C AHIERS DE
TOPOLOGIE ET GÉOMÉTRIE DIFFÉRENTIELLE CATÉGORIQUES
E DMOND B ONAN
Sur les G-structures de type quaternionien
Cahiers de topologie et géométrie différentielle catégoriques, tome 9, n
o4 (1967), p. 389-463
<http://www.numdam.org/item?id=CTGDC_1967__9_4_389_0>
© Andrée C. Ehresmann et les auteurs, 1967, tous droits réservés.
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SUR LES G-STRUCTURES DE TYPE QUATERNIONIEN
par Edmond BONAND’après
MarcelBerger
le groupe d’holonomied’une variété
rieman-nienne orientable
Vm
non localementsymétrique,
non localement réduc-tible,
faitpartie
de la liste suivante :Par l’introduction d’un
système
debiconjugaisons o-’ , or" ,
o-’"sur le corps de
quaternions,
nous avons rendupossible
une étude des struc-tures presque
quaternioniennes,
sur une variétédifférentiable,
dans lecadre d’une scission
globale
del’hypercomplexifié
du fibré tangent en quatre sous- espaces deux à deuxbiconjugués.
Cette méthode permet de conduire les recherches d’une manière tout à faitanalogue
à celle clas-sique
des structures presquecomplexes :
on retrouve l’existenceéquiva-
lente de trois
champs d’opérateurs globaux g, g et K
telsqu’ils
ont étédéfinis
premièrement
par C.Ehresmann, puis
étudiés par P.Libermann,
M. Obata et H. Ylakakuwa.
Nous
dégageons
quatreprojecteurs globaux
sur les tenseurs notésS, S’, S., Sm qui
se révèlentindispensables
pourexpliciter
le tenseurde la
G L ( n , H ) - structure.
Nousdéveloppons
la notion de connexion presquequatem ionienne
dans ce nouveaucadre;
il existe alors une con-nexion
canonique
dont le tenseur de torsion s’identifie avec le tenseur destructure T mis en évidence pour la
première
fois :où
[g, g]
parexemple
est le tenseur de structure de la structure presquecomplexe
définiepar 9.
On peut
toujours
construire unemétrique
sur une variété presquequaternionienne
conduisant à une structure presque hermitienne quater- nionienne subordonnée ouSp ( n ) -
structure. Nous définissons deux con-nexions presque hermitiennes
quaternioniennes canoniques :
- La
première,
induite par la connexionriemannienne,
est essen-tielle dans l’étude des transformations affines : Etant donnée une variété presque hermitienne compacte
V4n,
leplus grand
groupe connexe de trans-formations de
V l1-n’
affines pour lapremière
connexioncanonique
etqui
préservent
la structure presquequaternionienne,
coïncide avec leplus grand
groupe connexe
d’automorphismes
de la structure presque hermitiennequaternionienne
deV ijn .
- La deuxième connexion est induite par la connexion presque
quaternionienne canonique :
sa torsion s’identifie au tenseur de la struc- ture presque hermitiennequaternionienne.
La réductibilité des variétés riemanniennes à groupe d’holonomie
Sp ( n )
ne fait intervenir que des variétés de même type ou localement unitaires.Mais cette notion de structure presque
quaternionienne
est insuf-fisante : par
exemple l’espace projectif quaternionien
n’en admet pas.Soit
H ( V 4n )
un fibré de base V4n de fibre type
l’algèbre
H des quater-nions,
de groupe structural le groupeSO ( 3 )
desautomorphi smes d’ algèbre.
Soit
T( V4n )
le fibré tangent. Une structure presquequaternale
est ladonnée d’un
champ global
associant à tout x deV4n
unereprésentation
effective de
Hx
dansTx .
Les conditions suivantes sont alorséquiva-
lentes :
1)
V4n est presque
quaternale.
2 ) V 4n
est recouverte par une famille d’ouverts U ,V , ... Chaque
ouvert est presque
quaternionien (gu, ju).
Dans U ri V lesalgèbres engendrées
par(gU, JU)
ou par(JV, 9V)
coïncident.3) Il
existe unchamp global
associant à tout x un sous- espaceHx- vectoriel Sx
deTx x Hx
deTx x Hx
=Sxx Sx’ x S"x x Sx pour n’importe
quel système
debiconjugaisons cr’, o-x" ,
o-x de Hx .4)
Le fibréprincipal
desrepères
tangents admet un sous- fibréprincipal
de groupe structural G L( n , H ) x H Sp ( 1 ) .
Une variété presque
quaternionienne apparaît
ainsi comme un casparticulier :
celui où le fibréH ( V4n )
est trivial.L’un des
projecteurs Su
associé aux structures presque quater- nioniennes locales est en faitglobal.
