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Différentielles secondes des tenseurs, et dérivées secondes de Lie.

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(1)

http://www.isima.fr/

leborgne

Diérentielles seondes des tenseurs, et dérivées seondes de Lie

GillesLeborgne

22avril2017

Onutilise iilestenseurset lesontrationstensorielles.

Table des matières

1 Dualité 1

1.1 Espaevetoriel

V

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1

1.2 Espaevetorieldual

V

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2

1.3 ContrationetsymboledeKroneker. . . 2

1.4 Bidual,isomorphisme . . . 2

2 Tenseurs

L r s

3 2.1 Dénition . . . 3

2.2 Produittensoriel . . . 3

2.3 Composantes . . . 3

2.4 Isomorphismeetappliationlinéaireassoiéeàuneformebilinéaire . . . 4

2.5 Isomorphismeetappliationlinéaireassoiéeàuntenseurd'ordre3 . . . 5

3 Tenseurs

T s r (Ω)

5 3.1 Champdefontions . . . 6

3.2 Champdeveteurs . . . 6

3.3 Champdeformeslinéaires:lesformesdiérentielles . . . 6

3.4 Tenseursdetype

1 1

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6

3.5 Tenseursdetype

0 2

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6

3.6 Tenseursdetype

1 2

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7

3.7 Tenseursdetype

0 3

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7

4 Fontionsdiérentiablesàvaleurssalaires 7 4.1 Dénition . . . 7

4.2 Propriétédeonservationversusdenononservation . . . 8

5 Fontionsdiérentiables,asgénéral 9 5.1 Dénitiongénérale . . . 9

5.2 Diérentielle

d~ v

d'unhampdeveteurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9

5.3 Diérentielle

d'uneformediérentielle . . . 10

5.4 Caspartiulierdeladiérentielleseonde

d 2 f

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11

5.5 Unerelationentrelesdiérentiellespremières . . . 12

6 Diérentiellesseondes 12 6.1 Diérentielleseonde

d 2 ~ v

d'unhampdeveteurs. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12

6.2 Dérivations

d(d~ u.~ v)

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13

6.3 DérivéeseondedeLie:

L w ~ ( L ~ v ~ u)

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14

6.4 Diérentielleseonde

d 2 α

d'uneformediérentielle . . . 14

6.5 Dérivations

d(dα.~ v)

et

d(α.d~ v)

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15

6.6 DérivéeseondedeLie:

L w ~ ( L ~ v α)

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16

1 Dualité

1.1 Espae vetoriel

V

Soit

V

unespaevetorieldedimension

n

isomorpheà

R n

.Onn'utiliserapasdeproduitsalaire.

Soit

(~e i ) i=1,...,n =

noté

(~e i )

de

V

une base indépendante du point

p ∈ Ω

. Représentation matriielle d'unveteurrelativementàunebase

(~e i )

:

si

~v = X

i

v i ~e i ∈ V,

onnote

[~v] =

 v 1

.

.

.

v n

matrieolonne

,

(1.1)

oùonutiliselanotationindie-exposantd'Einstein.

(2)

1.2 Espae vetoriel dual

V

Soit

V = L (V ; R )

le dual de

V

, i.e. l'ensemble des formes linéaires sur

V

, i.e. l'ensemble des

appliationslinéaires àvaleursréelles.

Pour

ℓ ∈ V

et

~v ∈ V

onnote

ℓ(~v) = ℓ.~v

,notationd'unproduit (distributivité)ar

estlinéaire.

Les

ℓ ∈ V

sontdesinstrumentsdemesuredesveteurs:si

~v ∈ V

alors

ℓ.~v ∈ R

donneunevaleur de

~v

,pourl'instrumentsdemesure

.

Onnote

(e i )

labasedualedelabase

(~e i )

,i.e.labaseonstituéedesformeslinéaires

e i ∈ V

t.q.:

(e i (~e j ) =) e i .~e j = δ j i .

(1.2)

Don

e i

estlaformelinéairedeprojetionsurladroitevetorielleengendréepas

~e i

parallèlementaux autresdiretions.Ainsi,si

~v = P

j v j ~e j

,alors

e i .~v = v i

donne lavaleurdela

i

-èmeomposantede

~v

surlabase

(~e i )

.Autrementdit, onalule

v i

àpartirde

~v

grâeà

e i

.

Représentationmatriielled'uneformelinéairerelativementàlabase duale

(e i )

:

si

ℓ = X

i

ℓ i e i ∈ V ,

onnote

[ℓ] = ( ℓ 1 ... ℓ n )

matrieligne

,

(1.3)

oùonutiliselanotationindie-exposantd'Einstein.En partiulier,si

~v = P

i v i ~e i

alors:

ℓ.~v = X

i

i v i ,

et

ℓ.~v = ( ℓ 1 ... ℓ n ) .

 v 1

.

.

.

v n

 ,

(1.4)

produit matriiel d'unematrie ligne

1 ∗ n

parune matrie olonne

n ∗ 1

. La onventiond'Einstein

permetdes'assurerquelealulfaitestobjetif(indépendantdelabasehoisie).

1.3 Contration et symbole de Kroneker

Lafontion

δ

suivante,trivialementbilinéaire,est appeléeopérationdeKroneker:

δ :

( V × V → R

(ℓ, ~v) → δ(ℓ, ~v)

déf

= ℓ.~v.

(1.5)

Égalementappelé laontrationd'uneformelinéaireetd'unveteur.

Enpartiuliersiondisposed'unebase

(~e i )

alors

δ(e i , ~e j ) = δ i j =

lesymboledeKroneker.

1.4 Bidual, isomorphisme

Onnote

V ∗∗ =

déf

(V ) = L (V ; R )

ledual dudual,appelélebidual.

Lesveteurs

ℓ ∈ V

sont mesurésà l'aide des

v ∈ V ∗∗

(lesformes linéaires sur

V

),le résultat

étantleréel

v.ℓ

.

