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Comité de l'informatiom pour le développement (CODI IV) :

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(1)

NATIONS UNIES

CONSEIL ECONOMIQUE ET SOCIAL

COMMISSION ECONOMIQUE POUR L'AFRIQUE Quatrieme reunion du Comite de I'information

pour Ie developpement Addis Abeba, (Etbiopie) 23 - 28 avril 2005

Distribution: GENERALE E1ECNCODII4/30 22 avril 2005

Original: Francais

Comite de l'infonnation pour Ie developpement (CODI IV)

«

L'lnformation en tant que ressource economique

»

Du 23 au 28 avril 2005

NAnONS UNIES

Commission Economique pour l'Afrique (UNECA)

Addis-Abeba Ethiopie

- .

L'utilisation des NTIC dans lafacilitation des echanges The Use of ICT in Trade facilitation

LUKOVI Hylde-Mbuta SEKE (DRC, Civil Society) University of Pretoria

South Africa

(2)

o.

INTRODUCTION

Les echanges constituent une des preoccupations les plus capitales de la vie de toute personne, tant physique que morale, qu'i1 serait imprudent de se passer de toute la nation dans Ie cadre de ses agregats economiques qui permettent de saisir Ie meme aspect de choses. On ne pourrait esquisser les contours des echanges sur Ie plan intemational ou continental sans pour autant maitriser Ie fonctionnement y relatif sur des marches plus reduits (microeconomique).

Ainsi, parler des effets taritairss rnesures en termes d'elasticite lace au bien-etre des sujets economiques au regard des biens lrnportes oblige non seulement la nette comprehension du circuit des echanges entre pays mais aussi la maitrise du comportement et des reactions dans Ie choix de consommation ou d'acquisition des produits en provenance du reste du monde.

Cependant, cequi est curieux est d'observer que sur Ie plan intemational il ait ete convenu que les transactions electroniques1 ne puissent souffrir d'aucune imposition de droits de douane. Ce qui revient a dire qu'il existe un espace virtuel ou les operations et transactions peuvent se derouler sans souffrir d'une quelconque restriction.

Lasociete modeme ne cesse d'evoluer a un rylhme consecutt aux exploits de la recherche a telle enseigne que negliger de s'impliquer dans cette dynamique causerait des repercussions fiicheuses aux agents economiques ayant pour finalite d'optimiser leurs objectifs, aussi bien pour les menages dans la satisfaction des besoins sous contrainte budqetalre, les entreprises tant financieres que non financieres pour leurs profits, Ie gouvernement sous sa physionomie d'acteur economique appele non seulement a jouer son role traditionnel d'arbitre (Etat providence) et de regulateur mais aussi en pourvoyant des services a I'instar de la securite, la protection des personnes et de leurs biens ainsi que la production d'autres biens pour Ie bien-etre general.

Les nouvelles technologies de I'information et de communication (NTIC) deviennent de plus en plus la voie obligee par laquelle nul ne peut s'esquiver puis escompter se retrouver sur Ie marche ou la competition ne cesse d'etre agressive eliminant les faibles, donnant Ie temps aux moyens de resister et tavorisant l'epanouissement des puissants. Et ce, par Ie fait de la loi naturelle du plus fort, bien que toute autre piste de regulation sur Ie plan intercontinental ne serait quun facteur de conciliation des divergences commerciales dans Ie souci de prevenir les conflits entre pays rnernbrest.

Les NTIC rendent de plus en plus perrneables les barrieres geographiques et demystifient les contraintes qui autrefois ne pouvaient pas faciliter la circulation deI'information soumise a lacensure daoo Ieseul souci depreserver les ideologies et convictions politiques.

L'Afrique ne veut plus afficher la mine d'un geant qu'on qualifierait de pietre prestation suite a ses problemes internes bien qu'a ce jour iI soit encore fait mention d'atrocltes que nul ne pourrait imaginer a I'heure actuelle.

Toutefois, cela n'empeche pas d'observer des signes forts de part et d'autres de certaines sous- regions ou la determination rappelle les exploits des dragons asiatiques voire merne Ie debut de I'ere industrielle en Angleterre. Bien que son economie ait ete sou mise aux sanctions, la fin de I'apartheid en Afrique du Sud et sa trajectoire dans Ie defi de la mondialisation est un signal eloquent pour un continent decide a se prendre en charge.

1Organisation mondiale du commerce(OMC),"Corrorendre l'OMCw,2003, Geneva, Suisse. p.74 2OMC.ldem, p.7

(3)

Les exemples sont legion pour bien d'autres pays qui ont interiorise Ie caractere du deli auquel l'Afrique doit faire face pour s'afficher sur I'echiquier international prenant en compte Ie caractere amoral de I'economie dans sa nature capitaliste ou les interets prennent lapremiere position.

