BSV n°27 – EDITION BILAN - Novembre 2019
À RETENIR CETTE ANNEE
Réseau 2019……… p 2-3 Pression biotique ……… p 4-5 Facteur de risque phytosanitaire (bilan météo, stades phénologiques) ………... p 6-7 Tous arbres fruitiers……….. p 7 Prunes………..………..………. p 9 Cerises ………..………..………... p 12 Pommes ……….……… p 13 Poires……… p 14
Remerciements
Le comité de rédaction tient à remercier tous les arboriculteurs professionnels et amateurs qui par leurs observations, leurs remarques et leurs précisions ont participé à l’élaboration des BSV arboriculture.
Merci également aux observateurs qui ont participé au suivi carpocapses et hoplocampes.
Pour la prochaine campagne n’hésitez pas à faire de même : toute information complémentaire utile à la profession est la bienvenue !
BSV n°27– P.2
Le réseau 2019 du BSV arboriculture couvre l’intégralité des secteurs géographiques de production en Lorraine, à savoir les Côtes de Meuse, le Toulois, le Saintois, les Vosges et les Côtes de Moselle. Les suivis ont été réalisés par des partenaires et des observateurs volontaires (suivi de piège). Au total, les BSV Arbo regroupent 6 parcelles de cerises, 12 parcelles de prunes (+ 7 suivies par des volontaires), 4 parcelles de pommes (+ 2 suivies par des volontaires et 2 parcelles de poires (+1 suivie par un volontaire).
Réseau cerises 2019 en Lorraine (6 parcelles)
Réseau prunes 2019 en Lorraine (9 Mirabelles et 3 Quetsches)
Réseau 2019
Côtes de Meuse : - Cerise acide Montmorency (2) - Cerise douce (1)
Toulois : - Cerise douce (1)
Saintois : - Cerise douce (1)
Vosges : - Cerise acide (1)
Moselle / Côte de Moselle : - Mirabelle (2)
- Suivi volontaire de pièges (3) Côtes de Meuse : - Mirabelle (4) et Quetsche (1) - Suivi volontaire de pièges (1)
Toulois : - Mirabelle (1) et Quetsche (1) - Suivi volontaire de pièges (1)
Saintois : - Mirabelle (1)
- Suivi volontaire de pièges (2) Vosges :
- Mirabelle (1) et Quetsche (1) Suivi de piège volontaire
Suivi complet BSV
BSV n°27– P.3
Réseau pommes 2019 en Lorraine (4 parcelles)
Réseau poires 2019 en Lorraine (2 parcelles)
Un réseau de surveillance spécifique de la Drosophile suzukii a été mis en place avec au total 20 pièges installés. Ce réseau multi-espèces, permet de faire le suivi sur les espèces sensibles à ce ravageur. La carte qui suit présente la localisation des secteurs couverts par le réseau cette saison (à noter, un seul point apparait alors que sur certains secteurs plusieurs pièges ont été installés sur différentes cultures, le détail des pièges est écrit dans la description).
