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Texte intégral

(1)

Devoir surveillé n°05

• La présentation, la lisibilité, l’orthographe, la qualité de la rédaction et la précision des rai- sonnements entreront pour une part importante dans l’appréciation des copies.

• On prendra le temps de vérifier les résultats dans la mesure du possible.

• Les calculatrices sont interdites.

Problème 1

Partie I – Etude de la suite(𝑣𝑛)

1. La suite(𝑣𝑛)vérifie la relation :𝑣0> 0,𝑣1> 0et∀𝑛 ≥ 0,√𝑣𝑛√𝑣𝑛+1𝑣𝑛+2= 1.

Si elle converge vers une limite𝑙finie ou infinie, alors𝑙 ≥ 0et par continuité de𝑥 ↦ √𝑥, on a𝑙2= 1.

La seule limite possible de(𝑣𝑛)est 1 .

2. a. La suite(𝑤𝑛)vérifie la relation de récurrence 𝑤𝑛+2= −𝑤𝑛+1+𝑤𝑛

2 .

b. L’espace vectorielFest de dimension 2. On le vérifie en montrant que(𝑤𝑛) ↦ (𝑤0, 𝑤1)est un isomorphisme deFdansℝ2.

On cherche des éléments deFde la forme(𝑟𝑛)avec 𝑟 ≠ 0, en reportant dans la relation de récurrence, on obtient𝑟2= −𝑟+1

2 , soit𝑟 = −1±𝑖√7

4 . Donc ((−1+𝑖√7

4 )

𝑛

, (−1−𝑖√7

4 )

𝑛

)est une base deF. c. |||

−1+𝑖√7 4

||

| =|||

−1−𝑖√7 4

||

| =

√2 2 < 1 donc lim𝑛→+∞(−1+𝑖√7

4 )

𝑛

=lim𝑛→+∞(−1−𝑖√7

4 )

𝑛= 0.

On en déduit que si(𝑥𝑛) ∈ F, alors𝑥𝑛 =

𝑛→+∞𝒪 (√2

2 )

𝑛et lim𝑛→+∞𝑥𝑛= 0 .

3. (𝑤𝑛) ∈ Fdonc, d’après la questionI.2.c, lim𝑛→+∞𝑤𝑛= 0, or𝑣𝑛= 𝑒𝑤𝑛donc lim𝑛→+∞𝑣𝑛= 1 et ∑ 𝑣𝑛diverge . De plus𝑣𝑛− 1 ∼

𝑛→+∞𝑤𝑛 =

𝑛→+∞𝒪 (√2

2 )

𝑛et∑ (√2

2 )

𝑛converge absolument donc

∑(𝑣𝑛− 1)converge absolument .

Partie II – Norme subordonnée

1. Remarquons que l’application𝑓A∶ X ∈ ℳ𝑛,1(ℂ) ↦ AX est linéaire et donc continue puisqueℳ𝑛,1(ℂ)est de dimension finie. De plus, ℬ = {X ∈ ℳ𝑛,1(ℂ), ‖X‖ ≤ 1} est compact toujours carℳ𝑛,1(ℂ) est de dimension finie. Ainsi 𝑓A est bornée surℬ. En notantNla norme uniforme sur les applications bornées surℬ, on a donc

|||A||| = N(𝑓A). On vérifie alors aisément que||| |||est une norme sachant queNen est une.

Homogénéité Soientλ ∈ ℂetA ∈ ℳ𝑛(ℂ). Il est clair que𝑓λA= λ𝑓Adonc

|||λA||| = N(𝑓λA) = N(λ𝑓A) = |λ|N(𝑓A) = |λ| |||A|||

(2)

Inégalité triangulaire Soit(A, B) ∈ ℳ𝑛(ℂ)2. Il est clair que𝑓A+B= 𝑓A+ 𝑓B. Alors

|||A + B||| = N(𝑓A+B) = N(𝑓A+ 𝑓B) ≤ N(𝑓A) + N(𝑓A) = |||A||| + |||B|||

Séparation SoitA ∈ ℳ𝑛(ℂ)telle que|||A||| = 0. AlorsN(𝑓A) = 0donc𝑓Aest nulle surℬ. SoitX ∈ ℳ𝑛,1(ℂ). Si X = 0alors𝑓A(X) = 0. SinonX/‖X‖ ∈ ℬdonc𝑓A(X/‖X‖) = 0puis𝑓A(X) = 0. Ainsi𝑓Aest nulle surℳ𝑛,1(ℂ) i.e.A = 0.