1. Les NTIC et les echanges

I

affaires : L'Afrique et Ie marche mondial

Parler de l'Afrique et du reste du monde sous I'angle des NTIC nous arnene a examiner les avantages de ce support sur Ie plan des echanges bien que la fracture nord-sud ait deja ete longuement evoquee et ait donne lieu aux mesures visant sa reduction (lracturelecart).

Cependant, une publication paru a Elsevier (2002) dans Ie dom.. 'edela Nouvelle economie etdes NTIC3 s'inqui6iait que ce support n'ait pas les memes effets escomptes dans les pays en voie de developpement face a lapreoccupationdetrouver des avantages comparatifs apres la mise sur pied des industries Iiees aux technologies nouvelles de I'information et de communication sur Ie plan national. Ce, comparativement aux effets positils ressentis durant I'age de lamachine anglaise.

2. Les NTIC un element minimisllnt

Ie

prix de revient

5i la communication faisant partie integrante de nouvelles technologies est reputee jouer un role cle dans Ie calcul du prix de revient, l'Afrique est-elle a meme de resister a la concurrence et maximiser les profits de ses echanqes sous contrainte des coOts ou certains viendraient a etre minimises grace a I'apport des nouvelles technologies? Repondre d'emblee par I'affirmatif ne serait qu'une partie de reponse dans Ie contexte de pays ayant integre ce support bien que la specialisation dans laquelle sont voues les pays dans Ie cadre des avantages comparatils les oblige tantot a accumuler Ie capital humain parIebiais de laformation, de f'educanon formelle ou du perfectionnement a la tache durant la prestation suite au vieillissement de la popuaton ou encore produire dans un autre pays ou la main-d'oeuvre serait bon marche (implantation des usines a I'etranger ou negociations avec des sous-traitants) ou alors Ie recours a un modele de croissance endogene permellant a toutes les variables prises en compte d'influencer positivement Ie niveau de laproduction nationale.

Le rapport des forces sur Ie marche international est mesure sur plan des dits avantages comparatils ou les pays se speciafsent a etre mieux offrant avec des facteurs de production plus favorables et moins cher pour Iivrer a un prix competitif. Ne pas s'y adonner -sauf bien sur pour raison de securite interne (nationale) dans un secteur precis - serait une decision irrealiste.

Or, quand bien rnsme l'Afrique s'adonnerait a laspecialisation, il est cependant curieux d'observer que bien de pays en dehors de I'Afrique ont deja anticipe Ie comportement en ayant une forte avance quant aux techniques consistant a minimiser efficacement les charges deproduction.

L'Afrique a comme seule piste la promotion de I'integration sous-reqionale et reqlonale ou la synergie dans Ie cadre du regroupement des Etats resorberait Ie desequilibre affectant les economies.

3. L'usage des NTIC face aux echanges : sur Ie plan continental (L'Afrique)

L'Afrique s'ouvre a elle-meme grace aux NTIC et doit envisager celle ouverture prendre de I'ampleur dans Ie sens des investissements qui s'y rapportent face aux ententes sous-reqlonales durables. Un pays tourne a lui-rnerne (en autarcie) est voue a disparaitre vu que les dotations en

3Qjngxuan Meng, Mingzhi U (2002), "New economy andleTdevelopment in China- in Information Economics and Policy 14, Elsevier (pp.276-277)

(4)

ressources ne sont pas equitables sur I'espace geographique continental; ainsi, echanger resterait la seule piste permeltant au continent des'auto-suffire.

Les marches financiers et ceux des valeurs immobliieres (capitaux) ne cessent de s'enraciner dans les technologies nouvelles a telle enseigne que ne pas disposer de la bonne information amenerait les partenaires a une situation decompetition inequitable.

5i I'information estla seve de la competition par/aite sur quelque petit marche, il n'est pas moins evident que cet aspect pourra aussi aflecter les visees sur Ie plan des echanges inter-Etats.

L'information que possede I'agent economique ne favorise pas seulement la passation quasi- equitable des marches mais aussi I'anticipation des comportements sans lesquellesiI serait difficile depouvoir se premunir des aleas ou autres cas fortuits a meme debiaiser Ie processus normal des echanges.

