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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

PEC DE LA BRULURE À LA PHASE SECONDAIRE

DR ALAMI Zoubeir

Service de chirurgie réparatrice et plastique et des brûler CHU MED VI - MARRAKECH

(2)

I. Introduc+on

La brûlure est une destruc/on du revêtement cutané, et des /ssus sous-jacents par différents agents.

La brûlure passe par trois phases :

La phase aigue

La phase secondaire

La phase ter1aire

PEC complexe/Mul/disciplinaire

Réeduca/on ++/ psychothérapie

(3)

PLAN

I. IntroducFon II. Rappel :

1. Histologie 2. Mécanismes 3. Phase primaire

III. Physiopathologie

1. Troubles hydroéléctroly=ques 2. Troubles infec=eux

3. Troubles métabolique 4. Troubles de décubitus 5. Troubles psychiques

IV. Prise en charge

1. En ambulatoire 2. En hospitalier

a. PEC Clinique b. PEC Paraclinique c. PEC Thérapeu4que d. La surveillance

V. L‘impact socio-professionnel VI. Conclusion

(4)

II .Rappel

1. Histologie

• La peau :

l’épiderme

le derme

l’hypoderme

• En plus des annexes:

Glandes sudoripares

Follicules pileux

Glandes sébacées.

(5)

Fonc%ons essen%elles de la peau :

• Protec3on vis à vis du milieu ambiant

• Le main3ent de l’homéothermie

• Régula3on du métabolisme général

• Rôle dans l’immunité

(6)

2. Mécanismes de la brulure

Arc électrique Foudroiement

(7)

3. La phase aigue

48 premières heures

phase hydro-électrolyFque caractérisée par :

- Fuite vasculaire

- Augmenta2on de la perméabilité cellulaire au Na.

- Conséquences :

- Hypovolémie - Œdème

- Exsudats +++ (eau +protéines)

(8)

II. Physiopathologie

(9)

1. La cicatrisation

Évolu3on des brûlures du premier degré

́

• Cicatrisa3on en 3 ou 4 jours.

• La douleur ini3ale s’estompe vite

• Libéra3on histaminique inflammatoire post- cicatricielle > prurit ++

(10)

Évolu&on des brûlures du deuxième degré superficiel

• La cicatrisa3on < 10 jours spontanément.

• L’inflamma3on locale entraine entrainant une légère hyperthermie (substances pyogéne).

• Les couches basales de l’épiderme se reforment rapidement et migrent en quelques jours vers la superficie.

• Au niveau du derme, il n’existe aucune ac3vité hyperproliféra3ve dans ce type de lésions.

(11)

Évolu/on des brûlures du deuxième degré profond

Brûlures intermédiaires.

> Se superficialise et cicatrise spontanément / séquelles

> S‘approfondie et la cicatrisa=on devient celle d’une brûlure du troi- sième degré.

De J1 à J7 existe > phase proto-inflammatoire puis phase hyper-inflammatoire où, bourgeonnement et épidermisa=on vont évoluer de paire.

La cicatrisa=on se fait par élimina=on progressive de la zone de nécrose superficielle et des reliquats fibrineux de protéines coagulées.

La JDE est aReinte qui conduit à uneépidermisa=on / reliquats annexiels.

Tissu de granula=on, enchâssant quelques îlots épidermiques qui, en confluant, vont le recouvrir progressivement.

Une cicatrisa=on primaire sera ainsi obtenue / séquelles : Préven=on ++

(12)

Évolu&on des brûlures du troisième degré́

Détersion :

Sé́para=on entre le mort et le vif

Élimina=on de la nécrose, plus ou moins superficielle Bourgeonnement :

Tissu pathologique de granula=on bien vascularisé et inflammatoire.

Proche du derme normal

Fibroblastes du =ssu dermique et hypodermique sous-jacents ++

Épidermisa=on :

Elle est impossible dans les brûlures du troisième degré

Sur les brûlures de toute pe=te superficie, elle pourra se faire par la périphérie de la lésion

Sur les brûlures plus étendues / Greffe ++

(13)

2. Troubles hydroélectrolytique

• La deuxiéme phase est caractérisée par une résorp3on des œdèmes - Une hémodilu3on

- Une polyurie réac3onnelle

> Risque de surcharge vasculaire (OAP) ++

• Arrêt ou diminu3on du remplissage vasculaire

• Supplementa3on en électrolytes (ionogramme sanguin)

(14)

3. Troubles métaboliques

Agression thermique : réponse Inflammatoire majeur

Libéra2on d’hormone de stress : Catécholamines, Cor2sol , glucagon

Augmenta=on du MB insulino-résistance Protéolyse massive

Atrophie + fonte musculaire Hyperglycémie

Hypercatabolisme

(15)

Conséquences de la dénutri+on

Absence de cicatrisa-on

défenses immunitaires Infections

Dénutri-on

(16)

3.Troubles infec6eux

(17)

Les germes à Gram posi/f

Présents dans les téguments

Les staphylocoques dorés et streptocoques vont être les premiers à contaminer la brûlure.

