici de cette méthode

semi-empirique

vu

qu’il

nous a semblé

plus

strict,

du

point

de vue des

principes, d’opérer

à l’aide de méthodes propres de la

mécanique

quantique.

4. Considérons maintenant la fonction d’onde de l’atome à l’état excité. Dans cet

état,

il

peut

y avoir

{fonctions

individuelles

excitées,

f L

1V. La fonction d’onde

d’approxi-mation d’ordre zéro sera

Le terme de

première approximation

dans cet état aura une structure

analogue

à

(6).

On aura des termes où une fonction individuelle sera différente dans le

produit

des 1V fonctions de la forme avec

laquelle

elle

figure

dans la fonction d’onde

d’approximation

d’ordre

zéro,

il y aura, en

outre,

une suite de termes dont les

produits

fondamentaux

con-tiendront deux fonctions individuelles différant de leur état

figurant

en

(14).

En

particu-lier,

les termes relatifs aux divers états de la 1’ fonction

d’onde,

qui

est exeitée dans lie

produit

initial

( 4),

contiendront l’état

fondamental

de cette fonction

individuelle, puisque

la sommation se fait sur tous les états discrets est continus associés à cette fonction indivi-duelle. On pourra donc trouver dans l’ensemble des termes formant la

première

approxi-mation des fonctions d’onde

d’approximation

d’ordre zéro et

qui

correspond

à un atome

avec

( f -1)

fonctions individuelles excitées. Et de même, dans les termes contenant une

sommation double sur les états

individuels,

on aura un tel où les deux fonctions excitées

figureront

dans le

produit

fondamental dans leur état non Ces termes auront donc

l’aspect

de fonctions d’onde

atomiques

avec

( f

-

2)

fonctions individuelles excitées. En d’autres termes. la fonction d’onde de

première

approximation

dp l’é at excité est une

super-position

de fonctions d’onde

d’approximations

d’ordre zéro associées à des états ou au

plus

il y a

f

fonctions individuelles

excitées ; parmi

ces

fonctions,

on trouvera de telles

qui

ne

(10)

Considérons alors, pour fixer les

idées,

un état où deux fonctions individuelles sont

excitées. La fonction d’onde

d’approximation

d’ordre zéro sera :

Dans la fonction de

première

approximation,

on

s’occupera

surtout de la contribution

des F,’ et Ge fonctions individuelles et l’on

négligera

les contributions des couches non

excitées. C’est là une

approximation

qui

semble être

plausible

dans l’état excité. On écu ira alors pour cet

état,

explicitement,

la fonction de

première approximation

et l’on écrira pour la fonction d’onde

approchée

de cet état

AtB. l’état initial nous avons de même

avec

Il est clair que

(16)

comme

(19)

ne

représentent qu’approximativement

les fonctions

11)5", mais

cette

approximation

pourrait

suffire

pratiquement

dans les

applications

éven-tuelles.

La connaissance des fonctions d’onde aux états initial et

final,

permet

de calculer les éléments de inatrice

reglunt

processus en

question.

L’élément de matrice

est,

explici-tement,

négligeant

les interactions autres

qu’électrostatiques

-N’

où d-c

(A)

=

Ili

d-:i;

d t

(R)

est l’élé nent de volume dans

l’espace

des coordonnées de

l’élec-_

1

~

tron incident. On

peut

écrire encore ,

avec

(11)

après

avoir effectué

l’intégration

sur les coordonnées de l’électron externe. On voit

qu’en

(20 b),

les

produits

de fonctions

qui

ne seront pas

identiques

sous

l’intégrale

conduiront à un résultat nul à cause de

l’orthogonalité

des fonctions. individuelles.

Cependant

comme oa le verra

plus

loin,

on rencontrera même dans les processus

inélastiques

de tels termes

rliagonduv

dans l’élément de matrice associé au processus.

_

Occupons-nous

maintenant du terme le

plus

important

En vertu de

(18)

et

(19),

désignant

par ~-1 la constante devant la sommation en

(‘~0, r)

on a :

On

distingue

ici des termes de divers ordres. Tout

d’abord,

le

produit

OBIJ’i

ne contribuera pas à l’élément de

matrice;

c’est le terme

qui

se

présente

seul

lorsque

l’on se

borne à

l’approximation

d’ordre zéro des fonctions d’onde et

1 intégrale

sur ce

prorluit

des fonctions est

nulle,

nous l’avons vu

plus

haut.