Ainsi, un pays lent a favoriser I'essor des NTIC au moment ou celes-ci demeurentles elements indispensables dans la prise des decisions economiques aurait la defaveur des investissements nouveaux etranqers,

Cela revient a dire que Ie tacteur temps peut a la fois etre une variable et un paremetre indispensable dans Ie processus dedecision. Les donnees ou informations economiques d'un pays demeurent un desocles d'altrait des investissements.

'L'information pour tous' demeurant une des conditions d'equite pour la competition ne pourrait en definitive etre bien comprise que par sa definition tant du point devue de I'avantage des prix oudela vitesse de livraison rendant apte les partenaires a securlssr les ecnanqes vis-a-vis des adversaires.

Les theories economiques, leurs maitres etdisciples, avouent sans faille que Ie modele economique possede I'information comme un ingredient qui devrait rester facilement accessible et Iibrement disponible(freely available4selon Nigel) a I'endroit detout agent economique.

Au moment ou iI est observe plusieurs ecuells ne facilitant pas l'epanouissement du commerce dans Iecontinent face aux coats eleves detransport, au delai delivraison long, au besom imminent des clarification surcertains produits echanges ou achetes, a I'impraticabilite des axes routiers pour joindre des points commerciaux inter-frontaliers, a la vetuste de I'infrastructure telegraphique, telephonique et postale rendant moins expeditives les urgences des partenaires, les NTIC constituent un support indispensable resolvent les preoccupations susmentionnees au profit des gouvernements, des entreprises privees (de petite ou grande dimension) etdes individus.

Un autre apport des NTIC est qu'elles facilitent la collaboration dans Ie cadre de la recherche et des echanges d'information favorisant les innovations. II peut donc s'averer lourd en termes de consequence d'ecouler dans d'autres pays des produits depasses, ne remplissant plus les normes ou contestes suite a une defaillance de communication, laquelle aurait deja cause des consequences facheuses sur les charges a I'exportation.

Une autre preoccupation est de savoir pourquoi dans un passe proche les NTIC n'avaient pas fait partie integrante du lot des preoccupations de certains pays du continent? II revient qu'une telle altitude donnerait raison a I'ignorance qui avait caracterlse les nations livrees exceptionnellement a la mono-exportation des seules dotations rninleres ou agricoles oetenoes, Celte ignorance est

• Nigel Piercy (1982), "Exportstrategy: markets and Competition", Georges Allen& Unwin (Publishers), Ltd. U.K.. pp.111-148

(5)

mesurable par un faible degre accorde au renforcement de capacite! dans bien de secteurs juges terliaires mais toutefois sine qua none pour une croissance durable.

4. L'usage des NTIC face aux echanges: Sur Ie plan national

II n'est plus contestable qu'une information bien rnaltriseeaccorde I'avantage de pouvoir repondre rapidement aux preoccupations ressenties par les partenaires : personnes morales ou privees.6

• Dans les affaires

Sur Ieplan de I'entreprise, Ie prix de revient comprend I'ensemble de couts ayant favorise lamise en vente des outputs sur Ie marche. Ainsi, les NTiC jouent un role tres primordial tant dans les entreprises de biens que celles de services. Toute structure chercherait a soigner I'image de sa marque et de son entreprise vis-a-vis des partenaires. Cela se remarque par les satisfactions que lesentreprises apportent aux partenaires par un transfert immediat des pistes de solutions suite aux reclamations dues a lamauvaise qualite du produit ou une carence d'information.

Detenant ainsi I'arsenal communicationnel modeme, il est plus aise de pouvoir etre a rnerne de rendre service a moindre frais par recours a l'lntemet, par voie telephonique mobile sans s'immobiliser devant un telephone filaire. L'lntemet, qualifie de reseau des reseaux, ne cesse de d'integrer tous les canaux lies

a

la distribution et

a

la diffusion de I'information. II integre de plus en plus latelephonie, latelecopie, laradio, latelevision, la telesurveillance, etc..

Le commerce par Ie biais des NTIC tend

a

annihiler la fonction d'intermediation des echanges jouee par la monnaie bien qu'on ne saurait lui contester les deux dernleres proprletes restantes (unite de compte et de reserve de valeur).

Ainsi, d'une ville

a

I'autre, d'un siege d'entreprise

a

sa succursale, les partenaires ou les membres sont a meme de pouvoir conclure des marches et transferer d'importants fonds sans heurt pendant que les autres sont appeles a acheter parIebiais de lamonnaie electronlque ( carte de credit)

a

la

place des pieces, billets ou titres donnant pouvoir d'acquerlr les biens etservices sur Iemarche, II convient de signaler que I'entree de I'lnternet dans Ie monde des alfaires a ete observee vers les annees 1990. Cependant, ce n'est que grace au personnel computer (PC) tres sollicite avant 1995 que les serveurs du web etles programmes facilitant la navigation commenceront a surgir sur Ie marche.?

