A NNALI DELLA
S CUOLA N ORMALE S UPERIORE DI P ISA Classe di Scienze
P IERRE M OLINO
Sur la G-géométrie des variétés différentiables
Annali della Scuola Normale Superiore di Pisa, Classe di Scienze 3
esérie, tome 23, n
o3 (1969), p. 461-480
<http://www.numdam.org/item?id=ASNSP_1969_3_23_3_461_0>
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DES VARIÉTÉS DIFFÉRENTIABLES
par PIERRE MOLINO
C"’)
Soient V une variété diitérentielle(C °°) de dimension n, G
un sous-groupe de Lie fermé de GL
R).
Un certain nombre deproblèmes
con.cernant les G-structures ont un caractère
purement
local. Comme sur toute variété il existe localementdes G.structures,
il est naturel d’étudier direc- tement laG-géométrie »
de V sans faire apriori d’hypothèses
d’existence.Ceci revient à traiter simultanément le cas de toutes les structures locales du
type
considéré sur V. Bien entendu cette étude a un lien étroit avecla théorie des déformations
qui
s’intéresse à un « continuum » de structures sur une variété. Poursimplifier
on se limite au cas des structures du pre- mier ordre.I.
L’espace
des G-structures sur V.1.1. Soit le fibré
principal
desrepères
linéairesde V muni de sa 1 forme fondamentale 8°.
L’espace F8
=E°/G quotient
de EO par les translations à droite de G sera dit espace des G-structures surV. Dans le
triangle
commutatif de fibrations :Pervenuto alla Redazione il 18 Marzo 1969.
(") Cet article a été écrit pendant que l’auteur était invité par l’École Normale Su- périeure de Pise. Le sejour de l’auteur a été financé par le CNR (Contratto di Ricerca, n.° 115.2755.0 4930).
n° est une fibration
principale
de gronpe structuralG,
et 0° est tenso-rielle pour cette fibration.
Une section
globale (différentiable) s
deFo
au dessus de V définit uneC structure
sur V,
c’est à dire lecouple [E8, 0j
d’un fibréprincipal
surV, ~8~
de groupe structuralG,
et d’une forme fondamentale0,,
surEs (1-forme
tensorielle à valeurs dans Rn de rang n en toutpoint). et 0s
sont induits par EO et 0° surl’image s ( V)
de lasection,
ce que l’on notera :(1.1.2) [Es, 0,]
=B°]).
Toute G-structure s’obtient par ce
procédé.
Une famille différentiable à un
paramètre
de sections deF2
définira une famille différentiable à un
paramètre
de G-structures.Une section
locale 80
deF~
au dessus d’un ouvert U de V définiraune G structure locale
880] ([.E °,
sur U. Muni de cettestructure,
U sera dit «domaine G-structuré ».
On
appellera
faisceau des germes de G-structures sur V le faisceau~~
des germes de sections locales de
FG .
REMARQUE : L’espace
fibréprincipal
définit des classes carac-téristiques
surF8.
Si s est une section de les classescaractéristiques
définies sur V par
E,
seront lesimages
desprécédentes
parl’application
induite
s~‘ : B ~ (F~ , A ) --~ g ~ ( V, A)
où A est l’anneau de coefficients con-sidéré. Il est clair que les classes obtenues ne
dépendent
que de la classed’homotopie
de la section s. Enparticulier,
deux G-structuresqui
définissent des classescaractéristiques
distinctes nepeuvent
être reliées par une famille différentiable à 1paramètre
de structures. Ainsi les classescaractéristiques
sont invariantes dans les
composantes
connexes par arcs deHO ( Y,
1.2. Considérons
l’espace (f a 0 = cg (F8,
GL(n, R))
desrepères
transverses à la fibrationF~--~
V. On a lediagramme
commutatif de flbrations :est muni natnrellement d’une 1-forme fondamentale
00 a
à valeursdans RI’ dont la restriction à EO est 8°. par
l’injection 1°,
est unG-sous fibré
principal
SiEs
est la G.structure définie par une section est un G-sous fibréprincipal ê,
deê~,
«projetahle »
celui là pour la fibrationPo.
Si est lefibré
quotient
deê2
par les translations à droite deG,
on a lediagramme
commutatit’ :
L’image (’;0
o définit une section 8° de Demême,
sis est une section de , défini t une section s de
K
projetable »
suivantUne famille différentiable à 1
paramètre
de G-structures sur V dé- finit une famille différentiable à 1paramètre st
de sectionsprojetables
deF° 2013~ ~ (c’est
à dire une famille ii unparamètre
de Q’-suus-fibrésprincipaux
de
c2 projetables)
etréciproquement.