2. SiB = 0, alorsAB = 0et donc|||AB||| = |||A||| |||B||| = 0. SupposonsB ≠ 0de sorte que|||B||| ≠ 0. SoitX ∈ ℬ.

Alors‖BX‖ ≤ |||B|||ou encoreBX/ |||B||| ∈ ℬdonc‖ABX/ |||B||| ‖ ≤ |||A|||i.e.‖ABX‖ ≤ |||A||| |||B|||. Ceci étant vrai pour toutX ∈ ℬ,|||AB||| ≤ |||A||| |||B|||.

Partie III – Etude de normes matricielles

1. a. DZ =

⎝ 𝑚1,1𝑧1 𝑚2,2𝑧2

⋮ 𝑚𝑛,𝑛𝑧𝑛

donc‖DZ‖=max1≤𝑖≤𝑛|𝑚𝑖,𝑖𝑧𝑖| ≤ 𝑚max1≤𝑖≤𝑛|𝑧𝑖| = 𝑚‖Z‖.

‖DZ‖≤ 𝑚‖Z‖ .

b. Si‖Z‖≤ 1, alors on a‖DZ‖≤ 𝑚d’où|||D|||=supX∈ℂ𝑛,‖X‖≤1‖DX‖≤ 𝑚.

De plus, il existe un entier 𝑗 ∈ {1, ⋯ , 𝑛}tel que𝑚 = |𝑚𝑗,𝑗|. En prenant𝑧𝑗 = 1et pour𝑘 ≠ 𝑗,𝑧𝑘 = 0et

Z =

⎝ 𝑧1

𝑧2

⋮ 𝑧𝑛

, on a‖DZ‖= 𝑚et‖Z‖= 1d’où|||D|||≥ 𝑚.

Finalement |||D|||= 𝑚. 2. a. NP(X) = ‖PX‖.

SiPn’est pas inversible, en prenantX ∈kerPnon nul, on aNP(X) = 0etX ≠ 0doncNPn’est pas une norme.

SiPest inversible, alors

• NPest une application deℂ𝑛dansℝ+

• ∀X ∈ ℂ𝑛,∀λ ∈ ℂ,NP(λX) = ‖λPX‖= |λ|‖PX‖= |λ|NP(X).

• ∀(X, Y) ∈ (ℂ𝑛)2,NP(X + Y) = ‖P(X + Y)‖= ‖PX + PY‖≤ ‖PX‖+ ‖PY‖= NP(X) + NP(Y).

• ∀X ∈ ℂ𝑛,NP(X) = 0 ⟹ ‖PX‖ = 0 ⟹ PX = 0 ⟹ X = 0(car‖.‖est une norme etPest inversible).

doncNPest une norme.

Finalement, NPest une norme si et seulement siPest une matrice inversible .

b. |||A|||P=supX∈ℂ𝑛,‖X‖P≤1‖AX‖P=supX∈ℂ𝑛,‖PX‖≤1‖PAX‖=supX∈ℂ𝑛,‖PX‖≤1‖PAP−1PX‖ OrPest inversible, doncX ↦ PXest une bijection deℂ𝑛surℂ𝑛donc

supX∈ℂ𝑛,‖PX‖≤1‖PAP−1PX‖=supX∈ℂ𝑛,‖X‖≤1‖PAP−1X‖= ||||||PAP−1||||||, On a donc bien |||A|||P= ||||||PAP−1||||||.

3. a. On sait queλest une valeur propre deAassociée au vecteurXsi et seulement siλest une valeur propre de PAP−1associée au vecteurPX.