Il y a lieu maintenant

d’expliciter

les divers termes dans les

produits

de

premier

et du second ordre. Les termes du

premier

ordre sont les suivants :

Le

produit

du second ordre contient des termes de la

Wj

11’"¡,

le

produit

des fonctions

d’approximation

(l’ordre zéro a comme facteur le

produit

des coefficients de

développement.

Il est clair que tous ces termes sont

plus

petits

que les termes contenus dans les

produits

du

premier

ordre en

(22)

et

(’22,

a)

et il est

légitime

de les

négliger.

Nous (levons étudier successivement les divers termes en

(2i)

et de tenir

compte

aussi de

~0,

b).

5.

Désignons

par

Vii,

1, et

Il les

éléments de

qui

se trouvent définis par

où les

produite

et l1rFIIIGil 01l’i

sont

explicités

en

(22)

et

(22, a) respectivement.

Considérons d’abord la

première

des deux relations

prccédentes;

elle contient

d’après

(22)

quatre

termes et que nous

désignerons respectivement

en mettant un indice z

(i

~

1, 2, 3,

4)

(12)

Nous devons étudier en détails ces

intégrales. Remplaçons

donc ici les fonctions

d’onde par leurs

expressions explicites qui

sont du

type

(t ~).

On trouvera :

l’intégrale

est

supposée

comme contenant la sommation sur les coordonnées de

spin,

som-mation

qui

est considérée comme effectuée

déjà

sur les coordonnées de

spin

de l’électron

externe.

Voyons

d’abord le terme dans ces sommations avec les

permutations

identiques

dans les deux fonctions d’onde et en

gardant

le terme

cF~

0’l’F,

ainsi que rf, dans la

som-mation sur

1B,

on obtient :

Après intégration

sur les

3)

fonctions

individuelles,

à

l’exception

des

11~1’,

(1’ et }(o, on trouvera

Cette

intégrale

est nulle à cause de

l’orthogonalité

des fonctions individuelles. On trouve ce résultat

quelque

soit j

et pour toutes les coordonnées 1’K à

l’exception

de rp ou 7~G,

d’une manière

générale

à

l’exception

des r associés aux fonctions individuelles excitées dans l’état final. La sommation sur K se réduit donc à ces deux

termes ;

il en est de même pour toutes les

permutations

et pour une valeur

quelconque

de F dans E. t

1(’

Considérons alors le cas on trouvera

après intégration

sur les

(LV - 2)

fonctions

individuelles,

l’intégrale

suivante

On voit que cette

intégrale

est nulle, à cause (le la G~ fonction

individuelle;

ceci pour

er,,

dans la sommation S. Si F 6 dans cette sommation

et j’ :1-- 11,

on trouvera en

J

pu

désignant

par

Ufi

un élément de matrice à nn électron

s’appuyant

sur les états

f

et i.

On aura maintenant si l’on

prend K- G,

et du même F -

1°,

j =

JJi, le terme

ana-logue

au

précèdent.

Si l’on

prend

alors dans 1, des termes F = 7 et 7 ’

6r,

on trouvera des termes

F

nuls

toujours

à cause de

l’orthogonalité

des fonctions individuelles.

Dans tout ce

qui précède

nous avons admis la même

permutation,

permutation

(13)

la sommation sur les

permutations ;

en ce

qui regarde

la sommation 1 nous avons vu que

K

seuls les termes avec 1B === F ou li = G sont différents de

zéro,

où F et G se

rapportent

ici aux coordonnées. Considérons donc le terme avec Il == F et supposons que l’on ait

permuté

dans la fonction d’onde initiale xlf et

qui

figureront

dans les Le et He fonctions individuelles

respectivement.

Nous avons pour ce terme

On voit que cette

intégrale

est nulle si les

permutations

ne sont pas

identiques

dans les deux

produits

des fonctions individuelles. Comme il y a en tout 11’!

permutations

sur les N

coordonnées xv

parmi

les IV fonctions

individuelles,

on voit que

(24, d)

et

(~~,e)

se

présentent

iN’! fois ce

qui

fait

disparaître

dans le résultat définitif le

facteur 1

figurant

I1!

en

(24)

et

qui provient,

on le

sait,

du

produit

des facteurs de normalisation des deux fonctions

d’onde,

final et initial. On trouve ainsi finalement.