Naturellement si on se contente d’étudier dans
F~
les section(ou
lesiamilles de
sections) prqjetables
cela revientsimplement
à étudier directe- ment les sections(ou
familles desections)
deF2.
Au contraire il sembleintéressant d’étudier les sections (ou familles de
sections) quelconque
deErg.
Soit S une telle section. Elle dé6nit un G-sous fibré
principal és
deSi on
regarde Fj
comme leproduit
fibréF8 Fg,
8 est legraphe
d’unev
application
fibréeF -- F2
et définira donc une «corrélation entre struc- tures »: pour. toute G.structure(ou
germe deG-structure) s, S (8)
sera uneautre G-structure
(ou
germe de C~structure).
()n pourra encore direque
définit un «
morphisme
structural » sur r. 80 définira lemorphisme identité,
et pour toute section s de
F~ -~ ~’, s
définira uumorphisme
constant. Ona la
proposition
immédiate :PROPOSITION 1.2.1 : S’il existe une famille différentiable à un
paramètre
de sections de alors
est connexe par arcs.
REMARQUE :
Plusgénéralement,
si G’ est un autre sous groupe de Lie fermé de GL(n, R),
soitF~, ~~
==cg/G’.
Une section 8 de déù- nira une corrélation entre structures detypes
différents.1.3. En
fait,
dans les constructionsprécédentes,
comme dans l’étude in- finitésimalequi
vasuivre,
n’intervient essentiellement que lediagramme
defibratioiis :
est une G-fibration
principale
munie d’une 1 forme tensorielle 0° à valeurs dans Rn dont le noyau enchaque point
est le sous-espace vertical pour la fibrationp°
o nO. Ceci conduit à unegénéralisation
naturelle(qui
seraélargie
ultérieurement dans l’étude des G-structuresquotient) :
-.DEFINITION 1.3.1 : Soit un
diagramme
de fibrations :Où n est une libration
principale
de groupe G ~ GLR) - n
= di-mension de V - et où .E est muni d’une 1 forme tensorielle 0 à valeurs dans ~n dont le noyau en
chaque point
est le sous-espace vertical pour lafibration y
= p o n. On dit que lecouple [E, 0]
est une G-structure trans- verse à la fibration p. Le fibré F-~V,
muni ducouple [E, 9J,
est dit fibréG structuré.
Etant donné un fibré arbitraire F---+
V,
considérons le fibréprincipal
(f F (F,
GL(it, R))
desrepères
transverses à la fibration. Soit~’
= Une G-structure transverse à la fibration sera définie par une section 8 deF2013
F.jp ,
On a une
projection qui
induit uneprojection
Les ri structures trausverses
prqjetables correspondront
auxIV N
sections
de sontl’image réciproque
par p de sections s de Si[~9]
est une C structure transverse à la fibration ~’ --~V,
on a undiagramme
commutatif de fibrations :qui
montre que estl’image
inverse de[}Jo,9°]
par uneapplication ,t~: respectant
la libration. En ce sens, , lecouple [EO,9°] joue
unrole universel. Mais cela
n’emloîche
pas d’étudier d’autres fibrations G-struc- turées sur V que la fibration « universelle »F-
V. Onobtiendra,
à l’aidedes sections
(ou
des sectionslocales)
de F2013~ V des G-structures(ou
des G.structnreslocales)
sur V. Toute fibration G-structurée F---+V,
munie desa G-structnre transverse
[E, 0]
définit ainsi un faisceau~~
de germes deG-structures
sur Y,
c’est à dire un sous-faisceau de‘~~.
On aura ainsi des« G-géométries
restreintes » sur la variété V.EXEMPLES :
(1)
Soit E( Y, G)
une G-strncture sur JT munie de sa forme fonda- mentale 9. Si H est un sous groupe de Lie fermé deG, E/H, le couple (E, 8]
(léfinit une H-structure transverse à la fibration V. LaH-géo.
métrie restreinte
correspondante
sur V est celle des H-structures subordon- nées à la G structure E.(2)
Soit E =E (V, G)
un G-fibréprincipal
arbitraire su V. Considérons leproduit
fibréEF =
et lequotient FF = FÉ
--~ V sera dit« espace des sondures >> sur E. Si
00 Pl’
estl’image réciproque
de 9° par laprojection ~~~; --~ L’°,
lecouple [7~9~)
définit une G-structure transversesur
l’espace
des soudures. LaG-géométrie
restreintecorrespondante
sur V (que l’onpeut appeler « géométrie
des soudures surE »)
est l’étude des G-structures sur Vappartenant
à la même classed’isomorphisme
de fibrésprincipaux (celle
deE).
