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LES NOUVEAUX TARIFS DES CARBURANTS

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LE CARREFOUR

D’ALGERIE

Le journal du citoyen

www.carrefourdalgerie.com

N°5692 - DIMANCHE 07 JUIN 2020 - 20 DA - EDITION NATIONALE - 18ème ANNÉE

D’ALGERIE

DEPUIS LE DÉBUT DE LA CRISE DU COVID-19

La consommation d’eau

en Algérie a augmenté de 10% P.04

DÉCONFINEMENT À SAIDA

08 POLICIERS PLACÉS SOUS SURVEILLANCE

MÉDICALE... P.08

ECOLES PRIVÉES

Début des préinscriptions sur un litige du paiement des frais scolaires P.05

IL TUE SON VOISIN LORS D'UN MATCH DE FOOTBALL P.07

C

omme une “cause à effet”, il est fort à parier que le coût du transport risque, lui aus- si, de ne pas échapper au “coup de fouet” subi par les nouveaux prix des carburants. Il est admis que l’éco- nomie dépend à 98% de ses expor- tations d’hydrocarbures. Une telle situation fort embarrassante la rend vulnérable à tout danger découlant de la chute des prix des marchés mondiaux. Le pays, encore “otage”

de ses hydrocarbures, vit une situa-

tion économique aggravée par le Co- vid-19. Et comme l’automobiliste, pour qui un malheur n’arrive jamais seul , se serre d’ores et déjà le ventre, lui qui a eu vent des “réajustements” in- troduits dans la loi des finances com- plémentaire 2020 afin de réévaluer les prix des hydrocarbures. Il s’agit des nouveaux prix de carburants qui sont mis à jour, conformément à leur valeur actuelle sur les taux de chan- ge et les bourses pétrolières inter- nationales. Lire en page 03

LES NOUVEAUX TARIFS

DES CARBURANTS

(2)

LE CARREFOUR D'ALGÉRIE / DIMANCHE 07 JUIN 2020 www.carrefourdalgerie.com

02 ZONE INTERDITE

EDITE PAR LA SARL EDIMARCOM-DIST Au Capital de 100.000 DA Direction - Rédaction - Administration

16, Bd Docteur Benzerdjeb - ORAN Tél: 041 30 73 39 / Fax: 041 30 73 41

Tous les manuscrits et les photos remis au journal

ne peuvent faire l’objet d’aucune réclamation.

Président Directeur Général Lazreug Mohamed

Directeur de la Publication Abdellah BOUHALI Directeur Technique Benyoucef Mohammed

Conception PAO Le Carrefour d’Algérie

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Société d’Impression de l’Ouest (SIO) Zone Industrielle - d’Es-Sénia - ORAN

Impression Centre: SIA Diffusion Ouest: Le Carrefour d’AlgérIe

ANEP Alger 01, Avenue Pasteur Tél: 021 73 76 78 / 021 73 71 28

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L

e ministère de l'Intérieur, des Collectivités locales et de l'Aménagement du territoire a fait savoir jeudi que les citoyens désirant se lancer dans le travail associatif peuvent désormais créer des associations com- munales à caractère caritatif et solidaire ainsi que des comité de quartiers ou de villages, et ce en considération de l'élan de solidarité dont ont fait preuve les algé- riens durant la crise du Covid-19. "En con- sidération de l'élan de solidarité dont a fait preuve le peuple algérien durant la crise du Covid-19, le ministère de l'Inté- rieur, des Collectivités locales et de l'Amé- nagement du territoire porte à la connais- sance des citoyens désirant se lancer dans le travail associatif qu'ils peuvent désormais créer des associations com- munales à caractère caritatif et solidaire ainsi que des comité de quartiers ou de villages, et ce pour faciliter leur accom- pagnement par les pouvoir publics et as- seoir, partant, de nouvelles règles en matière de gestion des affaires locales", lit-on dans le communiqué du ministère.

A cet égard, le ministère invite les citoyens à consulter son site web ou à se rappro- cher des services de la commune pour obtenir toutes les informations permet- tant à ces initiatives de prendre forme dans un cadre organisé.

Assemblée Générale de l'ONU

Mimouni à la tête du Comité des Conférences

L

a Loi de finances complémentaire (LFC) pour 2020, adoptée mardi par le Conseil de la nation, a été publiée au dernier Journal officiel n 33.

Le texte de loi prévoit une baisse des dépenses budgétaires à 7.372,7 mds DA (mds DA) contre 7.823,1 mds DA dans la Loi de finances (LF) initiale.

Les recettes budgétaires devraient elles aussi baisser à 5.395,8 mds DA contre 6.289,7 mds DA dans la LF initiale. Le déficit budgétaire devrait atteindre 1.976,9 mds DA (-10,4% du PIB) contre 1.533,4 mds DA dans la LF initiale (-7,2% du PIB).

Parmi les principales mesures prévues dans la LFC 2020, l’augmentation de la taxe sur les produits pétroliers (TPP) ou assimilés de 3 dinars/litre pour les trois catégories d’essence et de 5 dinars/litre pour le gasoil ainsi que le relèvement de la valeur de la taxe (timbre) appliquée aux transactions de véhicules neufs.

Le texte prévoit également le remplace- ment de l’impôt sur le patrimoine par l’im- pôt sur la fortune, avec élargissement du champ des personnes auxquelles il sera imposé et l’augmentation de sa valeur selon un barème progressif. Aussi, le texte stipule la réorganisation et la reformula- tion du régime de l’Impôt forfaitaire uni- que (IFU), en annulant le régime de la déclaration contrôlée pour les métiers non commerciaux.

L

e représentant permanent de l’Al gérie auprès des Nations Unies, Sofiane Mimouni, a été élu en qua- lité de président du Comité des Confé- rences de l’Assemblée Générale de l’Or- ganisation des Nations Unies pour l’an- née 2020. Cette élection unanime du re- présentant permanent de l’Algérie inter- vient suite à la décision du Groupe afri- cain de New York d’endosser la candida- ture de l’Ambassadeur Mimouni pour bri- guer ce poste. Organe subsidiaire de l’As- semblée générale, ce Comité, composé de vingt et un membres (21), conseille l’Assemblée générale sur toutes les questions relatives à l’organisation des conférences et des réunions des Nations Unies. Il est, également, appelé à déci-

der, au nom de l’Assemblée générale, de la suite à donner aux demandes de déro- gation au calendrier des conférences ap- prouvé qui ont des incidences adminis- tratives et financières. La présidence de l’Algérie de cet important organe de l’ONU intervient dans un contexte parti- culièrement difficile marqué par la pro- pagation de la pandémie du Coronavirus (COVID-19) ayant conduit à l’annulation ou au report de la majorité des réunions et événements initialement prévus par les Nations Unies durant l’année 2020. Cet- te situation donne une importance parti- culière au travail de cet organe onusien et renforce son rôle car il sera appelé à reprogrammer toutes les réunions ayant fait l’objet de report.

L

’Association nationale des commerçants et artisans (ANCA) s'est félicitée de la dé- cision du Premier ministre relative à la reprise des activités économiques et de la réouverture des commerces scindée en deux phases, a indiqué vendredi un communiqué de l'Asso- ciation.

A cette occasion, l'ANCA a rappelé la nécessité pour les commerçants de respecter les mesures de préven- tion, notamment le port des bavettes et la distanciation sociale pour éviter la propagation de la Covid-19, a ajou- té le communiqué. L'ANCA s'engage, dans ce cadre, à la publication d'un guide pour toutes les activités com- merciale et artisanales sur les règles d'hygiène pour ne pas subir d'éven- tuelles sanctions, a précisé la même source, appelant les citoyens à s'en tenir aux mesures de prévention en vue de préserver la santé publique jusqu'à la fin de cette crise sanitaire.

Adoptée mardi par le Conseil de la nation

La Loi de finances complémentaire 2020 parue au Journal officiel

Reprise des activités économiques et commerciales

L'ANCA salue la décision

La création d'associations communales à

caractère caritatif et solidaire autorisée

L

e ministre du Commerce, Kamel Rezig a présidé, jeudi à Alger, la cérémonie de distinction des pro- ducteurs d’huile d’olive, lauréats du con- cours international de Paris, où l’Algérie a remporté deux médailles d’or et d’ar- gent, indique un communiqué du minis- tère.