Le 'e-commerce' est devenu Iemoyen aise et Ie rnoins dangereux de pouvoir franchir les barrieres et d'echanger sans restrictions quelconque sauf peut-elre les exigences auxquelles les societes enregistrees pour exercer ce genre activites auraient 11 faire face (Internet Service provider;

Fournisseur accss 11 Internet). L'lnternet favorise ainsi la livraison automatique du produit souhaite par transmission des donnees, par telechargement ou encore par Ie biais d'un code d'acces (password :mot depasse). Aussi, si cette livraison nesaurait etre automatique, au moins, Ie rnarche est d'office conclu sans perte detemps. Les produits sont detailles partant des sites Web et sans limite de temps, que les bureaux soient ouverts ou fermes. Les formulaires en ligne (online) arrivent 11 repondre aux preoccupations de I'interesse.

5Wiklund, Erik, 'International marketing strategies: how tobuild International market share', McGraw·HiIIbookcompany, (1987), pp.

111-129

6Mironel Stevens (1995), "Telemarketing inaction, AHandbook ofmarketing and sales applications', McGraw·HiII book company international (U.K.)

7James, T. P. and Garry P.Schneider (2001), What iselectronic commerce?~inNew perspectives on E-eommerce, New perspectives series (Course technology)

(6)

De plus en plus, l'efficaciteBest observee dans toutle processus transactionnel seulement grace

a

la

maitrise des NTIC.

L'ere de la technologie de I'information et de la communication a oblige les dirigeants dans Ie domaine des affaires d'incorporer cet outil dans Ie processus de decision bien que ne servant que d'intermediaire de transmission des messages bien specifiques.

Pour se rendre compte des avantages tires des NTIC dans Ie domaine des affaires, iIest possible d'observer les statistiques liees au compteur des sites Web ou aux requetes recues par Ie Webmaster ou Webmanager.

A titre d'exemple, New perspective on E-commerce (2001) nous rapporte que CISCO System avait ecoule 72% de ses ordinateurs en 1998 rien qu'en faisant recours a l'lntemel.9.

Dans Ie domaine du marketing, il est convenable que l'lntemet ne soit pas pris comme strategie mais plutot comme instrument strategique. Cilliers (2004)10 met en exergue une recherche menee pour ressortir les effets de I'introduction des NTIC dans les affaires. II a ete demontre qu'en dehors des relations publiques, Ie Marketing a oecupe une place de taille representant 41% de croissance contre 35% pour ce qui est de I'appreciation de relations entre employes grace au meme outil pendant que I'efficacite a galope

a

raison de 60%, avec une image de I'entreprise reooree de I'ordre de 71 %,la qUaiite de produits

a

raison de50%,I'augmentation des affaires de I'ordre de 21% sans oublier la rentabilile qui a aussi connu un leger accroissement de 12 %.

Cela etant, les avantages tires des NTIC, seulement avec l'lntemet, sont plus remarques dans Ie commerce etle marketing.La radio, latelevision, lamessagerie bon marche, latelephonie, etc. sont des avanoees tres eloquentes qui nous obligent

a

temoigner du succes notoire de la diffusion de I'information, du son etdeI'image.

En Republique Democraflque du Congo, I'apport des NTIC a suscite une multiplication des chaines de television et radio privees (confessionnelles, commerciales et etatque) qu'il est denornbre, seulement pour I'unique capitale Kinshasa plus de 15 chaines detelevision, d'une part, et plus de 10 stations de radio, d'autre part. Cela suite

a

la democratie et aux visees politiques ou convictions religieuses des proprietaires (bailleurs).

A ce jour, Ie personal computer (Pc) restera I'outil Ie plus indispensable tant pour l'lntemet, I'lntranet, Ie traitement des informations etle stockage des donnees.

5,

Avantages etdesavantages des NTle

Les facilites que nous offrentles NTIC sont sans mesure qu'il serait pretenneux de pouvoir brandir lesJl11efaits de cet outil sauf ceux que nous pourrontlier a la securite et a I'atteinte aux. bonnes valeurs citoyennes et morales (arnaques, hackers, virus, diffusion des programmes non educatifs ou sans impact sur Ie developpemenl).

Si sur Ie plan des couts de revient il est observe I'amenuisement des charges, cependant sur Ie plan des echanges ilya un recours de moins en moins important de lamonnaie.

