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Cours en hausse mais niveaux encore bas pour les viandes

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Academic year: 2022

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FEVRIER 2021 N°02

Cours en hausse mais niveaux encore bas pour les viandes

Les céréales d'hiver bénéficient de conditions météorologiques favorables. La sole régionale de colza devrait s'établir 25 % en dessous de la moyenne quinquennale. Les cours des céréales et oléagineux restent très favorables mais pénalisent l'alimentation animale pour les éleveurs. Aucune amélioration n'est constatée en viticulture. Des stocks de salade doivent être détruits faute de vente, contrairement au poireau qui manque de disponibilités. La collecte de lait de vache diminue sensiblement en janvier. Les cours des broutards bénéficient d'une revalorisation tout juste conforme aux tendances saisonnières. Les cotations du jeune bovin de boucherie s'améliorent également, de même que celles du porc, en France comme sur les autres marchés européens, mais les valeurs restent faibles pour de nombreuses catégories.

SYNTHESE DU MOIS

Météo – Douceur et arrivée précoce des beaux jours

Le mois de février est contrasté, entre douceur en première quinzaine et gelées et neige en milieu de mois. Le mois est globalement chaud (+ 3,4 °C par rapport aux normales), assez peu arrosé et relativement ensoleillé.

Contexte national, international

L'hiver 2020-2021 en France est globalement doux (+ 1,2°C) et très arrosé (+ 40 % de précipitations). L'ensoleillement est déficitaire de 10 % (source : Météo France).

Grandes cultures – Progression des surfaces de céréales d'hiver et cours toujours élevés

La douceur durant la première quinzaine du mois est favorable aux céréales d'hiver, qui se présentent bien pour le moment.

Pour la 3ème année consécutive, les conditions trop sèches en fin d'été ont limité la sole de colza qui devrait se situer autour de 27 800 ha, soit 25 % de moins que la moyenne quinquennale. La tendance est identique en France. Le cours du blé se stabilise à 223 €/t, soit 17 % de plus qu'en février 2020. En revanche, le maïs gagne encore 4,5 %, à 215 €/t, pour se situer 33 % au-dessus de février 2020. La progression des cours des huiles et du pétrole soutient la hausse des oléagineux.

Contexte national, international

- Le bilan 2020 du commerce extérieur de céréales est excédentaire et s'établit à 6,38 Md€, soit 3 % de plus qu'en 2019. Il s'agit de la balance commerciale excédentaire la plus importante parmi les produits agricoles bruts, permettant à la France un solde excédentaire de 1,4 Md€ en 2020. Il était de 1,82 Md€ en 2019.

- La production mondiale de blé devrait battre des records en 2021, avec 790 Mt sur une surface d'environ 220 Mha. Depuis 60 ans, les surfaces de blé ont très peu évolué mais les rendements ont été multipliés par 3 pour atteindre 35 q/ha en 2019 dans le monde. La consommation devrait croître d'autant, si bien que les volumes stockés resteraient inchangés (sources : Conseil international des céréales, FAO-stat).

Viticulture – Pas d'amélioration pour les viticulteurs

Si les volumes de transactions vrac de beaujolais restent dynamiques, ce n'est pas le cas des côtes-du-rhône et les prix sont toujours bien inférieurs à la campagne commerciale précédente. Les volumes et les valeurs exportés restent 2 à 6 % en dessous de l'année précédente.

Contexte national, international

- Le bilan 2020 du commerce extérieur de vin et champagne est excédentaire et s'établit à 7,96 Md€, inférieur de 11 % à 2019. Néanmoins, cet excédent représente au sein des produits transformés la part la plus élevée, permettant à la France un solde excédentaire de 4,95 Md€ en 2020. Ce solde était de 5,94 Md€ en 2019.