AetPAP−1ont donc le même spectre et donc ρ(A) = ρ(PAP−1).

b. Il existe une valeur propreλdeAtelle que|λ| = ρ(A). SoitXun vecteur propre unitaire associé àλ.ρ(A) =

|λ| = ‖λX‖= ‖AX‖≤ |||A|||.

En utilisantIII.2.b, on en déduit :ρ(A) = ρ(PAP−1) ≤ ||||||PAP−1||||||= |||A|||P, et donc ρ(A) ≤ |||A|||P . c. On supposeAdiagonalisable. Il existe une matrice diagonaleDet une matrice inversiblePtelles queD =

PAP−1. D’aprèsIII.2.b,|||A|||P = ||||||PAP−1|||||| = |||D|||, d’aprèsIII.1.b,|||D||| = ρ(D)et commeAetD sont semblables,ρ(D) = ρ(A).

Il existe doncP ∈ GL𝑛(ℂ)tel que|||A|||P= ρ(A).

(3)

d. A =

⎜⎜

⎝ 0 0 1 1 0 0 0 1 0

⎟⎟

⎠ .

PA(X) = 1 − X3, les valeurs propres deAsont 1,𝑗et𝑗2donc ρ(A) = 1. Les vecteurs propres associés à 1,𝑗et𝑗2sont⎛

⎜⎜

⎝ 1 1 1

⎟⎟

⎠ ,⎛

⎜⎜

⎝ 1 𝑗2 𝑗

⎟⎟

⎠ et⎛

⎜⎜

⎝ 1 𝑗 𝑗2

⎟⎟

⎠ .

Si P−1=

⎜⎜

1 1 1 1 𝑗2 𝑗 1 𝑗 𝑗2

⎟⎟

⎠ etD =

⎜⎜

⎝ 1 0 0 0 𝑗 0 0 0 𝑗2

⎟⎟

, alorsD = PAP−1et d’aprèsIII.3.c|||A|||P= ρ(A).

e. A =

1 2 ⋯ 𝑛 1 2 ⋯ 𝑛

⋮ ⋮ ⋮

1 2 ⋯ 𝑛

⎠ .

Aest de rang 1 etE0a pour équation𝑥1+ 2𝑥2+ ⋯ + 𝑛𝑥𝑛= 0.

Une base deE0est :

⎜⎜

⎜⎜

⎜⎜

⎜⎜

⎝ 2

−1 0

⋮ 0

⎟⎟

⎟⎟

⎠ ,

⎜⎜

⎜⎜

⎝ 3 0

−1 0

⎟⎟

⎟⎟

⎠ , ⋯ ,

⎜⎜

⎜⎜

⎝ 𝑛 0

⋮ 0

−1

⎟⎟

⎟⎟

⎟⎟

⎟⎟

⎠ .

D’autre part,

⎝ 1 1

⋮ 1

est un vecteur propre deAassocié à la valeur propre𝑛(𝑛+1)

2 . Aest donc diagonalisable (la somme des dimensions des sous-espaces propres est𝑛)

Si P−1=

⎜⎜

⎜⎜

2 3 ⋯ 𝑛 1

−1 0 ⋯ 0 1 0 −1 ⋱ ⋮ ⋮

⋮ ⋱ ⋱ 0 ⋮

0 ⋱ 0 −1 1

⎟⎟

⎟⎟

⎠ etD =

⎜⎜

0 ⋯ ⋯ 0 0

⋮ ⋱ ⋮ ⋮

⋮ ⋱ ⋮ ⋮

0 ⋯ ⋯ 0 0

0 ⋯ ⋯ 0 𝑛(𝑛+1)

2

⎟⎟

⎠ ,

alorsD = PAP−1et d’aprèsIII.3.c|||A|||P= ρ(A).

4. a. SoitA = (𝑎 𝑏

𝑐 𝑑)etZ = (𝑧1 𝑧2).

