A NNALES DE LA FACULTÉ DES SCIENCES DE T OULOUSE
P. A PPELL
Sur une classe de polynômes à deux variables et le calcul approché des intégrales doubles
Annales de la faculté des sciences de Toulouse 1resérie, tome 4, no2 (1890), p. H1-H20
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H.I
SUR UNE
CLASSE DE POLYNÔMES A DEUX VARIABLES
ET LE CALCUL APPROCHÉ DES INTÉGRALES DOUBLES,
PAR M. P. APPELL.
Les
polynômes
à deux variablesanalogues
auxpolynômes
deLegendre
et aux
polynômes cos(n
arccosx)
ont été découverts par M. Hermite(’ )
dont les indications ont conduit Didon à des résultats intéressants
( 2 ).
Dans un second Mémoire
( 3 ), Didon,
seplaçant
à unpoint
de vue trèsgé- néral,
forme despolynômes
de deux variablesUm,n (x, y)
dedegrés
m + n, tels que l’on aittant que l’on n’a pas m = p et n = v,
K(x, y)
étant une fonction donnéeet le
champ d’intégration ayant
une forme déterminée.Nous avons montré comment les
polynômes
de M.Hermite,
certains despolynômes
de Didon et certainspolynômes analogues
à ceux deJacobi, peuvent
êtrerattachés
aux fonctionshypergéométriques
de deux va-riables
( ~ ).
Les
polynômes
deLegendre
interviennent dans la méthode de Gausspour le
calculapproché
desintégrales définies,
et lespolynômes plus géné-
raux
Pn (a)
caractérisés par lesconditions
( 1 ) Journal de Crelle, t. 64, et Comptes rendus de l’Académie des ,Sciences, t.
(2) Annales de l’École Normale, Ire série, t. V. ’ (3) Ibid., t. VII.
(4) Comptes rendus de l’Académie des Sciences, 1880; Journal de Mathématiques
pures et appliquées, dirigé par M. Resal, 188z; Archiv der lllathematih und Physik de Hoppe, I88I.
dans le calcul
approché
desintégrales
de la formeoù
K(x)
est une fonction déterminée( ~ ).
Il y a lieu de penser que les
polynômes
de M. Hermite et lespolynômes
de Didon interviendront de même dans le calcul
approché
desintégrales
doubles de la forme
K(x, y)
étant une fonction déterminée servant à la définition despoly-
nômes,
et lechamp d’intégration ayant
une forme donnée.C’est à mettre ce fait en
évidence,
dansquelques
cas trèssimples pouvant
servir de
types
à une théoriegénérale, qu’est consacrée
laprésente
Note.Dans une
première Partie,
nous résumons lesprincipales propriétés
despolynômes
de M. Hermitegénéralisés
parDidon,
en yajoutant quelques
faits nouveaux,
parmi lesquels
nous citerons une liaison trèssimple
entreune certaine forme
quadratique
et la notion depolynômes
associés ou ad-joints
introduite par M. Hermite. Dans la deuxièmePartie,
nous nous oc-cupons de
l’approximation
desintégrales
doubles.1.
Imaginons,
dans leplan xOy,
unchamp d’intégration auquel
serontétendues toutes les
intégrales
doublesconsidérées,
etdésignons
par K une fonction de xety susceptible d’intégration
et conservant unsigne
constantdans toute l’étendue du
champ d’intégration.
Cherchons lepolynôme
P enx et y, le
plus général
d’undegré donné p,
vérifiant les conditionsp our toutes les valeurs
positives
ou nulles des entiers iet j
dont la somme( 1 ) Voir les travaux de Ghristoffel, Tchebicheff et Heine (Handbuch der Kugelfunc- tionen, t. I, p. 286).