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2 agreste AUVERGNE-RHÔNE-ALPES|CONJONCTURE | FEVRIER 2021 N°02

Fruits & légumes – La demande reste calme, à des cours très variables

Les premiers débourrements sont constatés sur amandiers et abricotiers. L'offre en pommes et poires s'amenuise et les cours restent stables. Les débouchés à l'exportation de la noix de Grenoble restent limités et pénalisent la filière. Les prix de la laitue sont encore bas, 13 % en dessous de 2020 et des stocks sont détruits. Inversement, le poireau souffre d'un manque de disponibilité et les prix sont 60 % supérieurs à la moyenne quinquennale en février. Les ventes de truffes souffrent de la crise sanitaire, leur consommation est pénalisée par la fermeture de la restauration hors domicile et les prix sont particulièrement bas.

Contexte national, international

- Le bilan du commerce extérieur de la France s'est dégradé en 2020 :

- le déficit atteint 0,73 Md€ pour les légumes, soit une détérioration de 25 % par rapport à 2019, - le déficit atteint 2,77 Md€ pour les fruits, soit une détérioration de 11 % par rapport à 2019.

Lait – Les marchés du lait de vache résistent et les prix stagnent

Les volumes de lait de vache collectés baissent de 5 % en janvier par rapport à 2020, tandis que les prix sont relativement stables. Le beurre bénéficie d'une demande mondiale soutenue et son cours augmente de 11 % en deux mois. La collecte de lait de chèvre reste dynamique en janvier, ainsi que son prix, en hausse de 3 % en un an. Les fabrications de fromages pur chèvre poursuivent leur développement en 2020 (+ 0,5 % par rapport à 2019), portées par une demande en hausse.

Contexte national, international

- Le bilan du commerce extérieur de la France s'est amélioré en 2020 pour les produits laitiers et les glaces. Il est excédentaire et s'élève à 2,98 Md€, soit 10 % de plus qu'en 2019. Le solde des fromages exportés reste nettement excédentaire, avec 1,25 Md€, mais diminue de 11 % sur un an.

- La hausse des prix de l'énergie et de l'aliment pourrait contribuer à la baisse de la production de lait.

Bovins – Hausse du prix des broutards : un "plus" reste à espérer

Les volumes de broutards exportés sont en retrait, ce qui est normal pour la saison mais la demande est limitée également.

Il faut attendre fin février pour retrouver une demande italienne plus soutenue et en voir les conséquences sur les prix.

Ces derniers progressent de 1 à 3 % en février selon les catégories mais ne font que suivre la tendance saisonnière habituelle. Les abattages régionaux sont également en retrait de 10 % en janvier sur un an. Le cours du jeune bovin catégorie U gagne 1,4 % en un mois mais reste encore 4,4 % en dessous des 3 années précédentes.

Contexte national, international

- Face à la faible rémunération des éleveurs de broutards destinés majoritairement à être exportés, de nouvelles pistes de production sont proposées afin de mieux valoriser les mâles : engraissement de jeunes bovins à l'herbe, élevage de bœufs, incorporation de ces viandes, peu consommées en France, dans les repas des cantines scolaires.

- Les marchés européens du jeune bovin de boucherie s'améliorent mais de manière relativement lente.

Porcins, volailles, ovins – Les prémices d'une remontée du cours du porc charcutier

Le cours du porc poursuit une timide hausse de tarifs, plus franche en fin de mois. Les abattages de janvier sont en hausse après les fêtes de fin d'année mais restent en deçà de janvier 2020 d'environ 7 % en région comme en France. Les abattages d'agneaux sont en revanche dynamiques dans la région, 11 % supérieurs à janvier 2020. Les cours des agneaux poursuivent leur baisse saisonnière en février, tout en restant supérieur de 6 % à février 2020. Enfin, les abattages de volailles reculent en janvier de 5 % sur un an. Les volumes de pintades abattues diminuent de 35 % sur un an, toujours du fait de la fermeture des restaurants.

Contexte national, international

- Les interprofessions d'éleveurs font part de leurs inquiétudes face à la hausse de l'alimentation animale et de l'énergie.