‖AZ‖=‖

‖‖

‖(𝑎 𝑏 𝑐 𝑑) (𝑧1

𝑧2)‖

‖‖

=‖

‖‖

‖(𝑎𝑧1+ 𝑏𝑧2 𝑐𝑧1+ 𝑑𝑧2 )‖

‖‖

=max(|𝑎𝑧1+ 𝑏𝑧2|, |𝑐𝑧1+ 𝑑𝑧2|)

≤max(|𝑎𝑧1| + |𝑏𝑧2|, |𝑐𝑧1| + |𝑑𝑧2|) ≤max(|𝑎| + |𝑏|, |𝑐| + |𝑑|)max(|𝑧1|, |𝑧2|) = 𝑚‖Z‖. On a donc ‖AZ‖≤ 𝑚‖Z‖ .

On en déduit|||A|||≤ 𝑚.

Si on suppose que𝑚 = |𝑎| + |𝑏|, alors on choisit𝑧1 et𝑧2de module 1 tels que|𝑎| = 𝑎𝑧1et|𝑏| = 𝑏𝑧2. On a alors‖AZ‖=max(|𝑎𝑧1+ 𝑏𝑧2|, |𝑐𝑧1+ 𝑑𝑧2|) =max(𝑚, |𝑐𝑧1+ 𝑑𝑧2|) = 𝑚et‖Z‖= 1.

De même si𝑚 = |𝑐| + |𝑑|.

On en déduit|||A|||≥ 𝑚.

On a donc |||A|||= 𝑚.

b. i. A ∈ M2(ℂ), non diagonalisable.

On travaille dansℂ, donc Sp(A) ≠ ∅.

(4)

Si Sp(A)possèdait deux éléments, alors le polynôme caractéristique deAserait scindé à racines simples etAserait diagonalisable, donc Sp(A)ne contient qu’un élément .

ii. On choisit une base𝑒 = (𝑒1, 𝑒2)deE, avec𝑒1un vecteur propre de𝑓associé à la valeur propreα.

La matrice dans la base𝑒de𝑓est alors triangulaire supérieure, avec les valeurs propres sur la diagonale.

Elle est donc de la forme 𝑚𝑎𝑡𝑒(𝑓) = (α β 0 α). iii. βest non nul carAn’est pas diagonalisable.

Posons𝑒1= β

ϵ𝑒1et𝑒2= 𝑒2.

𝑒= (𝑒1, 𝑒2)est une base deℂ2,𝑓(𝑒1) = 𝑒1,𝑓(𝑒2) = 𝑓(𝑒2) = β𝑒1+ α𝑒2= ϵ𝑒1+ α𝑒2. On a donc𝑚𝑎𝑡𝑒(𝑓) = (α ϵ

0 α).

Il existe donc une base𝑒deℂ2telle que𝑚𝑎𝑡𝑒(𝑓) = (α β

0 α )où|β| ≤ ϵ. iv. NotonsT = (α β

0 α ). Il existe une matriceP ∈ GL2(ℂ)telle queT = PAP−1. On a alors|||A|||P= ||||||PAP−1||||||= |||T|||= |α| + |β| ≤ |α| + ϵ = ρ(A) + ϵ.

Il existe donc une matriceP ∈ GL2(ℂ)telle que|||A|||P≤ ρ(A) + ϵ. c. D’aprèsIII.4.b.iv,∀ϵ > 0 ∃P ∈ GL2(ℂ) |||A|||P≤ ρ(A) + ϵ.

On a donc infP∈GL2(ℂ)|||A|||P≤ ρ(A).

D’aprèsIII.3.b, siP ∈ GL2(ℂ)alors|||A|||P≥ ρ(A).

On a donc infP∈GL2(ℂ)|||A|||P≥ ρ(A).

Finalement infP∈GL2(ℂ)|||A|||P= ρ(A). d. A = (−3 8

−2 5).

|||A|||=max(| − 3| + |8|, | − 2| + |5|) = 11.

PA(X) = (X − 1)2et dim(E1) = 1doncAest non diagonalisable et Sp(A) = {1}.

On a donc ρ(A) = 1et d’aprèsIII.4.b.iii,Aest semblable à une matrice de la formeT = (1 β 0 1 )avec

| ≤ 1.