est moindre que p. Le
polynôme
leplus général
dedegré
p,contient
"20142014201420142014~
coefficients x~~. En écrivant les conditions(i)
aunombre de
"2014’)
on aura, entre les coefficients 03B1m,n, autantd’équations
linéaires et
homogènes qui permettront
de lesexprimer
tous en fonction ded’entre eux convenablement choisis. Nous allons montrer
qu’on peut
prendre
arbitrairement les( p
+i)
coefficients des termes dedegré
p dansP,
c’est-à-direDans les
équations
dupremier degré (1) qui
déterminent les autres coeffi- cients en fonction linéaire ethomogène
deceux-là,
le déterminant des coefficients des inconnues(
i +j
Cp )
n’est pas nul. Eneffet,
si ce dé-terminant était
nul,
onpourrait
supposer les coefficients(2)
tous nuls ettirer des
équations ( 1 )
des valeurs des+ j ~ ~ p )
non nulles toutes àla
fois;
on aurait alors unpolynôme P,
dedegré (p - J) se,ulement,
véri-fiant les conditions
(i),
cequi
estimpossible ;
car, enmultipliant
chacunedes
équations ( i)
par le coefficient+ j ~~ p )
etajoutant,
on auraitcondition
absurde, puisque
K a unsigne
constant.Ainsi on pourra résoudre les
équations (i)
parrapport
aux coefficients lesexprimer
en fonction linéaire ethomogène
descoeffi- .
cients
(2).
Lepolynôme
leplus général
P vérifiant les conditions(f)
estdonc de la forme
avec
(p + 1)
coefficientsarbitraires, Vp,o,
...,Vo,p désignant
despolynômes
linéairementindépendants.
Ce dernierpoint
estévident,
car lepolynôme
+ n =p)
contient un seul terme dedegré
p, leterme
xmyn.
2. Tout
polynôme
en x et y dedegré
ppeut
être mis sous la forme d’unesomme de
polynômes
dedegrés égaux
et inférieursà p multipliés
par des constantes.Pour le montrer, il suffit de faire voir que, si ce théorème est vrai pour
un
polynôme
dedegré (p - I),
il l’est pour unpolynôme
dedegré
p. Soit donc unpolynôme
dedegré
p, que nous écrironsen mettant en évidence les termes de
degré
p. Lepolynôme
est
également
dedegré
p et a les mêmes termes dedegré p
que lepoly-
’
nôme
03C6p(x,y).
La différenceest donc un
polynôme
dedegré (p - I) exprimable
parhypothèse
à l’aided’une somme de
polynômes
il en est donc de même de~p(x, y).
3. Les
polynômes possèdent
évidemment cettepropriété
que l’in-tégrale
est nulle tant que
(m
+n)
est différentde [L
+ v. Si l’onimagine
une suitede
polynômes
obtenus d’unefaçon quelconque
et vérifiant les condi- tions( 3 ),
lespolynômes
de M. Hermite parexemple,
on pourratoujours
comme le fait M.
Hermite,
leur associer despolynômes adjoints W m,n’
telsque
l’intég-rale
est nulle tant que l’on n’a pas m = ~, et n = v.
Mais,
suivant une remarquequi
nous a été faite par M. Tchebicheff(’ )
à l’occasion de nos recherches(1) Voir DIDON, Annales de l’École Normale, ire série, t. VII, p. 265.
sur la
généralisation
despolynômes
deJacobi,
nous chercherons à rem-placer
lespolynômes Vm,n
par d’autresUm,n
dedegré (m
+n), identiques
à leurs c’est-à-dire tels que
l’intégrale
reste nulle tant que l’on n’a pas en même
temps m
== p, n = v. ,Voici comment nous formerons les
polynômes Um,n
d’undegré
donnép,
(rn -I-- n =~).
Posonsles lettres a2, ..., ap,
bo,
...,bp,
...,lo,
...,l~ désignant ( p -I-1~’-’
constantes dont le déterminant n’est pas nul. Nous allons montrer
qu’on
peut, d’une infinité de
façons,
déterminer ces constantes, de manière à vérifier les conditions suivantesi
et j désignant
des entiersdifférents.
Posons,
pourabréger,
et considérons la forme
quadratique
de(~ + 1 )
variables , ...,ou,
d’après
les valeurs desAi,j,
La condition
devient,
si l’onremplace
et par leurs valeurs(4 ),
de
même,
la conditionpeut
s’écrireet ainsi de suite pour toutes les conditions
(5).