Onnote :

J :

( V → V ∗∗

~v → J (~v)

noté

= v,

∀ ℓ ∈ V , J (~v).ℓ

déf

= ℓ.~v

noté

= v.ℓ.

(1.6)

J

estunisomorphismeanonique(appliationlinéairebijetivedontladénitionnedépend quedes objetsetnondeleurreprésentation).Etlebidual

V ∗∗

estinterprétéommel'ensembledesdérivations diretionnelles.Etonnotealorssouventabusivement:

v.ℓ

noté

= ~v.ℓ.

(1.7)

Soit

(~e i )

unebase debaseduale

(e i )

.Onnote

(e i )

labasedualedelabase

(e i )

,ditebasebiduale

delabase

(~e i )

. Donona

e i .e j = e j .~e i = δ j i

,et

e i .e j =

noté

~e i .e j

.

Et si

ℓ = P

j ℓ j e j

, alors

e i .ℓ = ℓ i

(

= ℓ.~e i

) donne la valeur de la

i

-ème omposante de

sur la

base

(e i )

.

N.B.:iln'yapasderègledealulmatriielquitienneave

v ∈ V ∗∗

et

ℓ ∈ V

pouraluler

v.ℓ

:

pourfairedualulmatriiel ilfaut passerpar

J

et érire

v.ℓ = ℓ.~v = [ℓ].[~v] =

leréel produit d'une

matrie

1 ∗ n

parune matrie

n ∗ 1

.

(3)

3 2. Tenseurs

L r s

Enrevanhetouteslesrèglesdeontrationstensoriellestiennent:laonventiond'Einsteinsurla

position des indies exposantspermet de ne pas setromper aron ne peutontrater qu'un indie

aveunexposant(etpasdeuxindies, etpasdeux exposants).

Ainsisi

v = P

i v i e i

et

ℓ = P

j ℓ j e j

,alors

v.ℓ = P

ij v i ℓ j (e i .e j ) = P

i v i ℓ i

.

Etsi

~v = P

i v i ~e i

et

ℓ = P

j ℓ j e j

,alors

ℓ.~v = P

ij ℓ j v i (e j .e i ) = P

i ℓ i v i = v.ℓ

quand

v = J (~v)

.

Eneetsi

~v = P

i v i ~e i

alors

v = J (~v) = P

i v i e i

,ar

v.e i = e i .~v = v i

.

2 Tenseurs

L r s

2.1 Dénition

Soit

V

unespaevetoriel,et soit

V

sondual.

Lestenseurs

L r s

sontdénisàl'aidedesdeuxespaesvetoriels

V

et

V

.

Dénition2.1 Soit

r, s ∈ N

ave

r

ou

s

nonnul.Untenseurdetype

r s

sur

V

(oudetype

r s

sur

V

)

estune formemultilinéaire

T ∈ L (V , ..., V

| {z }

r fois

, V, ..., V

| {z }

s fois

; R )

noté

= L r s ,

et

T

estaussiappeléuntenseur

L r s

.

Etonnote

L 0 0 = R

, Exemple 2.2

L 0 1 = L(V ; R ) = V

,

L 1 0 = L(V ; R ) = V ∗∗ ≃ V

,grâeàl'isomorphisme

J

, f.(1.6),

L 0 2 = L (V, V ; R ) =

lesformesbilinéairessur

V × V

,

L 1 1 = L (V , V ; R ) =

lesformesbilinéairessur

V × V

,isomorpheàl'ensembledesendomorphismes, ...

Danstouslesaslestenseurs sontdesinstrumentsdemesuredeformesetdeveteurs.

2.2 Produit tensoriel

Rappel:si

f : A → R

et

g : B → R

sontdeuxfontions,onappelleproduit tensorielde

f

et

g

la

fontiondedeuxvariables

f ⊗ g : A × B → R

déniepar,pourtout

x ∈ A

et

y ∈ B

:

(f ⊗ g)(x, y)

déf

= f (x)g(y).

(2.1)

En partiulierave

v ∈ L 1 0 = L (V ; R )

et

ℓ ∈ L 0 1 = L (V ; R )

, leproduit tensoriel de

v

et

est la

fontion

v ⊗ ℓ : V × V → R

déniepar,pourtout

m ∈ V

ettout

w ~ ∈ V

:

(v ⊗ ℓ)(m, ~ w) = (v.m)(ℓ. ~ w)

noté

= (~v ⊗ ℓ)(m, ~ w).

(2.2)

(Onautilisél'isomorphisme

J

danslanotation).Trivialement

v ⊗ ℓ

bilinéaire:

v ⊗ ℓ =

noté

~v ⊗ ℓ ∈ L 1 1

.

Et

ℓ, m ∈ L 0 1

donnent

ℓ ⊗ m ∈ L 0 2

,

(ℓ ⊗ m)(~v, ~ w) = (ℓ.~v)(m. ~ w)

pourtout

~v, ~ w ∈ V

.

Et

v, w ∈ L 1 0

donnent

v ⊗ w =

noté

~v ⊗ w ~ ∈ L 2 0

,

(~v ⊗ w)(ℓ, m) = (v ~ ⊗ w)(ℓ, m) = (v.ℓ)(w.m) = (ℓ.~v)(m. ~ w)

pourtout

ℓ, m ∈ V

.

Lestenseurs detype

a ⊗ b

,

a ∈ V

V

et

b ∈ V

V

,sontappeléstenseursélémentaires.

Plus généralement,

v 1 ⊗ ... ⊗ v r ⊗ ℓ 1 ⊗ ... ⊗ ℓ s

est un tenseurélémentaire de

L r s

. Et àl'aide de

l'isomorphisme

J

,onlenoteégalement

~v 1 ⊗ ... ⊗ ~v r ⊗ ℓ 1 ⊗ ... ⊗ ℓ s ∈ L r s

.