Il existe doncP ∈ GL2(ℂ)telle queT = PAP−1.

|||A|||P= ||||||PAP−1||||||= |||T|||= 1 + |β| ≤ 2.

Il existe donc une matriceP ∈ GL2(ℂ)telle que|||A|||P≤ 2. e. On utilise la questionIII.4.b.ivavecϵ = 1−ρ(A)

2 > 0.

On a alors|||A|||P≤ ρ(A) + ϵ = 1+ρ(A)

2 < 1.

On sait que la norme subordonnée est une norme d’algèbre, donc|||A𝑛|||P≤ |||A|||P𝑛et donc lim𝑛→+∞|||A𝑛|||P= 0 .

Partie IV – Etude de la suite(𝑢𝑛)

1. ∂𝑓∂𝑥(𝑥, 𝑦) = (0, − 2

(𝑥+𝑦)2)et∂𝑓

∂𝑦(𝑥, 𝑦) = (1, − 2

(𝑥+𝑦)2).

∂𝑓

∂𝑥 et∂𝑓

∂𝑦 existent et sont continues sur(ℝ+)2, donc 𝑓est de classeC1sur(ℝ+)2 . 2. (𝑎, 𝑏) ∈ (ℝ+)2est un point fixe de𝑓si et seulement si(𝑎, 𝑏) = (𝑏, 2

𝑎+𝑏).

Le seul point fixe de𝑓dans(ℝ+)2est(1, 1).

(5)

3. ∂𝑓

∂𝑥(1, 1)= (0, −1

2)et∂𝑓

∂𝑦(1, 1)= (1, −1

2)donc J(1,1)= ( 0 1

1

21

2

) .

4. Le polynôme caractéristique deJ(1,1)estPJ(1,1)(X) = X2+1

2X +1

2. Ses valeurs propres sont −1+𝑖√7

4 et −1−𝑖√7

4 de module √2

2 , doncρ(J(1,1)) = √2

2 .

J(1,1)est donc diagonalisable (2 valeurs propres distinctes) et d’après la questionIII.3.c, il existeP ∈ GL2(ℂ)tel que||||||J(1,1)||||||P= √2

2 . 5. a. J(𝑥,𝑦)= ( 0 1

1

(𝑥+𝑦)21

(𝑥+𝑦)2

)et(𝑥, 𝑦) ↦ 1

(𝑥+𝑦)2 est continue sur(ℝ+)2.

(𝑥, 𝑦) ↦ J(𝑥,𝑦)est donc continue sur(ℝ+)2. On est en dimension finie, donc la continuité ne dépend pas du choix des normes.

Soitϵ = α −√2

2 > 0. ( car √2

2 < α < 1)

Ecrivons la continuité deJen(1, 1)pour la norme‖.‖Pau départ et la norme|||.|||Pà l’arrivée :

∃η > 0 ∀(𝑥0, 𝑦0) ∈ (ℝ+)2 (‖(1, 1) − (𝑥0, 𝑦0)‖P≤ η ⟹ ||||||J(𝑥0,𝑦0)− J(1,1)||||||P≤ ϵ).

De l’inégalité triangulaire on déduit :

||||||J(𝑥0,𝑦0)− J(1,1)||||||P≤ ϵ ⟹ ||||||J(𝑥0,𝑦0)||||||P≤ ||||||J(1,1)||||||P+ ϵ = √2

2 + ϵ = α.

D’où finalement, ∃η > 0 ∀(𝑥0, 𝑦0) ∈ (ℝ+)2 (‖(1, 1) − (𝑥0, 𝑦0)‖P≤ η ⟹ ||||||J(𝑥0,𝑦0)||||||P≤ α). b. Posonsψ(𝑡) = (1, 1) + 𝑡 [(𝑥0, 𝑦0) − (1, 1)].