Leséquations ( 5 ) expriment
donc que, dans
l’espace
à pdimensions,
lespoints ayant
pour coordonnéeshomogènes
sont les sommets d’un
polyèdre
de(p -+-1)
facesconjugué
à laquadrique
~,~(xo,
x" x2, ...,xp)
= o. Le discriminant de la formequadratique §
n’estpas
nul,
car cette forme nepeut
pas s’annuler pour des valeurs de xo,..., x p non nulles à la
fois,
comme il résulte del’expression de §
sousforme
d’intégrale
définie. On pourra donc déterminer lesquantités (ao,
a" ...,ap), (bo, b" ..., bp),
...,(lo, l" ..., lP)
d’une infinité de fa- çons, parexemple
endécomposant
laforme §
en carrés. L’une de ces dé-terminations étant
adoptée
pourchaque degré
p, on aura despolynômes
tels que
tant que l’on n’a pas m = et n = v. De
plus,
comme lesquantités (ao, at,
...,(bo, ..., bp),
...,(lo, ..., lp) ne
sont déterminéesqu’à
desfacteurs
près,
on pourra supposer ces facteurs choisis de tellefaçon
que lesintégrales
doublesqui
ont pourexpressions respectives
soient toutes
égales
à l’unité.En
résumé,
nous avons formé despolynômes
linéairementindépen- dants,
dedegrés (na
+n),
vérifiant leséquations
tant que l’on n’a pas m = ~, n = v, et
Un
polynôme quelconque
d’undegré p,
pourra se mettre sous la forme d’une somme depolynômes Um,n multipliés
par des constanteset l’on aura, en
multipliant
les deux membres parKU,n,n dx dy
etintégrant,
Plus
généralement,
si l’on admet lapossibilité
dedévelopper
une fonc-tion ~
(x, y)
en série depolynômes
on aura de même
4.
D’après
une remarque de Didon(Annales
del’École Normale,
Ire
série,
t.VII),
si l’on a une suite depolynômes,
tels quel’intégrale
soit nulle tant que m + n est différent de ~, + v, on
peut
en déduire uneinfinité de
systèmes
depolynômes
associés etR,n,n,
tels que"
tant que l’on n’a pas m = ~,, n = v. On vérifiera sans
peine
que l’on ob-tiendra les
polynômes
etRm,n
d’undegré donné p
par la méthode sui-vante. On posera, comme dans le numéro
précédent,
et l’on
prendra,
pourles coordonnées
homogènes,
dansl’espace
à pdimensions,
des sommets dedeux
polyèdres
à(p
+1)
facesconjugués
l’un de l’autre parrapport
à laquadrique
définie à la page 5.
5. Soit un
polynôme P,
dedegré
p, vérifiant les conditionsil est évident que ce
polynôme
doit s’annuler dans lechamp d’intégration,
car s’il y
gardait
unsigne
constant,l’intégrale (i)
ne serait pas nulle pour~;_~ . =o.
Plus
généralement,
si lepolynôme
P estdécomposable
en unproduit
dedeux facteurs entiers P =
QR,
chacun despolynômes Q
et R doit s’annuler dans le domained’intégration.
Eneffet,
si lepolynôme R,
parexemple, gardait
unsigne
constant dans lechamp d’intégration, l’intégrale
’qui
devrait être nulle en vertu des relations( r ), puisque
ledegré de Q
estmoindre que celui de
P,
ne le serai~ pas, car enremplaçant
Ppar (~R,
elle deviendrait
ce
qui
est uneintégrale composée
d’élémentsayant
tous le mêmesigne.
II. -
Quadratures mécaniques.
6. La théorie des
quadratures mécaniques
est ordinairement rattachéeaux
propriétés
des fractions continues.Mais,
pourpréparer
son extensionaux
intégrales doubles,
nousadopterons
le modedéposition suivant,
quenous
indiquerons rapidement,
sans le donner comme nouveau(’ ~.
Soit
K(x)
une fonction donnée de xsusceptible d’intégration
dans unintervalle donné a,
b,
etune série
convergente
dans cet intervalle ainsiqu’aux
limites.Pour évaluer
l’intégrale
substituons à
f (x)
lepolynôme
dedegré
n -1qui, d’après
la formule deLagrange,
devientégal
àf (x)
pour ra valeurs x?, ..., xn choisies dans l’intervalle a, b. Nousprendrons
pour valeurapprochée
del’intégrale I, l’intégrale
( 1 ) l’oir JORDAN, Cours d’Analyse, t. II, p. io8.
p" P2’ ..., ~n
désignant
des constantesqui dépendent
de la valeur de x"..., xn, mais non de la nature de la fonction
f (x).