Moselle / Côte de Moselle : - Pomme (1)
- Suivi volontaire de pièges (1) Côtes de Meuse : - Pomme (1)
- Suivi volontaire de pièges (1) Toulois : - Pomme (1)
Saintois : - Pomme (1)
Suivi de piège volontaire Suivi complet BSV
Côtes de Meuse : - Poire (1)
Saintois : - Poire (1)
- Suivi volontaire de pièges (1)
Suivi de piège volontaire Suivi complet BSV
BSV n°27– P.4 Légende :
Pruniers
Fréquence Intensité Comparaison 2018Maladies
Maladie des pochettes 2 1 >
Monilia Fleurs et
rameaux 0 0 =
Chancres à corynéum 1 0 =
Criblure 2 1 =
Tavelure 1 1 =
Monilia fruits 2 2 >
Rouille 1 1 =
Ravageurs
Puceron vert 2 1 >
Hoplocampe 2 1 =
Cochenille du
cornouiller 1 1 =
Cochenille rouge du
poirier 1 2 =
Phytoptes 1 1 =
Acarien rouge 1 0 <
Carpocapse 2 2 >
Drosophila suzukii 0 0 <
Moselle / Côte de Moselle (2 pièges) : - Mirabelle (1), Vigne (1)
Côtes de Meuse (7 pièges) :
- Cerise (3), Mirabelle (2), Quetsche (1) et Vigne (1) Toulois (4 pièges) :
- Cerise (1), Framboise (1), Quetsche (1) et Vigne (1) Saintois (4 pièges) :
- Cerise (1), Framboise (1), Mirabelle (1) et Myrtille (1) Vosges (3 pièges) :
- Cerise (1), Mirabelle (1) et Quetsche (1)
Pression biotique
BSV n°27– P.5
Pomme
Fréquence Intensité Comparaison 2018Maladies Tavelure 1 1 =
Oidium 2 1 =
Monilia fruits 1 0 <
Ravageurs
Anthonome 1 1 =
Acariens 1 0 <
Carpocapse 2 2 =
Hoplocampe 2 1 >
Pucerons cendrés 2 1 =
Pucerons lanigères 2 1 >
Pucerons verts 1 1 =
Pandémis 1 0 <
Sésie 2 1 >
Poire
Fréquence Intensité Comparaison 2018Maladies Tavelure 0 0 =
Maladies de
conservations 1 0 =
Ravageurs Psylles 2 1 = Acariens 0 0 =
Carpocapse 1 1 =
Pucerons mauves 1 0 <
Cerisiers
Fréquence Intensité Comparaison 2018Maladies Monilia fleurs et
rameaux 1 0 <
Maladies du feuillage 1 1 =
Monilia fruits 1 0 =
Ravageurs
Puceron noir 1 2 >
Mouche (Rhagoletis
cerasi) 1 2 >
Drosophilla suzukii 0 0 =
BSV n°27– P.6
• Bilan météo 2019
Les bilans météorologiques sont effectués à partir des données enregistrées sur la station de Lucey (54) depuis 1993 et jusqu’au 31 octobre 2019.
L’hiver 2018 et l’année 2019 ont été particulièrement secs. Seuls les mois de mars et octobre enregistrent une pluviométrie supérieure aux moyennes. Cependant, les données de la station météo située sur Hattonville (55) enregistrent des données de pluviométrie plus importante, avec 63,8 mm en janvier, 63,8 mm en février et 99 mm en mars.
Des gelées ont été enregistrées au printemps les 5, 14 et 15 avril, provoquant des dégâts sur les mirabelliers, cerisiers et plus localement sur les poiriers et pommiers. Les dégâts ont été variables selon les secteurs et selon l’exposition des parcelles, mais globalement assez faibles, à l’exception de parcelles d’abricots situées en Meuse où les dégâts ont été très importants. Il n’y a pas eu d’épisode de grêle durant la campagne entrainant des dégâts sur fruits hormis dans une commune au nord des côtes de Meuse (Châtillon sous les côtes).
Facteur de risque phytosanitaire
59
50 48 47
64 60 65
72 70
65 70 69
33,0 19,5
71,5
26,0 33,5
42,0
15,0 45
33,5 84,0
50,5 72,5
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90
mm
Pluviométrie moyenne (1993 à 2018) Pluviométrie 2019
Pluviométrie nov-déc 2018
BSV n°27– P.7
L’automne et l’hiver 2018 ont été assez chauds en comparaison avec les moyennes de saison. En avril et mai, les températures moyennes passent en dessous de la moyenne historique sur la station de Lucey. L’été a été par la suite très chaud avec des moyennes supérieures aux moyennes historiques.
• Stade phénologiques
Les premiers signes de débourrement des mirabelliers ont été observés tôt, vers la fin du mois de février. Ce débourrement précoce est principalement lié à l’élévation des températures observée au mois de février. Les conditions plus douces du mois d’avril ont par la suite entrainé un ralentissement du développement.