Organisée au siège du ministère, en pré- sence du ministre délégué chargé du Commerce extérieur, Aïssa Bekaï, la cé- rémonie a été l’occasion pour M. Rezig d’examiner, avec les opérateurs de cette filière, les voies et moyens de promou- voir la production et d’améliorer la com- mercialisation aux plans local et interna- tional, précise la même source. Le mi- nistre a mis l’accent sur l’impératif d’or- ganiser et d’encadrer cette filière en coor- dination avec les services du ministère de l’Agriculture et du Développement ru- ral, a-t-on indiqué. A ce propos, M. Rezig a appelé ces opérateurs à se constituer en force de proposition pour applanir les obstacles auxquels fait face la filière, à l’instar de la faible performance de la chai-

ne de commercialisation au plan local et la concurrence déloyale sur les marchés internationaux, invitant ces opérateurs à

Huile d’olive

Le ministre du Commerce distingue les producteurs

promouvoir leurs performances afin de créer davantage d’emplois au sein de cette filière, ajoute la même source.

(3)

J

e crois, et si je ne me trompe pas, nous som mes, encore, en pleine épidémie…Le Covid- 19 ne nous a pas encore, -à ce que je sache-, dit: «Adieu et à la prochaine vague».. Même, si l’épi- démie s’est mise progressivement à fléchir, ses sé- quelles, cependant, continuent à se faire lire, d’une façon apparente, partout, sur les visages et sur le moral des citoyens. La dynamique sociale persévè- re dans son blocage, frôlant la mort. C’est le moment où l’Etat, gouvernants et gouvernés, sont appelés à plus de solidarité, de dialogue et d’entraide…Faisant appel à notre sagesse!! Est-ce le moment opportun pour imposer cette hausse des prix du carburant, sincèrement inopportune. Je ne prétends pas être un as de l’économie ou de la gestion des finances de l’Etat algérien. Or, je constate, seulement, en tant que citoyen, un simple citoyen tout cours, qu’il aurait fallu aider les gens à se relever de cette chute douloureu- se causée par la pandémie. Après plus de trois mois d’hibernation forcée, ils aspirent à des nostalgiques retrouvailles avec leur vie et leur dynamisme. Il ne serait pas du tout sage, de leur faire un mauvais ac- cueil, par le truchement de cette folle hausse des carburants. Allez-vous dire, peut-être, ce n’est enfin que du carburant !! Et, bien chers messieurs - da- mes, l’adage moderne disait, que quand le carbu- rant monte sur le créneau de la folie, ce sont toute une série d’autres prix, concernant d’autres matiè- res, généralement nécessaires, qui vont lui emboî- ter le pas et connaître, de facto, le même sort.. Nous savons que, l’avènement du Coronavirus ayant mis le pays en quarantaine, l’avait impérativement dé- plumé de ses ressources financières, à cause du chômage et du ralentissement, aux plus bas degrés, de l’activité économique. De telles mesures vont, sans nul doute, frapper le citoyen, notamment «le citoynoide » de plein fouet. Le rôle de l’Etat dans des circonstances pareilles, c’est de consoler le peuple, à cause des souffrances et des pertes occasionnées par l’épidémie. Il y a des familles qui dépendaient des salaires journaliers misérables et qui n’ont pas travaillé depuis trois bons mois. Ce sont des centai- nes de milliers de citoyens, vivant de ce régime, très liés à leur subsistance quotidienne. D’autre part, les gens du faux Hirak, qui maintiennent, toujours l’épée de la contestation et la menace sécuritaire toujours, plus haut, vont certainement pas laisser un «faux pas» aussi mal calculé, afin de l’exploiter à leur faveur. Ils pourraient bien réussir à rallier d’autres gens et agrandir leurs rangs. Dans des pa- reilles circonstances, disons, très particulière, imi- tant de près une situation de guerre, il n’y a que la planche à billets qui pourrait sauver la situation. Les USA et d’autres puissances économiques et techno- logies ont eu recours à cette même solution!!…A con- dition, évidemment, que cela ne devrait durer que pendant la période de crise …

www.carrefourdalgerie.com

Actualités 03

Point de Vue

Par A. Benabdellah

Mauvaise hausse au mauvais moment!

[email protected]

Par B.Habib

C

omme une “cause à effet”, il est fort à parier que le coût du transport risque, lui aus- si, de ne pas échapper au “coup de fouet” subi par les nouveaux prix des carburants. Il est admis que l’écono- mie dépend à 98% de ses exporta- tions d’hydrocarbures. Une telle si- tuation fort embarrassante la rend vulnérable à tout danger découlant de la chute des prix des marchés mondiaux. Le pays, encore “otage”

de ses hydrocarbures, vit une situa- tion économique aggravée par le Covid-19. Et comme l’automobiliste, pour qui un malheur n’arrive jamais seul , se serre d’ores et déjà le ven- tre, lui qui a eu vent des “réajuste- ments” introduits dans la loi des fi- nances complémentaire 2020 afin de réévaluer les prix des hydrocarbures.

Il s’agit des nouveaux prix de carbu- rants qui sont mis à jour, conformé- ment à leur valeur actuelle sur les taux de change et les bourses pétro- lières internationales. Une mesure, rappelons-le, qui ne se “distancie”

pas beaucoup par rapport à la pré- cédente, intervenue après les “réa- justements” du début 2018. Ainsi, le coût de vie en Algérie serait appelé à augmenter. Ce ne sera pas facile en effet de payer son essence, encore moins, peut-être, son prix de trans- port et pourquoi pas sa facture éner- gétique. On sait que le prix d’un litre d’essence ne dépasse pas les 0,26 euro en 2020, ce prix étant en moyen- ne, il peut baisser à 0,16 ou carré- ment grimper jusqu’à 0,31 euro, se- lon la période et la ville. En Algérie, il est, en tout, relativement moins cher qu’en France, selon la convertibilité de change. Une augmentation de 03

DA pour le prix de l’essence, et 05 DA pour le prix du gas-oil, est envisagée.

Quant au prix référentiel du baril du pétrole, il sera de 30 dollars, indique une certaine source. Il est évident que dans l’ensemble, les carburants coûteront désormais plus cher en Algérie, suite à la révision des prix des produits pétroliers dans l’avant- projet de LFC 2020. Les stations- service vont régler leurs machines avec les nouveaux tarifs, suite aux augmentations des prix de l’essen- ce et du gas-oil, qui ont été décidées par le gouvernement, dans le cadre de la Loi de finances complémentai- re (LFC) 2020, entrée en vigueur après sa publication, ce jeudi, au Journal officiel. « Il est institué au profit du budget de l’État, une taxe sur les produits pétroliers ou assimilés, im- portés ou obtenus en Algérie, notam- ment en usine exercée », précise l’ar- ticle 28 de la LFC 2020. Aucune aug- mentation de la taxe du GPL/C n’est prévue par le texte. « Dans ce cadre, la TPP constitue un outil efficace de réajustement des prix des carburants en fonction des impacts socio-éco- nomiques et budgétaires attendus.

À cet effet, il est proposé, pour l’an- née 2020, une augmentation des ta- rifs de la TPP à raison de 03 DA/L pour les trois catégories d’essence et de 05 DA/L pour le gas-oil », préci- se le texte. Concrètement, les auto- mobilistes devront payer le litre d’es- sence trois dinars de plus que d’ha- bitude et débourser cinq dinars en plus pour celui du gas-oil. Ainsi, le prix de l’essence normal passera à 43,71 dinars, celui de l’essence su- per à 45,97 et le sans plomb à 45,62 dinars. Le prix du gasoil a augmenté de 05 dinars et atteint 29.01 DA. « Cette augmentation des tarifs de la

TPP générerait des recettes budgé- taires supplémentaires, au titre de la période juin-décembre 2020, esti- mées à 41,5 milliards de DA en ma- tière de TPP. S’agissant des recettes budgétaires additionnelles en matiè- re de TVA, elles sont estimées à 7,9 milliards de DA », a expliqué le gou- vernement. Pour justifier ces nouvel- les hausses, le gouvernement a pré- senté l’argument de la hausse de la consommation des carburants qui a triplé en 19 ans, pour atteindre près de 14,4 millions de tonnes en 2019 contre 05,6 millions de tonnes en 2000, leurs prix comparés à l’inter- national et la chute des prix du pétro- le. « Compte tenu du prix bas et ré- glementé des carburants, leur con- sommation n’a pas cessé de s’ac- croître d’une année sur l’autre, indui- sant ainsi une surconsommation énergétique en expansion alors qu’une part non négligeable de la consommation additionnelle est im- portée en devises. La consommation des carburants (essence et gas-oil) en 2019 est chiffrée à 14,41 millions de tonnes », écrit- on dans un expo- sé des motifs du projet de la LFC. Il a ajouté que « comparativement aux prix appliqués à l’international, l’Al- gérie est classée parmi les pays pé- troliers qui pratiquent des tarifs de carburants les plus bas et ce, no- nobstant les réajustements de prix introduits en 2016, 2017 et 2018».