Les germes à Gram néga/f

Les germes à Gram néga/f / avant la fin de la première semaine par contamina/on endogène

Pseudomonas Aeruginosa ,Klebsiella, Proteus, Acinetobacter, Escherichia coli.

3.Troubles infec0eux

(18)

• La préven3on ++

• FDR : La durée de séjour / les fréquentes interven3ons liées aux soins

• La nutri3on entérale et l’excision-greffe précoce accélére la cicatrisa3on et réduit le risque infec3eux.

• Suscep3bilité géné3que

3.Troubles infec0eux

(19)

4. Troubles psyhiques

Lésions du visage et des mains ++

Effrac/on physico-psychique.

syndrome de stress post-trauma/que ++ Dépression

> Pa/ent refuse le traitement !!!!

Facteurs aggravants :

la longueur de l’hospitalisa1on,

Pansements

Interven1ons chirurgicales répétées

La réac1on des parents ou de l’entourage à l’événement trauma1que est cruciale. ++

Cicatrice psychique

Le travail du psychiatre débute lors de l’hospitalisa/on et se poursuit en rééduca/on et souvent ultérieurement, cela permet l’expression d’affects, soulagent la souffrance parfois vive du pa/ent.

(20)

5. Troubles de décubitus

• Escarres : Une escarre est une nécrose ischémique des tissus

facteurs mécaniques locaux : La pression, le cisaillement et friction

facteurs favorisants généraux : Hypoxie, le bas débit, l‘anémie, la dénutrition

• Thromboses

(21)

IV. La prise en charge

(22)

a. PEC en ambulatoire

Surveiller la température

Alimenta1on hypercalorique / Alimenta1on hyperpro1dique Un apport de 35 -40 Kcal/kg/j couvre généralement les besoins

Boissons abondantes

Supplementa1on vitaminique

Supplementa1on en fer

Antalgique

Changement de pansement ½ jour si besoin

Educa1on de la famille

Crème cicatrisante

Gel neSoyant

Pommade emolliante

(23)

b. PEC en hospitalier

Clinique :

EvaluaFon génerale :

Conscience

Tension arterielle

Fréquence cardiaque

Fréquence respiratoire

Température

Diurèse

Poids

OMI

Colora2on des conjonc2ve

Cyanose

L‘état psychique

(24)

Evaluation locale :

Réévaluation clinique des lésions cutanées initiales (bonhomme) avec la recherche des signes infectieux :

Liseré inflammatoire

Approfondissement des lésions

Pétéchies et pictés nécrotiques

Aspect verdâtre

plaque de nécrose

Présence de pus

Retard de cicatrisation inexpliqué

Ausculation pulmonaire : Crepitants

Membre inferieur chaud augmente de volume douleur d‘un mollet, signe de homans

Rechercher une escarre

Hydrocèle

(25)

Paraclinique :

• NFS : hemoglobine hematocrite plaqueae

• CRP

• Procalcitonine

• Ionograme sanguin : hypernatremie ++

• Albumine/pro3demie/l’urée urinaire

• Fer serique

• ferri3némie

• ASAT ALAT

• UREE CREAT

• Bilan infec3on : Rx de thorax ECBU Prélevement locaux Hemoculture

• ECG, CPK, CPKMB, TROPONINE si brulure électrique

(26)

c. PEC thérapeu+que

Si signe de surcharge : Posi=on semi-assise Oxygénotherapie introduc=on de diuré=que avis réanimateur

Pansements

An=biothérapie générale (pas systéma=que)

Supplémenta=on en fer et en complexe mul=-vitaminique

Protec=on gastrique

Antalgique

An=coagulant 0.1cc/kg/j en SC

Alimenta=on hypercalorique/hyperpro=dique

Rééduca=on ac=ve/passive précoce ++

Vêtements compressifs pour éviter la survenue de cicatrices hypertrophiques.

Psychothérapie de sou=en. ++

Nursing (éviter les escarres).

Faire déambuler le pa=ent

(27)

d. Surveillance

• Bilan clinique

Surveillance des constantes

Surveillance de l’évoluFon des lésions locales

• Bilan biologique complet

• Changement de pansement

(28)

V. L'impact socio-professionnel

• La durée d'hospitalisation et les arrêts de travail sont longues

• Les incapacités de travail sont liées aux séquelles de brûlures.

• Une reconversion professionnelle est souvent nécessaire

• Cicatrice psychique ++

(29)

V. Conclusion

• La phase secondaire est caractérisée par :

Une SURCHARGE +++

Un hypermétabolisme

Denutri2on

Infec2ons

• La prise en charge est lourde et mul3-disciplinaire

• Psychothérapie/Réeduca3on ++

(30)

Réferences

NutriFon chez le brûlé G. Perro

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Protocole d’anFbiothérapie chez le brûlé : Expérience du service de chirurgie plasFque Thèse N° 033 Année 2020

C. Echinard/Jacques Latarjet, Les brulures

Le manuel du resident Chirurgie plasFque et reconstructrice techniques chirurgicales 2009

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