Stade
B Débourrement
C D F
Floraison
G
Chute des pétales
J Jeune fruit
Mirabelle 2019 13/03 28/03 03/04 10/04 24/04 22/05
2018 21/03 28/03 03/04 10/04 23/04 7/05
2017 15/03 29/03 05/04 12/04 19/04 24/05
Pomme 2019 13/03 20/03 03/04 17/04 23/04 20/05
2018 21/03 28/03 16/04 23/04 30/04 14/05
2017 15/03 22/03 29/03 19/04 11/05 31/05
• Mirabelles 2,1 3,0
6,2
10,0 14,1
17,5
19,6 18,8
14,5 10,6
5,9 3,0 1,4 5,1 7,7 9,4 11,9
19,7 21,0 20,0 15,2
12,1
6,4 4,5 0
5 10 15 20 25
°C
Température moyenne historique (1993 à 2018)
Température moyenne en 2019
% Min % Max Moyenne
Carpocapse 0 1,2 0,2
Monilia fruit 0 18,9 3
Tavelure 0 0,8 0,3
D.suzukii 0 - 0
Fumagine 0 0,3 0,1
Déformation puceron 0 1 0,3
Agréages récoltes
BSV n°27– P.8
Cette année très peu de dégâts liés aux carpocapses ont été observés sur les parcelles du réseau, malgré un vol important du ravageur. Au maximum, 1,2% des fruits ont été touchés.
Globalement il y a eu très peu de monilia. Seule une parcelle de mirabelle a présenté 18,9 % de fruits touchés à la récolte (parcelle conduite en bio, dont beaucoup de fruits moniliés suite à une attaque de carpocapse).
Aucun dégât lié à la drosophile suzukii n’a été constaté.
Des dégâts de punaises ont été constatés sur les fruits, mais ils sont restés faibles globalement sur le réseau.
• Pommes
Cette année, les taches de tavelure ont parfois été importantes notamment sur une parcelle de pomme située dans la Meuse.
Les maladies de conservation ont été généralement assez faibles.
Des coups de soleil lié à l’ensoleillement important de la saison estivale sont apparus dès la fin juin. Ces dégâts ont touché de nombreuses parcelles, mais le pourcentage de fruits touchés est resté faible, avec 0,6% des fruits en moyenne sur le réseau.
1 Phytoptes et acariens
Le taux de bourgeons occupés par des œufs d’acariens rouges a été très faible lors des prognoses de fin d’hiver.
Aucune parcelle du réseau ne dépassait le seuil de risque fixé à 40% de bourgeons porteurs de plus de 10 œufs. Les populations d’acariens rouges et jaunes sont restées faibles durant toute la saison malgré des conditions favorables, même sur des parcelles à historique.
En sortie d’hiver, les phytoptes étaient absents de la majorité des parcelles du réseau, seulement 2 parcelles dépassaient le seuil de risque de 10% de bouquets occupés. Les populations de phytoptes libres sont restées faibles sur la plupart des parcelles. Néanmoins elles ont parfois été importantes, notamment sur 2 parcelles de mirabelliers, sans pour autant engendrer de dégâts visibles sur les arbres.
2 Drosophile suzukii
Un réseau de piégeage inter-filières (arboriculture, viticulture et petits fruits) a été mis en place pour la 5ème année afin de détecter et quantifier la présence de Drosophila suzukii. Ce ravageur est présent en Lorraine depuis 2011.
Pour la première fois en 2014 des dégâts importants ont été observés en quetsches, petits fruits et raisins. En 2016, pour la première fois des dégâts ont été observés en cerises et mirabelles.
Dégâts grêle 0 - 0
Fendues 0 2,6 0
Dégâts de punaise 0 1,3 0,7
% Min % Max Moyenne
Carpocapse 0 2,6 1,2
Monilia fruit 0,2 0,8 0,6
Tavelure 1,1 10,8 1,1
Fumagine 0,5 1,1 0,8
Coup de soleil 0,9 1,9 1,1 Dégâts de punaise 0,2 0,9 0,6
Bilan tous fruits
BSV n°27– P.9
En 2019, les captures ont été de nouveau assez faibles sur l’ensemble de la saison. Les conditions très chaudes et sèches de l’été ont été défavorables aux drosophiles. Néanmoins, dès les premiers orages du mois de juillet, les captures ont augmenté en raison des conditions devenues localement favorables. Des larves ont été observées à la mi-juillet sur 2 parcelles de cerise (douce et Montmorency) situées en Meuse.