L’intérêt essentiel de la
géométrie
des soudures consiste dans la pos- sibilité de linéariser lesproblèmes.
En effetFRO
est un ouvert(dense)
dansle fibré vectoriel
L 0 --+
V des 1 formes tensorielles sur E à valeurs dans D’où l’intérêt de l’étude dessoudures,
enparticulier
dans lesproblèmes
de déformations : soit V une variété
compacte.
On considère une famille à unparamètre
différentiable de G-structures sur V. Toute les structures de la fa-mille sontisomorphes
en tant de G-fibrésprincipaux (étant
induitsà
partir
de par une famille continued’applications
JT -+ Soit.E un G-fibré
principal appartenant
à la même classed’isomorphisme.
La famille de C structures définit alors une famille de soudures. Auvoisinage
de la section so on a donc une variation infinitésimale dont l’étude est un
problème
linéaire car le fibrétangent
vertical àFÉ
lelong
de 8° s’identifiecanoniquement
àLx . Ainsi,
dans[3],
GUILLEMIN - STERNBERG utilisentl’espace
des soudures(en imposant
bien entendu une condition derigidité
pour les soudures d’une même
famille,
dont on verraqu’elle
se traduit parun
système
différentielqui -
dans ce cas - estlinéaire).
(3).
Soit yY une autre variété différentiable et la fibration triviale V X lV - V. Si[J, 0]
est une G-structure transverse à cettefibration,
elle définit une famille différentiable de G-structures sur Vparamétrées
par la variété lV. Parexemple
une famille différentiable à 1paramètre
deG-structures sur T~
correspond
à une (? structure transverse pour laprojection
Prenons
pour W
unesphère
SP.Supposons
V munie d’une G-structure[E (V, G), 9].
Considéronsl’espace êsp
desrepères
transverses à la fibration VX Sp
2013 V. Munissons lasphère
8P d’uneorigine
0 et identifions VN IV
V X Dans
Fsp = êsp/G,
on a une section deFsp-+
V X SP au dessusde V X
101,
à savoir lasection 80
définie par la G - structure[E, 0].
Lesclasses
d’homotopie
de sections 8 de’°’p-
SPqui
coïncident avec8. sur V X
JOI
définissentl’homotopie
del’espace (V,
endimension p.
REMARQUE : Chaque
section 8 deFsp--~
définit un G-fibréprincipal
sur V XSp,
donc des classescaractéristique
sur V X Sp. De lasuite
d’applications V
V on déduit une suited’applications
p* ;*
H*
( V, ( V
X8P, A ) - H* ( Y,A).
Une classed’homotopie
de7Go)
en dimension p définit des classes
caractéristiques
dans y dont lesimages par i*
sont les classescaractéristiques
de la G-structure[E, 0].
L’élément neutre du groupe
d’homotopie correspond
auximages
parp*
desçlasees caractéristiques
de la G structure[E, 0].
II.
Les G-prolongements
de V.Les constructions que l’on va faire sur
l’espace
des G-structuresFg
pourraient
être faites de la même manière sur tout fibré G-structuré. Maisil suffit de traiter le cas de
compte
tenu du rôle universel ducouple
[EO,90] (diagramme L3.3):
si F - V est un autre fibréG-structuré,
on aune
application ,f’ : qui
nouspermettra
dereporter
sur F les con-structions faites sur
F° .
II.1. éttcdier la
infinitésimale
del’espace
des Gstructures,
on introduira les espaces de
jets
de sections du fibréFG
--~ V. Par commedité,
on noteraFi
= le fibré des(k entier ] 0)
de sections deF
et onl’appellera
espace desk-jets
de G-structures sur V. On aura, pour toutcouple
d’entiers1~~,
l avec k] 1 >
0 undiagramme
commutatifde fibrations :
Tout germe de section s de
Fâ’
définira un de section « ii;tégrable >>
deFG . Réciproquement,
un germe de section .gk de~ 2013>- ~
seraintégrable
si et seulement si :Fn
général
le second membre de(11.1.2) appartient
àJÿ (~G-’).
On a uneinjection
natnrelleF’
---+J r (F~-’) qui
donne un sens à la conditionprécé-
dente.
I1.2. On .çe ~Je construire les
« G-prolongements
» deV,
c’est àdire des espaces fibrès
qui
réalisent simultanément lesprolongements
suc-cessifs de tous les germes de G-strnctures sur V. Pour cela on
adoptera,
en ce
qui
concerne lesprolongements,
la méthode de SINGER-STERNBERG(voir [7]).