Pour l'année 2020, les hausses sont très mesurées (+ 0,1 % pour l'alimentation des porcs ou des volailles), voire en nette baisse pour l'énergie. En revanche, les hausses sont significatives en décembre (+ 1 % pour les aliments et + 4 % pour l'énergie par rapport à novembre) et se poursuivent pour les premiers mois de l'année 2021.

- L'accord en faveur d'un principe de régionalisation des exportations de viande porcine française vers la Chine semble entièrement rédigé et sur le point d'être signé. La maille territoriale retenue pourrait être le département.

- Les marchés européens du porc retrouvent du dynamisme et tous les cours augmentent en fin de mois, y compris en Allemagne. Les fortes exportations vers l'Asie se maintiennent et les prix pratiqués sont en hausse.

David Drosne

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agreste AUVERGNE-RHÔNE-ALPES|CONJONCTURE|FEVRIER 2021 N°02 3

Bilan de février 2021

+ 3,4°C - 18,9 % + 15,5 %

(écart par rapport à la normale)

Douceur et arrivée précoce des beaux jours Douceur et arrivée précoce des beaux jours

MÉTÉO

+ xx %

Météorologie de février 2021

Source : Météo France

Le choix a été fait de retenir une station par département disposant de données mensuelles homogénéisées sur un temps suffisant pour définir des moyennes de référence.

Hte-Savoie - Annecy-Meythet 60,3 mm

82,1 mm 6,5 °C

3,3 °C 7,5 °C

3,8 °C

Ain - Ambérieu-en-Bugey 68,9 mm

73,3 mm 8,7 °C

4,8 °C 32,6 mm 44,1 mm

Loire - Saint-Etienne 7,7 °C 4,3 °C 21,2 mm 28,2 mm

Allier - Vichy-Charmeil 7,8 °C 4,4 °C 36,3 mm 39,8 mm

Puy-de-Dôme - Clermont-Ferrand 8,6 °C 4,8°C 9,8 mm

21,8 mm

7,5 °C 3,6 °C 81,1 mm 83,2 mm

Cantal - Aurillac

Haute-Loire - Le Puy-Loudes 5,9 °C 1,9 °C 44,5 mm 31,3 mm

Ardèche - Aubenas 8,4 °C 6,0 °C 45,9 mm 56,7 mm

Savoie - Chambéry-Voglans 60,7 mm

91,5 mm 7,0 °C

3,6 °C

Isère - Grenoble-Saint-Geoirs 39,0 mm

51,6 mm 7,0 °C

3,7°C

Drôme - Montélimar 26,2 mm

45,2 mm 9,0 °C

6,3 °C

Rhône - Lyon-Bron

précipitations (en mm) température moyenne (en °C)

Normales saisonnières 1981-2010 xx mm xx °C

« Février trop doux promet printemps en courroux »

Pour plus d’information - Bulletins mensuels de Météo France : http://www.meteofrance.fr/climat-passe-et-futur/bilans-climatiques/843/

resumes-climatologiques-mensuels-regionaux

Source : Météo France Source : Météo France

Ecart de la pluviométrie et des températures 2020/2021 par rapport aux normales saisonnières

fév. mars avr. mai juin juil. août sept. oct. nov. déc. janv. fev.

2020 2021

Ecart pluviométrie (mm) Ecart température (°C)

mm °C 8

6 4 2 0 - 2 - 4 - 6 - 8 80

60 40 20 0 - 20 - 40 - 60 - 80

Après un mois de janvier hivernal, février débute sous des conditions bien différentes. En début de mois, le ciel est envahi par un nuage de sable en provenance du Sahara. Ce phénomène inhabituel se renouvelle une seconde fois, les 22 et 23 février, détériorant la qualité de l’air sur toute la région.

Début février, le nord de la France est touché par une vague de froid mais le sud est épargné. Cette situation privilégiée s’inverse mi-février avec un refroidissement brutal et une alerte

« neige/verglas » sur la région. Des averses de neige recouvrent les plaines pouvant aller jusqu’à 30 cm en montagne avec des températures matinales négatives, descendant jusqu’ à – 6/– 8 °C en Haute-Savoie et Haute-Loire. Cet épisode de froid est intense mais fugace.