𝑓estC1surDetψestC1de[0, 1]dansD, par composition, φest𝒞1sur[0, 1]. Par composition, pour tout𝑡 ∈ [0, 1]

φ(𝑡) = d𝑓ψ(𝑡)(𝑡)) = d𝑓φ(𝑡)((𝑥0, 𝑦0) − (1, 1)) ou, quitte à confondreℝ2etℳ2,1(ℝ)

φ(𝑡) = Jψ(𝑡)((𝑥0, 𝑦0) − (1, 1)) Majorons‖φ(𝑡)‖Ppour appliquer l’inégalité des accroissements finis.

‖φ(𝑡)‖P≤ ||||||Jψ(𝑡)||||||P‖(𝑥0, 𝑦0) − (1, 1)‖P

Or‖(1, 1) − ψ(𝑡)‖P= 𝑡‖(𝑥0, 𝑦0) − (1, 1)‖P≤ η

donc d’aprèsIV.5.a,||||||Jψ(𝑡)||||||P≤ αet‖φ(𝑡)‖P≤ α‖(𝑥0, 𝑦0) − (1, 1)‖P

φest de classeC1de[0, 1]dansℝ2,∀𝑡 ∈ [0, 1], ‖φ(𝑡)‖P≤ α‖(𝑥0, 𝑦0)−(1, 1)‖P, d’après l’inégalité des accrois- sements finis,‖φ(0) − φ(1)‖P≤ α‖(𝑥0, 𝑦0) − (1, 1)‖Pou encore ‖(1, 1) − 𝑓(𝑥0, 𝑦0)‖ ≤ α‖(1, 1) − (𝑥0, 𝑥0)‖P. c. Montrons par récurrence sur𝑛que∀𝑛 ≥ 𝑛0, (𝑢𝑛, 𝑢𝑛+1) ∈ D.

Par hypothèse, pour𝑛 = 𝑛0,(𝑢𝑛0, 𝑢𝑛0+1) ∈ D.

Supposons que pour un entier𝑛 ≥ 𝑛0donné,(𝑢𝑛, 𝑢𝑛+1) ∈ D.

On a alors :‖(1, 1) − (𝑢𝑛+1, 𝑢𝑛+2)‖P= ‖(1, 1) − 𝑓(𝑢𝑛, 𝑢𝑛+1)‖Pet d’après la question précédente, (𝑢𝑛, 𝑢𝑛+1) ∈ D ⟹ ‖(1, 1) − 𝑓(𝑢𝑛, 𝑢𝑛+1)‖P≤ α‖(1, 1) − (𝑢𝑛, 𝑢𝑛+1)‖P≤ ‖(1, 1) − (𝑢𝑛, 𝑢𝑛+1)‖P≤ η.

Donc‖(1, 1) − (𝑢𝑛+1, 𝑢𝑛+2)‖P≤ ηet(𝑢𝑛, 𝑢𝑛+1) ∈ D.

Finalement, la propriété est vraie au rang𝑛0et elle est héréditaire, elle est donc vraie pour tout entier𝑛 ≥ 𝑛0:

∀𝑛 ≥ 𝑛0, (𝑢𝑛, 𝑢𝑛+1) ∈ D . d. Montrons par récurrence sur𝑛que :

∀𝑛 ≥ 𝑛0, ‖(1, 1) − (𝑢𝑛, 𝑢𝑛+1)‖P≤ α𝑛−𝑛0‖(1, 1) − (𝑢𝑛0, 𝑢𝑛0+1)‖P. Pour𝑛 = 𝑛0, la relation est évidente.

Supposons que pour un entier𝑛 ≥ 𝑛0donné,

‖(1, 1) − (𝑢𝑛, 𝑢𝑛+1)‖P≤ α𝑛−𝑛0‖(1, 1) − (𝑢𝑛0, 𝑢𝑛0+1)‖P.

(6)

Alors,‖(1, 1) − (𝑢𝑛+1, 𝑢𝑛+2)‖P= ‖(1, 1) − 𝑓(𝑢𝑛, 𝑢𝑛+1)‖P

et comme(𝑢𝑛, 𝑢𝑛+1) ∈ D, d’après la questionIV.5.b,

‖(1, 1) − 𝑓(𝑢𝑛, 𝑢𝑛+1)‖P≤ α‖(1, 1) − (𝑢𝑛, 𝑢𝑛+1)‖P

On a donc‖(1, 1) − (𝑢𝑛+1, 𝑢𝑛+2)‖P≤ α𝑛+1−𝑛0‖(1, 1) − (𝑢𝑛0, 𝑢𝑛0+1)‖P.