Dans ces conditions la définition n’est pas entiérementintrinsèque:
pour tout groupe G
d’automorphismes
linéaires de Rn on devra choisir unefois pour toutes un
supplémentaire e
de a(g @ Rn *)
dans Rn~ A2 ~)
ou g
estl’algèbre
de Lie de 6 et aInapplication
définie par :/1]°,
fibré surF8,
et muni de sa forme fondamentale9°,
pourra pireregarde
comme le
G-prolongement
d’ordre 0.Considérons la famille
+§1
formée des sous-espaces « horizontaux » de 7~dont la « torsion »
appartient
àC.
Siéj désigne l’image réciproque
dufibré par la
projection
on a lediagramme
commu-tatif de fibrations :
où la fibration
El
-(’-’
est une fibrationprincipale
de groupe structurald’algèbre
de Lie(avec
les notations deEh,
en tant que fibre de
repères
surest
muni d’une 1-forme tensorielleOà
à valeurs dans Rn
+ gl R).
En tontpoint z E EJ
on a un « sous-espacecanonique » Hz, , qui
estl’image réciproques
parOG
du sous-espace deRn + gl (n, R). Hz, peut
encore être défini comme suit : si nt(Z1) = yi
etpi
=y°, yi
définiten y°
un sons-espace horizontal pour la fibrationFÔ -
V. AlorsHz,
estl’image réciproque
deIrui
parl’application
linéairetangente
en Z1 à?~ô
o nt.DEFINITION IL2.1: Le
couple
formé du fibré munidue la forme
8~
sera ditG-prolongement
d’ordre 1 de V.Le
G-prolongement
d’ordre 1possède
lapropriété caractéristique
sni-vante :
PROPOSITION II.2.1 : Si .s est une section
(respectivement
une sectionlocale,
un germe desection)
oe la G.structure associée(respec-
tivement G structurelocale,
germe deG-structure),
lepremier prolongement
E81
deE8,
muni de sa forme fondamentale8b1
est induit àpartir
deE’
,muni de sa forme fondamental
0~ ~
par lejet
d’ordre 1 de .s, soit :On remarquera que dans l’énoncé de la
propriété caractéristique
n’in.tervient que la restriction de
0~
aux sous espacescanoniques
enchaque
point
deEJ.
en réalité cette restriction que l’onappellera
forme.Jondamentale sur
E~ .
C’est donc une 1 formepartiellement
définie en cha-que
point.
Les
G-prolongements
d’ordresupérieur
de V seront construit par récur-rence de
façon
àvérifier,
pour les ordrescorrespondants,
unepropriété caractéristique analogue
à laprécédente. Supposons
construit de la sorte leC-prolongement
d’ordrek, E~ ,
muni de sa forme fondamentale Onva
indiquer
comment se construit leprolongement
d’ordre k~-
1. Parhypo-
thèse on a un
diagramme
commutatif :Sur on a une 1 forme
0;;
définie sur le sous-espacecanonique lIzk
enchaque point
définit un sous espacehorizontal .-
li k
enyk-l
pour la fibrationy A lors l
8 ;
est à valeurs dans Parhypothèses
lecouple
vérifie la
propriété analogue à !a proposition II.2.1
pour l’ordre k.Ceci
étant,
soit("+1 l’image
inverse du fibréEG - F par la projec-
-1 1- .... L
G G G
tion ()n a
diagramme
commutatif :Un
point
( est uncouple
définit
en yk
un sous espace horizontal pour la fibrationpk.
SoitPour toute G-structure locale
ayant
comme(lc + 1 )-jet
en(pk
onk) (zk), représente, d’après l’bypothèse
derécurrence, l’espace tangent
en Zk à son k èmeprolongement.
Le(k + 1 )-ème prolonge.
ment
définira
alors en zk une familledistinguée
derepères
de Deplus
cette famille derepères
nedépend
pas de la structure locale considé-rée,
mais seulement de son(k + 1) ème-jet yk+’.
(lequi
revient à remarquer que la fibre en unpoint
du (k+ 1)éme prolongement
d’une G-structurene
dépend
que de son(k + 1) ème-jet
en cepoint.