Il caractérise la structure : Une condition nécessaire et suffisante pourqu’une
connexion soit presquequaternale
estque S
soit à dérivée covariante nulle.On peut construire une
métrique
sur une variété presquequaternale
conduisant à une
Sp ( n ) x H Sp ( 1 ) - structure
ou structure presque hermi- tiale. Leprojecteur global S
fournit parcomplète antisymétrisation
unen
4 - forme
M de rang maximum :A M =1= 0.
Cette 4 - forme est à dérivée covariante nulle dans toute connexion presque hermitiale.L’espace projec-
tif
quaternionien
muni de samétrique
naturelle est unexemple
de variétériemannienne à groupe d’holonomie
Sp ( n ) xH Sp ( 1 ) .
La réductibilité de cette dernière n’introduit en dehors de variétés de même type que des variétés localement unitaires.
Des résultats très
partiels
sur les structures presquequaternales
avaient
déjà
été obtenus par E. Martinelli et ensuiteindépendemment de,
et simultanément avec, l’auteur par Y. Kraines.
Nous étudions enfin deux variétés riemanniennes
exceptionnelles.
La
première V 7,
à groupe d’holonomieG2 ,
admet une3 - forme globale
àdérivée covariante nulle. La seconde
V 8’
à groupe d’holonomieSpin ( 7 ) ,
admet une 4 - forme
globale
à dérivée covariante nulle. Ces deux variétéssont à courbure de Ricci nulle.
Certains des résultats de ce travail ont été annoncés dans sept
notes aux
Comptes
Rendus de l’Académie des Sciences.Je
suis heureuxd’ exprimer
maprofonde
reconnaissance à M. AndréLichnerowicz,
dontje
suis fier d’êtrel’élève, qui
n’a cessé de meprodi-
guer ses conseils et encouragements avec la
plus grande
bienveillance .Je
tiens aussi à remercier Monsieur C. Ehresmann et Monsieur C. Pisot pour l’honneurqu’ils
m’ont fait en ayantaccepté
de constituer leJury
de cette thèse(Paris 1967).
TABLE DES MATIERES
P ages
1. Préliminaires
algebriques...
42. Structures presque
quaternioniennes
53.
Espaces
fibrés attachés cr une structure presquequaternio-
n ienne 10
4. Structures
quaternioniennes 13
5. Structures presque hermitiennes
quaternioniennes ... 15
6. Structure presquesymplectique... 16 7. Espaces
fibrés attachés à une structure presque hermitiennequatern ion i enn e... 19
8. Connexions linéaires à valeurs
quaternioniennes
229. Connexions presque quaternioniennes...
23
10. Relation avec une connexion lineaire reelle... 24 11. Connexions presque hermitiennes qucternioniennes...
26
12. Les deux connexionscanoniques
d’une variété presque her-mitienne
quaternionienne...
27 13. Tenseur de structure d’une variété presque qua ter ni 0 nie n ne. -. 29 14. Tenseur de structure d’une variété presque hermitienne qua-ternionienne...
33
15. Transformation affine d’une variété presque hermitienne qua-ternionienne munie de sa
première
connexioncanonique...
35 16.Propriétés
relatives aux groupes d’holonomie 38 17. Réductibilité des variétés kbhlériennespseudo-quaternionien-
nes ... 41 18.
Equivalence
de deux structuresquaternioniennes ...
4419. Structure presque
quaternole
sur une variété 4620.
Espaces
fibrés attachés à une structure presquequaternale...
4821. Invariants associés à une structure presque
quaternale... 49
22. Structure presque hermitiale 51
23. Connexions presque
quaternales ...
5324. Connexions presque hermitiales
56
25 Réductibilité des variétés
pseudo-
k Õ h 1 é ria 1 es... , 5826. Etude
particulière
del’espace projectif
quaternionien... 59 27. Constructionsd’exemples...
6428.
G 2 et Spin
( 7 )- variétés... 67Bibliographie
721. Préliminaires algébriques.
Nous
désignerons par H
le corps desquaternions
muni de troisinvolutions
d’algèbre
non triviales notées0-’, o-" ,
o-’" telles queNous dirons que
q’ = o-’ q (resp. q", q-)
est unquaternion biconjugué de q
Puisque H
est unealgèbre
centralesimple,
ces involutions sontdes
automorphismes
intérieurs : on peut donc trouver troisquaternions
i , j , k
de norme 1 avecDe
o-’ 2
=id,
on tirei 2 - ± 1 ,
mais o-’ n’étant pas trivialei 2
= .- 1 . Demême j 2 = -1 . D’après ( 1 , 1 )
on a certainementIl existe alors au moins une base
( 1 , i, j, k)
de H satisfaisant auxrelations suivantes :
D’une manière évidente nous avons la
PR O P OSITION 1. Tout calcul
algébrique
reste encore valablelorsqu’on remplace chaque quaternion qui
yfigure par
sonbiconjugué relativement
à l’une desinvolutions
o-’ , o"- , o-’"’ .Tm désignant
maintenant un espace vectoriel réel de dimension m , nous poseronsC’est un espace vectoriel à droite sur les
quaternions,
muni de trois semi- involutions :Nous dirons que
TH
estl’hypercomplexifié,
àdroite,
deTm
etqu’une
semi- involution étendue à
l’algèbre tensorielle, sur R ,
deTHm
transformeun élément t en un
hypercomplexe biconjugué
noté t’, t" ou t"’. Si q - q est laconjugaison habituelle,
anti- involution de H etT m
le dualde
Tm’
nousdésignerons
parle
dual, l’opposé
etl’opposé
du dual deTm .