Un raisoinement semblable au

précédent

conduit pour le

terme 2 Vfi@I

à un résultat

analogue

à

(25). Malgré

que cela

paraisse

une

répétition

de ce

qui précède,

nous

voudrions encore

étudier,

avec moins de

détails,

la structure de ce terme de l’élément de matrice. Celui-ci est défini par

Je suppose d’abord que l’on a la même

permutation

dans les deux fonctions d’onde

et que celle-ci est l’identité. On voit alors facilement que li ou mieux rhr dans cette

permutation

doit être

égale

à rF pour que l’on ait des

intégrales

non

nulles;

d’une manière

générale

dans la sommation sur l’lu les seuls termes survivants sont

ceux est

égal

aux coordonnées

adjointes

aux fonctions individuelles

particulièrement

intéressées dans le processus; ici ce sont les fl’6 et Ge fonctions.

Supposons

alors que A

l’,

on trouvera

après

avoir

intégré

sur les fonctions individuelles autres que

les 7~ et et sachant que ces fonctions sont toutes normalisées à

l’unité,

qui

n’est différent de zéro que si it et sa valeur est alors

avec 1B = ~ ou trouvera un terme semblable relatif à la Gl’ foncLion individuelle

Voyons

maintenant la sommation stir F et G

respectivement.

On se rend

compte

(14)

f" et

G,

il en résultera une

intégrale

nulle à cause de

l’horthogonalité

des fonctions individuelles. Cette sommation se réduit donc à seul

Revenons maintenant aux

permutations.

On reconnaît ici aussi, comme on l’a vu

dans la discussion du terme

1V/i.¡

que les

permutations

doivent ètre

identiques

dans les deux fonctions d’onde. Il y en a

.L ’T!,

ce

qui

fait que les termes obtenus dans les autres

sommations se

reproduisent

t Ni fois éliminant ainsi le

facteur 1

en

(26). Rappelons qu’à

N.

chaque

permutation

correspond

un terme convenable de la

somme ,

tel que A est

égal

li

à l’indice de la coordonnée

électronique

associée à la ou CI’ fonction individuelle. 1-)n

trouve

finalement,

On voit ici que dans les sommations

précédentes

on

trouvera,

respectivement,

un .

terme

élastique

associé à un élément de

matrice,

à un

électron,

diagonal ;

ces termes sont i

dans la

première

sommation cF"2 G« et dans la seconde Mais pour

les

*

fonctions d’onde donnant lieu à ces termes «

élastiques

» il existera l’élément

vf.i

aussi en

(~o,~)

et

qui

sera

égal

à

Nous aurons donc finalement à

compléter (27)

et si nous

désignons

ce terme

complet

par 2

il vient

Il est clair que la

présence

du terme

élastique

n’a pas de

significaüon physique

particulière

dans ce processus

inélastique

mais existe seulement à cause de la structure des fonctions d’onde

approchées. Ajoutons

que ces termes

élastiques

ne le sont

qu’en

apparence; en réalité les éléments de matrice

UF

et sont définis par

(26,

1 et

s’écriven t :

pour des coordonnées XK

quelconques ;

en vertu des théorèmes de conservation de

l’énergie

et de

quantité

de mouvement les éléments de matrice ne sont

diagonaux

que pour les électrons

atomiques

et non pas pour l’électron externe. Il n’est pas sans intérêt

de faire remarquer ici que si l’on

applique

cette méthode

d’approximation

des fonctions d’onde

atomiques

au calcul des éléments de matrice associés aux processus des chocs

élastiques,

ces éléments de matrice contiendront des termes

apparemment

pour les coordonnées des électrons

atomiques.

En d’autres

termes,

dans ces processus on trouverait des éléments de matrice

inélastiques

seulement pour les électrons

atomiques

mais

élastiques

pour l’électron externe.

Pour les éléments de matrice et on n’a

point

besoin de refaire la discussion

précédente ;

par les

expressions

(2?)

et

(22

a)

des termes

figurant

dans

l’intégrale

de l’élément de matrice

colnplet

nous étions

explicite, peut-être

même à

(15)

oii

UkE désigne

l’élément de matrice associé à la transition

depuis

l’état continu

vers l’éta t discret

k,

élément de matrice Jéfini i (’omlne celui i rela tih à (le,-,

niveaux

purement

discrets. Les

intégrales

s’étendent ici sur touit le

spectre

continu. Ceci achève le calcul de 1. En rassemblant les divers

termes,

les diycrs 1 on trouvera :

Nous avons

supposé

dans ce

qui

précède

que les états et n des fonctions indivi-duelles excitées dans la nouvelle

configuration

étaient relatives à des états Il est

clair que ce même calcul

s’applique

au cas où ces états se trouvent dans le

spectre

continu ou si l’un est

discret,

l’autre continu. On trouve

après

un calcul

analogue

au

précédent

dans le cas où les deux fonctions individuelles excitées se

rapportent

à des états continus et que l’on pourra

désigner

F

... j ~ est

... 1),

où les

intégrales

sur

l’énergie

s’étendant dans l’intervalle des n’ont pas été

indiquées.