Parexemple,
En
remplaçant f (x, ), f (x,,),
...,f ( Xn)
par les sériescorrespondantes,
on a
Si l’on suppose nuls les coefficients
f (x)
se réduit à unpolynôme
dedegré
n - l, devientidentique
à
et l’on a alorsquels
que soient ao, a" ..., . On a doncCes relations ont lieu
quels
que soient x t, x~2, ..., xn. Pour obtenir uneapproximation plus grande, disposons
de ces nquantités
defaçon
à rendreégaux
les n termes suivants endans les
expressions
de 1 et de J. Nous aurons les n nouvelleséquations
On a en tout 2 n
équations (6)
et(7 )
à 2 n inconnues Pt, , ~ p 2, ..., pn, x, ,x2, .. v xn. Soit
le
polynôme
dedegré
nayant
pour racines x,, x~, ..., xn. On aurapour
i == 1,
2, ..., n.Alors,
enmultipliant,
dans le Tableau deséqua-
tions
( 6)
et( ~ ),
lapremière
parÀo,
la deuxième par~, ,
..., la( n + 1 )ième par Àn
etajoutant,
on verra que les coefficients de Pt, p2, ..., Pli sontnuls,
et l’on aura
De
même,
enmultipliant
la deuxième de ceséquations
parX~
la troi-sième par
03BB1,
..., la(n
+ par03BBn,
on auraet ainsi de suite
jusqu’à
Ces
équations, qui
déterminent lesrapports
des coefficients~o, ~"
...,ÀI1
à l’un d’entre eux,
expriment
que lepolynôme P(x)
satisfait aux Il re-lations
qui
déterminent lepolynôme P(x)
à un facteur constantprès,
à conditionque
K (x) garde
unsigne
constant entre a et b. Parexemple,
siK ( x )
= i ,a _ ---1, b = + i,
P (x)
estégal,
à un facteurprès,
au( n -
ipoly-
nôme de
Legendre.
’
Si
K(x) changeait
designe
dans l’intervalle a,b,
lepolynôme pourrait
ne pas être déterminé par les conditionsprécédentes.
Ilparaît
alors
possihle
d’annuler un terme deplus
dans la différence 1 - J. Parexemple,
en prenanta = -1, b =1, K( x) = ~x~2 +
il existe unc~infinité de
polynômes
du seconddegré P (x)
vérifiant les deux conditions(Test ce que l’on vérifiera sans
peine,
en montrant que lepolynôme
P con-tient deux coefficients arbitraires.
7. Le
problème
de l’extension de la méthode de Gauss auxintégrales
doubles se
présente
maintenant d’une manièresimple.
Nous ne ferons quel’indiquer sommairement,
car cette théorie doit êtredéveloppée
par M. Gourier dans une thèse.Soit K une fonction de x
et y susceptible d’intégration, gardant
unsigne
constant dans lechamp d’intégration,
etf (x, y))
une fonction déve-loppable
dans lechamp d’intégration
en une sériede puissances
L’intégrale
doubleaura pour
expression
si l’on pose
Prenons un
polynôme 03C6(x, y)
dedegré p
en x et y : : cepolynôme
contient un nombre
de coefficients
que nous déterminerons en
exprimant qu’il prend
la même valeur quef (x, y)
en npoints (x" (x,, y~),
...,(xn,
situés dans lechamp
d’intégration
etn’appartenant
pas à une courbe d’ordre p. Les coefficients étant ainsi déterminés par deséquations
dupremier degré
dont le dé- terminant n’est pasnul,
leprendra
la formeet
l’intégrale
deviendra
Pt, , p2, ... Pn ne
dépendant
que de(x1, , y, ), (x2, y2), ..., (xn, yn )
et non, de la nature de la fonction
f (x, y).
Cetteintégrale
J pourra s’écrireet l’on
prendra
J pour valeurapprochée.de
I.Si,
dansf(x, y),
les coefli-cients de tous les termes de
degré supérieur à p, (p.
+ v> p),
étaientnuls, J(x,y)
serait unpolynôme
dedegré
p etserait identique
à
.tC
x,.y ).
On aurait doncquelles
que soient les valeurs des npremiers
coefficientsa~,,v ( u + v 9 p ~.
ce
qui
donnepour toutes les valeurs de ~, et v dont la somme est moindre que
(p
+I ;~
On pourra ensuite cherchera
disposer
des 2n Indéterminées(x~" y, ~, (x>> y:>>
..., (xn,yn) defaçon
à rendreidentiques
2n des termes suivantsdans les
développements
de 1 et deJ,
cequi
fournira 2 néquations
non-velles de la forme
On aura en tout un
système
de 3néquations (8)
et(9 )
à 3ft inconnues p" p2,..., pn,, (x, , y, ), (x2, y~ ),
...(xn, yn).