Un élément invariant parune semi- involution sera dit
complexe;
on donnera le nom de réel à unélément invariant par toutes les semi- involutions.
Nous introduirons les notations suivante
( P. C ) exprime qu’une proposition
reste vraielorsqu’on
substitueà ses éléments d’autres éléments subordonnés à une ou
plusieurs
permuta- tions circulaires simultanées.( F. H. B ) indique
que l’on doitadjoindre
au groupe de formulesdéjà
écrites leurs formuleshypercomplexes biconjuguées.
2. Structures
presquequaternioniennes.
1°)
SoitTx l’espace
tangent en unpoint
x d’une variété diffé- rentiableV
de classeCOO
et de dimension 4 n .DEFINITION 1. Une structure
presque quaternionienne
estdéfinie
surV 4n
par la donnée d’unchamp
de classeCOO
desous- espaces
vectorielsSx
deTH
tel queTH
soit somme directe deSH
et de ses trois bicon-jugu és :
P R O P OS I T IO N 2 . Une structure
presque quaternionienne
sur V 4ndéfinit
deux
champs globaux g et j d’opérateurs
linéairesqui appliquent chaque
T sur lui- même avec x
En
effet,
tout vecteur a deTH x
peut être mis d’une manièreunique
sous la forme
où les
vecteurs X , 03BC,c , v ,
pappartiennent à Sx .
On aet par suite les vecteurs réels a de Tx sont les vecteurs de
T H
admet-tant la
décomposition
Nous définissons ainsi un R -
isomorphisme h de S H
sur Tx . A tout vec- teur réel a =h (l )
lesvecteurs - À i, - À j, - À k font correspondre
par( 2. 1 )
les vecteurs réelset l’on vérifie que
2° ) Inversement,
soit sur une variétéV m
deuxopérateurs
vérifiantles
hypothèses
de laproposition
2 : considérons les extensions semi- linéaires desopérateurs g, g et X = gj
àTH
définies parCes
opérateurs
deTx
satisfont encore aux relationsAppelons
vecteurtri propre
pour(0, f3, y)
un vecteurÀ E Tt
tel quePROP OSITION 3.
A) g (resp. g, K)
admetpour
seules valeurspropres
+- i(resp.
± j,
±k ).
B )
L’ensemble des vecteurstripropres pour (-:i , - j , -Je)
est unsous-
espace
vectorielS x
deT x .
C )
Le sous-espace T Sx
esttripropre pour ( - i , -j , -k ) .
D )
Leschamps d"opérateurs 1 et j
telsque 12 = g 2
= - id etgg+ gg
= 0 nepeuvent
exister que sur une variété de dimension 4 n .E) SH définit
une structure presquequaternionienne
dev4n
DEMONSTRATION.
a)
Soit v un vecteur propre deg
dansH
a)
Soit v un vecteur proprede
dansTHx
En faisant
opérer i
sur les deux membres etpuisque v #
0 ,nous voyonsque le
quaternion
a satisfait à aa’ = - 1 , soit(ai)2
= 7. Par suitea, = ± i et la
propriété A
s’obtient par( P. C ) .
Supposons
enparticulier que g v
= vi etsoit q
unquaternion arbitraire;
il vient successivementIl en résulte que les vecteurs propres de
l’opérateur 9
pour l’une des valeurs ± i forment un sous- espace vectoriel deTx .
b)
Soit a un vecteurréel : 9
induitl’opérateur réel 9
surT x
etpar
suite,
si nous considérons le vecteurÀ.
deTH
défini paril vient en faisant
opérer 1
sur cetteégalité
v
Le
vecteur x
est donc un vecteur proprede Î (resp. g, K)
avec la valeurpropre - i
(resp. -. j , - k ),
d’ où lapropriété
B .c ) Soit Sx l’espace
vectoriel des vecteurstripropres
pour(-i, -j , -k ).