Fin juillet, une nouvelle augmentation des captures a été observée dans les pièges, cette fois les larves ont été observées sur des variétés tardives de framboises irriguées sous abris. Une troisième augmentation des captures a été observée en août en raison de la maturité des prunes. Aucune larve n’est observée dans les fruits.
En quetsche, les populations ont continué d’augmenter tout en restant faibles. Aucun dégât n’a été signalé à la récolte.
BSV n°27– P.10
3 Xylébores
Le suivi de ces ravageurs s’effectue grâce à des pièges chromo-olfactifs rouges avec un attractif à base d’alcool éthylique à l’éther. Le vol commence généralement mi-mars lorsque les températures de la journée augmentent (15 à 18°C). Les pièges ont été installés tôt dans la saison car les conditions de températures ont été très rapidement favorables mais le vol n’a débuté que mi-mars.
Le pic de vol est divisé en 2 périodes en raison d’un épisode de froid intervenu entre le 5 et le 10 avril. Les moyennes des captures avant et après cette période sont très élevées avec 177, 549 et 293 captures de xylébores
1
2
9
4 4
11 12
9
4
5 6
19
0,3 0,8 1,8
3,6 2,5
1,7 8,285714286
10,2 9,8
1,2
2,444444444 4,5
9,272727273 10,1 12,4
14,9
17,3 16,9 16,4 20,4
25,6
20,5
18,0 21,1
24,7
20,9 19,8
18,2 19,6
21,2
- 2,0 4,0 6,0 8,0 10,0 12,0 14,0 16,0 18,0 20,0 22,0 24,0 26,0 28,0 30,0 32,0 34,0
0 5 10 15 20 25 30
mm de pluie
T°moyenne (°C)
Suivi des captures de Drosophile suzukii sur la saison 2019
pluie lucey (mm) moyenne femelle moyenne mâle T° moyenne
médiane total mâles + femelles
0
177 549
10 3
293
20
17 3 8
144 0 41
1 1 13 2 1 19 6 3 1 1 14 27
0
6,8 6,9 9,2
7,2 6,0
14,2
9,3 8,5 10,1
12,4 14,9
17,3
- 2,0 4,0 6,0 8,0 10,0 12,0 14,0 16,0 18,0 20,0
0 100 200 300 400 500 600
Température °C
Nombre de capture sur 7 jours
Suivi du vol des xylébores en 2019
Xylébores disparate Xylébores saxeseni T° moyenne
BSV n°27– P.11
disparate pendant les 3 semaines de vol. Un 2ième pic de vol est intervenu fin mai, le nombre de xylébores disparate a également été plus fort par rapport aux autres années. Le nombre de xylebore saxeseni est resté faible tout au long du suivi. Malgré ce nombre très important de xylébores capturés, les dégâts sur les arbres sont restés faibles.
4 Chenilles défoliatrices
Les premières chenilles ont été observées en mirabelle le 10 avril sur les côtes de Moselle et 7 jours plus tard en Meuse. Leur développement a été ralenti ensuite par les températures froides. Leur impact a été assez limité sur les cultures, les seuils de risque n’ont pas été dépassés.
5 Punaises
Des dégâts issus des piqûres de punaise ont été observés sur 3 parcelles de mirabelliers du réseau au cours de la maturation des fruits. Ces dégâts sont cependant restés assez limités avec jusqu’à 2% de fruits touchés.
1 Maladie des pochettes
Une période pluvieuse en début de stade de sensibilité a pu permettre des contaminations. Ensuite les conditions météorologiques sur le reste de la période de sensibilité sont restées sèches. Des dégâts ont été observés sur plusieurs vergers à partir du 7 mai, mais toujours dans de faibles proportions.
Bilan Prunes
Fruit touché par la maladie des pochettes (AREFE)
Dégâts de punaises sur mirabelles (FREDON GE – M. CHAMPAGNE)
BSV n°27– P.12
2 Monilia fleurs
Malgré des périodes humides durant la floraison, les dégâts de monilia fleurs sont restés très faibles, puisqu’aucune fleur moniliée n’a été observée sur le réseau.