Le monde des medias est un autre domaine oil les NTIC joue un important role, tant sur Ie plan du savoir que du loisir.

Ce qu'i1 faudra retenir

8Cha~esTrepper 12(00). "E-eommerce strategies mapping yourorgan~ation'ssuccess intoday's competitive market place", Microsoft corporation

'James T. Peny, Gany P.Schneider(2001)'New perspectives on E-eommerce'. New perspectives series, (Course technology)

10Cilliers, B.(20041...

(7)

Pour question de notoriete et de credibilite, il est recommande aux entreprises de pouvoir se mefier de faire recours aux adresses gratuites.Labonne image de I'entreprise serait prsservee si celle-ci recourait a un nom de domaine propre a sa denomination sociale etdes adresses mails y relatives.

Certaines difficultes rencontrees pour integrer les NTIC dans Ie domaine des affaires sont plus liees au niveau intellectuel ou ala perception des chefs (proprietaires) d'entreprise souvent frustres par les coOts qu'occaslomerait Ie recours aux innovations.

Aussi, parler des nouvelles technologiques de l'lnformation et dJ~ommunication (NTIC) ne reduit pas tout a l'lnternet ; celle conception erronee est due au fait que I'usage de l'lnternet est de loin moins coOteux (bon marche) qu'i1 peut etreitI'avantage des habitants ayant un revenu depassant Ie minimum vital.

Le facteur humain, socle de I'epanouissement des NTIC pour une croissance durable, met les pays d'Afrique ala croisee des chemlns ou les populations les plus devouees etles plus formees dans les NTIC sont aptes a s'impliquer dans la competition a laquelle I'economie modeme soumet les nations. Par la tuite de cerveau,iIapparait que certains pays risqueraient de voir celle croissance durable etre affectee faute d'une releve capable de remplacer les cornpetences ayant offert leurs talents au marcM exterieur du travail ou la qualification est sujelle a la loi de I'offre et de la demande, sans toutefois perdre de vue l'eeperance vie qui ne cesse des'amenuiser.

6. L'apport des NTIC dans Ie developpement

Le tableau qui suit est un condense de quelques indicateurs11juges aptes a observer lacompetitivite sur Ie plan des echanges. Cependant, nous n'allons limiter notre observation que sur les elements ayant trais aux NTIC pour apprecier les efforts de pays tres ou faiblement impliques a I'evolution de lascience.

Selon les differentes definitions donnees par la Banque mondiale pour ces indicateurs, nous avons ce qui suit:

Telephone mainlineper1.000 people in 2002

- Telephone fixe pour 1.000 habitants en 2002 : Telephone public connecte au reseau local par Ie service competent.

Mobileper1.000 people in 2002 Daily

- Telephone mobile pour 1.000 habitants en 2002: Abonne aux reseaux cellulaires (portables).

NewsPaperper1.000 people in 2000

- Nombre de journaux quondien pour 1.000 habitants en 2000 : La moyenne etant laparution 4 fois lasemaine.

Radios per1.000 people in 2001

- Nombre de radios pour 1.000 habitants en 2001 : En reference aux recepteurs des chaines publiques.

Tvper1000people in 2002

- Nombre de Tv pour 1.000 habitants en 2002 : Television connectess aux antennes ou au systems pre-pays ou de multiple chaines.

PCper1000 people in 2002

- Nombre de PC pour 1000 habitants en 2000 : Ceux installes a l'ecols primaire, secondaire et universrtaire.

11Economic Commission for Africa (ECA, 2000), ·Unlocking africa's tradepotenlial",Economic report on Africa 2004, Addis Ababa, Ethiopia,pp.83-88

(8)

Tableau 1 : Quelques indicateurs sur lacomll8lUivi18 dans Iedcmaine des echanqes

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Algerie 61 13 27 114 14 7.7 4 ·2 -2