On a ainsi obtenu pour tout
couple (Zk,
c’est à dire pour toutpoint
Eék+~ ,
une familledistinguée
derepères
de La réunionde ces familles aux diff’érents
points
de 1 forme alors unprincipal
surê:¡+l;
siappartient
à la fibre de au dessusde
~k+~ ,
définit unrepère
deh k
Donc on aura sur une1-forme fondamentale
0~ ,
à valeurs dans Rn+ 9 + +
...+ g(k),
définiesur
l’image réciproque
de par laprojection 2013~ ~ ,
c’est à diresur
l’image réciproque
dej~-~k+1
par laprojection
2013~ autrementdit le sous-espace
canonique
Il est clair par la construction même que le
couple [7~~ , 0~] possède
pour l’ordre
k+ 1
lapropriété caractéristique analogue
à laproposition
II.2.1.()n a donc établi par récurrence :
PROPOSITION II.2.2 : Pour tout k
]
0 onpeut
construire uncouple
0) unique
formé d’un fibré EGk FGk et d’une forme fondamentale8à
(1 .t°orme
à valeurs dansh’e - -- ... -- r’k-l’
>partiellement
définie sur lessous espace
canoniques
de.);)
tel que est une section(respectivement
une section
locale,
un yerme desection)
deFÔ- 1’, :g
la G.structure associée(respectivement
G-structurelocale,
germe deG-structure)
leprolongement Esk
deFl,,,
muni de sa forme fondamentale0~
est induit àpartir
de muni de sa forme fondamentale9~ ~
par lejet
d’ordre k de .fl, soit : 1II.,3. Sur le
prolongement
(l’une G-structnre se trouve défini un« tenseur de structure » d’ordre k. Construisons le tenseur
correspondant
snr les
G.prolongements
de F.La valeur du tenseur de structure d’ordre la au dessus d’un
point
deF
dépend,
pour uneG-structure,
dujet
d’ordre(k + 1)
de la G-structureen ce
point.
Autrementdit,
dans lediagramme
commutatif :le tenseur de structure d’ordre
le, tG ,
k sera un tenseur sur lefibré -’
On
peut également prendre
sonimage réciproque
sur y mais ceci don-nera un
décalage
sur les ordres. Etant donnée une section s deFG
et la (? structure associée
Es,
si l’on veut construire sonprolongement
muni de son tenseur de structure
t8 ,
il faudraprendre
lecouple in-
duit à
partir
de( 1, par l’application Y - Fr+’ .
Soit. maintenant
Vu
une variété différentiable de même dimension n que V. Ftant donné unpseudo-groupe
de Lie transitif F surYo ,
d’ordre1 et ’de groupe
d’isotropie
linéaireG,
onpeut
définir sur V la notion de germe de.T structure,
de restructurelocale,
éventuellement de F-structureglobale.
On noteralr
le faisceau des germes de r-structures sur V. Pour tout entier k >0,
pourqu’un
germe de 6’ structure soit un germe der-structure,
on aura une condition nécessaireportant
sur le tenseur de struc-ture
d’ordre k, qui
devra être constant etégal
au tenseurcorrespondant
dela r-structure associée au
psendo-groupe
sur la variété modèleVo.
Cettecondition sera vérifiée sur une
partie
du fibré~’k~’
c’est à direau dessus d’un sous-fibré de
F~+l.
Enparticulier,
si l’onprend
Il
+ 1
="0
= ordre de stabilité pour lacohomologie
deSpencer
del’algèbre
de Lie de
G,
on obtient un sous-fihréFr
deFa ;
c’est à dire unsystème
dififérentiel
(non linéaire) ci’ordre ko
sur le fibréFr --~
V. Cesystème
seraappelé gygtème différentiel fondamental
poccr les restructures szcr V.En
restreignant
pour tout lesG-prolongements
de V aux sous-fibrés
Fî;,
on obtient des« F-prolongements
deTT », Er ,
munis de la 1 forme8p
obtenue par restriction deUne « presque F.structure » sur V
(ou
un germe de presque fstructure)
sera définie par une section s deFâ
(ou un germe desection)
dontle
jet d’ordre ko
soit à valeurs dansFp.
Defaçon équivalente
elle seradéfinie par une section
(ou
un germe desection) intégrable
de Soit :PROPOSITION II.3,1 : Les presqne restructures sur V
correspondent
aux solutions du
système
différentiel fondamental pour lesT.structures,
c’est à dire aux sections
sk°
deF9"
veréfiant la condition :Si l’on
prend
pour T lepseudo-groupe
de Lie d’ordre 1plat l’(G),
onobtient un
système
différentiel fondamentald’ordre ko
pour les G-structuresplates,
défini par un sous fibréF91Gj
de y dont les solutions seront les G-structures formellementplates
sur V.1 II.
Les F-deformations.
111.1. de V définit de
façon
naturelle uneopération
infinitésimale sur lesA’jets
de G-structures deV,
pour tout entier k > 0. Donc ...¥ se relève en unchamp
de vecteursprojetables xt
surFG .