Par
biconjugaison T = T’ , T" ,
T’" il vient alors lapropriété
C .d)
La relation(2. 2)
s’inverse par addition avec ses trois(F.
H.B) :
nous obtenons
T’x est donc R -
isomorphe à S H
et par suite m = 4 n .e)
Montrons enfin quePour
cela,
il suffit de montrer que l’intersectionde SH avec
la somme deses trois
biconjugués
se ,réduit au vecteur nul. Soit donc À un vecteur deSx
et supposons deplus
queg"
commutant avec les semi- involutions17 ,
À
s e réduit àX =
T’ 11 , maiset
À.
est par suite le vecteur nul.3° ) L’espace
vectoriel réelTx
muni desopérateurs g et j
peut être identifiéà Sx au
moyen del’application b
définie par( 2. 1 ).
Soit
U H
un sous- espace deSH
de dimensionhypercomplexe p .
Il luicorrespond par h
un sous- espace deTx
de dimension 4 p invariantpar g et g
et inversement.Ainsi les sous- espaces de
T x
invariantspar g et j
sont doncidentifiés aux sous- espaces
de SH
L’espace (SH) *,
H - dual deSHx , définit
aussi surl’espace
dualT* de Tx
une structurequaternionienne.
Pour tout vecteur
X de SH
nous devons avoir les relationsx
Le
produit
tensorielpeut être
décomposé
en la somme directe des 16 espacespour
En
particulier
un tenseur réel d’ordre 2 sedécompose
en 4 famillesde 4 tenseurs : dans
chaque
famille les tenseurs sont deux à deux bicon-jugués
et par suitechaque
famille définit un tenseurréel, qui
sera dit pur du genre0 , 1 ,
2 , 3 selon que leproduit T T’
vautid , T’’ , T" ,
T"’ .Ainsi :
P RO P OSITI ON 4. Tout tenseur réel d’ordre deux se
décompose
d’unemanière
unique
en la somme dequatre
tenseurspurs.
A cette
décomposition correspondent
lesprojecteurs,
notésS, §’ , S", IJ"’ .
On peutexprimer
cesprojecteurs
à l’aide desopérateurs g, g
etK.
Un tenseur t d’ordre 2 pur et detype jl
satisfait nécessairement auxdeux
égalités
où
(u, v)
est uncouple
d’entiers valant(0, 0), (0, 1 ), ( 1 , 0), ( 1 , 1 )
suivant que le genre est
0,
1 ,2 ,
3 . On en déduit pour un tenseurquel-
conque d’ordre 2 la
décomposition
suivant les tenseurs pursô t :
P RO P OSITION 5 . Un tenseur ne peut être
pur
relativement à despaires
d’indices nondisjointes
sans s’annuler.Il suffit de le prouver pour un élément de
T* 0 T e Tx.Lesautres
cas
s’ y apparentent.
Supposons
donc que, pour toutcouple
de vecteurs( X , Y ) ,
nous ayons :Il vient successivement
et,par
permutation circulaire,
et
Mais aussi
et par suite t se réduit à
l’opérateur
nul.En
particulier
si nous avons( 2. 5 ), t
ne peut êtresymétrique
ouantisymétrique
en X et Y sans être nul. Ce résultat sera fondamental dans l’existence d’une connexioncanonique.
Remarquons
enfinque
sont purs de genrerespectivement 1, 2,
3.3. Espaces fibrés attachés
à une structure presquequaternionienne.
Nous ferons dans la suite les conventions suivantes : tout indice grec
prend
les valeurs1 , 2, ... ,
n et tout indice latin les valeurs 1 ,2, ..., n, 1’ , 2 ,..., n , 1 , 2 ,... ,
n .Nous introduirons les
opérateurs ’ , " , "’ ,
sur les indices avecLa structure
précédente
peut encore être définie par un recouvre- ment deV ijn
par des ouvertsU ,
V , ... sur chacundesquels
on se donnen formes à valeurs
quaternioniennes
telles que les 4n formes soient linéaire-
ment
indépendantes
dansl’hypercomplexe
etvérifient pour
tout x E U (1 V :L
où
GL ( n, H ) désigne
le groupe linéairequaternionien.
Le
champ
de sous-espaces Sx
est alors défini par :Si
{
81
est une basede S H ,
duale de{ 8a},
lesystème
de vec-teurs
est une base de
T’x qui
sera diteadaptée
à la structurequaternionienne
de
Tx
Les
changements
de basesadaptées s’effectuent
selon les relationsa
où les coefficients
A B*
sontdéfinis
parLes extensions linéaires des
opérateurs 9, j et K admettent, d’après
l’étude des vecteurs propres de leurs extensionssemi-linéaires,
les composantes suivantes des tenseurs lesreprésentant
les autres composantes étant toutes nulles.