L’autre argument est lié à la chute des prix du pétrole. «Dans le contex- te actuel de chute drastique des prix du pétrole, l’Algérie, à l’instar des autres pays exportateurs d’hydrocar- bures, est confrontée à d’importants et conséquents déficits budgétaires et de la balance des paiements d’où la nécessité de réajuster les prix de l’énergie, ce qui aura pour consé- quence la réduction des subventions budgétaires implicites et explicites y afférentes», expliquent les rédac- teurs du texte. Outre la hausse des recettes du budget de l’État, la haus- se des prix des carburants vise, se- lon le texte, à «assécher les sources de la contrebande transfrontalière, réduire les importations de carbu- rants en vue d’atténuer les déficits commerciaux, recourir aux carbu- rants moins polluants (GPL/C et GNC), diminuer les subventions bud- gétaires, préserver l’environnement et protéger la santé du citoyen».

En vigueur après leur publication, ce jeudi, au Journal Officiel

Les nouveaux tarifs des carburants

Covid-19

L'Algérie a atteint le pic le 29 avril dernier

L

'Algérie a atteint le pic de contamination par le coronavirus, le 29 avril dernier avec 199 cas déclarés, a affirmé vendredi le ministre de la Santé, de la Population et de la Réfor me hospitalière, Abderrahmane Benbouzid, soulignant que la situation actuelle "relative- ment stable" a permis d'engager un déconfinement graduel. "Je pense que nous avons atteint notre pic de contamination le 29 avril où il y a eu 199 cas. Nous sommes dans une situation relativement stable qui a permis d'engager un déconfinement graduel", a déclaré le ministre à la télévision publique algérienne, précisant que son département "n'a jamais utilisé plus de 17% de lits de réanimation". Il a expliqué que le gouvernement prend des mesures permettant à certains secteurs de rouvrir leur activité, en fonction des recommandations émises par le Comité scienti- fique de suivi de l'évolution de la pandémie du Coronavirus, rappelant le déconfinement "partiel et graduel" qui a déjà était entamé. Le ministre a fait savoir que son département, ainsi que le comité scientifique, sont en relation avec les secteurs concernés par l'ouverture de leur activité, précisant, à ce propos, avoir eu un "regard" sur les plans de déconfinement des secteurs de l'habitat, du tourisme, de la jeune et des sports où "quelques retouches ont été rajoutées". M. Benbouzid a indiqué, d'autre part, que le ministère des Affaires religieuses et des Wakfs a pris les mesures sanitaires nécessaires pour une éventuelle réouverture des mosquées, tout en rappelant que la reprise des activités économiques, commerciales et de services sera entamée à partir de dimanche prochain et scindée en deux phases, d'après le plan de déconfinement établi par le gouvernement.

de 200Da et d'autres valables 15 jours au prix de 500 Da", a-t-il expliqué. Dans le cadre des mesures préventives, l'Etusa veillera à "la désinfection des bus avant leur départ ainsi que la mise en place de lignes de distanciation so- ciales à même d'organiser le servi- ce", a-t-il dit, relevant la dotation des bus d'un système de désinfection automatique permettant la désinfec- tion de près de 100 personnes à la fois. L'entreprise a préparé, avant la reprise des différentes activités à tra- vers le territoire national et dès l'an- nonce de la levée du confinement, des affiches à même de sensibiliser les ci- toyens quant à l'impératif de faire preuve de discipline et de respect strict de ces instructions, a poursuivi M. Abbes Ah- cene. Pour rappel, L'Etusa a pris en charge, depuis le début de la propa- gation du nouveau coronavirus et l'an- nonce du confinement, le transport quotidien de plus de 10.000 tra- vailleurs des différents secteurs vitaux, dont des fonctionnaires de la santé publique, des agents d'hygiène et d'autres. Toutes les tentatives de l'APS d'informer l'opinion publique quant au programme de l'entreprise Metro d’Al- ger (EMA) ont été vains.

Transport urbain

Adoption de mesures préventives en prévision de la reprise

L

'Entreprise de transport urbain et suburbain d'Alger (ETUSA) a adopté une série de mesu- res préventives en prévision de la re- prise de son activité après la levée du confinement, a appris l'APS auprès de l'entreprise. Entre autres mesures préventives adoptées en prévision de la reprise des activités après la levée du confinement par les autorités pu- bliques figure "la désinfection des bus avant de quitter le garage", précise le chargé de communication à l'ETUSA, Abbes Ahcène. Il s'agit également de

"l'isolement de la cabine du conduc- teur via des barrières et la réduction du nombre de clients à 25 passagers au lieu de 100 passagers avant la pro- pagation de la pandémie". Pour répon- dre à la demande, le même respon- sable a fait état "de l'augmentation du nombre de bus et la réduction du dé- lai d'attente à 15 minutes à compter du départ du premier bus et l'arrivée du suivant ainsi que du nombre de stations après avoir informé le client".

"Dans le souci d'éviter la contagion, l'Etusa a choisi une nouvelle formule de la tarification et de la validité du tic- ket, où il sera procédé à la vente de tickets valables une semaine au prix

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LE CARREFOUR D'ALGÉRIE / DIMANCHE 07 JUIN 2020

www.carrefourdalgerie.com

04 Actualités/Economie

A

quelques jours des réunions ministérielles de l’Organisa tion des pays exportateurs de pétrole (Opep) pour évaluer l’impact des baisses de production, le SG de l'Organisation, Mohamed Barkindo a qualifié l’accord d’avril dernier d’action

"décisive" afin d'empêcher un effon- drement total du marché. "Alors que les conditions du marché continuaient de se détériorer à la fin du premier trimestre de 2020 et au début du se- cond trimestre, il est devenu clair qu'une action urgente était nécessai- re. Les principales parties prenantes du monde entier se sont alignées der- rière les pays signataires de la Déclara- tion de coopération pour soutenir une action proactive, préventive et décisive afin d'empêcher un effondrement total du marché", a déclaré M.Barkindo lors la 133e réunion du Conseil de sa Com- mission économique (BCE), cité dans un communiqué de l’Opep publié sur son site web. Ainsi, l’Organisation pour- suit la préparation de ses réunions ministérielles prévues la semaine prochaine pour suivre l’évolution du marché pétrolier et l’impact de l’accord de baisses de production entrée en vigueur le 1er mai dernier. Dans ce cadre, le SG de l’Opep a réuni mer- credi le 133e Conseil de la Commis- sion économique de l’Organisation