En
fait,
siyk
est unpoint
deF~ ,
y la valeur de~¥~
aupoint yk
nedépend
que du
(k -)- l)jet
de X aupoint
xPour 0
l
k onnotera yl
=1}~ (yk).
Notons
. T k Fe k
le fibrétangent
àl’image récipro-
que du fihré
T
‘F9
par laprojection ~2013~F~ .
désignant
le fibre desm-jets
de vecteurstangents à V,
notons,/’" l’image réciproque
duprécédent
par laprojection
V.La
correspondance
.V2013~ définit unmorphisme
de fibrés vectoriels. De même, pour 0 S l
C
k on aura unmorphisme
d’où l’on déduit un
morphisme (encore
notéet on a le
dia,gramme
commutatif :En fait,
(T~
s’identifie a~ Enparticulier,
considérons lecas
1 = k _ 1 . !lk
définit un sous-espace horizontal dans Considérons lk = s’identifie à nn sons-espace del’espace
des
k;jets
dechamps
de vecteurs enNotons lxk
ce sous-espace. Tout
li.jet
dechamps
de vecteurs en xappartenant
àlÿk
se relèverade
façon
naturelle au dessus de en un vecteurtangent
enchaque point
de la fibre
correspondente
de2013~ ~ ~.
Autrementdit,
si . ..alors
X~;-’ (yk-l)
se relève dans °Les espaces
lyk peuvent s’interpréter
de lafaçon
suivante comme défi-nissant un
système
différentiel d’ordre A’: considérons le fibré V des vecteurs « transverses » de Le 6bré desk-jets
de sections(sur V ) de
T oFG
s’identifie àJ k T 0 FÉ .
Si r est parexemple
unpseudo-groupe
de Lie transitif d’ordre 1 de groupe
d’isotropie
linéaireG,
en unpoint
yk
E le sous espace de T oFGk
dèfinit les derelatifs
à
yk.
Prenons la réunion des1 y k
pour tous lesyk
E Ou obtient ainsi unsystème
différentiel(non linéaire)
d’ordre k sur le fibre T oFÜ qui
sera ditdes de V k. (Je
système
diiîérentiel est«
projetable »
surFIÎ (par construction).
Une solution de cesystème
seraune
r-presque
structure(pour + 1 )
sur V munie d’unautomorphisme
infinitésimal. On remarquera enfin que la restriction de ce
système
au dessus d’une
F.presque
structure est unsystème
différentiellinéaire,
celuiqui
définit les
automorphisme
infinitésimaux de la structure considérée.111.2. On notera
If
, le sous-fibré deJk
l’ oFl§ qui
définit lesystème
différentiel desr-champs
de vecteurs de V d’ordre k. On adiagra-
mme commutatif de fibrations :
Pour
U ~ ~a,
ou notera le fibré obtenu en faisant le pro- duit tensoriel surÎ0É
delk
et deM (T o F .
Si onprend l’espace
des
m-jets
de sections(sur V ) k
on noterala restrictioii du
précédent
au dessus dePROPOSITION III.2.1 : Un a la suite de SPENCER:
dans
laquelle
les carrés sont commutatifs(ici
p =1n))
etq)i+l 0
_-_ o.En réalité la
proposition
résulte immédiatement de ce que, pour unpoint
donné si on considère uneF-presque
structure localeE,
telle quejk+’m 8
= la suite deSPENCER,
relative aux
automorphismes
infinitésimaux de~’8 correspond,
aupoint
~~ = à des
morphismes
de fibrésqui
nedépendent
pas de la section.Par
commodité,
onprendra
lesimages réciproques
des fibréssur
Fk+m
par laprojection
Un obtiendra ainsi des fibrésnotés
~
et la suite :de fibrés et de
morphismes
de ti brés vectoriels surIl est clair que la suite
précédente
ne définit pasd’opérateurs
différen-tiels linéaires
mais,
sous la forme(111.2.2),
une suited’opérateurs
différen-tiels non linéaires d’ordre 1.
111.3. Ecrivons lcc suite
( I I 1.2.2)
pOUf m = 2. On obtient ainsi :est linéaire au dessus de
chaque point yk
de Soit le noyau deClJ2
eny~,
1 la réunion de ces noyaux aux différentspoints
deFr.
1 est un sous fibré de
l’espace
il définit unsystème
différentiel d’ordre 1 sur le fibré1£-1 @ T* -
V. Cesystème
seradit : des
infinitésmales à
l’ordre k - 1. Ilest,
parconstruction, projetable
sur Une solution de cesystème
seraune presque restructure
E,
sur V munie d’uncocycle global
pour la suite de SPENOER ordinaire(111.2.3)
dans On sait(voir
GUILLEMIN-STERNBERG,
op.cité) qu’une
déformation infinitésimale d’une T structurecorrespond précisément
à un telcocycle.