2.3 Composantes

Siondisposed'unebase

(~e i )

debaseduale

(e i )

,alors

(e i 1 ⊗ ... ⊗ e i r ⊗ e j 1 ⊗ ... ⊗ e j s )

est unebase

de

L r s

, égalementnotée

(~e i 1 ⊗ ... ⊗ ~e i r ⊗ e j 1 ⊗ ... ⊗ e j s )

grâe àl'isomorphisme

J

. Et onutilise les

notationsd'Einstein.Parexemplepour

T ∈ L 1 2

(asde

d 2 ~v(p)

voirplusloin):

T = X

ijk

T i jk ~e i ⊗ e j ⊗ e k ,

et

T (ℓ, ~v, ~ w) = X

ijk

T i jk ℓ i v j w k ,

(2.3)

ar

(~e i ⊗ e j ⊗ e k )(ℓ, ~v, ~ w) = (~e i .ℓ)(e j .~v)(e k . ~ w)

.Onnote

T i jk = T jk i

s'iln'y apasd'ambiguité.

Etpour

T ∈ L 0 3

(asde

d 2 α(p)

voirplusloin):

T = X

ijk

T ijk e i ⊗ e j ⊗ e k ,

et

T (~ u, ~v, ~ w) = X

ijk

T ijk u i v j w k .

(2.4)

(4)

4 2. Tenseurs

L r s

2.4 Isomorphisme et appliation linéaire assoiée à une forme bilinéaire

Si

A

et

B

sontdeuxespaesvetoriels,onnote

L (A; B)

l'ensembledesappliationslinéairesde

A

dans

B

.(Leas

B = R

vientd'être traité.)

Si

C

est un autre espae vetoriel, on note

L (A, B; C)

l'ensemble des appliations bilinéaires sur

A × B

àvaleurs dans

C

. Et quand

C = R

les appliations bilinéaires sont appelées lesformes bilinéaires.

Soit

L ∈ L (A; B)

(uneappliationlinéairede

A

dans

B

).Onnote:

I 2 :

( L (A; B) → L (B , A; R )

L → T = I 2 (L)

T (ℓ b , ~a)

déf

= ℓ b .(L.~a),

(2.5)

quiest unisomorphismeanonique.

Onidentieainsiuneappliation linéaire

L

et laformebilinéaire

I 2 (L) = T

.

Notationdelaontration:si

b ∈ B ∗∗

et

a ∈ A

alors

T = b ⊗ ℓ a ∈ L (B × A; R )

estl'appliation linéairedénie par

(b ⊗ ℓ a )(ℓ b .~a) = (b.ℓ b )(ℓ a .~a)

. Et onnote également,pourune utilisationaveles ontrations:

L = I 2 1 (b ⊗ ℓ a )

noté

= b ⊗ ℓ a

ausens (2.6)

oùondoitutiliserlaontrationtensoriellepourfairelesaluls.Demanièregénériquelaontration

s'érit;

(a ⊗ b).c = a (b.c) = (b.c) a,

(2.7)

dèsque

(b, c) ∈ V × V

oubien

(b, c) ∈ V × V

(ompatibilitépouravoir

b.c ∈ R

).

Exemple 2.3 Cas

A = V

et

B = V

.Ona

L (V ; V ) ≃ L (V ∗∗ , V ; R ) ≃ L (V, V ; R ) = L 0 2

.

Soit

L ∈ L (V ; V )

.Onidentie

L

àlaformebilinéaire

T = I 2 (L) ∈ L 0 2

.

Pourlesaluls:si

(~e i )

estunebasede

V

debaseduale

(e i )

:

si

I 2 (L) = T = X

ij

T ij e i ⊗ e j

alorsonnoteaussi

L

noté

= X

ij

T ij e i ⊗ e j ,

ausens (2.8)

oùondoitutiliserlaontrationtensoriellepourfairelesaluls:

(e i ⊗ e j ).~v = e i (e j .~v)

donne:

L.~v = ( X

ij

T ij e i ⊗ e j ).~v = X

ij

T ij e i (e j .~v) = X

ij

T ij v j e i ∈ V .

(2.9)

Iln'yapasd'ambiguïté(lamatrie

[T ij ] = [~e i .(L.~e j )]

est lamatrieusuellede

L

).Et:

(L.~v). ~ w = T ( w, ~v) = ~ X

ij

T ij w i v j .

Attentionàl'ordreentre

~v

et

w. ~

(2.10)

Exemple 2.4 Cas

A = B = V

. Ona

L (V ; V ) ≃ L (V , V ; R ) = L 1 1

.

Soit

L ∈ L (V ; V )

. Onidentie

L

àlaformebilinéaire

T = I 2 (L) ∈ L 1 1

.

Pourlesaluls:si

(~e i )

estunebasede

V

debaseduale

(e i )

:

si

I 2 (L) = T = X

ij

T j i ~e i ⊗ e j

alorsonnoteaussi

L

noté

= X

ij

T j i ~e i ⊗ e j ,

ausens (2.11)

oùondoitutiliserlaontrationtensoriellepourfairelesaluls:

(~e i ⊗ e j ).~v = ~e i (e j .~v)

donne:

L.~v = ( X

ij

T j i ~e i ⊗ e j ).~v = X

ij

T j i ~e i (e j .~v) = X

ij

T j i v j ~e i ∈ V ≃ V ∗∗ .

(2.12)

Iln'yapasd'ambiguïté(lamatrie

[T j i ] = [e i .(L.~e j )]

estlamatrieusuellede

L

).Et:

(L.~v).ℓ = T (ℓ, ~v) = X

ij

T j i ℓ i v j .

Attentionàl'ordreentre

~v

et

ℓ.

(2.13)

(5)

5 3. Tenseurs

T s r (Ω)

2.5 Isomorphisme et appliation linéaire assoiée à un tenseur d'ordre 3

Onseontenteduasdestenseursd'ordre3dontonaurabesoindanslasuite,leasgénéralétant

traitédelamêmemanière.

Soit

L ∈ L (A; L (B; C )) = L (A; L (B; L (C; R )))

uneappliationlinéairede

A

dans

L (B; C )

.Pour

~a ∈ A

,

~b ∈ B

et

~c ∈ C

ona:

L −→ ~ a L.~a ∈ L (B; C ) −→ ~b (L.~a).~b ∈ C −→ ~ c ((L.~a).~b).~c ∈ R .

