• Aucun résultat trouvé

Chapitre 9 : Vecteur et repérage

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "Chapitre 9 : Vecteur et repérage"

Copied!
6
0
0

Texte intégral

(1)

2nde – ch9 - 1

Chapitre 9 : Vecteur et repérage

I- Repère du plan

a) Définition d’un repère

Définition :

On appelle repère du plan, et on note (O,𝑖⃗ , 𝑗⃗), la donnée d’un point O appelé origine et de deux vecteurs non colinéaires 𝑖⃗ 𝑒𝑡 𝑗⃗.

- De plus, un repère est orthogonal si 𝑖⃗ 𝑒𝑡 𝑗⃗ et ont des directions perpendiculaires ;

- Enfin, un repère orthogonal est dit orthonormé (ou orthonormal) si 𝑖⃗ 𝑒𝑡 𝑗⃗ et ont la même norme.

b) Distance entre 2 points dans un repère

Propriété :

Soient A(xA ; yA) et B(xB ; yB) deux points dans un repère orthonormé. Alors : 𝐴𝐵 = √(𝑥𝐵− 𝑥𝐴)2+ (𝑦𝐵− 𝑦𝐴)2

Démonstration

C’est une conséquence directe du théorème de Pythagore (ajouter un point C de sorte que ABC soit rectangle en C).

c) Coordonnées du milieu d’un segment

Propriété :

Soit A et B deux points de coordonnées (𝑥𝐴

𝑦𝐴) et (𝑥𝐵

𝑦𝐵) dans un repère (O, 𝑖⃗, 𝑗⃗).

Le milieu M du segment [AB] a pour coordonnées : (

1

2(𝑥𝐴 + 𝑥𝐵)

1

2(𝑦𝐴+ 𝑦𝐵))

Méthode : Calculer les coordonnées d’un milieu

On considère (O, 𝑖⃗ , 𝑗⃗) un repère du plan.

Soit A(2

3), B(−2

1 ) et C( 3

−1).

Calculer les coordonnées de M, N et P milieux respectifs de [AB], [AC] et [BC].

M ( 2+(−2)

2 ; 3+1

2 ) = (0 ; 2) N ( 2+3

2 ; 3+(−1)

2 ) = (2,5 ; 1) P ( −2+3

2 ; 1+(−1)

2 ) = (0,5 ; 0)

J

0 I

A

B

C V

(2)

2nde – ch9 - 2 II- Les vecteurs dans un plan

a) Coordonnées d’un vecteur dans un repère

Définition :

Soit (O,𝑖⃗ , 𝑗⃗), un repère du plan. Pour tout vecteur 𝑢⃗⃗, il existe un point M tel que 𝑢⃗⃗ = 𝑂𝑀⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗. Les coordonnées du vecteur 𝑢⃗⃗ dans ce repère sont alors celles du point M.

Si un point M a pour coordonnées (𝑥𝑀 ; 𝑦𝑀) alors on note 𝑢⃗⃗(𝑥𝑀 ; 𝑦𝑀) 𝑜𝑢 𝑢⃗⃗ (𝑥𝑀 𝑦𝑀)

Propriétés : Soit 𝑢 ⃗⃗⃗⃗ (𝑥1

𝑦1) 𝑒𝑡 𝑣⃗ (𝑥2

𝑦2) 2 vecteurs. Alors :

• 𝑢⃗⃗ = 𝑣⃗ ⇔ 𝑥1 = 𝑥2 𝑒𝑡 𝑦1 = 𝑦2

• 𝑢⃗⃗ + 𝑣⃗ (𝑥1+ 𝑥2 𝑦1+ 𝑦2)

• 𝑘𝑢⃗⃗ (𝑘𝑥1 𝑘𝑦1)

Soient A(xA ; yA) et B (xB ; yB) deux points. Alors

• 𝐴𝐵⃗⃗⃗⃗⃗⃗ (𝑥𝐵− 𝑥𝐴 𝑦𝐵− 𝑦𝐴)

• 𝑙𝑒 𝑚𝑖𝑙𝑖𝑒𝑢 𝐼 𝑑𝑒 [𝐴𝐵] 𝑎 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑐𝑜𝑜𝑟𝑑𝑜𝑛𝑛é𝑒𝑠 ∶ 𝐼 (𝑥𝐴+𝑥𝐵

2 ; 𝑦𝐴+𝑦𝐵

2 )

Démonstration :

Les trois premiers points utilisent simplement la définition. Pour le 4ème, la relation de Chasles nous donne : 𝐴𝐵⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝐴𝑂⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝑂𝐵⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = −𝑂𝐴⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝑂𝐵⃗⃗⃗⃗⃗⃗

Comme −𝑂𝐴⃗⃗⃗⃗⃗⃗ (−𝑥𝐴

−𝑦𝐴) 𝑒𝑡 𝑂𝐵⃗⃗⃗⃗⃗⃗ (𝑥𝐵

𝑦𝐵) on a alors par addition 𝐴𝐵⃗⃗⃗⃗⃗⃗ (𝑥𝐵− 𝑥𝐴 𝑦𝐵− 𝑦𝐴).