Un
élément $
E au dessus deyk
dansJ~
sera dit1-jet
de défor.mation infinitésimale relatif au
k-jet
de l’structureyk.
111.4. itut)-e
point
de vue sur lesReprenons
les nota-tions de 1.2. Une ¡"’.structure
~’g
sur V définit une section s de --V,
au dessus de
laquelle ES correspond
à la restriction de On a une sectionSO
de Pourdéformer Es
onpeut,
sanschanger
s,détonner S° au dessus de
~(F).
Onpeut
alors se demander s’il n’est paspossible
de « déformer »~5’°
au dessus deFà’
defaçon
que pour tout germe de lstructure s on obtienne une déformation de restructure. Si une telle déformation existe on dira que c’est une simultanée sur V ».En fait on
peut toujours
construire de tellesdéformations,
maisqui
sontpour
chaque
F-structure deséquivalences globales,
enpartant
d’un difiéo.morphisme t’
de Y sur elle-même. Onpeut
se poser laquestion
de savoirsi toute rdéformation simultanée est nécessairement une
équivalence.
Donnons la version infinitésimale de ce
problème.
Enreprenant
les notations duparagraplre précédent,
définit un eous -tibré de- T f1
On
peut
en déduire uo souis-fibré ,un
1-jet
uesection e
du fibréappartiendra
àc5f-l
1 si etseulement si pour tout
yk
EFr
la restrictionde e
au dessus deh yk
appar-tient à
’
1 définit un
système
différentiel d’ordre 1 sur le fibré1r
--- Fr-’ .
Cesystème
différentiel sera dit desF-défor-
mations
infinitésimales
simultanées » sur V à l’ordre k - l. Il est clair queune solution de ce
système
tléfiuira pour tout germe de l’structure sur Vun
cocycle
pour la suite de SPENOEHcorrespondante
dansHk-, Q9
T*.IV. GStructures
quotient.
La
plupart
des constructions faitesprécédemment peuvent,
convenable- mentadaptées,
s’étendre au cadreplus général
des «G-structuresquotient » (comme
on l’avaitdéjà
fait remarquer pour les (¡-structures transverses àune
fibration).
Ull se contenterad’indiquer rapidement
comment cettegé-
néralisation
peut
sefaire,
et de montrer le rôle(en
un certainsens)
uni-versel des G.structures
quotient
parrapport
aux (y structures usuelles. Ce dernierpoint
avait étéindiqué
dans[6]
avec une erreurévideute,
rectifiée ici(c’est
le groupe linéaire et non le groupeorthogonal qui
intervient dans laconstruction).
Soient F une variété
différentiable
de dimensionN,
n un entierN,
(~ un sous-groupe de Lie fermé de GL(n, R).
Une G-structure quo- tient sur F sera définie par lecouple lJ), 9]
d’un G-fibréprincipal
de baseF et d’une 1-forme tensorielle sur
E,
à valeurs dans .Rn et de rang maximumen tout
point.
0 définit unsystème
dePfaff,
et donc unchamp
d’élémentsde contact de codimension n sur F. GL
(n, R~j désigne l’espace
desrepères
transverses auchamp correspond
àune section
globale de F
--~F,
et toute autre section définirait une autre (? structurequotient ayant
le mêmesystème
de Pfaffsoue jacent.
Il est clair q ae le cas des G-structures transverses à une fibration est
un cas
particulier
de ’structuresquotients.
Une situationintermédiaire, également importante,
est celle des G-structures transverses à unfeuilletage.
Dans ce cas on a un
feuilletage
relevé dansé.
Si la G-structure transverse est réunion de feuilles dufeuilletage relevé,
on ditqu’elle
estprojetable,
ou feuilletée. Elle est dite r.structure transverse si elle est localement
l’image réciproque
d’une F-structure par laprojection
suivant lefeuilletage.
Les rstructares transverses ont été étudiées par HAEFLIGER
(voir [5]).