(2.14)

Onnotealors:

I 3 :

( L (A; L (B; C )) → L (C, B, A; R )

L → T = I 3 (L)

T (~c,~b, ~a)

déf

= ((L.~a).~b).~c,

(2.15)

quiest unisomorphismeanonique. Attentionàl'ordre.

Exemple 2.5 Ona

L (V ; L (V ; V )) ≃ L (V, V, V ; R ) = L 0 3

,f. (2.15).

Soitl'appliationlinéaire

L ∈ L (V ; L (V ; V ))

.Onl'identieàlaformetrilinéaire

I 3 (L) ∈ L 0 3

.

Si

(~e i )

est unebasede

V

debase duale

(e i )

:

si

I 3 (L) = T = X

ijk

T ijk e i ⊗ e j ⊗ e k

alorsonnote

L

noté

= T,

ausens (2.16)

oùondoitutiliserlaontrationtensoriellepourfairelesaluls:pour

~a,~b, ~c ∈ V

:

 

 

 

 

 

 

 

 

L.~a = X

ijk

T ijk e i ⊗ e j (e k .~a) = X

ijk

T ijk a k e i ⊗ e j ,

(L.~a).~b = X

ijk

T ijk a k e i (e j .~b) = X

ijk

T ijk b j a k e i ,

((L.~a).~b).~c = X

ijk

T ijk b j a k (e i .~c) = X

ijk

T ijk c i b j a k = T (~c,~b, ~a).

(2.17)

Attentionàl'ordre.Iln'y apasd'ambiguïté.

Exemple 2.6 Ona

L (V ; L (V ; V )) ≃ L (V , V, V ; R ) = L 1 2

,f.

I 3

dans(2.15).

Soitl'appliationlinéaire

L ∈ L (V ; L (V ; V ))

.Onl'identieàlaformetrilinéaire

I 3 (L) ∈ L 1 2

.

Soit

(~e i )

estunebase de

V

debase duale

(e i )

.

Si

I 3 (L) = T = X

ijk

T jk i ~e i ⊗ e j ⊗ e k

alorsonnote

L

noté

= T,

ausens (2.18)

oùondoitutiliserlaontrationtensoriellepourfairelesaluls:pour

~a,~b ∈ V

et

γ ∈ V

:

 

 

 

 

 

 

 

 

L.~a = X

ijk

T jk i ~e i ⊗ e j (e k .~a) = X

ijk

T jk i a k ~e i ⊗ e j ,

(L.~a).~b = X

ijk

T jk i a k ~e i (e j .~b) = X

ijk

T jk i b j a k ~e i ,

((L.~a).~b).γ = X

ijk

T ijk b j a k (~e i .γ) = X

ijk

T jk i γ i b j a k = T (γ,~b, ~a).

(2.19)

Attentionàl'ordre.Iln'y apasd'ambiguïté.

3 Tenseurs

T s r (Ω)

Soit

V

unespaeaned'espaevetorielassoié

V

,et soit

unouvertdans

V

.Lespoints

p ∈ Ω

représententparexemplelespositionsdepartiulesd'unobjet.

Plus généralement on pourrait onsidérer

une variété diérentiable de dimension

n

ave son

bré tangent(l'ensembledes espaesvetoriels tangentsen haquepoint).Dans eas onutiliserait

aux points

p ∈ Ω

une base

(~e i (p))

de l'espae tangent en

p

. Etalors pourlealul des dérivées,les

dérivéesnotées

∂v i

∂x j

seraientàremplaerparlesdérivées

v i | j

inluantlessymbolesdeChristoel.Voir

polyopié : Méanique, tenseurs 2ème partie. Pour simplier les notations on restera dans le adre

ane ave une base

(~e i )

indépendante de

p

. (Pour les dérivées de Lie les symboles de Christoel

disparaissent.)

(6)

6 3. Tenseurs

T s r (Ω)

3.1 Champ de fontions

Onnotera

C 0 (Ω; R ) =

noté

T 0 0 (Ω)

l'ensembledesfontions

C 0

sur

.

3.2 Champ de veteurs

On notera

T 0 1 (Ω)

l'ensemble des hamps de veteurs sur

, dits tenseurs de type

1 0

(grâe à

l'isomorphisme

J

):'estl'ensembledesfontions:

~v :

( Ω → V ≃ V ∗∗ = L(V ; R )

p → ~v(p)

(3.1)

(Dénitionpréise :voirpolyTenseurs...;dessin:enhaquepoint

p

ondessineunveteur.)

Et,grâeàl'isomorphisme

J

entre

V

et

V ∗∗

,ona

ℓ.~v(p) = v(p).ℓ =

noté

~v(p).ℓ

pourtout

ℓ ∈ V

.

Siondisposed'unebase

(~e i )

debaseduale

(e i )

,onapour

p ∈ Ω

:

si

~v(p) = X

i

v i (p)~e i ∈ V ≃ L 1 0 ,

alors

~v = X

i

v i ~e i ∈ T 0 1 (Ω).

(3.2)

3.3 Champ de formes linéaires : les formes diérentielles

Onnotera

T 1 0 (Ω)

l'ensembledeshamps deformeslinéairessur

,appelées formesdiérentielles, ouenoretenseurs detype

0 1

:'estl'ensembledesfontions:

α :

( Ω → V = L (V ; R )

p → α(p)

(3.3)

Don

α(p)

estlaformelinéairearatériséeparlesvaleursréelles

α(p).~v

pourtout

~v ∈ V

.

Contration:siondisposed'unhampdeveteurs

~v ∈ T 0 1 (Ω)

,enhaquepoint

p

onpeutaluler

leréel

(α.~v)(p) = α(p).~v(p)

,mesureduhamp

~v

parlaforme

α

en

p

.