Pour des bases
adaptées,
tout vecteurréel,
élément deT x ,
admetdes composantes
vi
telles quePlus
généralement,
les composantes d’un tenseur réelqui
se déduisentl’une de l’autre en tildaifiant tous les indices sont
hypercomplexes
bicon-juguées
parcr .
Etant donnée une base
adaptée ( Ea, Ea , Ea" , Ea"’ )
deTfl ,
considérons les 4 n vecteurs réels
( ea, ea, , ea", em)
définis parOn en déduit inversement :
Les vecteurs
( ea )
a définissent ainsi une base deT’x
donc deTx .
Inver-sement de toute base du type
on déduit par les formules
précédentes
une baseadaptée
deTHx.
Si nous posons
où L, M, N P sont des matrices n X n, les bases
(ei )
et( e j .* )
deT x
définies à l’aide des bases
(8 )
et(EB2*)
deSHx
se déduisent l’une del’ autre au moyen des formules
Désignons
para
A v
est lareprésentation
réelle deA ;
son déterminant est strictementpositif.
Dans une base
adaptée
réelle les tenseursreprésentant
lesopéra-
teurs g, g , R
sont :La
représentation
réelle du groupe linéaire à n variablesquaternioniennes
G L ( n , H )
peut être caractérisée comme le sous- groupe deG L ( 4 n , R )
commutant avec 1,
J ,
K . Soientrespectivement Ea( V 4n) Eg( V4n) Eh ( V ijn)
les ensembles formés par tous lesrepères
réels( e a ) , repères
hypercomplexes ( sa)
etsous-repères hypercomplexes ( ea) adaptés
à lastructure presque
quaternionienne
et ayant leursorigines
en touspoints
deV l1-n.
Ils admettentchacun,
pour laprojection naturelle,
une structured’espace
fibréprincipal
de classeCoo
ayant pour baseV l1-n
et pour grou-pes structuraux les groupes
Ga , G 9 Gh
tousisomorphes
àG L ( n , H ) ,
a b
formés par les p matrices des types yp
respectifs A aUV,
p vAgUV ,
vAu
vLa
représentation
réelle des matrices A deG L ( n , H )
étant à déterminantpositif
est donc dans la composante de l’identité deGL (4n , R) :
il en résulte que toute variété presquequaternionienne
est orientée.4. Structures quaternioniennes.
f
étant une fonction à valeursquaternioniennes,
différentiable des variables réelles x, y, z, t,on po.seLes conditions
d’holomorphie
à droite peuvent s’écrireoù nous avons
posé
Nous n’obtenons comme il est bien connu que les fonctions affines à droite.
Si
V 4n
est une variété réelle de dimension 4 n admettant unestructure «
analytique quaternionienne » ,
nous voyons avec C. Ehresmannque V 4n est localement
affine.
Il est clair que :PROPOSITION 6. Une structure
quaternionienne
sur une variété induit surelle une structure
presque quaternionienne.
PROPOSITION 7. Si deux structures
quaternioniennes,
subordonnées à la même structuredifférentiable, définissent
sur la variétéV 4n
les mêmesopérateurs 9
etg,
elles coincident.En
effet,
soit x unpoint
deV , (qa.)
et(q À*)
deuxsystèmes
de coordonnées locales
quaternioniennes
dont les domaines contiennent xet
qui correspondent respectivement
aux deux structuresquaternioniennes
.
envisagées.
Les( q X* )
sont, àpriori,
R - différentiables des(xi)
et par suite des( qi )
avecOn en déduit :
Mais à la structure
quaternionienne g, g correspond
un sous- espaceSx
bien déterminé et par suite
La condition
bl*a’,
= 0signifie
iciOn en déduit que les
(q À*)
sont des fonctionsanalytiques quaternioniennes
des
q’),
et les deux structuresquaternioniennes
coïncident.II
5.
Structures
presquehermitiennes quaternioniennes.
Une structure presque
quaternionienne
étant donnée surV4n ,
posons:DEFINITION 2. Une structure
presque
hermitiennequaternionienne
estdéfinie par
une structure riemannienne dont le tenseurmétrique
g estpur
de genre 0.Cette condition
s’exprime
par les relationsoù X, Y sont deux
champs
de vecteurs.Etant donnée sur
V ijn
une structure riemannienne arbitraire detens eur
métrique h ,
on en déduit une structure presque hermitienne quater- nionienne subordonnéeà 4, g
en prenant sa composante pure de genre 0qui
est encore définiepositive :
Une structure presque hermitienne
quaternionienne
déterminecanonique-
ment trois
formes quadratiques
extérieuresF,
G, H partout de rang maxi-mum 4 n . Elles sont définies par
d’où l’on tire inversement
En tenant compte de
Sg
= g on déduit les relationsNous traduirons
(5. 3 )
en disant que les deux formes F et G sontorthoéchangeabl e s
avec lamétrique
g .Réciproquement,
soient F et G deux formesquadratiques
exté-rieures
orthoéchangeables
avec unemétrique riemannienne g
d’une variétéVm .