Angola 6 9 11 78 62 1.9 3 ·2 -2

Benin 9 32 6 445 12 22 7 174 63

Botwana 87 241 27 100 44 40.7 30 ·2 ·2

Burkina Faso 5 8 1 433 349 74.8 82 16 15

Burundi 3 7 2 220 31 0.7 1 21 32

Cameroun 7 43 7 161 75 5.7 4 3 4

Centrafrlque 2 3 2 80 6 2 1 47 27

Chad (Tched) 2 4 0 233 2 1.7 2 ·2 ·2

congo (DRC) 0 11 3 385 2 ·2 1 ·2 ·2

Congo 7 67 8 109 13 3.9 2 33 37

Cote d'ivoire 20 62 16 186 61 9.3 5 -2 ·2

Egyple 110 67 31 339 229 16.6 28 493 386

ErIth ... 9 0 -2 464 00 25 2 ·2 -2

Ethiople 5 1 0 189 6 1.5 1 ·2 -2

Gabon 25 1 30 488 308 19.2 19 -2 -2

Gamble 28 215 2 394 15 13.8 18 -2 ·2

Ghana 13 21 14 695 53 3.8 8 -2 -2

Gulnee 3 12 -2 52 47 5.5 5 ·2 ·2

Guinea bissau 9 0 5 178 36 -2 4 -2 ·2

Kenya 10 42 10 221 26 M 13 ·2 ·2

Lesotho 13 42 8 61 35 -2 10 ·2 -2

L... 2 1 12 274 25 ·2 0 ·2 ·2

Ubye 118 13 15 273 137 23.4 23 361 493

Mad8g8l1Car 4 10 5 216 25 4.4 3 15 48

Malawi 7 8 3 499 4 1.3 3 -2 -2

Mall 5 5 1 180 33 1.4 2 ·2 -2

Mauritanie 12 92 0 148 99 10.8 4 ·2 -2

Maurice(lie) 270 289 119 379 299 116.5 99 360 157

M."", 36 209 28 243 167 23.6 24 -2 -2

Namlbie 65 80 19 134 269 70.9 27 -2 -2

Niger 2 1 0 122 10 0.6 1 ·2 -2

Nigeria 6 13 24 200 103 7_1 3 -2 -2

Rwanda 3 14 0 85 ·2 ·2 3 -2 6

senegal 22 55 5 128 78 19.8 10 2 3

Sierra Leone 5 13 4 259 13 -2 2 -2 ·2

Somalle 10 3 1 60 14 -2 9 ·2 -2

SouthAfrica 107 304 32 336 177 72.6 68 992 303

Soudan 21 6 26 461 386 8.1 3 -2 ·2

Swaziland 34 61 26 161 34 24.2 19 ·2 -2

Tanzanle 5 19 4 406 45 4.2 2 -2 -2

Togo 10 35 2 263 123 30.8 41 102 65

Tunlsle 117 52 19 158 207 30.7 52 338 32

Uganda

(Dugenda) 2 16 2 122 18 3.3 4 24 14

Zamble 8 13 12 179 51 75 5 ·2 ·2

Zimbabwe 25 30 18 362 58 2.1 43 -2 -2

SOURCE: World Bank(WorldDeve10Pment indicatorsJ12

. ..

12The World bank, 2004. World Development indicators. Worldview people, environment, economy statesandmarkets, globallinks, Washington, D.C. pp. 291-301

(9)

Tableau 3: Nomhre deMobile DOUr 1.000 habitants en 2002 I TB.EPHON: MOilLE POUR 1.000 HAIITANTS (2002)

I

I

I

ZimbabweTunis'.ZambteUganda

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Swaziland Soudan South Africa Somalle

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Ghana Gamble Gabon Elhlople Erlthree Egyp.:le Cole d'ivoire Congo Congo

Chad (Tchact) Centrafrlque

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Cameroun Burundi Burkina Fa.o Botwana

I

Benin

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Angola Algerie

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TB.EPHONE ALAIRE POUR 1.000 HABITANTS (2002)

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Tableau 2: Nombre deTelephone fixe (Mainlinel pour 1.000 habitants en 2002

,----

Comments/res dansleaslides(powerpo/nt)

9

(10)

Tableau 4:Nombre~elo!!!'naUlLQuQ\idlenDour"HlOO hab. (2000\ Tableau 5: Nombred~radioUlOYr 1.000 hab. (20011

8001 600 700

400 500 200 300

RADIO POUll.ooo HABITANTS (2001)

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Zimbabwe Zambie Uaallda TUnisia

Togo

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10

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11

(12)

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12

(13)

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(14)

CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS

II ressort des analyses faites sur base des elements faisant partie du prix de revient que I'apport des NTIC dans lafacilitation des echanges est de taille dans la minimisation des coOts avec comme repercussion la maximisation des profits des agents economiques. Ce, au moment ou la competition sur Ie marche mondial est basee a priori sur labonne allocation des ressources dans I'acquisition des Inputs (intrants) indispensables au processus de production des biens eVou services.