En seconde quinzaine, le temps est quasi printanier avec douceur et soleil. Il n’est pas rare que la barre des 15°C soit dépassée l’après-midi, avec un record de 20°C en Savoie. C’est un mois également sec avec un déficit pluviométrique

généralisé, en particulier dans le Puy- de-Dôme avec 9,8 mm (- 55 %). Tous les départements bénéficient d’un important ensoleillement. Le Cantal et la Savoie profitent de manière exceptionnelle du soleil avec 130 h

relevées à Aurillac et 120 h à Chambéry et Aix-les-Bains.

Un mois de février tout en contraste avec un printemps qui s’annonce précoce.

Caroline Arnal

Philippe Ceyssat

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agreste AUVERGNE-RHÔNE-ALPES|CONJONCTURE|FEVRIER 2021 N°02 4

Progression des surfaces de céréales d’hiver et cours toujours élevés Progression des surfaces de céréales d’hiver et cours toujours élevés

GRANDES CULTURES

Malgré le coup de froid en milieu de mois, la douceur permet aux céréales d’hiver de poursuivre leur développement végétatif. Le tallage est bien avancé. Les précipitations de début de mois retardent les premiers apports d’engrais. Après deux semaines sans pluies le roulage et le désherbage se déroulent correctement malgré quelques gelées. En fin de mois, la pluie est attendue pour permettre une bonne assimilation des fertilisations.

P r e m i è r e s e s t i m a t i o n s d e s emblavements 2021 :

Après une année 2020 pénalisée par l’automne humide, les surfaces de blé et de triticale retrouvent un niveau proche de la moyenne quinquennale.

Pour la troisième année consécutive, les fins d’été très sèches limitent les surfaces emblavées de colza.

Les préparations de sol pour les cultures d’été reprennent en fin de mois dans les terres légères qui se sont vite ressuyées.

La douceur permet aux colzas d’entamer la montaison rapidement.

L’hiver s’est globalement bien passé pour les cultures avec de faibles pertes de végétation dues à l’absence de très fortes gelées. Les premiers apports d’engrais sont réalisés mais pas toujours disponibles pour les plantes (manque de pluie en fin de mois). Les premiers ravageurs (charançons et méligèthes) sont arrivés et la vigilance est de mise.

Les prix des céréales se maintiennent à un niveau élevé grâce à une bonne demande à l’exportation et des stocks de fin de campagne prévus très bas. Les conditions climatiques en Amérique

Estimation des emblavements 2021

(ha) 2020 2021 moyenne 5 ans

2016/2020

Blé tendre d’hiver 194 770 211 800 216 627

Blé dur d’hiver 7 890 8 830 10 118

Orge d’hiver 62 700 60 450 66 351

Triticale 48 750 51 630 50 415

Colza 28 120 27 770 36 988

Source : Agreste

Prix moyen mensuel des céréales

(€/t et %) février

2021 février 2021 /

janvier 2021 février 2021 / février 2020

Blé tendre rendu Rouen 223 - 2,2 % + 17,3 %

Maïs grain rendu Bordeaux 215 + 4,5 % + 32,8 %

Source : FranceAgriMer, La Dépêche Source : FranceAgriMer, La Dépêche

Cotation du blé et du maïs grain

juil.17 janv.18 juil.18 janv.19 juil.19 janv. 20 juil. 20 janv. 21 Blé rendu Rouen

Maïs grain rendu Bordeaux 240 €/t

220 200 180 160 140 120

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agreste AUVERGNE-RHÔNE-ALPES|CONJONCTURE|FEVRIER 2021 N°02 5 du sud inquiètent également avec une

sècheresse en Argentine et de fortes pluies au Brésil qui retardent la récolte des sojas et les semis de maïs.

Les prix des oléagineux sont toujours en hausse, soutenue par la progression du cours des huiles et du pétrole.