Apartir
des formules( 5. 2 )
et( 5. 3 )
on montreque g et J
définis-sent une structure presque
quaternionienne
deVm .
Ainsi une structure
presque
hermitiennequaternionienne peut
êtredéfinie
surV 4n par
deuxformes quadratiques
extérieures F et G ortho-échangeables
avec unemétrique
riemannienne.6. Structure
presquesymplectique complexe.
Soit
V 2 m
une variété à structure presquecomplexe K.
DEFINITION 3 (C. Ehresmann).
V 2 m
sera ditepresque symplectique complexe
s’il existe uneforme quadratique
extérieure 03BC detype ( 2. 0 ) partout
de rang m .Il résulte d’une étude faite dans
[19]
p. 84 que m est lui- mêmepair.
En posantnous définissons deux formes
quadratiques
extérieures de rang maximum 2 m . Celles-ci définissentcanoniquement
deuxchamps d’applications
linéaires 9 et 5
inversibles deT x
sur son dual et lechamp § ?
d’auto-morphismes
deTx
n’est autre que la structure presquecomplexe
dedépart
K.
PROPOSITION 8. On
peut toujours
construire àpartir
d’unemétrique
arbitraire une autre
métrique
riemannienneorthoéchangeable
avec F et Get
par
suite une structurepresque
hermitiennequaternionienne
les admet-tant comme
formes quadratiques fondamentales.
A
partir
d’unemétrique arbitraire,
on peut tout d’abord construire la nouvellemétrique
telle
que K
soitéchangeable avec Ip -
ce
qui
peutégalement
s’écrireDans ce
qui suit,
la seulemétrique
utilisée est lamétrique y ;
c’est cellequi
intervient pour définir la dualité que nous faisonsjouer.
gF= K s’exprime
parPosons
( 6 . 2 )
s’écritégalement
et par suite
Introduisons maintenant les deux
opérateurs
sur les vecteurs définis par(6. 4) implique
immédiatementCes
opérateurs
sontréguliers
et nous avonsPar
exemple,
la dernièreégalité
s’ établit comme suit :Construisons le tenseur
symétrique
La forme
quadratique
définie par leskij
est définiepositive :
considé-rons les valeurs propres et vecteurs propres de
( k ij )
relativement à(hii) -
Si u est un vecteur propre
correspondant
à la valeur proprep 2 ( p > 0 )
ton a :
Par
multiplication
contractée parpt (resp. G hj ) ,
il vientsoit
Ainsi î u
etmu
sont vecteurs propres associés à la même valeur proprep 2 .
Deplus ( 6. 5)
et( 6. 8 ) expriment
quesi Sx
est le sous- espace deTx
des vecteurs propres associés à la valeur proprep 2,
alors1. î
et2. m
P le laissent invariant et définissent sur lui une structurequaternio-
nienne.
Ceci
posé,
soientp â ( a = 1 , 2 , ... , q )
les différentes valeurs propresétudiées, Sax l’espace
des vecteurs propres associés àp2a .
L’ espace T x
admet ladécomposition
en somme directeoù les
Sx
sont deux à deuxorthogonaux
et invariants par lesopérateurs .£
etm.
Pour une base de Tx , soit( et),
déduite de bases( ei )
desSx
i
a
xon a donc
et
d’ après (
6.7) appliquée
à un vecteur deSa .
Il en résulte
d’ après ( 6. 4 ) , ( 6. 6 ) , ( 6. 9 )
que lamétrique g..
définiepar
est
orthoéchangeable
avec les deux formesenvisagées.
Si
F’i
etG’j
sont les tenseursreprésentant F- 1etg-1 ,nous
allons montrer
qu’on
peut les obtenir àpartir
deFi,
etGzj
à l’aide de lanouvelle
métrique gij .
En effet en posantpar suite
Fij
=pif
et ceciquelle
que soit lamétrique gii échangeable
avec F.
Les
opérateurs 9 et J
définis comme l’ontété £ et ?
mais àpartir
degij
définissent une structurequaternionienne
deT . L’opérateur K
=g - 1 F
n’est autre que99;
carPROPOSITION 9 . Il y a identité entre la classe des variétés admettant
une structure
presque quaternionienne
et cellesqui
admettent une structurepresque symplectique complexe.
7 . Espaces fibrés attachés
à une structure presquehermitienne quater-
nionienne.1° ) Supposons
que V 4n soit munie d’une structure presque her- mitiennequaternionienne.