Siondisposed'unebase

(~e i )

debaseduale

(e i )

,onapour

p ∈ Ω

:

si

α(p) = X

i

α i (p)e i ∈ V = L 0 1 ,

alors

α = X

i

α i e i ∈ T 1 0 (Ω).

(3.4)

Etave

~v = P

i v i ~e i ∈ T 0 1 (Ω)

,ona

α(p).~v(p) = P

ij α i (p)v i (p) ∈ R

et

α.~v = P

ij α i v i ∈ T 0 0 (Ω)

.

3.4 Tenseurs de type

1 1

Onnotera

T 1 1 (Ω)

l'ensemble deshamps de tenseurs de type

1 1

sur

, appelés simplementdes

tenseurs.C'estl'ensembledesfontions:

T :

( Ω → L 1 1 = L (V , V ; R )

p → T (p)

(3.5)

Don

T (p)

est laforme bilinéaire aratériséepar lesvaleursréelles

T (p)(ℓ, ~ w)

pourtout

ℓ ∈ V

et

~

w ∈ V

.(Appliationàladiérentielle

d~v ∈ T 1 1 (Ω)

.)Dansunebase:

T = X

ij

T j i ~e i ⊗ e j ∈ T 1 1 (Ω),

et

T (ℓ, ~v) = X

ij

T j ii v j ∈ T 0 0 (Ω).

(3.6)

Et

T

estisomorpheàunhampd'endomorphismes,f.(2.11).

3.5 Tenseurs de type

0 2

Dénitionsimilairepour

T ∈ T 2 0 (Ω)

:

T :

( Ω → L 0 2 = L (V, V ; R )

p → T (p)

(3.7)

Don

T (p)

est laforme bilinéaire aratériséepar lesvaleursréelles

T (p)( ~v, ~ w)

pourtout

~v, ~ w ∈ V

.

(Appliationàladiérentielle

dα ∈ T 2 0 (Ω)

.)Dansune base:

T = X

ij

T ij e i ⊗ e j ∈ T 2 0 (Ω),

et

T (~v, ~ w) = X

ij

T ij v i w j ∈ T 0 0 (Ω).

(3.8)

(7)

3.6 Tenseurs de type

1 2

Dénitionsimilairepour

T ∈ T 2 1 (Ω)

:

T :

( Ω → L 1 2 = L (V , V, V ; R )

p → T (p)

(3.9)

(Pourlesdérivéesseondes

d 2 ~v

deshampsdeveteurs.)Dansunebase :

T = X

ijk

T jk i ~e i ⊗ e j ⊗ e k ∈ T 2 1 (Ω),

et

T (ℓ, ~v, ~ w) = X

ijk

T jk i ℓ i v i w k .

(3.10)

3.7 Tenseurs de type

0 3

Dénitionsimilairepour

T ∈ T 3 0 (Ω)

:

T :

( Ω → L 0 3 = L (V, V, V ; R )

p → T (p)

(3.11)

(Pourlesdérivéesseondes

d 2 α

desformesdiérentielles.) Dansunebase:

T = X

ijk

T ijk e i ⊗ e j ⊗ e k ∈ T 3 0 (Ω),

et

T (~ u, ~v, ~ w) = X

ijk

T ijk u i v i w k .

(3.12)

4 Fontions diérentiables à valeurs salaires

4.1 Dénition

Onsupposeonnuelanotiondefontionontinuesur

.

Dénition4.1 La fontion

f : Ω → R

est diérentiable en

p ∈ Ω

(ou dérivable en

p

) ssi elle

admetundéveloppementlimitéaupremierordreauvoisinagede

p

,i.e.ssiilexisteuneformelinéaire

ℓ p =

noté

df(p) ∈ V

telle quepourtout

~v ∈ V

et auvoisinagede

h = 0

(pour

h ∈ R

susamment petitpourque

p + h~v ∈ Ω

):

f (p + h~v) = f (p) + h df(p).~v + o(h).

(4.1)

Autrementditsongrapheadmetunhyperplantangenten

p

(undroite si

n = 1

,unplansi

n = 2

).

Donsiladiérentielle

df(p)

existe,ona

df (p) ∈ V = L (V ; R ) = L 0 1

,et :

df (p).~v = lim

h → 0

f (p + h~v) − f (p)

h ∈ R .

(4.2)

Et

df(p).~v

est appelé ladérivéediretionnellede

f

en

p

dansladiretion

~v

.

Dénition4.2 Si

f

est diérentiableen toutpoint

p ∈ Ω

alors

f

est ditediérentiabledans

.Et

ladiérentiellede

f

est alorsl'appliation

df

déniepar:

df :

( Ω → V

p 7→ df(p),

(4.3)

quiàunpoint

p ∈ Ω

assoie laformelinéaire

df (p)

.Etalors

df ∈ T 1 0 (Ω)

.

Etsi

df

estontinue,alorsonditque

f ∈ C 1 (Ω; R )

.

Dénition4.3 Lafontionnelle

d

:

d :

( C 1 (Ω; R ) → C 0 (Ω; V ) f 7→ df

(4.4)

estappeléediérentielle,oudérivation.

(8)

Siondisposed'unebase

(~e i )

,onnote:

∂f

∂x j :

 

Ω → R p 7→ ∂f

∂x j (p)

déf

= df (p).~e j = lim

h → 0

f (p + h~e j ) − f (p)

h ,

(4.5)

dérivéediretionnelledansladiretion

~e j

.Ainsi:

df (p) = X n j=1

∂f

∂x j (p) e j ∈ V , [df(p)] = ( ∂x ∂f 1 (p) ... ∂x ∂f n (p) ) ,

(4.6)

uneformelinéaireétantreprésentéeparunematrieligne.

Exemple 4.4 Soit

V = R 2

espaeanemunid'uneorigine

O

etd'unebaseartésienne

(~e i )

,etonnote

−→ Op = x~e 1 + y~e 2

Soit

f (p) = x y

pour

y 6 = 0

.Alors

∂f ∂x (p) = 1 y

et

∂f ∂x (p) = − y x 2

, et

[df(p)] = 1 yy x 2

.