 Philippe Ceyssat Jean-Marc Aubert

Cotation du colza et du tournesol

Source : FranceAgriMer, La Dépêche 550

500 450 400 350 300 250

Colza rendu Rouen

Tournesol rendu Bordeaux

(€/t et %) février

2021 février 2021 /

janvier 2021 février 2021 / février 2020

Colza rendu Rouen 464 + 5,8 % + 19,0 %

Tournesol rendu Saint-Nazaire 537 + 3,6 % + 55,8 %

Prix moyen mensuel des oléagineux

Source : FranceAgriMer, La Dépêche

juil.17 janv.18 juil.18 janv.19 juil.19 janv. 20 juil. 20 janv. 21

€/t

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6 Agreste AUVERGNE-RHÔNE-ALPES|CONJONCTURE | FEVRIER 2021 N°02

VITICULTURE

Pas d’amélioration pour les viticulteurs

Dans un contexte toujours morose, une enquête réalisée par le magazine

« Réussir Vigne » tend à montrer que les ventes de vin sur l'exploitation et en circuits spécialisés seraient plutôt positives au cours de l’année 2020.

Pour 65% des cavistes interrogés, leurs ventes seraient même en hausse.

Faute de bars et restaurants, les dégustations se font à la maison et les achats par les ménages ont augmenté en 2020.

Transactions vrac et négoce Comme le mois précédent, les ventes de beaujolais se maintiennent en hausse de 21 % en générique et de 16 % en crus par rapport à la campagne commerciale précédente.

Les prix restent toujours sensiblement inférieurs à 2019-2020 avec même une lègère baisse par rapport au mois précédent.

En côtes-du-rhône régional, les volumes de transactions sont toujours bien en-deça de 2019 tout en constatant une petite hausse des transactions par rapport au mois précédent, avec - 28 % fin février contre – 33 % fin janvier. Par contre, les prix baissent de 7 % par rapport au mois dernier et sont inférieurs de près de 10 % à ceux de l'an dernier. Pour les côtes-du-rhône crus septentrionaux, la campagne de commercialisation a bien débuté en volume mais avec des cours toujours inférieur de près de 12 % à la campagne précédente.

Transactions de beaujolais – Ventes en vrac et négoce - Millésime 2020 (hl, €/hl et %)

Campagne 2020-2021 situation fin février 2021

Evolution / campagne précédente

volume cours volume cours

beaujolais générique 227 019 179.14 + 21.3 % - 8,7 % dont village rouge 60 379 169,49 + 39,1 % -5,6 % dont rouge 47 522 148,57 + 322 % -11,7 %

beaujolais crus 101 462 273,21 + 16,1 % -3,1 %

dont brouilly 27 108 241,43 + 15 % -3,9 % dont morgon 21 041 295,41 + 3,5 % -3,2 % dont moulin à vent 7 465 346,71 + 18,1 % -5,4 %

Total beaujolais 328 481 208,19 + 19,7 % -6,9 %

Source : Inter Beaujolais

Transactions de côtes-du-rhône – Ventes en vrac et négoce - Millésime 2020 (hl, €/hl et %)

Campagne 2020-2021 situation fin février 2021

Evolution / campagne précédente

volume cours volume cours

côtes-du-rhône régional 385 771 141,95 -28,2 % -9,6 % dont rouge 317 401 139,39 -28,3 % -10,6 % dont rosé 46 535 138,79 -28,9 % -10,9 % dont blanc 25 154 161,47 -14,7 % -8,2 % côtes-du-rhône village

avec nom géographique 12 687 200,98 -41,7 % + 1,4 % côtes-du-rhône village

sans nom géographique 23 391 163,96 -44 % -3,6 %

grignan-les-adhémar 5 872 111,32 + 69,3 % -6,1 %

côtes-du-rhône crus

septentrionaux 14 436 681,88 + 83,6 % -11,9 %

dont croze-hermitage 8 496 580,52 + 146 % + 0,5 % dont saint-joseph 4 756 694,89 + 56,5 % + 0,4 % Source : Inter Rhône

Production régionale 2020

Les vendanges 2020 sont caractérisées par une sécheresse importante des baies pour les premières récoltes. Les pluies de septembre ont ensuite permis d'augmenter le rendement des dernières vendanges. Fin juillet, la récolte est estimée à 2,1 Mhl. Elle est réévaluée à 2,2 Mhl fin septembre.