On peut construire surchaque
ouvert unchamp
de
corepères adaptés
à la structure presquequaternionienne. L’équation
Sg
= gexprime
que toutes les composantes dans de telscorepères
dutenseur
y ij représentant
g sont nulles sauf celles de typeDu caractère réel du teneur 19 =
(yi. )
on déduitPosons
où les
gab
du second membre sont les composantes réellesde g
dans lecorepère
réel associé aucorepère adapté envisagé.
Du caractère
symétrique
de g, il résulte immédiatementCe
qui
se traduit parLa forme
quadratique
définie par le tenseurmétrique
peut s’écrire
Adjoignons
à celle- ci la formequadratique
extérieureElle est reliée aux 3 formes fondamentales par
2° )
Soite 1
unchamp
local de vecteursunitaires;
soientses transformés
respectifs.
Ces quatrechamps
locaux sont orthonormés.Si de
plus e 2
est unchamp
local de vecteurs unitairesorthogonal
enchaque point
au 4 -plan engendré par
lesprécédents,
les huit vecteurs en xsont orthonormés. En
continuant,
on construit deproche
enproche
unchamp
local derepères
réelsadaptés
à la structure presque hermitiennequaternionienne.
Soit
( wa)
lechamp
local decorepères,
dual duprécédent.
Dansces conditions
Considérons
les vecteurshypercomplexes
qui
définissent unchamp
local derepères adaptés
à la structure presquequaternionienne
deV 1f.n .
Le
produit
scalaire étant défini surTH
par le tenseury..,
ilvient :
Il en résulte :
Deux bases
( 8 et)
et(8/3*) adaptées
à la structure presque hermitiennequaternionienne
deT x
se déduisent l’une de l’autre paroù A
= ( AaB* ) appartient
au groupe unitairequaternionien Sp (n),
définipar les matrices de
G L ( n , H)
satisfaisant àoù (
La
représentation
réelle deSp (n )
peut être caractérisée commele sous- groupe de
S O ( 4 n )
commutant avec les matrices Iet J
définiesantérieurement.
Son
algèbre
de Lie est réalisée comme l’ensemble des matrices 4 n X 4 nantisymétrique
pures du genre zéro.Nous considérerons de manière
analogue
auparagraphe
3 les es-paces fibrés
principaux
des
repères réels, hypercomplexes,
et sous-repères hypercomplexes,
tousadaptés
à la structure presque hermitiennequaternionienne
en touspoints
de
V 4n
La base estV 4n
et les groupes structuraux sontisomorphes
à
Sp ( n ) .
8. Connexions linéaires à valeurs quaternioniennes.
Etant donnée une variété différentiable
Vm ,
de classeC°° ,
soitE ( Vm ) { resp. EH ( Vm ) } l’espace
fibré desrepères
tangents(resp.
deleurs
hypercomplexifiés) :
D E FIN ITION 4. Nous
appellerons
connexion linéairehypercomplexe
uneconnexion
infinitésimale
surEH ( V m ) .
Elle peut être définie par la donnée sur
chaque
ouvert U d’unrecouvrement de
Vm ,
d’unchamp
local decorepères hypercomplexes OU =(0’)
et d’une 1 - forme localewu
à valeurs matricielles dans l’al-gèbre
deLie,
surR,
deG L ( m , H ) ,
ces matricesquaternioniennes
m X m satisfaisant dans U r1 V à la condition de cohérence
Si nous posons
ú)u
=(wij ) ,
leswij ( i , j = 1 , 2 , ... , m )
sont des 1 -formes
hypercomplexes.
Si les
voisinages
ont été munis de sections locales deE ( V m ) ,
nous avons les mêmes
formules,
mais avec A appartenant àG L ( m , R )
cette fois.
A toute connexion linéaire
hypercomplexe
de forme co correspon- dent trois connexions dites sesbiconjuguées
dont les formes seront res-pectivement
notées6c)’, w" , w’ ;
toute connexion linéaire surE ( V m )
définit une connexion linéaire sur
EH ( V m )
aveclaquelle
elle peut être identifiée etqui
coïncide avec sesbiconjuguées :
elle sera dite connexionlinéaire réelle.
La différentielle absolue dans une connexion linéaire
hypercom- plexe
d’un tenseur est donnée par la formule habituelleoù R
est lareprésentation
induite surl’algèbre
de Lie par lareprésen-
tation 1
du tenseur tenvisagé.
En coordonnées
locales,
avec des notationsévidentes,
nous avonsle groupe des formules :
d x
E U CV
Torsion et courbure sont définies par
et satisfont aux identités de Bianchi
généralisées
9. Connexions
presquequaternioniennes.