Finalement, la propriété est vraie au rang𝑛0et elle est héréditaire, elle est donc vraie pour tout entier𝑛 ≥ 𝑛0:

∀𝑛 ≥ 𝑛0, ‖(1, 1) − (𝑢𝑛, 𝑢𝑛+1)‖P≤ α𝑛−𝑛0‖(1, 1) − (𝑢𝑛0, 𝑢𝑛0+1)‖P .

e. Les normes‖.‖Pet‖.‖sont équivalentes (dimension finie), il existe donc un réel𝑐 > 0tel que‖.‖≤ 𝑐‖.‖P. On a alors, ∀𝑛 ≥ 𝑛0, |1 − 𝑢𝑛| ≤ ‖(1, 1) − (𝑢𝑛, 𝑢𝑛+1)‖ ≤ 𝑐‖(1, 1) − (𝑢𝑛, 𝑢𝑛+1)‖P ≤ 𝑐α𝑛−𝑛0‖(1, 1) − (𝑢𝑛0, 𝑢𝑛0+1)‖P, et donc 𝑢𝑛= 1 + O(α𝑛).

f. 𝑢𝑛= 1 + O(α𝑛)et √2

2 < α < 1.

Donc lim𝑛→+∞𝑢𝑛= 1 , ∑ 𝑢𝑛diverge et ∑(𝑢𝑛− 1)converge absolument .

Partie V – Suite de l’étude

1. a. La suite(𝑥𝑛)ne converge pas versλ:∃τ > 0 ∀N ∈ ℕ ∃𝑛 > N |𝑥𝑛− λ| > τ.

En utilisant cette relation, on construit une suite(𝑥φ(𝑛))extraite de(𝑥𝑛)telle que pour tout𝑛 ∈ ℕ,|𝑥φ(𝑛)−λ| >

τ.

La suite(𝑥φ(𝑛))est bornée (extraite de(𝑥𝑛)), on peut donc en extraire une sous-suite qui converge vers une limiteλ. Nécessairement,|λ− λ| ≥ τ > 0doncλ≠ λ.

Donc la suite(𝑥𝑛)admet une valeur d’adhérenceλ≠ λ .

b. Toute suite bornée possède au moins une valeur d’adhérence. D’après la question précédente, si une suite est bornée et non convergente, alors elle possède au moins deux valeurs d’adhérences.

Donc toute suite bornée ayant une unique valeur d’adhérence est convergente . c. (𝑥𝑛)est une suite bornée.

Siℓ= ℓ+, alors(𝑥𝑛)est bornée et possède une unique valeur d’adhérence, donc d’après la question précé- dente, elle est convergente.

Si(𝑥𝑛)est convergente, alors elle possède une unique valeur d’adhérence doncℓ= ℓ+. Finalement (𝑥𝑛)est convergente si et seulement siℓ= ℓ+ .

2. a. Montrons que∀𝑛 ∈ ℕ α ≤ 𝑢𝑛1

αpar récurrence double sur𝑛.

Par hypothèse, pour𝑛 = 0et𝑛 = 1, la relation est vraie.