Pour le dernier, on remarque que 𝑂𝐴⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝑂𝐵⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 2𝑂𝐼⃗⃗⃗⃗⃗ si on construit un parallélogramme à partir des points O, A et B (tel que AB en soit une diagonale). Par conséquent, 𝑂𝐼⃗⃗⃗⃗⃗ =1

2(𝑂𝐴⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝑂𝐵⃗⃗⃗⃗⃗⃗) a pour coordonnées

1

2 (𝑥𝐴 + 𝑥𝐵; 𝑦𝐴+ 𝑦𝐵)

Exercice :

Soient A(– 1 ; – 5) et B(2 ; 3). Déterminer les coordonnées du vecteur 𝐴𝐵⃗⃗⃗⃗⃗⃗ et du milieu I de [AB].

Solution :

Les coordonnées de 𝐴𝐵⃗⃗⃗⃗⃗⃗ sont données par : 𝑥𝐵 – 𝑥𝐴 = 2 – (– 1) = 3 𝑒𝑡 𝑦𝐵 – 𝑦𝐴 = 3 – (– 5) = 8. Donc 𝐴𝐵⃗⃗⃗⃗⃗⃗ (3

8).

Pour le vérifier, faire une figure, et vérifier qu’on se déplace bien horizontalement de 3 carreaux vers la droite puis verticalement de 8 carreaux vers le haut afin d’aller du point A au point B.

Puisque 𝑥𝐴+𝑥𝐵

2 =−1+2

2 = 1

2 𝑒𝑡 𝑦𝐴+𝑦𝐵

2 =−5+3

2 = −1. On conclut que I(0,5 ; – 1).

(3)

2nde – ch9 - 3 b) La colinéarité dans un repère

Propriété : Soit 𝑢 ⃗⃗⃗⃗ (𝑥1

𝑦1) 𝑒𝑡 𝑣⃗ (𝑥2

𝑦2) 2 vecteurs. Alors ces 2 vecteurs sont colinéaires si et seulement 𝑥1𝑦2− 𝑥2𝑦1 = 0 (c’est-à-dire si leurs coordonnées sont proportionnelles).

Démonstration :

Si l’un des vecteurs est nul, il n’y a rien à démontrer. Supposons alors que les deux vecteurs soient non nuls.

S’ils sont colinéaires, c’est qu’il existe un réel k tel que 𝑢⃗⃗ = 𝑘𝑣⃗ , c’est-à-dire 𝑥1 = 𝑘𝑥2 𝑒𝑡 𝑦1 = 𝑘𝑦2. Dans ce cas, x1y2 – y1x2 = kx2y2 – ky2x2 = 0.

Exercice :

• Est-ce que les vecteurs 𝑢⃗⃗ (−5

3 ) 𝑒𝑡 𝑣⃗ (15

−9) sont-ils colinéaires ? Justifier.

• Est-ce que les vecteurs 𝑎⃗ ( 7

−3) 𝑒𝑡 𝑏⃗⃗ ( 4

−2) sont-ils colinéaires ? Justifier.

Solution :

• Puisque (– 5) × (– 9) – 3 × 15 = 45 – 45 = 0, les vecteurs 𝑢⃗⃗ 𝑒𝑡 𝑣⃗ sont colinéaires.

• Puisque 7 × (– 2) – (– 3) × 4 = – 14 + 12 = – 2, les vecteurs 𝑎⃗ 𝑒𝑡 𝑏⃗⃗ ne sont pas colinéaires.

c) Déterminant de deux vecteurs

Définition :

Soit 𝑢⃗⃗ et 𝑣⃗ deux vecteurs de coordonnées (𝑥

𝑦) et (𝑥′

𝑦′) dans un repère (O, 𝑖⃗, 𝑗⃗).

Le nombre xy’ – yx’ est appelé déterminant des vecteurs 𝑢⃗⃗ et 𝑣⃗.