II convient aussi de signaler que partant de lacausalite etcorrelation qui ressortent entre lapauvrete etles NTIC ECA)

13,

compte tenu des strategies svoqaees par Wheeler 0

(2000),

l'Afrique a des prealables a reunir pour son plein epanoulssernent face a la fracture nurnerlqus qUi est deja observes. La bonne gouvernance reste Ie point de depart indispensable pour rassurer la ges/ion saine des fonds publics destines au

developpement et a lacreation d'un environnement propice a I'afflux des investissements prives etrangers Iocallses dans des secteurs ayant un lien direct avec Ie developpement, Promouvoir les objectits du millenaire definis par les Nations Unies, dont les NT/C, affectent positivement les echanges, msrne de fa90n indirecte. La gouvernance n'est pas seulement un pre-requls pour Ie pouvoir public mais aussi pour Ie secteur prive voire merne la societe civile au moment ou lafaiblesse de I'epargne privee nationale ne saurait faire face aux exigences de lacroissance.

L'education de son cote garde egalement sa place de noblesse pour une croissance et un developpernsnt durable au moment ou l'Afrique est controntee a un problema de fuite de cerveau due a la forte competition de la main-d'oeuvre qualfles observee sur Ie marche de travail sur Ie plan global.

Cela oblige de porter une attention a la formation soutenue, ne mettant pas seulement en exergue I'education tertiaire (niveau superieur et universitaire) mais aussi adopter des politiques soutenues pour I'education de base (niveau primaire et secondaire) ou I'ecole primaire devra deja repondrs aux preoccupations actuelles de lutte contre I'analphabetisme, obstacle au developpernent

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termes de recommandations, iI sied que ces dernieres (recommandations) scient formulees non seulement aux entreprises privees, mixtes ou publiques a vocation lucrative mais aussi aux institutions telles que I'Union Africaine et les Nations Unies qui, a leur tour, devront travailler de concert avec d'autres partenaires decides d'aider I'Afrique.

A l'Union Africaine (UA) et a la Commission Economique pour I'Afrique (ECA)

13Commission Economique pour Iedeveloppemenl de l'Afrique(CEA, 2001), "Transformer les economies, 'ncaines»,

Rapport economique sur l'Afrique2000, Adms Ababa pp. 67-68

(15)

II leur est demande de:

- permeltre au nouveau partenariat pour Ie developpement economique de I'Afrique (NEPAO) ainsi qu'a la division de I'information sur Ie developpement (0150) d'oeuvrer en vue de favoriser la concretsaton et la realisation des objectifs visant la promotion et I'integration des NTiC dans tous les secteurs (social, culturel. economique, financier, etc.) du continent pour faire face aux defts

de

Ia mondialisation ;

- favoriser Ie partage des experiences etdes recherches communes entre pays africains dans Ie domaine des NTIC en vue de rMuire la dependance et renforcer les projets similaires a celuilceux en cours d'sxecution

(TTNelASYCUDA". Scan-TlC.15Un bref apelfu sur ce projelaele donne parfa DISD dans0l.eslechnologias de /'Informationeldelacommunication dansIeprocessus de developpementoj

Celte fa<;on de faire exige laprise en compte des universites et laboratoires de recherche specialises dans divers domaines;

- solliciter la participation de tous les partenaires (organismes) internationaux impliques dans les NTIC pour une synergie dans la mise en application des politiques relatives aux objectils du millenaires lies aux NTIC ;

- faute d'un cadre legal eflicace pouvant prendre en compte les interets'6 et divergences des parties signataires, prevoir des mecanismes plus souples autres que les protocoles"

pour la mise sur pied rapide et pragmatique des programmes et politiques en rnatsres de NTIC en Afrique;

- renforcer les capacltes au niveau de I'Afrique dans les domaines lies aux echanges pour que les ressortissants africains s'adaptent aux rouages du rnarche international et aux negociations soutenues par l'Organisation mondial du commerce (OMS).

Aux gouvernements

Chaque gouvernement devra etre a meme de focaliser son altention aux points ei-apres : - Une repartition eflicace des investissements en matiere d'education du niveau primaire au niveau universitaire/superieur, tout en stimulant les cornpetences dans Ie domaine technique afin de s'impliquer sans faille face aux innovations et anticiper les techniques de production face a un marche mondial toujours competitif ;

- une specialisation dans Ie domaine ou les avantages comparalifs sont observes face aux pays;

" Economic Commission torAlrtca (ECA,20(4)."Unlocking africa's lrade potental", Economic report on Alrtca2004, pp.170,183<TTN : Tunisia TradeNet. ASYCUDA : Automaled SystemforCustomsDatafromUnfted Nations Contera""e0/1T_and Development - UNCTAD>

15Commission Economique pour l'Alrtque, Bureau Atrtque Centrale ( 2002).0Le Nepad etles enjeux du developpemenl en Atrtque", Maisonneuve el Larose, Parts, pp. 97-124

16Commission Economique pour I'Atrique(CEA, 2004),»Accelerer !'inlegration regionale en Alrtque. Vue d'ensemble» 17~exempledes protocols dans IecadredeI'Union afrtcaine el autres communautes economique regionales ou on deplore lalenteur dans la ratification et des divergences d'interets.