(BCE) qui est un groupe de réflexion statutaire économique et technique, a précisé la même source. Cette réunion du Conseil composé du SG de l’Opep en tant que président et de représen- tants nationaux en tant que membres, intervient quelques jours avant la 179ème réunion ministérielle de la Con- férence de l’Opep, et la 11eme réunion ministérielle des pays membres de l’Opep et non membres de l’Organisa- tion. Dans son discours d'ouverture, il a décrit l'impact de la pandémie de CO- VID-19 sur l'économie mondiale et le marché pétrolier, ainsi que les décisions prises par l'OPEP et ses partenaires lors des réunions ministérielles de l’Opep et l’Opep + les 9 et 12 avril dernier. Le SG de l’Opep a , dans ce cadre, évoqué les baisses de production des pays Opep et NonOpep en affirmant que "les ajus- tements de production totalisant 9,7 Mb / j pendant deux mois, suivis de réduc- tions progressives des niveaux d'ajus- tement sur 22 mois supplémentaires, étaient d'une ampleur et d'une durée sans précédent". Cette période de 2 ans pour les ajustements de la pro- duction a démontré l'engagement to- tal de toutes les parties prenantes à atteindre de nobles objectifs com- muns, a ajouté M . Barkindo. Il a con- clu ses remarques en déclarant: "Un autre résultat décisif a été l'encoura-

gement et l'effusion du soutien que les participants à la Déclaration de Coopération ont reçu. Ce soutien est venu des plus hauts niveaux de gou- vernement (..) les plus grands produc- teurs ont reconnu leur interdépendan- ce mutuelle et les avantages de tra- vailler ensemble pour redonner con- fiance au marché mondial du pétro- le". D’autre part, le SG de l'OPEP a tenu une réunion bilatérale avec le ministre indien du pétrole et du gaz naturel, M . Dharmendra Pradhan. Il a, lors de cette rencontre à distance, in- formé le ministre indien des décisions prises par l'OPEP et ses partenaires lors des dernières réunions ministé- rielles, ainsi que de la préparation des prochaines réunions qui ‘’se tiendront la semaine prochaine’’. M .Pradhan a félicité l'OPEP pour l'accord conclu lors des réunions d'avril qui a aidé à aider à la reprise après l'effondrement sans précédent du marché. "Je vous félicite également pour une meilleure compréhension au sein de l'OPEP et de l'OPEP+ à un moment où le mar- ché mondial de l'énergie est confron- té à de sérieux défis", a déclaré le mi- nistre indien. "Avec l'assouplissement des mesures de confinement, la re- prise progressive devrait relancer la demande de pétrole", a soutenu le ministre indien.

Accord Opep+

Une action décisive afin d'empêcher un effondrement total du marché

L

e volume d'eau potable con sommé à travers l’ensemble du territoire national a aug- menté de 10% depuis le début de la crise de la Covid-19 en mars dernier, a révélé jeudi à Alger le directeur cen- tral au ministère des Ressources en eau, Omar Bougueroua. Invité de la Radio nationale, M. Bougueroua a précisé que l’augmentation de la consommation d’eau était due à l'in- tensification des opérations de dé- sinfection menées quotidiennement dans toutes les régions du pays, tant au niveau des collectivités locales

que des foyers. Il a ajouté que la con- sommation avait surtout augmenté durant le confinement décrété par les hautes autorités du pays en mars dernier dans le cadre de la lutte con- tre la propagation de l’épidémie de Covid-19. Soulignant que l’alimenta- tion de toutes les régions du pays en eau potable demeurait une priorité, le responsable a indiqué que les services du ministère étaient en train de recenser les communes confron- tées à des pénuries d’eau afin de les raccorder aux réseaux de distribution de manière régulière. Le directeur central a en outre fait savoir qu’il sera procédé, lors d’une prochaine ren- contre entre le ministre des Ressour- ces en eau et les cadres du secteur, à une évaluation globale de l’appro- visionnement et de la consommation d'eau depuis le début du confine- ment. M.Bougueroua a fait état, dans ce cadre, de l’élaboration d’un pro- gramme prévoyant 700 projets visant à améliorer l'alimentation en eau po- table des différentes communes du pays. Concernant l’alimentation en eau pendant l’été, le responsable a affirmé que les services du ministè- re préparaient un plan devant permet- tre de passer cette période de forte demande sans encombre. Lors des réunions prévues la semaine pro- chaine, le ministère des Ressources en eau élaborera un plan qui permet- tra d’assurer une bonne alimentation en eau potable durant cette saison et de faire face à tout aléa en temps et lieu, a expliqué le responsable. Ce plan "anticipatif" prendra en considé- ration le déplacement du citoyen du-

rant la période estivale d’une région à une autre et prévoit de lancer des opérations de nettoyage des réser- voirs et des conduites, d’assurer les pièces de rechange pour la répara- tion des pannes ainsi que d’autres mesures complémentaires, a-t-il pré- cisé. Un taux de plus de 50 % d’eau potable est assuré de sources hydri- ques souterraines, 30 % par les bar- rages et 17 % par traitement des eaux de mer, a-t-il indiqué, insistant sur l’impératif "d’une exploitation et d’une gestion rationnelles cette ressource".

Le ministre des Ressources en eau, Arezki Berraki avait déclaré récem- ment que le volume des réserves en ressources hydriques s’élevaient à 4,2 milliards de mètres cubes d’eau en plus des nappes souterraines disponibles en grande quantité, ce qui permet de satisfaire aisément les besoins des citoyens cet été. Par ailleurs, M. Bougueroua a appelé les hommes d’affaires à investir dans le domaine touristique aux abords des barrages, considérant que ces inves- tissements assureront des espaces et des piscines, ce qui réduira le phé- nomène de la baignade dans les barrages et évitera d’autres décès.

"Tous les textes législatifs et cahier des charges relatifs à l’investisse- ment aux alentours des barrages sont prêts", a-t-il ajouté, indiquant que le ministère a reçu des demandes qui sont en cours d’examen par une commission ad-hoc. L’Algérie dispo- se de 81 barrages et 600 petits ouvra- ges hydrauliques situés dans des régions pouvant constituer des es- paces de loisirs pour les familles.

Depuis le début de la crise de la Covid-19

La consommation d’eau en Algérie a augmenté de 10%

Pôle & Mic

Par B.Nadir

L

’émir d’Al Qaïda au Maghreb islamique, Ab delmalek Droukdal, a été tué par les forces françaises dans le nord du Mali, près de la frontière algérienne, a affirmé vendredi sur Twitter la ministre des Armées, Florence Parly, confirmant des informations obtenues par l’AFP. «Les forces armées françaises, avec le soutien de leurs parte- naires, ont neutralisé l'émir Al-Qaida au Maghreb islamique, Abdelmalek Droukdel et plusieurs de ses proches collaborateurs, lors d'une opération dans le nord du Mali», a précisé la ministre sur son compte Twitter. «Ce combat essentiel pour la paix et la stabilité dans la région vient de connaître un succès majeur», a estimé Florence Parly. Aucune indication n’a été donnée sur le nombre et l’identité de ses collaborateurs. Droukdal, un ancien du GIA et un artificier qui a succédé à Nabil Sahraoui, est considéré comme l’un des plus dangereux terroris- tes et émirs car ayant réussi à se tenir à la tête du GSPC avant sa reconversion à l’AQMI. C’est le chef terroriste, qui a détenu un record de longévité au sommet de la hiérarchie d’une organisation terro- riste, a su éviter tous les coups des services de sé- curité et une liquidation par ses paires. C’était un « fin » émir qui savaient reculer et «satisfaire» les chefs. On savait qu’il s’était réfugié au Mali après que l’AQMI ait perdu ses bases en zone 2, soit l’Al- gérois. Droukdal alias «Abou Mossâab Abed El Wa- doud». Il se serait enfui vers le Mali vers la fin de l’année 2018. L’AQMI s’était spécialisée dans les actions kamikazes en Algérie ciblant les symbo- les de l’Etat avant d’abandonner ce procédé après les diverses Fetwa des Djihadistes sur les opéra- tions Kamikazes. L’AQMI s’est illustrée dans le kid- napping et la demande de rançon des étrangers au Sahel. L’AQMI s’est fragilisé après que Mokhtar Bel- mokhtar, l’émir terroriste du Sahara, ait préféré se démarquer de l’AQMI en lançant son propre mou- vement et s’alliant avec les mouvements terroristes des Azawad. Ce qui a fragilisé l’AQMI. La guerre en Libye a fragilisé davantage l’AQMI. Tout récemment, Droukdal a perdu ses lieutenant Seifallah Ben Has- sine, alias Abou Iyadh, ainsi que plusieurs com- mandants d’AQMI, dont Djamel Okacha, alias Ya- hia Abou Hamman. Le terroriste tunisien Abou Iyadh, figure du djihadisme tunisien, est l’un des derniers à avoir fréquenté Ben Laden. Sa liquida- tion a été une occasion pour Droukdal de diffuser une vidéo et de laisser croire que son organisation est bien présente et toujours déterminée à mener des actions terroristes pour venger leurs «martyrs».