3 Tavelure
Les premiers risques de contaminations ont été enregistrés dès la fin du mois d’avril. Par la suite, la météo n’a pas été favorable et les risques sont restés peu nombreux, de plus l’inoculum était faible sur la région.
Les premiers dégâts ont été observés sur des parcelles hors réseau dès le 26 juin, ils sont restés faibles. Avant récolte, seules 2 parcelles du réseau ont été touchées avec au plus 2 % de fruits tachés. En dehors du réseau, les dégâts ont pu monter au plus à 10 % de fruits touchés.
4 Monilia fruits
Les conditions sèches en été sont défavorables au développement de cette maladie. Cependant, les quelques pluies du mois d’août ont été suffisantes pour augmenter la pression.
Les dégâts ont été visibles dans les vergers du réseau à partir du milieu du mois d’août. Ils sont restés assez faibles jusqu’à la récolte (souvent moins de 5 % de fruits touchés). La présence de la maladie a été suffisante pour entraîner des problèmes de conservation des fruits récoltés : la pression a été plus forte en conservation.
5 Criblure
Les conditions sèches n’ont pas été favorables à l’apparition de criblure sur les feuilles. Les dégâts ont été assez faibles, avec jusqu’à 30% des feuilles touchées, avec une intensité des taches faible (en générale 1 à 2 petite(s) tache(s) par feuille). Aucun dégât n’a été observé sur les fruits.
6 Pucerons verts
Les premiers foyers ont été identifiés mi-avril sur le réseau et ont concerné plusieurs parcelles. De nombreux vergers non traités ont été touchés mais l’intensité des dégâts n’a pas été forte, sauf sur une parcelle du réseau.
Les populations d’auxiliaires ont été bien présentes dans les vergers, parfois dès le début du développement des populations de pucerons.
La migration a ensuite débuté à la fin du mois de mai.
Rappel des mesures prophylactiques contre le monilia
Lors de la taille d’hiver des arbres, supprimer les momies et les rameaux porteurs de chancres afin de réduire l’inoculum pour la saison prochaine.
Tavelure sur mirabelles (FREDON GE– M.
CHAMPAGNE)
Enroulement de feuille sur mirabellier (FREDON GE - M. CHAMPAGNE)
BSV n°27– P.13
7 Hoplocampe
Le vol des hoplocampes a été fort cette année avec des captures qui ont dépassé les seuils de risque sur la majorité des vergers.
Les dégâts ont commencé à être visibles au début du mois de mai. Ils ont été faibles, mais présents, dans de nombreuses parcelles. Ils ont parfois eu une forte incidence (jusqu’à 15 % de fruits touchés sur le réseau).
8 Cochenilles
• Cochenilles du cornouiller (Eulecanium corni)
Ces cochenilles étaient présentes sur la majorité des vergers du réseau dès la sortie de l’hiver. Le niveau d’infestation est resté sous le seuil de risque pour toutes les parcelles sauf une. L’essaimage est intervenu vers le 25 juin, mais les populations n’ont entraîné aucun dégât de fumagine sur les fruits. Leur impact est resté limité cette année.
• Cochenilles rouges du poirier (Epidiaspis leperii)
Ces dernières n’étaient présentes, en sortie d’hiver, que sur certaines parcelles du réseau. Une seule parcelle avait un niveau d’infestation élevé. En dehors du réseau, les parcelles où elles sont présentes ont été touchées avec une forte intensité. L’essaimage a eu lieu autour du 19 juin et des dégâts de dessèchements de branches, parfois importants, ont été observés sur une parcelle du réseau et sur des parcelles hors réseau.
9 Carpocapse des prunes
Le vol des carpocapses a débuté la semaine 17 (fin avril). Le premier pic de vol est intervenu autour du 23 mai. Le nombre d’insectes capturés a été important durant cette période. Le second pic de vol est intervenu mi-juillet. Les conditions chaudes et sèches de l’été ont été très favorables au vol du ravageur. Les dégâts observés sont restés plutôt modérés sur les parcelles du réseau.