On note : 𝑑𝑒𝑡(𝑢⃗⃗ ; 𝑣⃗) = |𝑥 𝑥′

𝑦 𝑦′| = 𝑥𝑦− 𝑦𝑥′.

Propriété :

Dire que 𝑢⃗⃗ et 𝑣⃗ sont colinéaires revient à dire que 𝑑𝑒𝑡(𝑢⃗⃗ ; 𝑣⃗) = 0.

Méthode : Vérifier si deux vecteurs sont colinéaires à l’aide du déterminant

Dans chaque cas, vérifier si les vecteurs 𝑢⃗⃗ et 𝑣⃗ sont colinéaires.

a) 𝑢⃗⃗ (−6

10) et 𝑣⃗ ( 9

−15) b) 𝑢⃗⃗ (4

9) et 𝑣⃗ (11 23)

a) 𝑑𝑒𝑡(𝑢⃗⃗ ; 𝑣⃗) = |−6 9

10 −15| = (−6) × (−15) − 10 × 9 = 90 − 90 = 0 Les vecteurs 𝑢⃗⃗ et 𝑣⃗ sont donc colinéaires.

b) 𝑑𝑒𝑡(𝑢⃗⃗ ; 𝑣⃗) = |4 11

9 23| = 4 × 23 − 9 × 11 = 92 − 99 = −7 ≠ 0 Les vecteurs 𝑢⃗⃗ et 𝑣⃗ ne sont donc pas colinéaires.

(4)

2nde – ch9 - 4 d) Applications

Méthode : Appliquer la colinéarité

On considère (O, 𝑖⃗ , 𝑗⃗) un repère du plan.

Soit A(−1 1 ), B(3

2), C(−2

−3), D( 6

−1) et E(5 0).

1) Démontrer que les droites (AB) et (CD) sont parallèles.

2) Démontrer que les points E, B et D sont alignés.

1) 𝐴𝐵⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = (3 −(−1) 2 − 1 )=(4

1) et 𝐶𝐷⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = ( 6 − (−2)

−1 − (−3)) = (8 2).

Comme les coordonnées de 𝐴𝐵⃗⃗⃗⃗⃗⃗ et 𝐶𝐷⃗⃗⃗⃗⃗⃗ sont proportionnelles, on en déduit que les vecteurs 𝐴𝐵⃗⃗⃗⃗⃗⃗ et 𝐶𝐷⃗⃗⃗⃗⃗⃗ sont colinéaires.

Les droites (AB) et (CD) sont donc parallèles.

2) 𝐸𝐵⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = (3 − 5

2 − 0) = (−2

2 ) et 𝐸𝐷⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = ( 6 − 5

−1 − 0) = ( 1

−1).

𝑑𝑒𝑡(𝐸𝐵⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ; 𝐸𝐷⃗⃗⃗⃗⃗⃗) = |−2 1

2 −1| = −2 × (−1) − 2 × 1 = 0

Les coordonnées de 𝐸𝐵⃗⃗⃗⃗⃗⃗ et 𝐸𝐷⃗⃗⃗⃗⃗⃗ vérifient le critère de colinéarité des vecteurs.

On en déduit que les vecteurs 𝐸𝐵⃗⃗⃗⃗⃗⃗ et 𝐸𝐷⃗⃗⃗⃗⃗⃗ sont colinéaires.

Les points E, B et D sont donc alignés.

(5)

2nde – ch9 - 5

(6)

2nde – ch9 - 6

Références

Documents relatifs

La trajectoire d’un point d’un objet en mouvement est une courbe orientée formée par l’ensemble des positions successives occupées par ce point au cours du

[r]

est orthogonale dans can. est

Construire géométriquement la somme de deux vecteurs à l'aide de la relation de Chasles ou

sible aux enfants et non d'un exposé ex cathedra, livresque ou verbal. de façon à bien leur faire sentir que les sciences et /es diverses dis= ! plines qu'ils étudient ne

Commençons par montrer que le produit tensoriel ⊗ k a la propriété proposée comme motivation en 32.0, c.-à-d., que le produit tensoriel de deux algèbres de polynômes est une

On rappelle que l’extension k ⊆ K est galoisienne, d’après le 2ème théorème fondamental 7.4.4, et son groupe de Galois est noté Gal(P/k). Ceci prouve le point 3)... D’après

Nous allons voir dans ce chapitre que les fonctions du second degré et les fonctions homographiques peuvent se déduire par les transformations précédentes des fonctions carré