La page d’un dangereux sanguinaire est donc tour- née. Qui le remplacera à la tête de l’AQMI?

La Fin

d'un dangereux émir!

Pétrole

Le Brent à plus de 41 dollars

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es cours du pétrole s'appréciaient vendredi, les investisseurs étant optimistes malgré le flou qui entoure les discussions et le calendrier de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de leurs alliés. Ce vendredi matin, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août valait 41,03 dollars à Londres, en hausse de 2,60% par rapport à la clôture de jeudi. A New York, le baril américain de WTI pour le mois de juillet gagnait 1,90%, à 38,12 dollars. Les prix du pétrole s'apprêtent à terminer la semaine sur une note positive "grâce aux réductions de la production et aux signes d'amélioration de la demande, notamment en carburant" avec le déconfinement progres- sif des Etats, a expliqué Fiona Cincotta, analyste. "Le marché attend désormais, éven- tuellement ce samedi, la prolongation des coupes des membres de l'Opep+", a-t-elle ajouté. Si un accord préliminaire de prolongation d'un mois, en juillet, des réductions de leur production par les signataires de l'Opep+ fait consensus auprès des analystes, un certain flou entoure toujours la prochaine réunion - virtuelle - des ministres de l'organisa- tion. La date d'abord: le sommet est toujours inscrit aux 9 et 10 juin, mais certains obser- vateurs de marché évoquent ce week-end et d'autres penchent pour un report autour de la mi-juin. La durée ensuite, la prolongation du retrait du marché des 9,7 millions de barils par jour, décidé en avril, au-delà de juin, pourrait aller jusqu'à six mois pour les plus optimistes. "Même si les réductions de production sont prolongées, la question de la conformité (entre les engagements pris par les pays et leur mise en oeuvre, NDLR)se pose toujours", a complété Mme Cincotta. Le sujet du respect de leurs quotas de coupe par l'ensemble des pays signataires de l'accord est au cœur des négociations entre les deux poids lourds, l'Arabie saoudite et la Russie.

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Actualités/Société 05

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e COVID-19 n'a pas changé, ni dans sa transmissibilité ni dans sa gravité, et que davan- tage d'efforts sont nécessaires pour en arrêter la transmission et sauver des vies, ont déclaré lundi des res- ponsables de l'Organisation mon- diale de la santé (OMS). En réponse à une question concernant la sug- gestion de certains médecins selon laquelle le nouveau coronavirus se- rait en train de s'affaiblir, le docteur Maria Van Kerkhove, responsable technique du Programme des urgen- ces sanitaires de l'OMS, a affirmé que c'était faux. Mme Van Kerkhove a ex- pliqué lors d'une conférence de pres- se à Genève, que deux caractéristi- ques majeures avaient été utilisées pour mesurer le virus depuis le dé- but: sa transmissibilité et sa gravité.

La première signifie "le nombre de patients pouvant être infectés par un seul cas" ou le "nombre de repro- duction", qui est naturellement su- périeur à deux. La seconde signi- fie la mesure dans laquelle un vi- rus peut être à l'origine de diverses maladies, et dans le cas du COVID- 19, "20% des individus auront une

maladie grave". "Donc rien n'a chan- gé, ni en termes de transmissibilité, ni du point de vue de la gravité", a souligné le docteur Van Kerkhove. Le docteur Michael Ryan, directeur exé- cutif du Programme des urgences sanitaires de l'OMS, a partagé l'avis de sa consœur et a ajouté :

"Il s'agit toujours d'un virus mortel et des milliers de personnes en meu- rent chaque jour. Nous devons donc faire preuve d'une prudence excep- tionnelle, pour ne pas donner l'im- pression que le virus a soudaine- ment décidé, de son propre chef, d'être moins pathogène. Ce n'est pas du tout le cas".

"Il se peut que nous réussissions, en tant que communauté et en tant que planète, à réduire l'intensité et la fréquence de l'exposition à ce virus, qui à première vue semble alors plus faible, mais il se peut que cette fai- blesse soit due au fait que nous nous en sortons mieux, et non parce que le virus lui-même serait en train de s'affaiblir", a-t-il dit. Toutefois, Mme Van Kerkhove a souligné que "nous pouvons faire certaines choses pour supprimer la transmission et sauver

des vies". "Il y a des mesures que nous pouvons mettre en place pour réduire la transmission ou pour la supprimer, et cela implique de trou- ver, tester, isoler, soigner tous les cas, retracer et mettre en quarantaine tous les contacts, s'assurer que nous avons mobilisé et engagé le public, garantir que nous avons une appro- che de l'ensemble de la société et du gouvernement", selon elle. "Et nous savons qu'un traitement et une identification précoces, voire un ap- port anticipé d'oxygène si nécessai- re, peuvent sauver des vies. Ce sont donc ces choses qui, je pense, peu- vent réduire la puissance (ainsi que) le pouvoir de ce virus. Mais si nous le laissons s'échapper, il infectera des gens et entraînera des maladies gra- ves chez environ 20% de la popula- tion", a-t-elle ajouté. Selon le docteur Ryan, le public doit "ne pas être né- gatif face à un message d'espoir, mais en même temps, nous devons être réalistes et nous laisser guider par les faits", et "nous ne pouvons pas prendre ce risque pour l'instant et nous devons continuer à faire ce que nous faisons".

Organisation mondiale de la santé

Le Covid-19 n'a pas changé en termes de transmissibilité et de gravité

Trafic de drogue et contrebande

Quatre personnes interpellées à

Laghouat et Tiaret

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uatre personnes ont été interpellées ré cemment par les forces de police à La ghouat et Tiaret pour trafic de drogue et contrebande, indique jeudi un communiqué de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN).

Ainsi, les forces de la police judiciaire de la sûreté de wilaya de Laghouat ont interpellé deux présu- més trafiquants de drogue et récupéré 8,5 kg de cannabis traité, précise-t-on de même source. De leur côté, les forces de la police judiciaire de Tiaret ont interpellé un présumé auteur de trafic de dro- gue et récupéré lors d'une opération la quantité de 1.590 comprimés psychotropes. A Takhmert, dans la même wilaya, les éléments de police de la sû- reté urbaine, agissant sur informations, ont inter- pellé, lors de l'exécution d'un mandat de perquisi- tion, une personne impliquée dans une affaire de vente illicite de boissons alcoolisées et saisi 1.018 unités destinées au marché informel.

Lutte antiterroriste

Destruction

de 09 casemates pour terroristes à Boumerdes

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euf casemates pour terroristes ont été découvertes et détruites mercredi par un détachement de l'Armée nationale popu- laire (ANP), lors d'une opération de recherche et de ratissage menée dans la zone de Djebel Bou- zegza à Boudouaou, dans la wilaya de Boumer- des, a indiqué jeudi un communiqué du ministè- re de la Défense nationale (MDN). "Dans le ca- dre de la lutte antiterroriste, un détachement de l'ANP a découvert et détruit, le 03 juin 2020, neuf (9) casemates pour terroristes, lors d'une opéra- tion de recherche et de ratissage menée dans la zone de Djebel Bouzegza à Boudouaou, wilaya de Boumerdes en 1ère Région militaire", note la même source. Dans le cadre de la lutte contre la contrebande et la criminalité organisée, un déta- chement combiné de l'ANP "a arrêté, à Djelfa (1e RM), quatre (4) narcotrafiquants et saisi deux (2) véhicules touristiques et cinq (5) kilogrammes de kif traité, alors qu'un autre détachement de l'ANP a appréhendé, à Tipaza, un (1) narcotrafi- quant en possession de 3,5 kilogrammes de la même substance et une somme d'argent esti- mée à 723 millions de centimes". Par ailleurs, des détachements de l'ANP "ont appré hendé, lors d'opérations distinctes à Tamanrasset et In- Guezzam (6e RM), deux (2) individus et saisi neuf (9) groupes électrogènes, onze (11) mar- teaux piqueurs et un (1) détecteur de métaux ser- vant dans les opérations illégales d'orpaillage, tandis que des Garde-frontières ont intercepté un (1) narcotrafiquant et saisi 10.060 comprimés psychotropes à El-Oued (4e RM)", ajoute le com- muniqué.