0 50 100 150 200 250
Nombre moyen de capture
Evolution du vol d'hoplocampe des prunes Réseau BSV Arboriculture Lorraine
2017 2018 2019 Début
floraison 2019
BSV n°27– P.14
1 Pucerons noirs
Les premiers foyers de pucerons ont été observés fin avril. Une seule parcelle du réseau a été atteinte (les autres avaient été traitées préventivement ou l’ont été avec le traitement contre les mouches), le nombre d’individus dans les foyers a rapidement augmenté. Les dégâts sont restés limités puisque moins des 10 % des pousses ont été touchées.
2 Mouche de la cerise
Le vol a été de plus forte intensité par rapport à l’an dernier et a eu lieu plus tardivement. Les premières larves ont été observées dans les fruits mi-juillet. Les dégâts ont rapidement été importants sur certaines variétés tardives de cerises douces.
28 27 22 86
114
62 67 60
41 51
96
144
89 145
61
7 11 21
13 0
0 0
9,3 8,5 10,1
12,4 14,9 17,3 16,9 16,4 20,4
25,6 20,5
18,0 21,5
24,7 20,9
19,8
18,2 19,6 21,2
- 5,0 10,0 15,0 20,0 25,0 30,0
0 20 40 60 80 100 120 140 160
Température moyenne (°C)
Nombre de capture
Vol du carpocapse des prunes en 2019
moyenne capture T° moyenne
Bilan Cerises
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90
Nb capture moyen
Vol de la mouche de la cerise Réseau BSV Arboriculture Lorraine
Moyenne 2013-2017 2018
2019
BSV n°27– P.15
1 Tavelure
Cette année, le suivi au laboratoire réalisé par la FREDON Grand Est a permis de définir la maturité des spores de tavelure au 6 mars 2019. A cette date, le stade phénologique de sensibilité n’était pas atteint sur pommiers et poiriers (stade C-C3 en pommiers et C3-D sur poiriers). Les contaminations n’ont été possibles que plus tardivement, une fois les stades de sensibilité atteints, soit à partir du 13 mars en pommes et du 20 mars en poires.
Les premières projections ont eu lieu dès ces périodes puisque des pluies ont été enregistrées. Des pluies ont ensuite été enregistrées de façon régulière, occasionnant des périodes de risque de contamination. Les premières taches de tavelure ont été observées le 30 avril. Il s’agissait de taches anciennes, présentes plus tôt qui n’avaient pas été observées. Les tâches sur le feuillage ont été plutôt faibles sur le réseau, hormis sur une parcelle fortement infestée qui a présenté de nombreuses taches sur fruits plus tard dans la saison.
Il est important d’estimer l’inoculum à l’automne, pour mieux connaître l’état de son verger et raisonner au mieux les traitements pour l’année suivante.
Méthode d’estimation du risque :
Sur 100 pousses de l’année, à raison de 2 pousses par arbre, les taches de tavelure sur les deux faces des feuilles sont recherchées et comptabilisées dans un tableau :
Nombre de pousses Pousse sans tavelure S
Pousses faiblement tavelées F Pousses intensément tavelées I Somme des pousses tavelées F+I
L’évaluation de l’inoculum se fait comme suit :
Somme des pousses tavelées F+I < 20 > 20
Si F>I Inoculum faible Inoculum moyen
Si I >F Inoculum moyen Inoculum fort
2 Oïdium
Les contaminations ont été observées début avril et jusqu’au début de l’été. Les contaminations n’ont plus évolué ensuite, il n’y a pas eu de dégâts sur fruits.
3 Pucerons cendrés
Les premiers foyers ont été observés dès la fin du mois d’avril. Les auxiliaires ont été bien présents tout au long de la saison et ont participé à la gestion des foyers de pucerons.
4 Pucerons lanigères
Les pucerons lanigères ont été bien présent, les foyers ont été très actifs durant la saison. Le collet, les troncs et les jeunes rameaux ont été touchés. L’auxiliaire A. mali, n’a été observé que tardivement, fin juin son action a été très rapide et a permis un bon nettoyage des foyers.