Si
[.E, 9]
est une G-structurequotient
sur F et si V est une n sousvariété de F transverse au
champ
d’éléments alors[E, 0]
induit uneG-structure
[Ev,
V. Ou encore, étant donnée une n-variétéV,
touteimmersion f :
V --~ F transverse enchaque point
auchamp
d’éléments induit une G-structuresur V,
définie par :On notera en
particulier
que si[E, 0]
est une 6-structure transverse à une fibration F -+V,
touteapplication f’ :
V --+ F transverseà la fibration
(pas
nécessairement unesection)
induit une G-structure sur V.IV.2. On
peut, à
l’ltide du théorè1ne deplongement
deWHITNEY,
construire une « G-structure
quotient
universelle » en ce sens que pour toute n-variété V et pour toute G.structure[Ev, 9v]
sur cettevariété, 8p
est induite sur V par une immersion dansl’espace
de la G struc-ture
quotient
universelle.Pour
cela,
considérons le groupe affine GA(2n + 1, R)
etl’espace
quo-tient On notera .E°
l’espace
On a alors le
diagramme
de fibrations :dans
lequel
no est une tibrationprincipale
de groupe structural Q’. On a sur ~° une 1 forme fondamentale 0° à valeurs dans Rn de rang n en toutpoint,
définie tle la suivante : soitdéfinit le
couple
d’un(n + 1) plan Mx
en x et d’un’Il-repère zx
transverse à Soit
Y.,
le sous espaceengendré
par cerepère
transverse.Pour tout vecteur vo
tangent
en z° àEU,
soit t’ox saprojection
sureu x. Soit
9é (tl()x)
lacomposante
surNz
de Ou posera alorm0§o (vo)
=Il est clair que la 1-f’orme
0~
ainsi définie est tensorielle et de rang 11 en toutpoint
On a donc uue G structure
quotient 00]
sur ~.PROPOSITION IV.2.1 : Pour toute n-variété
différentiable V,
toute a-structure
Î’ , 8 ]
siir 1’ est induite àpartir
de laquotient 0°]
par une immersiontransverse J*,
soit :En
enet,
le théorème de WHITNEYpermet
deplonger
différentiablement V dans h’’-’’~+’ . Munissant de samétrique habituelle,
en toutpoint
V on obtient un
(IL + 1)
sous espacelUx supplémentaire
del’espace
tan-cent ~’x
à V en x. Si Y est munie d’une G structure[Ev, 9~ j,
celle cidéfiuit en
chaque point a
une classe derepères
deTx .
Cette classe derepères,
avec le sous-espacecorrespond
à unpoint y°
E F° au dessusde x. On obtient ainsi une
application (y° = f’ (x)~
de l’ dans1-’°,
et il est clair que1** 001)
coïncide avecrEv ,
UUROLLAIRE : 1 Pour
qu’il
existe une G-structure surV,
il f’aut et il suffitqu’il
existe une immersion transverse de V dans 1~°.Ainsi la G-structure
quotient [E°, 0°]
sur F°joue
un rôle universelpour les G-structures
(sur
les Pour cette raison on pourraPap peler
« G-structurequotient universelle »,
à condition toutefois depréciser qu’elle
n’est pas la solutioncanonique
d’unproblème
universel. On remar-quera que le
système
de Pfaffsous jacent
à[El,
sur F° n’est pas inté-grable ;
il nes’ag~it
donc pas d’une G.structure transverse à unfeuilletage.
Il serait intéressant d’arriver à construire des G-structures
quotient
universelles(au
sensprécédent) ayant
despropriétés plus
mania-bles,
parexemple (a)
d’être transverses à unfeuilletage (b)
vérifier la pru~priété
que sif.i
etj~
sont deux immersions transverses d’unevariété l’,
alors les G-structures
qu’elles
défiuissent sur V sont les mêmes si et seu-lement si il existe une
homotopie
transverse entref’i
etfz .
Leproblème
est ouvert.
Venons en à la, des G-structures
quotient.
()nreprend
les notations de
On définit sans
difficultés, pour k > 0, l’espace
desli-jets
de sous va.riétés transverses au
champ
d’éléinents de contact(l1fyj.
Onnotera Fk
cetespace. On aura des
projections :
()n construira les
prolongements
successifs de E -~-~ ~’ exactement comme auparagraphe (11.2)
à ceciprès
que la construction dupremier
nent n’aura pas les
propriétés particulières
espace derepères :
ce seraune famille de sous espaces transverses dans
E,
et la 1 forme fondamentalen’y
sera définie que sur les sous espacescanoniques.
Defacon générale
ouaura un
diagramme
commutatif à l’orùre le+
1 :où la fibration . sera
principale
de groupe structural est muni d’une 1-forme fondamental à valeurs dansdéfinie partiellement
sur les sous espacescanoniques
de Demême,
sur sera défini un tenseur de structure d’ordre
/~
tk.Si
f
est une immersion transverse d’une n variété V dansF, f’
définitde
façon
naturelle pour tout une immersionf k
de Y dansFk,
trans-verse au