Etonvérieque:

df(p) : ~v ∈ R 2 → df(p).~v

ave, pourtout

~v ∈ R 2

ave

~v = v 1 ~e 1 + v 2 ~e 2

:

df(p).~v = ∂f

∂x (p) v 1 + ∂f

∂y (p) v 2 = 1

y v 1 − x

y 2 v 2 = 1 y − y x 2

v 1 v 2

= [df (p)].[~v].

Dans

df(p).~v

le point est le point de la ontration forme linéaire

·

veteur, alors que dans

[df(p)].[~v]

lepointest lepointdelamultipliationmatriielle.

Etonadénilafontionnelle(linéaire)dedérivation

∂x j

:

∂x j :

 

C 1 (Ω; R ) → C 0 (Ω; R ) f 7→ ∂

∂x j .f = ∂f

∂x j = df.~e j .

(4.7)

Età

p

xé,onaaussidénilafontion

∂x j (p)

dedérivationen

p

:

∂x j (p) :

 

C 1 (Ω; R ) → R f 7→ ∂

∂x j (p).f

déf

= df(p).~e j (= ∂f

∂x j (p)),

(4.8)

et

∂x j (p)

est identiable à

e j

le

j

-ème veteur de la base biduale de

(~e i )

, voir polyopié algèbre

linéaire.Ainsi

e j = ∂x j (p)

est l'opérateurde dérivation dansla diretion

~e j

, interprétation del'iso- morphisme(1.6).

4.2 Propriété de onservation versus de non onservation

Dénition4.5 Uneformediérentielle

α ∈ T 1 0 (Ω)

estditeexatessiilexiste

f ∈ C 1

telleque

α = df

.

Proposition4.6 Soit

t 1 < t 2

et soit

γ : [t 1 , t 2 ] → Ω

une fontion

C 1

(une ourbe paramétrée

diérentiabledans

).Onnote

Im(γ) = { p ∈ Ω, ∃ t ∈ [t 1 , t 2 ], p = γ(t) }

(ourbegéométrique), eton note

p 1 = γ(t 1 )

et

p 2 = γ(t 2 )

lesextrémitésdelaourbe.

Si

f ∈ C 1 (Ω; R )

alorsl'intégrale:

Z

Im(γ)

df

déf

= Z t 2

t=t 1

df(γ(t)).~γ (t) dt = f (p 2 ) − f (p 1 )

(4.9)

est une valeur réelle indépendante du hemin

γ

joignant

p 1

et

p 2

. En partiulier si

p 1 = p 2

alors

R

Im(γ) df = 0

, et on dit quele travailde ladiérentielle

df

lelong d'unhemindiérentiable

γ

est

onservatif.C'est fauxengénéralpourlesformesdiérentielles

α ∈ T 1 0 (Ω)

quelonques.

Preuve.

df (γ(t)).~γ (t) = (f ◦ γ)(t)

et don

R

Γ df =

déf

R t 2

t=t 1 (f ◦ γ) (t) dt = (f ◦ γ)(t 2 ) − (f ◦ γ)(t 1 )

.

Pourlesformesdiérentielles,voirl'exemplesuivant.

(9)

Exemple 4.7 (Spin.)Dans l'espaeanede dimension

2

, soitunréférentield'origine

O

et debase

artésienne

(~e i )

.Notons

(e i )

labaseduale.Onrepèreunpoint

p ∈ Ω

àl'aidede

−→ Op = P 2

i=1 x i ~e i

.Soit

α ∈ R 2

laformediérentielledespin déniepar:

α(p) = − x 2 e 1 + x 1 e 2 ∈ ( R 2 ) , [α(p)] = ( − x 2 x 1 ) .

(4.10)

C'estleprototype delaformediérentielleexprimantlaperted'énergielelongduerleparamétré

γ : t ∈ [0, 2π] → γ(t)

donnépar

−−−→ Oγ(t) =

R cos t R sin t

. Iiletravailde

α

lelongde

Imγ

estnonnul :

Z

Imγ

α = Z 2π

t=0

α(γ(t)).~γ (t) dt = Z 2π

t=0

( − R sin t R cos t ) .

− R sin t R cos t

dt =

Z 2π t=0

R 2 dt 6 = 0

,

bienque

γ(0) = γ(2π)

.Enpartiulier

α

n'estpasunediérentielleexate, f.proposition4.6.

5 Fontions diérentiables, as général

Toujoursave

unouvert dans

V

espaeaned'espaevetorielassoié

V

.

Soit

Z

unespaevetoriel.

L (V ; Z )

estl'ensembledesappliationslinéairesde

V

dans

Z

.

5.1 Dénition générale

Dénition5.1 Unefontion

F : Ω ⊂ V → Z

estdiérentiableen

p ∈ Ω

ssiilexiste uneappliation

linéaire

L p =

noté

dF (p) : V → Z

tellequepourtout

~v ∈ V

:

F (p + h~v) = F(p) + h dF(p).~v + o(h) ∈ Z.

(5.1)

(Ledéveloppementlimitéaupremierordreauvoisinagede

p

existe.)

Donsiladiérentielle

dF (p)

existe,ona

dF (p) ∈ L (V ; Z )

, et:

dF (p).~v = lim

h → 0

F (p + h~v) − F(p)

h ∈ Z.

(5.2)

Et

dF (p).~v

est appelé la dérivée diretionnelle de

F

en

p

dans la diretion

~v

. On a ainsi déni la

fontion(quandelleexiste):

dF :

( Ω → L (V ; Z)

p → dF (p).

(5.3)

Etsi

dF

estontinue,onditque

F

est

C 1

.(Leas

Z = R

aété traitéauŸ4.1.)

5.2 Diérentielle

d~v

d'un hamp de veteurs

Cas

Z = V

dansladénition 5.1.

Lafontion

~v : Ω ⊂ V → V

est diérentiableen

p ∈ Ω

ssiil existeune appliationlinéaire,alors

notée

d~v(p) ∈ L (V ; V )

,tellequepourtout

w ~ ∈ V

:

d~v(p). ~ w

déf

= lim

h → 0

~v(p + h ~ w) − ~v(p)

h ∈ V.