Supposons que pour un entier𝑛 ≥ 𝑛0donné,α ≤ 𝑢𝑛1

α etα ≤ 𝑢𝑛+11

α. Alors,𝑢𝑛+2 = 2

𝑛+1+ᵆ𝑛12

α+1 α

= α et𝑢𝑛+2= 2

𝑛+1+ᵆ𝑛2

α+α = 1

α

doncα ≤ 𝑢𝑛+21

Finalement, la propriété est vraie au rangα 0et1et elle est héréditaire, elle est donc vraie pour tout entier𝑛 ∈ ℕ:

∀𝑛 ∈ ℕ α ≤ 𝑢𝑛1

α .

b.est la plus petite valeur d’adhérence de la suite(𝑢𝑛). C’est donc la limite d’une suite extraite que l’on notera 𝑢ψ(𝑛).

la suite 𝑢ψ(𝑛)−2 est alors bornée, elle possède une sous-suite𝑢ψ∘χ(𝑛)−2qui converge vers une limite𝑎. En posantφ ∶ 𝑛 ↦ ψ ∘ χ(𝑛) − 2, on a alors :

𝑢φ(𝑛)+2

𝑛→+∞et𝑢φ(𝑛)

𝑛→+∞𝑎, or𝑢φ(𝑛)+1= 2

φ(𝑛)+2 − 𝑢φ(𝑛)donc(𝑢φ(𝑛)+1)converge. On note𝑏sa limite.

Par passage à la limite dans𝑢φ(𝑛)+2= 2

φ(𝑛)+1+ᵆφ(𝑛), on obtientℓ= 2

𝑎+𝑏. De plus𝑎 ≤ ℓ+et𝑏 ≤ ℓ+doncℓ2

++ℓ+ = 1

+. On en déduit ℓ+≥ 1.

c. On procède de même en considérant une sous-suite𝑢ψ(𝑛)qui converge versℓ+et on obtientℓ+ ≤ 1d’où ℓ+= 1.

(7)

d. De même qu’en (b), on contruit successivement : (𝑢ψ(𝑛))qui converge versℓ

(𝑢ψ∘χ(𝑛)−3)qui converge vers une limite𝑎.

(𝑢ψ∘χ∘ω(𝑛)−2)qui converge vers une limite𝑏.

En posantφ ∶ 𝑛 ↦ ψ ∘ χ ∘ ω(𝑛) − 3, on a alors : 𝑢φ(𝑛)+3

𝑛→+∞,𝑢φ(𝑛)

𝑛→+∞𝑎et𝑢φ(𝑛)+1

𝑛→+∞𝑏.

Or𝑢φ(𝑛)+2= 2

φ(𝑛)+3 − 𝑢φ(𝑛)+1donc(𝑢φ(𝑛)+2)converge. On note𝑐sa limite.

Par passage à la limite dans𝑢φ(𝑛)+2= 2

φ(𝑛)+1+ᵆφ(𝑛)et dans𝑢φ(𝑛)+3= 2

φ(𝑛)+2+ᵆφ(𝑛)+1

on obtient𝑐 = 2

𝑎+𝑏etℓ= 2

𝑏+𝑐. On a donc𝑏 + 𝑐 = 2

= 2ℓ+et𝑏 ≤ ℓ+et𝑐 ≤ ℓ+, donc𝑏 = 𝑐 = ℓ+. De mêmeℓ+= 𝑐 = 2

𝑎+𝑏 donc𝑎 = 𝑏 = ℓ. On a alors𝑏 = ℓ+et𝑏 = ℓd’où ℓ+= ℓ .

+= ℓ,ℓ+≥ 1et(𝑢𝑛)est une suite de réels positifs doncℓ+= ℓ= 1et donc La suite(𝑢𝑛)converge vers 1 . e. La suite((𝑢𝑛, 𝑢𝑛+1)converge vers(1, 1)donc

il existe bien un entier𝑛0tel que((𝑢𝑛0, 𝑢𝑛0+1) ∈ D.

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Solution de l’exercice 22.23 Énoncé Lorsque les racines des polynômes sont simples à déterminer, un bon critère pour décider si le polynôme P divise le polynôme Q,

Nous allons montrer que toute matrice, dont le polynôme caractéristique est scindé, peut s’écrire comme somme d’une matrice diagonalisable et d’une matrice nilpotente..

La matrice A est diagonalisable, donc son polynôme minimal n’a que des racines simples, par ailleurs les racines du polynôme minimal sont exactement les valeurs propres de A et

En déduire sans calcul le polynôme caractéristique de A et indi- quer si A est diagonalisable ou pas.. Donner les éléments propres