On doit calculer maintenant les divers terlnes en Nous

désignerons

aussi

comme

plus

haut par i les termes

purement

inélastiques

dans cette seconde

partie

de l’élément de matrice. En

prenant

successivement les divers termes au

(22, a~

on

trou-vera

après

un calcul semblable à celui que l’on rencontre dans le calcul des

Les autres termes en

(22,

a)

ne contribuent pas à l’excitation des états discrets

associés à la

configuration

contenant les fonctions individuelles

... l’

et w

i),

En rassemblant les divers termes et

ajoutan

on trouve finalement

Dans le cas où les deux états excités se trouvent dans le

spectre

continu

(ionisation

double)

on trouve :

Ceci achève le calcul des divers constituants de l’élément de matrice de

l’énergie

d’interaction

réglant

le processus d’excitation

l’approximation

discutée

plus

haut,

en ne tenant

compte

que des termes du

premier

ordre dans les coefficients de

déve-loppement

t c~

caractéristiclue

à la théorie des

perturbations appliquée

dans ce travail. Les termes d’ordre

supérieur,

dans ces

coefficients,

ont la forme ch cl et ils sont

négligeables

pour les processus d’excitation double. Il n’en est

plus

de même dans le cas des

processus d’excitation

plus complexes

où à l’état final

plus

de deux fonctions individuelles

(16)

6. -

Supposons

que la

configuration

finale de l’atome

corresponde

à un état où

il y

a f

fonctions individuelles

excitées,

donc que le processus considéré soit

¡:-uple.

Cet état

peut

être décrit à

l’approximation

d’ordre zéro par une

expression

du

type

(14).

Si l’on considère maintenant les divers termes de

première

approximation,

on l’a vu au

paragraphe

4 que

parmi

ces termes il y en a de tels

qui

diffèrent du terme d’ordre zéro en ce que deux fonctions individuelles -

qui

peuvent

être

prises parmi

les fonctions excitées -

au

plus

sont dans les états différents de ceux où ces mêmes fonctions . se trouvent dans le terme d’ordre zéro. En

particulier,

s’il

s’agit

d’un

couple

de fonctions individuelles

excitées,

les termes de

apl)roxi)îiation

contiennent de tels éléments ov ce

couple figure

dans la fonction

d’approximation

d’ordre zéro de l’état initial. On

peut

encore clire- que certains termes de

première approximation

sont

désac/ÙJés

puisqu’ils

ne

correspondent plus

qu’à

des états

( f -

2)

fois

excité,

donc ne

contenant que

( f -

2)

fonctions individuelles excitées. Maintenant considérons les termes

de

première

approxililation

à la fonction d’onde de l’état initial de l’atome

qui

est

supposé

comme étant l’état fondamental.

Parmi ces termes de

première approximation

on trouvera des termes activés

qui

cor-respondent

au

plus

à un état doublenlent excité comme nous l’avons vu

plus

haut lors de la discussion de la méthode. En formant alors l’élément de matrice de

l’énergie

d’interaction de l’électron externe et des électrons

atomiques,

on trouvera des

intégrales

de la forme

suivante,

intégrales

portant

sur les termes de en laissant de

côté le

produit

des coefficients de

développement

c,

Î, associés aux deux fonctions d’onde

sous

l’intégrale,

désigne

une fonction

d’approximation

d’ordre zéro

( f

--

2)

fois

excitée,

et OT(2, une

qui

est doublement excitée. Dans les fonctions doublement activées formant

l’approximation

de l’état initiale on pourra faire

correspondre

des fonctions

final

,

avec

les mêmes fonctions individuelles - deux telles fonctions - et dans le même état que

celles activées à l’état initial ce

qui

revient à annihiler -

par le calcul - l’effet de

quatre

fonctions individuelles sur les

f

excitées ;

ceci fait on

poorraït

calculer

l’intégralé

où r,; serait associé à une

cinquièJ1le

fonction individuelle excitée

parlni

les

( f -

-1)

autres dans l’état final. Si le nombre des fonctions

individuelles

excitées

dépasse

cinq,

si

f>

5,

on trouverait des éléments de matrice

identiquement

nuls. On

peut

donc énoncer le résultat suivant : la théorie des

perturbations appliquée

en

première approxinlation

aux

fonctions d’onde d’un atome à

plusieurs

électrons

permet - à

l’aide de

l’approximation

du même ordre dans le traitement de Born - de rendre

compte

des processus de chocs

complexes

allant

jusqu’au quintuple,

amenant l’excitation de niveaux discrets ou ioni-sation seule on ces deux sortes d’excitation

superposées.