L

'inquiétude des parents d'élè ves s'exacerbe avec le début des préinscriptions pour l'an- née scolaire 2020/2021 dans les éco- les privées, au moment où un litige les opposant aux gérants de ces éta- blissements concernant le paiement des frais de scolarité du 3e trimestre de 2019/2020 tarde à connaitre son épilogue. En effet, depuis l'arrêt des cours, le 12 mars dernier à cause du coronavirus, un véritable bras de fer est engagé entre les parents d'élèves et les gérants des écoles privées con- cernant le paiement des frais de sco- larité au titre du 3em trimestre. Si les directions de ces écoles privées sont catégoriques quant à "l'obligation" du payement des frais pour "faire face aux charges de fonctionnement", les pa- rents, pour leur part, ne voient pas pourquoi devraient-ils payer pour une prestation qu'ils n'ont pas eue. Une situation jugée, du reste, "inextricable"

causée par la pandémie du Covid-19.

Ni la loi n 08-04 du 15 Moharam 1429 correspondant au 23 janvier 2008 por- tant loi d’orientation sur l’éducation nationale, ni l'ordonnance n 05-07 du 23 août 2005 fixant les règles régis- sant l'enseignement dans les établis- sements privés d'éducation et d'en- seignement, n'ont prévu ce genre de situation. L'article 65 de la loi d’orien- tation sur l’éducation nationale se con- tente de stipuler que "le ministre char- gé de l’Education nationale exerce le contrôle pédagogique et administratif sur les établissements privés d’édu- cation et d’enseignement de la même manière qu’il l’exerce sur les établis- sements publics". En attente d'un "ar- bitrage" du ministère, les familles s'es- timent "victimes" d'une situation "iné- dite" (Covid-19) qui a touché toutes les

couches de la société. "Mon fils est confiné depuis début mars dernier et la directrice de l’école exige de nous de payer les frais sans prestation en contrepartie. Pis encore, elle menace de ne pas le réinscrire l'année pro- chaine. La crise a touché tout le mon- de, pourquoi serions-nous obligés de payer", a déclaré Fatima, secrétaire dans une entreprise privée, en arrêt de travail depuis le début de la crise sanitaire. Père de deux enfants, Malik se dit conscient que le contrat signé avec l’école privée est annuel et non pas mensuel. Cependant, nul ne pou- vait prévoir ce genre de situations, a-t- il souligné, précisant que "les réper- cussions de la pandémie ont ébranlé pratiquement tous les foyers, et les premiers à en pâtir sont les profes- sions libérales dont les commer- çants". "Mon commerce est fermé de- puis quelques temps. Je suis respon- sable de ma petite famille, mes pa- rents et mes deux sœurs. Faute de ressources en cette période de confi- nement, je suis dans l’incapacité de payer l’école, puisant dans mes éco- nomies, à peine si j'arrive à subvenir

à leurs besoins alimentaires", a-t-il- expliqué. Même son de cloche chez d’autres parents d’élèves qui appel- lent le ministre de l’Education à inter- venir. Un appel, disent-ils, qui demeu- re sans écho puisque leurs tentatives de se réunir avec des responsables de ce département pour poser le pro- blème n'ont pu aboutir. Un autre pa- rent a fait savoir que "les familles qui se comptent par milliers sont très in- quiètes quant à la scolarité de leurs enfants surtout que des établisse- ments brandissent la menace de rom- pre le contrat définitivement et ne pas réinscrire les élèves n'ayant pas payé le 3é trimestre de la discorde". De son côté, le président de l’Association na- tionale des parents d’élèves (ANPE), Khaled Ahmed, s’est dit prêt à faire la

"médiation" et transmettre la doléan- ce au ministère de tutelle afin de "trou- ver une solution consensuelle" à même de satisfaire tout le monde.

"Les établissements considèrent que les parents d’élèves ont signé un en- gagement d’une année et non d’un mois renouvelable, arguant qu'ils ont des charges à payer.

Ecoles privées

Début des préinscriptions

sur un litige du paiement des frais scolaires

Casbah

Effondrement d’une bâtisse non habitée, aucune victime

U

ne bâtisse non habitée de 4 étages, si tuée dans la commune de la Casbah (Alger), s’est effondrée vendredi matin, sans faire de victime, indique la Protection civile dans un communiqué. "Les secours la protec- tion civile de la wilaya d'Alger sont intervenus, ce vendredi matin à 10h31, suite à l'effondrement d'une bâtisse composée de 4 étages, située au 6 rue Rabah Riah, commune de la casbah", pré- cise la même source, ajoutant qu’aucune victi- me n’est à déplorer.

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LE CARREFOUR D'ALGÉRIE / DIMANCHE 07 JUIN 2020

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La Vie des Oranais 07

Les commerces «non essentiels» face au déconfinement

Comment ces commerces

«d’en bas» sont vus «d’en haut»?

C

omment maintenir à flots les commerces «non essen- tiels» en cette période d’in- certitude financière ? Il est certain que le covid-19 a fortement impacté de larges catégories de la popula- tion sans distinction de fonction ou d’âge. La crise sanitaire qui a sensi- blement affaibli le pouvoir d’achat du citoyen lambda n’a épargné ni les taxieurs, ni les commerces «non es- sentiels» à l’image de la coiffure, la restauration, le secteur de l’habille- ment, celui des produits électromé- nagers ou autres, sans oublier les chômeurs du «marché informel». La situation est aussi critique dans les quartiers pauvres d’Oran tels que Ed- Derb, El Hassi, El Hamri, Kouchet El Djir, Sidi El Hasni, Hai En-Nour, Ibn Sina (Petit lac) pour ne citer que ces endroits de la ville où plusieurs com-

merces ont du mettre la clé sous le paillasson, a-t-on constaté lors d’une virée. «J’ai 20 ans de service derriè- re moi, je paie mes cotisations et mes impôts mais je ne suis pas retraita- ble parce que la loi sur les 65 ans d’âge ne me le permet pas alors que le Covid a vidé toutes mes écono- mies», confie Hamid, un taxieur, ma- lade chronique qui utilise la pompe

«Vantoline» pour les asthmatiques.

La corporation des taxieurs autant que celle des coiffeurs, les restaura- teurs et les commerces «non essen- tiels» mange son pain noir depuis le début de la crise sanitaire. A l’annon- ce de la 1ère étape de la levée pro- gressive et lucide des activités com- merciales et des taxieurs notam- ment, les propriétaires de numéros de licence étaient confrontés aux dif- ficultés avant le Covid-19. Ils devront

attendre le moindre geste «d’en haut»

pour ne pas compromettre leur avenir.

Ils comptent, pour beaucoup d’entre eux, sur un «dispositif de soutien» et des droits exceptionnels» pour pouvoir relancer les commerces affectés par le Coronavirus. C’est néanmoins le cas des commerces de l’habillement qui, à l’instar d’autres activités, sont assu- jetties aux charges (électricité gaz et eau) en sus des impôts des cotisa- tions. La sempiternelle question est de savoir comment ce beau monde va pouvoir se déconfiner «à perte» ? La baisse des recettes de ceux qui s’ac- quittent de leurs redevances risque de générer des conséquences. «Vers une levée progressive du confinement des activités commerciales oui, mais com- ment», lâche, pour sa part, un commer- çant de l’habillement de la rue Labri Ben M'hidi. B. Habib

Un an après la mort des poissons d’Oum Ghellaz

Le lac se porte bien

P

lus d’un an après la catastro- phe écologique du lac Oum Ghellaz, plan d'eau situé à l’est d’Oran près de Oued Tlélat et dans lequel des milliers de poissons ont péri en raison de la pollution, des pré- lèvements effectués par la direction locale de l’environnement ont montré que le site, sa faune et sa flore se por- tent bien. L’incident de la mort massi- ve de poissons de ce lac, survenu en juin 2019, avait marqué les esprits.