Finalement, les déclarations de récoltes à la DGDDI s'élève à 2,3 Mhl, soit 7 % de plus qu'en 2019 et une valeur identique à la moyenne quinquennale.

(hl et %) Production 2020 Evolution / 2019 Evolution / 2015-2019

Ain 39 520 + 9 % =

Allier 24 010 + 47 % + 4 % Ardèche 523 070 = - 2 % Cantal 230 + 135 % + 19 % Drôme 726 860 - 2 % - 1 %

Isère 14 380 + 17 % - 9 %

Loire 39 490 + 10 % + 1 %

Haute-Loire 21 - 46 % - 91 % Puy-de-Dôme 14 250 + 83 % - 8 % Rhône 789 000 + 22 % + 2 % Savoie 115 380 + 11 % + 2 % Haute-Savoie 9 900 - 14 % - 15 % Total région 2 296 110 + 7 % = Source : agreste

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agreste AUVERGNE-RHÔNE-ALPES|CONJONCTURE|FEVRIER 2021 N°02 7 Exportations

Après un mois de décembre qui avait vu les exportations de beaujolais retrouver un niveau plus habituel, on constate en janvier une nouvelle baisse des volumes exportés de 10%

par rapport à janvier 2020 ou par rapport à la moyenne quinquennale.

La valeur des exportations de janvier est légèrement supérieure à janvier 2020 et à la moyenne quinquennale.

Pour les vins de la vallée du Rhône, les volumes exportés en janvier sont en retrait de 7 % par rapport à janvier 2020 et de 13 % par rapport à la moyenne quinquennale. Les valeurs des exportations de janvier sont égalmement en baisse de 5 % par rapport au mois de janvier 2020 mais plus proches de la moyenne quinquennale.

Eric Minet David Drosne

Exportation cumulée des vins régionaux millésime 2020 (hl, M€ et %)

Campagne 2020-2021

situation fin janvier 2021 Evolution / campagne précédente

volume valeur volume valeur

Beaujolais 131 305 63 - 5,5 % - 5,1 %

Vallée du Rhône 374 791 213 - 1,7 % - 2,2 %

Source : DGDDI

Exportation des vins de beaujolais

Source : DGDDI

Exportation des vins de la vallée du Rhône

Source : DGDDI

0 1 2 3 4 5 6 7 8

0 5 10 15 20 25 30 35

aoû sep oct nov déc jan fév mar avr mai juin juil

Volumes (milliers tonnes)

Valeur (millions €)

volume 2018/2019 volume 2019/2020 volume 2020/2021 valeur 2018/2019 valeur 2019/2020 valeur 2020/2021

4 5 6 7 8 9 10

15 20 25 30 35 40 45 50 55

aoû sep oct nov déc jan fév mar avr mai juin juil

Volume (milliers tonnes)

Valeur (millions €)

volume 2018/2019 volume 2019/2020 volume 2020/2021 valeur 2018/2019 valeur 2019/2020 valeur 2020/2021

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agreste AUVERGNE-RHÔNE-ALPES|CONJONCTURE|FEVRIER 2021 N°02 8

La demande reste calme à des cours très variables La demande reste calme à des cours très variables

FRUITS - LÉGUMES

Fruits

En début de mois, le froid maintient les bourgeons en dormance mais le fort redoux en seconde quinzaine provoque le début du débourrement sur les abricotiers et amandiers. Les dernières plantations sont réalisées dans les vergers ainsi que les travaux de fumures.

La demande générale en pomme est un peu plus réservée. L’offre disponible n’est plus très importante.

Les professionnels sont attentistes et préfèrent garder un roulement régulier sur la dernière partie de leur campagne.