(5.4)

Ona

d~v(p) ∈ L (V ; V )

, etonal'isomorphisme

I 2

, f.(2.5)ave

A = B = V

.

Onnote

I 2 (d~v(p)) = d~v(p) e ∈ L (V , V ; R )

.Donpour

ℓ ∈ V

ona:

(d~v(p). ~ w).ℓ = d~v(p)(ℓ, ~ e w), d~v e ∈ T 1 1 (Ω).

(5.5)

Onaainsiidentiél'endomorphisme

d~v(p)

avelaformebilinéaire

d~v(p) e

.Attentionàl'ordre,f.(2.13).

Etonidentie ladiérentielle

d~v : Ω → L (V ; V )

et letenseur

d~v e ∈ T 1 1 (Ω)

.

(10)

Proposition5.2 Dans unebase

(~e i )

de

V

ona:

d~v(p) = e X

ij

∂v i

∂x j (p)~e i ⊗ e j ∈ L(V , V ; R ), [ d~v(p)] = [ e ∂v i

∂x j (p)] = [v i ,j (p)].

(5.6)

Etonnoteégalement,pouruneutilisationavelesontrations:

d~v(p)

noté

= X

ij

∂v i

∂x j (p) ~e i ⊗ e j ∈ L(V ; V ), [d~v(p)] = [ ∂v i

∂x j (p)].

(5.7)

Contration

(~e i ⊗ e j ).~ z = ~e i (e j .~ z) = z j ~e i

, don:

d~v(p).~ z = X

ij

∂v i

∂x j (p)z j ~e i ∈ V,

(5.8)

ontration

~e i .ℓ = ℓ i

:

(d~v(p).~ z).ℓ = X

ij

∂v i

∂x j (p)ℓ i z j (= d~v(ℓ, ~ e z)).

(5.9)

Preuve.Ave

~v(p) = P

i v i (p)~e i

,(5.4)donnepourtout

j

:

d~v(p).~e j = X

i h lim → 0

v i (p+h~e j ) − v i (p)

h ~e i = X

i

∂v i

∂x j (p)~e i ∈ V,

(5.10)

donpourtout

i, j

:

(d~v(p).~e j ).e i = ∂v i

∂x j (p) = d~v(p)(e e i , ~e j ).

(5.11)

D'où(5.6),(5.8)et(5.9).

Exemple 5.3 Soit

V = R 2

munid'uneorigine

O

et d'unebase artésienne

(~e i )

,et

−→ Op = x~e 1 + y~e 2

.

Soit

~v

donnépar

[~v(p)] =

v 1 (p) = √ x v 2 (p) = x y

pour

x > 0

et

y 6 = 0

.Alors

[d~v(p)] = 1

2 √

x 0

1 y − y x 2

.

5.3 Diérentielle

d'une forme diérentielle Cas

Z = V

dansladénition 5.1.

Lafontion

α : Ω ⊂ V → V

estdiérentiableen

p ∈ Ω

ssiilexisteune appliationlinéaire,alors

notée

dα(p) ∈ L (V ; V )

, tellequepourtout

w ~ ∈ V

:

dα(p). ~ w

déf

= lim

h → 0

α(p + h ~ w) − α(p)

h ∈ V .

(5.12)

Ona

dα(p) ∈ L (V ; V )

,et onal'isomorphisme

I 2

,f. (2.5)ave

A = V

et

B = V

.

Onnote

I 2 (dα(p)) = dα(p) e ∈ L (V, V ; R )

.Donpour

~ y ∈ V

ona:

(dα(p). ~ w).~ y

noté

= dα(p)(~ e y, ~ w), dα e ∈ T 2 0 (Ω).

(5.13)

On a ainsi identié l'appliation linéaire

dα(p)

ave la forme bilinéaire

dα(p) e

. Attention à l'ordre,

f. (2.10).

Etonidentie ladiérentielle

d~v : Ω → L (V ; V )

et letenseur

d~v e ∈ T 1 1 (Ω)

.

Proposition5.4 Dans unebase

(~e i )

de

V

ona:

dα(p) = e X

ij

∂α i

∂x j (p) e i ⊗ e j ∈ L(V, V ; R ), [ dα(p)] = [ e ∂α i

∂x j (p)] = [α i,j (p)].

(5.14)

Etonnoteégalement,pouruneutilisationavelesontrations:

dα(p)

noté

= X

ij

∂α i

∂x j (p) e i ⊗ e j ∈ L(V ; V ), [dα(p)] = [ ∂α i

∂x j (p)].

(5.15)

(11)

Contration

(e i ⊗ e j ). ~ w = e i (e j . ~ w) = w j e i

,don:

dα(p). ~ w = X

ij

∂α i

∂x j (p)w j e i ∈ V ,

(5.16)

ontration

e i .~ y = y i

:

(dα(p). ~ w).~ y = X

ij

∂α i

∂x j (p)y i w j (= dα(p)(~ e y, ~ w)).

(5.17)

Preuve.Ave

α(p) = P

i α i (p)e i

,(5.12)donne :

dα(p).~e j = lim

h→ 0

X

i

α i (p + h~e j ) − α i (p)

h e i = X

i

∂α i

∂x j (p) e i ,

(5.18)

don:

(dα(p).~e j ).~e i = ∂α i

∂x j (p) = dα(p)(~e e i , ~e j ).

(5.19)

D'où(5.14),(5.16)et(5.17).

Exemple 5.5 Suitedel'exemple4.7.Ii

α(p) = α 1 (p)e 2 + α 2 (p)e 2

α 1 (p) = − x 2

et

α 2 (p) = x 1

.