Pour rendre

compte

des processus de choc d’une

complexité

supérieure

à celle des processus

quintuples

on doit

aller

plus

loin dans

l’approximation

de la fonction d’onde de l’atome en se limitant

toujours

à la

première approximation

de la méthode de Born.

Les processus

multiples,

les processus

quintuples

par

exemple,

sont d’un ordre

plus

élevé que les processus doubles que nous avons étudiés en détail

plus haut ;

ce sont

précisément

les

produits

que nous avons

négligés

dans ces calculs

qui

rendent

compte

de ces processus

multiplicité supérieure

au double et

jusqu’au quintuple.

Il

est clair que la théorise que nous avons

développée plus

haut

permet

d’aborder l’étude der

ces processus aussi sans difficulté.

7. - Nous voudrions étudier finalement les sections d’action associées aux

processus considérés. Nous reprenons les processus doubles et comme on doit calculer le carré des

(17)

calculés

explicitement

plus

haut. Il serait sans intérêt de

recopier

une nouvelle fois ces

différents termes. On

voit,

en

effet,

aisément que si l’on

ajoute (31)

à

(33,

a)

on pourra

distinguer

dans l’élément de matrice

complet

ainsi obtenu des termes de

pa°enaie7°

et du second ordre

quant

aux coeff icients de

développement

c. On

peut

chercher à évaluer

g1"ossièl"emenl

l’élément. de matrice

réglant

le processus. En

négligeant

les termes du second ordre et

remarquant

que

cGo

et

que

c{T;~;) C

ci, on

peut

écrire

approximativement

! n 7 0 rt BlY B

En

désignant

par c tout court le module de ces

coefficients,

on aura

et si les deux fonctions d’onde individuelles

appartiennent

à une mèmc

couche,

on aura

et le

rapport

p de la section d’action associée au processus double à celle relative au

processus

simple

sera pour une même

énergie électronique incidente,

P’’S

et

P’lel

représentent

la

quantité

de mouvement de l’électron externe

après

les processus et double

respectivement.

Ce

rapport

des

quantités

de

mouvement,

vu

que nous

appliquons

la méthode de Born et ce

qui

revient en même

temps

à supposer que

l’énergie

de

l’électron

incident est nettement

supérieure

à

l’énergie

nécessaire pour provoquer les processus

considérés,

ce

rapport

est alors de l’ordre de

l’unité,

de sorte que l’on

peut

écrire aussi

-Ce

rapport

est donc mesuré à

l’approximation

de cette évaluation par le carré du coefficient de

développement

cG,, dont la connaissauce est

indispensable

pour une

évaluation

numérique

de la limite

intérieure

p du

rapport

d’es

sections d’action

associées,

respectivement,

au processus double et

simple

pour la même

énergie

des électrons incidents. Dans ce

qui précède

nous ne tenions

compte

que de

(31)

et

(33, cc) qui

se

¡-apportent

à des niveaux d’excitation discrets. On obligent un résultat semblable à

(37)

- à la même

approximation -

si l’on considère un processus doublement ionisant. Dans ce cas le

rapport

de sections cherché sera

égal

encore à

(3 i )

avec coefficient de

développement

associé an niveau continu excité - au

lieu de cG". Il est clair que dans

l’application

de la théorie

développée

dans le

présent

travail oh doit calculer les divers coefficients de

développement

aussi exactement que

possible.

Ajoutons

que ces coefficients

représentant

le

couplage

des électrons de l’atome

règlent

partiellement

un

grand

nombre de processus

complexes qu’il s’agisse

de chocs ou autres

phénomènes

et dans

lesquels

deux élecfJ’ons

atomiques

prennent part

ait nloins

(1).

8. - Dans tout ce

qui précède

on s’est borné à la

première

approximation

de la méthode de Born et l’on a vu

qu’à

cette

approximation

il ne

peut

y avoir de processus

complexes

que si l’on tient

compte

du

couplage

des électrons de l’atome entre eux.

Cependant

la seconde

approximatior.

de la méthode

permet

de tels processus même si l’on

néglige

le

couplage

des électrons

atomiques,

donc si l’on se contente de

l’approxi-mation d’ordre zéro de la fonction d’onde de l’atome

(1).

Les diverses

approximations

(1) Cf. L. GoLnsTEix, C. 1? , 197 (i933), p. 304, pour une théorie des phénomènes photo-électrique complexes.

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