Ilfaudra,
pour que leproblème
soit
possible,
que ceséquations
soientcompatibles
etdonnent,
pour lespoints (x~, y, ), (x~, y?),
...,y n),
despoints
réels appartenant auchamp d’intégration
et non situés sur une courbe d’ordre p.8. Le cas le
plus simple
de tous est le cas de p = o, n == i. On substitue alors àf ( x, y)
une constantef (x" _y, ) égale
à la valeur queprend ,~’(x, y)
en un certainpoint y, )
duchamp d’intégration. L’intégrale
Jdevient
On pourra
disposer
dupoint
Xf’ Yt defaçon
àégaler
les deux termessuivants dans les
développements
de 1 etJ,
cequi
donneDonc le
point (~ ~ y, )
devra être choisi au centre degravité
duchamp d’intégration,
la densité enchaque point
étantégale
àK(x, y).
Si l’on forme le
polynôme
leplus général
dupremier degré
s’annulant pour x == x,, y = y,, on
voit,
en écrivantAx,
+By,
-}- C = o,c’est-à-dire
AI"o
+ +CIo,o
= o, que cepolynôme possédera
la pro-priété
ce sera donc le
plus simple
despolynômes
considérés dans lapremière
Partie. Ce
polynôme égalé
à zéro donnera une droitepassant
par lepoint
fixe cherché
(x~, y~ )
:~i~ov.~~o-~-
= o.9. En donnant
à ~p
d’autresvaleurs,
y on se trouve en face de certainesdifficultés : les
équations
obtenues peuvent êtreincompatibles
ou donnerdes
points
non situés dans lechamp d’intégration.
Nous nous bornerons àsignaler
un cas intéressant à étudier endétail,
c’est le cas où p = 4 : le po-lynôme y)
contient alors n = 15 coefficients. On pourra chercher ildisposer
des 3o coordonnées(x~ , y, ~, (x,,, y,, ~,
...,(x, ,, y, ~ ),
defaçon
àrendre
identiques
les coefficients desquantités
dans lesdéveloppements
des
intégrales
1 etJ,
pour toutes les valeurs de p- et v dont la somme est in-férieure à g. On a ainsi les
équations
au nombre de
4~? déterminant~~?
’"?7~5?(r, , y, ) , (-~29~2)?
....Les 1 5
points
n’étant pas sur une courbe duquatrième degré ,
on pourra chercherl’équation générale
d’une courbe ducinquième
de-gré passant
par cespoints.
Soitl’équation
d’une courbe ducinquième degré passant
par ces i 5points,
on’
aura les conditions
D’après
leséquations ( I o ),
on voit que lepolynôme
ducinquième degré y)
est d’abordassujetti
aux conditionsau nombre de 10.
Comme ce
polynôme
contient 21coefficients,
ces conditions en déter- minent 10 en fonction des 11 autres, etl’expression
laplus générale
d’unpolynôme c~(x, y~
vérifiant ces Io conditions estles
polynômes
étant ceuxqui
ont été définis dans lapremière
Partie.Les coefficients
~~,~,
au nombre de 1 r, sont encoreassujettis
à d’autresconditions, puisque l’équation
d’une courbe ducinquième
ordrepassant
par 15points
ne contientplus
que 6 coefficients d’une manière linéaire et ho-mogène.
On verra, de
même,
que toute courbe dusixième, septième,
huitièmeordre passant par les 15
points Yi)
a uneéquation
de l’une des formessuivantes
10. On
pourrait
aussiimposer
auxpoin ts ( x, Yi)’ (x2, y2 ),
...des conditions
particulières,
en diminuant d’autant le nombre des termesque l’on annule dans la différence 1 - J.
Supposons,
parexemple,
que lechamp d’intégration
soit un cercle de centre 0 et de rayonl~
et que K = 1 ,Les
polynômes
sont alorscomposés
linéairement avec lespoly-
nômes
de M. Hermite. Prenons 3
points (x" y, ), (x~,, y~ ), ( x3, y3 )
dans lecercle,
et substituons à la fonction
f (x, y)
àintégrer
unpolynôme
dupremier
degré
qui
devienneégal
àf( x, y)
aux 3points.