Etant donnée une variété presque
quaternionienne V4n ,
posons :DEFINITION 5. Nous
ap pellerons
connexionpresque quaternioni enne
toute connexion
infinitésimale
surEh ( V4n).*
Elle peut être définie par la
donnée,
sur tout ouvert Uh d’ un
recouvrement de
V 4n ,
d’unchamp
local desous- corepères adaptés 8U=
=
((9a)
et d’une 1 - forme locale7T U
à valeurs matricielles dansl’algèbre
de Lie du groupe structural
G L ( n , H ) .
Ces matrices n X n satisfaisant dans U n V à la condition de cohérence
h _ A
où,
si nous posonswu == ( wab ),
lesw Î8
sont des 1 - formeshypercom- plexes.
Cette connexion rr peut être identifiée à celles
qui
sont définiessur
Eg (V ijn) (connexion
linéairehypercomplexe)
etE a( V4n) ( connexion
linéaire
réelle)
par les matrices :où nous avons
posé rraB= waB + iw"’ + jwaB" + k waB"
avec les wij 1
réelles.
Une connexion presque
quaternionienne
est donc un casparticulier
de connexion linéaire réelle.
10. Relation
avec une connexionlinéaire réelle.
a) Inversement,
donnons-nous sur la variété presquequaternio-
nienne
V 4n
une connexion linéaire réellearbitraire,
de forme 7T . Pour-un
recouvrement deV4n
par desvoisinages
munis derepères adaptés,
lamatrice de connexion dans un
voisinage
U(resp. V )
est donnée par(TTij)
.*
(resp. (TTij* * ) ) .
La réalité de la connexion se traduit par les relations
Introduisons pour x e U r1 V la matrice de passage A =
( AaB* )
d’un
repère adapté
à un autre. Il vientCes relations prouvent que :
- Les éléments
TTaB
définissent surV4n
une connexion presquequaternionienne, désignée
ultérieurement parSTT ,
etqui
sera dite induitepar la connexion linéaire réelle
envisagée;
- Les éléments
TTaB, (resp. TTaB"; TTaB’" )
définissent une 1 - forme tensorielle purehypercomplexe
et ,parbiconjugaisons
et somme, une 1 -forme tensorielle pure réelle de type
représentation adj ointe
et degenre 1 (resp. 2 , 3 )
notée ultérieurementà’ 7T (resp. §"77 , 7T
La formule
qui
permet dedécomposer
un tenseur réel de typereprésentation adjointe
en tenseurs purs
s’étend,
dans desrepères adaptés,
sansmodification
àla connexion
envisagée.
Il convient de rendre cette formule valable enrepères quelconques.
A ceteffet,
nousprofitons
de la constance des com-posantes
de 9, J, K
pour écrire successivement :et
puis que dg
= 0 ,Ainsi en
injectant
ces relations dans( 10. 1 )
et( 10. 2 ) ,
il vientCes formules étant désormais vraies dans tout
repère.
b)
Evaluons maintenant dans une connexion linéaire réelle arbi- traire de forme 7T les différentielles absolues destenseurs 9 et 1 . Rap-
portons tenseur et connexion à des
repères adaptés.
Il vient :Nous en déduisons immédiatement 1 a
PR O P OS ITI ON 10. Toute connexion linéaire réelle sur une variété
pres-
quequaternionienne V 4n
induit sur cette variété une connexionpresque quaternionienne.
Pour que la connexion linéaire soitnaturellement
asso-ciée à la connexion
presque quaternionienne qu’elle induit,
ilfaut
et ilsuffit
que lesdifférentielles
absolues destenseurs 9 et J
de la connexionlinéaire soient nulles.
COROLLAIRE. Les
projecteurs
introduitsS, S’, S"
etS’"
commutent avec ladi f férentiation
absolue dans une connexionpresque quaternionienne.
11 . Connexions
presquehermitiennes quaternioniennes.
D E FI NITION 6. Sur la variété
presque
hermitiennequaternionienne V4n
nous
appelons
connexionpresque
hermitiennequaternionienne
une con-nexion
infinitésimale
surl’espace fibré principal iSh ( V4n).
Une telle connexion définit une connexion infinitésimale sur
§g(V4n )
et une connexion infinitésimale sur
Sa( V ijn)
aveclesquelles
elle peut être identifiée. Il en résultequ’à
toute connexion presque hermitiennequaternionienne 7T
sont associées naturellement une connexion presquequaternionienne
et une connexion euclidienne et par suite une connexion linéaire réelle telle que les différentielles absolues des tenseurs presquequaternioniens
et du tenseurmétrique
soient nulles.Si la connexion linéaire est
rapportée
à desrepères
de§g( V4n)
elle est
représentée
dans unvoisinage
par la matrice de connexionpuisque
les différentielles absolues des tenseurs presquequaternioniens
sont nulles.
Evaluons la différentielle absolue du tenseur
métrique :
Une connexion presque hermitienne