(16)

- innover les infrastructures et porter une attention pamculeres aux offices exploitant les NTIC;

- la souplesse a gerer les conflits sous-reclonaux partant de bans rapports de voisinage pour lastabilite des sous-reqons visant Ie developpement du continent;

- securser la population dans Ie domaine des nouvelles technologies de l'lnformation et communication face au danger du monopole du secteur prive (national au multinational) detenteur d'important capitaux capable de controler tout Ie rnarche ;

- faire jouir Ii la population les avancees de la technologie qui demeurent une des preoccupations de la Convention intemationale sur les droits economique, social et cuitureP8 ;

- assurer lacollaboration de taus les partenaires nationaux (gouvernement, organisations de la societe civile et secteur prive) en matieres d'information dont racces contribuerait largement au processus de prise de decision de fayon dernocratque etinclusive;

- mise sur pied des projets et programmes au profit de la base pour un developpernent integre en matiere des NTIC et la prise en compte du milieu ruraP9 dans les programmes nationaux d'extension des reseaux de telecommunication;

• Adapter les decisions et restrictions en matieres d' echanges face au

def

et imperatifs de lamondialisation, de I'integration regionale etsous-reqionale.

Aux organisations de la societe civile (OSe)

- Promouvoir la justice sociale pour Ie bien-etre des groupes defavorises

at

eviter de representor les interets des socstas et(hommes).polttiques bailleurs de leurs actions;

- promouvoir la Iiberte d'expression

2o,

element indispensable de ladernocrate, par la voie desNTIC.

Aux entreprises privees

Partant de la distinction faile entre responsabilite sociale et gouvernance des entreprises2

1,

iI est recommence Ii ces dernieres de porter une attention aux points ci- aPfes:

18International covenant on economic, social and cultural rights, Article 15.b.

19Economic Commission forAlnca(ECA. 2003. Report ofthe Third meeting ofthe Committee on development info""ation (COOl III), May 10-17, 2003, AddisAbaba, Ethiopia, p. 44

2lJUniversal declaration of Human nghts, 1948, Article 19 : "Everyone has Ihenghl 10 freedom ofopinion and expression; Ihisnghl includes freedom tohold opinions without intenerence and 10 seek, receive and impart infomation and ideas through any media and regardless of frontiers.

21Organisation mondiale dutravail (OIT, 2004), "Une mondialisation juste : creer des opportunites pour to, ) ", Commission mondiale sur/adimension sociale delamondialisation, Geneve , Suisse.

(17)

- une publication des donnees ou informations chiffrees exactes permettant la prise de decision juste par les analystes et decideurs :

- latransparence,

- integrer les

NTIC pour s'ouvrir davantage

a la clientele potentielle -tant nationale qu'internationale- sans restrictions de barriers en vue d'informer sans couts supplementasss ;

- recourir a un modele de croissance endogene

22

avec accuc.claton du

cap~al

humain dans Ie processus de production sans ometlre latechnologie etles innovations;

- collaborer avec la societe civile etle gouvernement afin de lutler contre les abus lies a I'usage de l'lnternet ;

- collaborer avec Ie gouvernement dans Ie souci de promouvoir les economies d'echelle et etre sscunsees partant des negociations initjees par I'OMC au profit des pays membres (licence

23

dans Ie domaine biotechnologique pour les industries pharmaceutque et laboratoires prives),

- s'investir dans Ie domaine de recherche et developpemsnt pour innover 180 ou Ie pouvoir public ne sait porter une atlention soutenue suite aux contraintes bUdgetaires.

22Lemodele decroissance endogene a evoluedela fonne AK (ou seulle facteur capital, K, detennlnait la production, Y _ F(K)=AK, d'apres Solow) a lafonne Y=F(K,L) sous plusieurs fonne ouil est plus aise deremarquer latechnolgiede type Cobb-douglass. Solow, Harrod-Domar, Romer, Barro, Lucas el autres sont plus cites dans cecas. Voir Philippe Aghion&Peler Howit (1999), Massachusetts Institue oftechnology, Usa

23 Commission economique pour I'Afnque (CEA, 2002). "Exploiter lestechnologies pour un developpemenl durable"

Addis Ababa, Ethiople

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