En raisonnant commeplus haut,
on verra que, dans la différence 1 -
J,
les troispremiers
termes sont nuls.On pourra alors
disposer
des coordonnées des 3points
de manière à an-nuler les termes du second ordre et 3 des termes du troisième ordre. Annu- lons seulement les termes du second ordre : nous aurons en tout 6
équations
()n pourra, dans de certaines
limites,
choisir arbitrairement 3 des 9quantités qui figurent
dans ceséquations.
Onpeut
remarquer que sidésigne Inéquation
d’uneconique passant
par les 3points,
leséquations (Ir) multipliées
parF, D, E, A, B,
C etajoutées donnent, puisque
En
particulier,
si cetteconique
est uncercle,
sonéquation
sera de laforme
et la
puissance
del’origine
parrapport à
ce cercle sera constante. La condi- tion(12),
que nous venonsd’obtenir, peut
aussis’interpréter
en remarquantqu’elle signifie
donc
~!~~,z~, y)
est de la formeles étant les
polynômes
considérés dans lapremière Partie,
les lespolynômes
de M.Hermite,
et des constantes arbitraires.Particularisons le
problème
etassujettissons
les 3points (x"
~~,), (x2, y~ ), (~3, y3 )
à se trouver sur un cercle de centre O.Alors, d’après
cequi précède,
D = ~~ = o et le cercle surlequel
se trouvent lespoints
estFaisons
Nous aurons,
d’après (t !
1;),
En éliminant entre
ces 4 équations,
on trouve deux condi-tions
qui, après suppression
du facteur( t,
--t, ~ (
t., -i3 ) (
t3 - t,),
donnent,Ces 3
quantités
sont donc racines d’uneéquation
binôme de la forme~~ - et l’on a
Donc
enfin,
les 3points
forment les sommets d’untriangle équilatéral
inscrit dans le cercle de centre 0 et de rayon
~2014;
l’un de ces sommets estarbitraire. Les
équations (i3)
montrent ensuite que p1 = p2 = p3 et la pre- mière deséquations (i f) donne
y pour la valeur commune de ces 3 coef-ficients, -’
il. Nous avons dit
plus
haut que leproblème
de déterminerpar les
équations (8)
et(9) peut,
dans certains cas, êtreimpossible.
Pouren donner un
exemple,
prenons encore uneintégrale
doubleétendue au cercle
la fonction K étant
supposée égale
à l’unité. Substituons àf( x, y)
unpoly-
nôme du
premier degré
p renant
les mêmes valeurs que~ f (x ~,Y)
en 3points ( x~ ~~y~ ~ ) > (~v~ >,Y_ .> ~), (~c~, y3)
non enligne
droite situés dans lechamp d’intégration,
etadop-
tons comme valeur
approchée
de 1l’expression
Dans la différence
1 - J,
les troispremiers
termes sont nuls. On pourra alors chercher àdisposer
des coordonnées des 3points
de manièreà annuler les termes du second ordre et les trois
premiers
termes du troi-sième ordre. On aura ainsi 9
équations
Or ces
équations
ne déterminent pas 3points remplissant
les conditionsrequises.
Eneffet,
soitl’équation
d’uneconique passant
par les 3points
cherchés et unpoint à
l’infini sur l’axe On aura
pour i _-_. ~ , 2,
3,
d’où l’on déduit immédiatementH.20 c’est-à-dire
Ces
conditions (16)
montrent que lepolynôme ~ (x, y )
est de la formedésignant
lepolynôme
de NI. Hermiteî~, ~,
et v des constantesassujetties
à la condition d’annuler le coefficientdans ~~ ( x~, ~y ).
On obtient ainsil’expression
cherchéede ~ ( x, v);
onPobtient
également
à l’aide desrelations ( 1 5 ) qui donnent, d’après
les va-leurs des
intégrales IJ,o,
...,La = o,
passant
par les 3points
cherchés et lepoint
àl’infini sur
Ox,
a donc pouréquation
Quand
B et Fvarient
cetteconique
passe bien par4 points fixes,
mais2 d’entre eux seulem.ent et non 3
appartiennent
auchamp d’intégration,
les autres sont à l’infini. Le
problème
est doncimpossible.
On
remarquera
que, dans ceproblème,
l’un des axesjoue
un rôlespé- cial,
tandis que, dans les autresquestions
que nous avonsrésolues,
la direc-tion des axes