Après la visite de la ministre de l’Envi- ronnement de l’époque, une commis- sion d’enquête a été constituée. Les rejets de différentes natures ont été désignés comme cause de l’asphyxie des poissons. "Depuis les choses se sont améliorées", affirme la directrice locale de l’environnement, Samira Dahou, notant que la commission de wilaya pour la surveillance des rejets industriels "suit de manière rigoureu- se" les unités industrielles de la ré- gion, au nombre de 43 entités. "Nous avons adressé 13 mises en demeu- re à l’adresse des unités qui ne res- pectent pas la réglementation et qui rejettent leurs déchets en milieu natu- rel, dans les zones humides en l’oc- currence", précise-t-elle. Si le problè- me des rejets industriels semble être réglé, selon cette responsable, celui

des rejets domestiques reste toujours posé en attendant la réalisation d’une station d’épuration des eaux usées (Step) à Oued Tlélat. Mme Dahou a indiqué que le choix de l’entreprise de réalisation a été déjà effectué par la direction de l’hydraulique. La réalisa- tion de cette Step devrait ainsi prendre en charge les eaux usées des réseaux d’assainissement de la région, avant de les déverser dans les zones humi- des, à Oum Ghellaz principalement, mais aussi dans le lac Télamine. La directrice de l’environnement affirme, cependant, que le lac "se porte bien"

grâce à ses capacités naturelles d’autoépuration. "C’est un lac qui se défend bien", dit-elle, grâce à sa flore qui épure les eaux et assure l'oxygé-

nation. Une opération de capture d’ale- vins de carpe a été effectuée, il y a une dizaine de jours, et a révélé que cette espèce qui peuple principalement le lac, s’est bien multipliée depuis la catastro- phe de 2019.Les analyses de l’eau ef- fectuées par la SEOR indiquent égale- ment que la qualité de l’eau est "vivable"

malgré la pollution, révèle la même res- ponsable. "Les pluies enregistrées à la fin du mois de mai ont également con- tribué à l’amélioration de la qualité de l’eau, car la pollution s’est diluée", expli- que Mme Dahou. Le lac de Oum Ghel- laz abritera, cette année, la cérémonie de célébration de la Journée mondiale de l’environnement, coïncidant avec le 5 juin, sous le thème "La nature au servi- ce de l’homme".

D

ifficile de circuler aujourd'hui dans cer- taines villes de la wilaya d'Oran, malgré quelques travaux de réhabilitation de voiries effectués. C'est presque le statu quo. A qui la faute ? Nids de-poule, voies impratica- bles, etc... La dégradation de la voirie au niveau des 26 communes que compte la deuxième wi- laya du pays s'accentue de plus en plus, la plu- part des artères sont gagnées par une rapide dégradation et surtout avancée. Il suffit d'une saison pluvieuse pour tomber dans l'éternel re- commencement. D'où la nécessité de s'interro- ger sur notamment la qualité, le professionna- lisme des maitres d'ouvrages. Il y a 25 siècle, l'Algérien construisait des villes aux artères cen- trales tirées au cordeau comme en témoignent les ville de Tipaza, Timgad. Que s'est-il passé ? 25 siècles plus tard, ce meme pays ne sait même pas poser deux carreaux de carrelage. Parce qu'il n'y a plus d'écoles de formation qui forment des techniciens et ingénieurs en VRD (voirie). Il suffit d'être le fils ou le gendre du responsable pour avoir le marché de la réfection des trottoirs de toute une wilaya, comment en est-on arrivé là

? Pendant le règne de bouteflika, rien n'a été fait pour déminer l'Algérie de ce phénomène et fléau nuisible ''corruption''. Bien au contraire, ce mal a connu une explosion sans précédent devenue un instrument de pouvoir et pour se maintenir en place à n'importe quel prix et surtout au détri- ment de tout un pays et son peuple. Le pouvoir n'a pas hésité à se donner les moyens pour faciliter la culture de la corruption à tous les ni- veaux sur fond d'impunité généralisée. Parmi ces moyens, la manipulation du code des mar- chés. Y. CHAIBI

Réfection des trottoirs et chaussée

Voirie,

code des marchés et corruption

USTO

Un chauffeur de taxi tue son voisin

SAMU: ...041.40.31.31 Protection Civile ...041.41.34.00/05 Hôpital d’Oran ...041.41.39.26 Police secours ...17 Sûreté de wilaya ...041.32.44.70 Gendarmerie Nationale ...041.40.22.92 Aéroport Es-Sénia ...041.51.11.53 ...041.59.10.31/40 Air Algérie...041.42.72.05/06/07 Gare ferroviaire...041.40.15.02

TÉLÉPHONES UTILES - ORAN

L

es habitants du quartier USTO, à l'Est de la ville d'Oran, sont depuis vendredi après- midi, sous le choc. Grands, petits, hom- mes et femmes, ont assisté à une scène des plus horribles qui a coûté la vie à leur voisin. La victime a été poignardé mortellement avec un couteau, par son propre ami et voisin, un chauf- feur de taxi. Selon une source bien informée, tout a commencé par une bagarre lors d'un match de football, organisé entre voisins et amis.

L'intervention des habitants a permis de calmer la situation. Par la suite, une autre bagarre ver- bale a éclaté entre la victime et le chauffeur de taxi. La tension est montée entre les 02 voisins jusqu'au drame. La victime a reçu un coup de couteau fatal qui lui a fait perdre beaucoup de sang. A l’hôpital (EHU), la victime a perdu la vie quelques minutes après son admission. Un autre voisin a été blessé au moment où il a tenté d'intervenir. Jusqu'au moment où nous mettons sous presse, l'auteur de ce crime demeure tou- jours en fuite. A. Kader

D

ans la soirée d'avant-hier, les services de police ont été alertés suite à la découverte d'un homme pendu à un arbre. La dépouille de la victime, d'environ une quarantaine d'année, a été retrouvée à l’extérieur du quartier populaire Petit Lac. Selon des sources fiables, la victime n'avait aucun document sur

lui. Pour l'heure, les enquêteurs ont lancé des recherches pour identifier la victime. Les hommes de loi de la bri- gade scientifique, relevant de la sûreté de la wilaya d'Oran, sont arrivés sur les lieux. La dépouille a été transportée par les secouristes de la direction de la pro- tection civile, vers la morgue du CHU.

A.Kader

Petit Lac

Un homme retrouvé pendu à un arbre

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Par OULD OGBAN

V

oila plus d'une semaine que le déconfinement a commen cé pour la wilaya de Saida mais la flambée de l'épidémie est toujours là, sinon comment ce nom- bre de cas suspects placés sous surveillance médicale: 08 policiers dont un brigadier, originaire de Ouled- Brahim, placés en quarantaine dont l'un d'entre eux est en isolement à la salle des infectieux de l'hôpital " Ah- med Medeghri", aux côtés d'une dizai- ne de civils alors que les autres poli- ciers, au nombre de 07, ont été mis en incubation à l'hôtel El-Forsane. Au sujet du confinement le 30 mai der- nier, plusieurs citoyens interrogés es- timent que le déconfinement a été annoncé brusquement et il est en con- tradiction avec les données de la cri- se sanitaire au niveau de la wilaya.

Ce déconfinement décidé ne parle que de la décision de laisser circuler

librement les automobilistes et les citoyens de 19 heures à 7 heures du matin alors que le péril est toujours là, s'interrogent les Saidis. Selon les déclarations du wali faites aux médias,

"la levée du confinement concerne uniquement le mouvement des per- sonnes - des véhicules et la relance des différents projets de réalisation alors que le dispositif relatif au gel des activités commerciales - la fermeture des mosquées - la réouverture des cafés - restaurants est toujours en vi- gueur et applicable jusqu’à nouvel ordre". A ce titre, les autorités locales font preuve de professionnalisme et tiennent leurs réunions de travail pour un retour à la vie sociale - économi- que - culturelle et commerciale et ce, dans de bonnes conditions. Selon les officiels, le retour à la vie normale doit se faire d'une manière progressive et ce, dans le respect des mesures de prévention, dira le chef de l'exécutif, aux différents médias qui se sont bous-

culés pour prendre des photos avec lui. Un fait mérite d'être signalé aussi durant cette semaine écoulée, plus de 400.000 masques de protection ont été distribués à titre gracieux. L'opé- ration est toujours en cours et elle est suivie par des campagnes de sensi- bilisation menées par les policiers, les pompiers et les éléments de la Pro- tection civile. Pour ce qui est de l'allo- cation de solidarité fixée à 10.000DA

….un grand nombre de bénéficiaires l'ont touchée. A travers cet élan de so- lidarité, les autorités locales témoi- gnent donc de leur engagement dans le processus de soutien et de solida- rité avec les "victimes" de la pandé- mie. A noter également que le mou- vement associatif ne cesse de mul- tiplier les initiatives pour venir au se- cours de cette frange de la société et parmi les Associations qui se distin- guent pour leurs efforts pour cette cause humanitaire, figure l'Associa- tion présidée par Chebli Said.