Bilan Pommes
Catégorie S : pousse sans tache
Catégorie F : pousse faiblement tavelée : taches isolées sur la pousse observée Catégorie I : pousse intensément tavelée : taches nombreuses et convergentes
BSV n°27– P.16
5 Sésie
Les capture de sésies ont augmenté fin mai et jusqu’à la mi-juin. Les captures ont ensuite diminué. Un second pic de vol certainement engendré par les températures très chaudes a été constaté début juillet.
Aucun dégât de larve n’a été signalé cette année sur le réseau. Aucune dépouille nymphale n’a été observée.
Des dénombrements de dépouilles nymphales peuvent être réalisés pour évaluer l’importance de l’infestation. Ces dénombrements doivent être réalisés fin juin et début septembre. Le seuil de risque est fixé pour les vergers productifs entre 200 et 400 dépouilles sur 20 arbres pour les deux dénombrements.
Les jeunes vergers ont un seuil abaissé à 50 dépouilles.
1 Psylles
Des pontes, fraîches ont été observées dès la fin du mois de mars, mais les conditions froides du début du mois d’avril n’ont pas permis l’éclosion des œufs. Les éclosions ont débuté autour du 10 avril. Les générations se sont ensuite succédées. Une parcelle du réseau sur laquelle une forte pression du ravageur avait été observée en 2018, a montré également cette année une forte pression du ravageur. Sur cette parcelle, de la fumagine a également été observée sur les rameaux et les feuilles.
0 0 0 0
15
21
7 8
23
4
0 1
6
1 8,5 10,1
12,4
14,9
17,3 16,9 16,4
20,4
25,6 21
18,0
21,5
24,7 20,9
0 5 10 15 20 25 30
06-mai 13-mai 20-mai 27-mai 03-juin 10-juin 17-juin 24-juin 01-juil 08-juil 15-juil 22-juil 29-juil 05-août
Nombre moyen de capture
Piégeage de la sésie en 2019
moyenne captures T° moyenne
Bilan Poires
BSV n°27– P.17
ÉDITÉ SOUS LA RESPONSABILITÉ DE LA CHAMBRE RÉGIONALE D’AGRICULTURE GRAND EST, SUR LA BASE DES OBSERVATIONS RÉALISÉES PAR LES PARTENAIRES DU RÉSEAU ARBORICULTURE :
Producteurs, l’AREFE, la Chambre d’Agriculture de la Meuse, la Chambre d’Agriculture de Meurthe et Moselle, la Chambre d’Agriculture des Vosges, la FREDON Lorraine.
Rédaction : Margaux CHAMPAGNE, FREDON Grand Est et Rémi SEGARD, AREFE
Dans une démarche d'amélioration continue de qualité de la surveillance biologique du territoire, la DRAAF assure un contrôle de second niveau sur l'ensemble du processus d'élaboration des BSV
Crédits photos : FREDON Grand Est et AREFE
Animation du réseau Arboriculture :
Margaux CHAMPAGNE – FREDON Grand Est – 03.83.33.86.69 — [email protected] Rémi SEGARD – AREFE- 03 29 89 55 25 – [email protected]
Coordination et renseignements :
Claire COLLOT, Chambre Régionale d’Agriculture Grand Est.
Tél. : 03 83 96 85 02. Courriel : [email protected]
Pour recevoir le Bulletin de Santé du Végétal par courrier électronique, vous pouvez en faire la demande sur le site internet de la Chambre d'Agriculture du Grand Est
http://www.grandest.chambre-agriculture.fr/productions-agricoles/ecophyto/bulletins-de-sante-du- vegetal/abonnez-vous-gratuitement-a-nos-bsv/
Action pilotée par le ministère chargé de l'Agriculture, avec l’appui financier de l’Agence Française de Biodiversité, par les crédits issus de la redevance pour pollutions diffuses attribués au financement du Plan ÉCOPHYTO II.
Retrouvez gratuitement le BSV toutes les semaines sur les sites Internet de la Chambre Régionale d’Agriculture Grand Est et de la DRAAF :
http://www.grandest.chambre-agriculture.fr/productions-agricoles/ecophyto/bulletins-de-sante-du- vegetal/
http://draaf.grand-est.agriculture.gouv.fr/Surveillance-des-organismes