Don

∂α 1

∂x 1 = 0

,

∂α ∂x 2 1 = − 1

,

∂α ∂x 2 1 = 1

,

∂α ∂x 2 2 = 0

,d'où:

dα(p) = − e 1 ⊗ e 2 + e 2 ⊗ e 1 ,

(5.20)

et don

dα(p).~e 1 = +e 2

et

dα(p).~e 2 = − e 1

,et:

(dα(p). ~ w).~ y = dα(p)(~ e y, ~ w) = − w 2 y 1 + w 1 y 2 .

(5.21)

Noterque

dα(p)(~ e y, ~ w) 6 = dα(p)( e w, ~ ~ y)

: laformebilinéaire

dα(p) e

n'estpassymétrique.

Iilamatriedel'appliationbilinéaire

dα(p) e

est

[ dα(p)] = e

0 − 1

1 0

,matrienonsymétrique.

5.4 Cas partiulier de la diérentielleseonde

d 2 f

Dansleaspartiulierd'uneformediérentielleexate:

α = df

,ave

f ∈ C 2 (Ω; R )

:

d(df)(p). ~ w

déf

= lim

h → 0

df(p + h ~ w) − df (p) h

noté

= d 2 f (p). ~ w ∈ V .

(5.22)

Etpourtout

~ y, ~ w ∈ V

:

((d(df)(p). ~ w).~ y =) (d 2 f (p). ~ w).~ y

noté

= d e 2 f (p)(~ y, ~ w),

(5.23)

ave

d e 2 f ∈ T 2 0 (Ω)

.

Théorème 5.6 (de Shwarz.) Quand

f

est

C 2

sur

alors

d 2 f

est symétrique au sens

d e 2 f

est

symétrique:pourtout

p ∈ Ω

ettous

~ y, ~ w ∈ V

:

(d 2 f (p). ~ w).~ y = (d 2 f (p).~ y). ~ w,

soit

d e 2 f (p)(~ y, ~ w) = d e 2 f (p)(~ w, ~ y).

(5.24)

En partiuliersi

(~e i )

est unebaseartésienne,ona:

∂x ∂f i

∂x j = ∂ ∂x ∂f j

∂x i

noté

= ∂ 2 f

∂x i ∂x j ,

(5.25)

et lamatrie

[ ∂x i 2 ∂x f j ]

estsymétrique,appeléematriehessiennede

f

.

Preuve.Voirpolyopié1èreannée:Fontionsdeplusieursvariables.

(12)

5.5 Une relation entre les diérentielles premières

Soit

α ∈ T 1 0 (Ω)

et

~v ∈ T 0 1 (Ω)

.

Ondénit leproduitontraté

α.~v : Ω → R

par

(α.~v)(p) = α(p)~v(p)

.

Ainsi

α.~v ∈ T 0 0 (Ω)

etquand

α

et

~v

sont

C 1

,

d(α.~v) ∈ T 1 0 (Ω)

.

Ave

d~v(p) ∈ L (V ; V )

et

d~v(p) e ∈ L 1 1

,etave

dα(p) ∈ L (V ; V )

et

dα(p) e ∈ L 0 2

.

Ainsipour

w ~ ∈ V

ona

d~v(p). ~ w ∈ V

et

dα(p). ~ w ∈ V

.

Proposition5.7 Onalaformulededérivation d'unproduit:

d(α.~v) = (dα).~v + α.(d~v),

(5.26)

ausens,pour

w ~ ∈ V

(dérivéedansladiretion

w ~

):

d(α.~v). ~ w = (dα. ~ w).~v + α.(d~v. ~ w).

(5.27)

Preuve.Ona:

d(α.~v)(p). ~ w = lim

h → 0

α(p + h ~ w).~v(p + h ~ w) − α(p).~v(p)

h ,

ave:

α(p + h ~ w).~v(p + h ~ w) − α(p).~v(p) = α(p + h ~ w).(~v(p + h ~ w) − ~v(p)) + (α(p + h ~ w) − α(p)).~v(p)

= (α(p) + o(1))(h d~v(p). ~ w + o(h)) + (h dα(p). ~ w + o(h)).~v(p)

= h α(p).(d~v(p). ~ w) + h (dα(p). ~ w).~v(p) + o(h),

d'où(5.27).

Remarque 5.8 Démonstration à l'aide d'une base :

α.~v = P

i α i v i

, d'où

d(α.~v) = P

i (dα i ) v i + P

i α i (dv i )

,d'où:

d(α.~v) = X

i

( X

j

∂α i

∂x j e j ) v i + X

i

α i ( X

j

∂v i

∂x j e j ),

(5.28)

d'où

d(α.~v). ~ w = P

ij ( ∂α ∂x j i v i w j + P

ij α i ∂x ∂v i j w j

.

6 Diérentielles seondes

6.1 Diérentielle seonde

d 2 ~v

d'un hamp de veteurs

Soit

~v : Ω ⊂ V → V

supposé

C 2

.Ona

d~v : Ω ⊂ V → L (V ; V )

.

Onprend

Z = L (V ; V )

dansladénition 5.1:ona:

d 2 ~v

déf

= d(d~v) :

( Ω ⊂ V → L (V ; L (V ; V )) p → d 2 ~v(p)

déf

= d(d~v)(p),

(6.1)

oùdonpourtout

w ~ ∈ V

:

d 2 ~v(p). ~ w = d(d~v)(p). ~ w

déf

= lim

h → 0

d~v(p + h ~ w) − d~v(p)

h ∈ L (V ; V ).

(6.2)

Don

d 2 ~v(p). ~ w

estaratériséàl'aidedesveteurs

~ y ∈ V

:

(d 2 ~v(p). ~ w).~ y ∈ V ≃ V ∗∗ .

(6.3)

Etpour

ℓ ∈ V

onnote,f.(2.18)(attentionàl'ordre):

((d 2 ~v(p). ~ w).~ y).ℓ

noté

= d e 2 ~v(p)(ℓ, ~ y, ~ w) ∈ R ,

(6.4)

oùdon

d e 2 ~v ∈ T 2 1 (Ω)

.

Onrappellequedansunebase

(~e i )

ona

d~v = P

ij ∂v i

∂x j ~e i ⊗ e j

.

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