Déconfinement à Saida

08 policiers placés

sous surveillance médicale...

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08 La Vie dans L’Oranie

Sidi Bel-Abbès

Session ordinaire de l’APW sous confinement

L

a première session ordinaire pour l'exercice 2020, sous la présidence conjointe du P/APW et du nouveau wali, Mustapha Limani, qui s’est tenue en pleine période de confinement, durant les 02 et 03 du mois en cours, avec pour ordre du jour deux volets à savoir: l'état d'exécution des recom- mandations émises au nombre de 66, durant les deux dernières sessions et le bilan des activités de la wilaya, durant l’exercice 2019 ainsi que les objec- tifs à l’horizon 2020, n’a pas laissé indifférents cer- tain élus qui ont rappelé, devant l’assistance, l’im- portance de l’état d’exécution des recommandations émises dans l’intervalle des sessions, ajoutant que les préoccupations du citoyen n’attendent pas, au moment où le Pr Sellami a qualifié la rencontre de

«Session à risque», malgré les dispositions pri- ses par l’administration pour le bon déroulement des travaux et la santé des participants notamment la distanciation, la prise de température et l’utilisa- tion de la bavette. Après les discours introductifs des deux responsables dont le wali qui n’a pas manqué de saluer au passage, lors de son intervention, pour sa première prise de contact avec l’assemblée, les efforts déployés par les responsables des différentes instances locales pour le bien-être du citoyen, dans le cadre du développement, la parole a été donnée au secrétaire général qui, en s’appuyant sur les articles 104 et 37 du code de la wilaya, a mis en relief l’état des recommandations émises par les membres de l’APW, durant les sessions, lors de rencontres tenues la pre- mière en date des 28 et 31 du mois d’octobre 2019, relatives au secteur du commerce, de l’hydraulique et de l’administration locale et la seconde, en date des 08 et 09 du mois de janvier 2020, touchant les secteurs du tourisme, de l’industrie et de l’agriculture. A cet effet, l’intervenant n’a pas manqué de rappeler l’importance des recommandations émises dans nombres de do- maines, à l’image des cantines scolaires et des cen- tres de santé et leurs impacts sur la vie du citoyen…

Concernant le second volet, relatif au bilan des acti- vités de terrain de la wilaya, effectuées soit par le responsable de l’exécutif, soit par les commissions de wilaya, soit par les représentants du gouverne- ment ainsi que les perspectives à l’horizon 2020.

L’orateur a mis en relief les différent secteurs éco- nomiques et sociaux touchés par l’exercice 2019 no- tamment l’emploi, avec la création de pas moins de 27.585 postes d’emploi dont 10.104 emplois perma- nents, le transport avec une flotte de 3.414 taxis indivi- duels, 215 taxis collectifs, 228 taxis inter wilayas, 30 bus destinés au transport urbain, une ligne de tram- way… Concernant le secteur du logement, l’orateur fera état d’un effectif de 91.477 unités au 31/12/2019 depuis 1999 dont 72.627 logement affectés et 4.278 logements non encore lancés, avant d'ajouter que le secteur de l'agriculture connaît une évolution cons- tante avec ses 915.000 ha dont 11.450 ha irrigués.

D’autres activités réalisées durant l’exercice 2019, relevant des secteurs de la culture, de la jeunesse et des sports, des anciens moudjahiddines et des finances, ont été passées en revue, devant la com- posante de la wilaya. Mohamed Nouar

Alors que les listes ont été affichées en septembre à Béchar

Près de 1.000 logements attendent l’attribution

L

a wilaya de Béchar enregistre ces dernières années, un gel sans précédent des projets de développement et le constat est de visu. Cela dit, près de 1.000 logements sociaux attendent leur attribution alors que les listes ont été affichées en septembre dernier et les recours ont pris énormé- ment de retard. Les futurs bénéficiaires qui avaient ras-le-bol de cette nonchalance, avaient observé un sit-in de protestation la semaine dernière devant le siège de la wilaya. Par ailleurs, la distribution des quelques 8.000 terrains d'auto-construction est gelée depuis et l 'espoir de construire sa propre maison est parti en fumée, un projet de l 'ex wali où il était ques- tion de créer des lotissements de quelques 11.000 terrains à bâtir. On a appris que seulement 3.000 de- mandes ont été satisfaites. M.Z.

Un jeune de 23 ans s'est suicidé à Béchar

V

endredi dernier, un jeune portant les initiales de H.S.

23 ans, a été trouvé par des membres de sa famille sans vie pendu avec une corde dans son domicile situé dans le quartier

"météo". Aussitôt alertés, les élé- ments de la PC se sont rendus sur les lieux et la pauvre victime a été évacuée vers la morgue. Une en- quête a été ouverte par les servi- ces de sécurité afin de détermi- ner les causes de ce suicide, ap- prend-on à la PC. M.Z.

Mostaganem

Le wali s'engage notablement dans les zones d'ombre

L

ors de sa sortie, ce jeudi 04 juin 2020, le chef de l'exécutif de wilaya a rendu visite aux po- pulations de Mechta, un douar de la localité de Abdelmalek Ramdane.

Une zone d'ombre sise dans une entaille géographique quasi invisible.

Un faubourg excentré qui abrite une population, manquant de tout et qui s'est résignée, prenant son mal en patience. La visite du wali, ce dernier jeudi, a été une lueur d'espoir car on

ne vient jamais chez ces gens. Toute une symbolique, le wali a ouvert les vannes du gaz naturel au cours de sa tournée à Mechta....toute une symbo- lique. Pas moins de 103 foyers seront concernés par cette opération de rac- cordement en gaz. La longueur du ré- seau de ladite opération est de 03 km, avec un coût estimé à 8.500.000,00 DA. En effet, le gaz aurait été un argu- ment valable à M. Abdessamie Sai- doune pour aller s'enquérir de la si- tuation de cette bourgade dont la den- sité en population jeune est très visi- ble. La halte de la délégation à Mech- ta a donné l'opportunité aux habitants d'exposer leurs problèmes au chef de l'exécutif qui a voulu les écouter. Cette population souffre de pas mal de re- tards dans le développement. La voi- rie, le logement, l'éclairage public, les structures de loisir, le stade de proxi- mité. Cependant, cette localité est à proximité du rivage et une grande majorité de jeunes pratiquent la pê- che artisanale. Des jeunes pêcheurs ont interpellé le wali pour lui faire un compte rendu sur une situation où 30 petits métiers pêchent sur la côte de Abdelmalek Ramdane, assurant

ainsi à leur familles une garantie d'entrées d'argent. Une commission les a sommés une première fois de changer de site pour libérer un bout de plage. Ces professionnels de la pêche ont accepté de changer de site sur orientation de la commission mais la semaine dernière, la commission est revenue sur sa décision leur inter- disant le nouveau site. Cette nouvelle décision qui leur a fait envoler leur gagne-pain, les a poussés à se plain- dre au wali. Considérant que la pê- che est la seule activité des jeunes de Mechta, ces pêcheurs ont besoin d'un site d'échouage afin de préserver leur métier. C'est ainsi que le problème a été posé au premier responsable le- quel a rassuré ces pêcheurs, recon- sidérant ainsi la décision de la com- mission. Cette déconvenue casse- gueule n'est que le résultat d'une ges- tion imparfaite de la profession. Lors- qu'on n’arrive pas à créer de l'emploi, au moins, on encourage l'existant. Par leur travail, ces pêcheurs illuminent cette zone d'ombre de Mechta. Il faut donc se mettre de leur côté afin d’ef- facer leur inquiétude et valoriser leur métier. Charef Kassous

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