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Extrait des exercices d'analyse numérique

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

N OUVELLES ANNALES DE MATHÉMATIQUES

L EBESGUE

Extrait des exercices d’analyse numérique

Nouvelles annales de mathématiques 1re série, tome 8 (1849), p. 81-86

<http://www.numdam.org/item?id=NAM_1849_1_8__81_0>

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(2)

EXTRAIT DES EXERCICES D'ANALYSE NUMÉRIQUE;

PAR M. LEBESGUE.

I. PROBLÈME. Résoudre en nombres entiers F équation multiple

o *- = >- = * - = . . . ,

a b c

a , &, cv. . , étant des nombres entiers donnés.

Nota. Pour abréger, nous appellerons équation mul- tiple une suite d'égalités telles que l'équation (i) \ - sera le premier membre, -r le deuxième, - le troisième, et ainsi de suite.

Nous représenterons par D [ab) le plus grand diviseur commun aux nombres a et &, de même par D (abc) le plus grand diviseur commun aux nombres *z, 6, c; de sorte qu'on aura

I>(abc)=zI)[D(ab)c], D (abcd) =D[D (abc) d]9

Ceci posé, la résolution générale du système (i) est donnée p a r le système

; D.abc.) a b d'où résulte

valeurs dans lesquelles U est un entier indéterminé.

Pour le prouver, il suffit de remarquer qu'en égalant les deux premiers membres de l'équation (i), on a bx = <vs

Ann. deMaihèmat., t. VUE. (Mars 1849 ) 6

(3)

( «2 )

ou bien

b __ a

b a . ., . et comme _ . .. •> ^ , .. sont premiers entre eux, r e n t i e r s

D(ab) D(ab) r 7

devra être divisible par 7s : on fera donc ar = M« :

par conséquent, f = £ = 5 ^ -

Égalant ——-,, au troisième m e m b r e - de l'équation ( i ) ,

0 D(ab) c 1 v '

on aura semblablement

u z v D(ab) c D(abc)

Continuant de même, on aura finalement le système (9.), et, par suite, le système (3).

Applications.

IL PROBLÈME. Soient

h c d

( l ) - , -> - v

a a a

des fractions de même dëaominateur, et soit proposé de trouver tous les systèmes de fractions équivalentes aussi réduites au même dénominateur, savoir :

X 2 *

X X X

Solution. On tire de là

La valeur commune étant _ , .—;—r* la solution rom-

(4)

( «3 plète sera

S'il arrive que a , &, c, 0?,..., n'aient pas de diviseur commun, D (abcd...) = 1, et x = « . U , y = b.\J, z = c . l L . . .

En d'autres termes, pour obtenir le système (2), il faut multiplier tous les termes des fractions (1) par un même nombre U. Ce théorème est assez simple pour entrer dans l'arithmétique vulgaire.

III. Les deux équations

a A -f- 6B -h cC = o, donnent, par la résolution,

BC' — B'C __ C A' — C A _ AB' - A 'B a b c de sorte que si l'on pose m=:T) (abc), 011 aura

BC —B'C= - - U ,

m

A B A B n r U . m

('es équations sont utiles dans différentes recherches sur les nombres; en voici une application

IV. Si la fonction

ax1 -h 1 bxy -+- cy- de déterminant b'1 — ac — d se transforme en la fonction

Ax'7-4-2B.r'y-f-Cr/: de déterminant B2 — AC = D, pai% deux substitutions

x = ax' -f- py', y = yx' 4- Sy',

(5)

i 84 ) on aura les équations

A = (ia.1 -f- 2 &ay -f- ry2,

C = a$* -h 2 b/3$ -+- cd2 ; A : = acx!2 -f- 2^a'y/-f- cy'*9

B = üocrpf -|- Z> (a'^7-}- P'y') + cyf$\

De ces deux systèmes. on déduit

On suppose que D n'est pas nul; il faut donc que l'on ail

ÎNous prendrons ensemble, soient les signes supérieurs -h, soient les signes inférieurs — ? et nous dirons que les deux transformations sont semblables.

Cela posé, les systèmes (i), (2) donneront cet autre système :

a (a2 — a!-) -\-ib (ay — a'y') -h c (y2 — y/2) = o, a (ap — a'P') -f- b (a£ -f- (3y — a^r — p'y') -h r (yS—y'o') = O ,

La quatrième équation donnant

nous prendrons le système

a [a2 — a'*') -j- ib (ay — a'y) -h r (y2 — yr^i,

(p2 — p '2) -f- 2 ^ ( p ^ — p ' ^ ) - H c ( 5a— S'2) - - = 0 . L'élimination de /? entre les deux premières équation.s donne, on supprimant le facteur ay'—ody qui ne peut

(6)

( 35 ) tHre nul (voyez plus bas),

De même, l'élimination de a entre les troisième et qua- trième équations du système (3) donne, en supprimant le facteur (iâf—(3'J, qui ne saurait être nul,

1*1 — «'* + P'7 — h ' __ P

a

' — P'

a

.

ib c '

on a donc l'équation multiple

(3/ __ (3a' — p'a

a ib

de sorte qu'en représentant par m le plus grand commun diviseur des nombres a , ib^ c, on aura, II étant un entier,

et comme Ton a identiquement

en posant

2 Ï = A^ (a«î' + ad — p'y — ^7'),

on a u r a , à cause de b1 — ac = D, (5} T' — DU2rr:/722.

La combinaison des valeurs de 2T et ibl] donne T-4- bl) = m (*$' — p / ) , T — ^U = m {*'S — p'7).

Si Ton joint à ces équations

aV = m(SY — 7<n>

cU

=

m

(P*'~

a

P')>

b résolution de deux couples d'équations du premier

(7)

( 8 6 )

degré, où les inconnues sont a' et /S' pour l'un, et y' et è1 pour l'autre, donnera, en ayant égard à 1 équation a â — (ïy = zt i ,

± ma! = a ï — ( ÙCA -h cy) U ,

I I I A/27 z z : 7 A ~"f~ (ö a ~

Ces formules ont été données par M. Gauss, dans le n° 162 de ses Recherches arithmétiques $ le calcul pré- cédent paraîtra plus simple à beaucoup de lecteurs.

V. On a supposé plus haut qu'on ne pouvait avoir ay' — a'y = o. En effet, d'après

a et y sont premiers entre eux, aussi bien que a' et y'. Or l'équation ay'—a!y = o donnant- = — ? il faudrait que l'on eût a' — zhoc, yf = zhy. L'équation a'ô'—fj'y'—dzi deviendrait ctà1 — yj3' — dz 15 on aurait donc nécessaire- ment d' = zfc â -h Ky, /3' = dz/3 -f- K a , K étant entier.

De là B = fla'/B'-h i (a'cî7 -f- /S'y') -4- cy'J' devient B ~aap -f- ^(a^-f- ^ 7 ) + 67^±K(rta--H 2 ^ 7 -h cy:) , ou

B i r B ± K A , d'où K = o,

car A n est pas nul ] ainsi, les deux substitutions seraient ( d z a , dzjS, dzy, dbo), c'est-à-dire les mêmes, ou op- posées , ce qui est contre l'hypothèse faite plus haut.

On prouve tout à fait de même qu'on ne saurait avoir

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