En dehors de quelques opérations promotionnelles, les cours sont stables.

La fin de campagne de la poire s’approche. Le commerce est fluide pour toutes les variétés. L’offre s’amoindrit très vite en gros calibres et l’intérêt des acheteurs pour les petits calibres reste plus modéré. Les cours sont fermes.

Pour la noix AOP de Grenoble, compte- tenu de la conjoncture économique actuelle, de la période des vacances scolaires et des températures très douces pour la saison, les opérateurs estiment que la situation n’est pas si mauvaise que cela. Pour autant, la profession manque toujours de débouchés à l’exportation. Les cours sont reconduits pour la plupart des opérateurs.

En kiwi, les volumes commercialisés sont constants et conformes à ceux de l’année dernière en cette même période.

Le marché est essentiellement tourné vers la GMS qui achète principalement des produits en barquettes et de calibres médians. La qualité des fruits est toujours bonne, les prix sont d’une grande stabilité et restent supérieurs à ceux de début 2020 (+ 19 %).

Source : FranceAgriMer/RNM

Prix des fruits - stade expédition

(€/kg et cts) février

2021

évolution février 2021/

janvier 2021

évolution février 2021/

février 2020 Pomme Gala France - cat 1

170-220 g - plateau 1 rg - le kg 1,12 + 1 + 9

Poire Doyenne du comice France cat 1

75-80 mm - plateau 1 rg - le kg 1,68 + 3 =

Noix variétés diverses AOP Grenoble sèche Rhône-Alpes- cat 1 + 32 mm-

sac de 5 kg - le kg 3,21 - 9 - 9

Kiwi Hayward Rhône-Alpes - cat 1

85-95 g - le kg 2,35 - 4 + 37

production (t) rendement (t/ha)

Après une campagne 2019 très impactée par les aléas climatiques et la forte concurrence des autres bassins de productions français et étrangers, un plan stratégique noix AOP de Grenoble a été construit avec l’ensemble des acteurs de la filière. Il regroupe les partenaires techniques et l’appui des collectivités locales (la région et les départements de l’Isère, de la Drôme et de la Savoie).

Ce plan s ’ar ticule autour de 3 axes : l’adaptation aux évolutions c l i m a t i q u e s e t a u x n o u v e l l e s exigences environnementales, la nécessité de rester concurrentiel sur le marché et l’accompagnement technique des producteurs. Il s’étale de 2021 à 2024.

Il prévoit un soutien financier direct aux exploitations pour un volume d’aides de plus de 900 000 €.

Les partenaires de la filière, à savoir la Senura (Station d’expérimentation nucicole Rhône-Alpes), les Chambres d ’a g r i c u l t u r e d e l a D r ô m e e t de l ’Isère, seront le relais pour l’accompagnement technique de ce plan sur le terrain. Le CING (Comité Interprofessionnel de la Noix de Grenoble) sera le relais d’information et d ’appui sur le mont age des dossiers.

Les investissements subventionnés c o n c e r n e n t e n t r e a u t r e s l e s équipements spécifiques à la taille des noyers, la mise en place de haies, de couverts végétaux sous noyers et l’achat de plants. Un volet concernant les conseils techniques est également mis en place.

D’autres dispositifs, déjà existants, viennent en complément du plan de filière (plan de développement rural, Feader, plan fruits, …).

Sources : SENURA - CING

Mise en place d’un plan de filière pour la noix AOP de Grenoble à destination des producteurs et des metteurs en marché

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agreste AUVERGNE-RHÔNE-ALPES|CONJONCTURE|FEVRIER 2021 N°02 9 Légumes

Les conditions météorologiques de la première quinzaine impactent les productions maraîchères. Cependant ces conditions hivernales favorisent la consommation des légumes d’hiver et la remontée des cours.

En laitue, la situation reste toujours tendue. Sur certains bassins, les productions sont broyées afin de réduire le disponible. Cependant, bien qu’impactée également par le froid de début février, elle reste supérieure à la demande. Dans ce contexte peu porteur, les cours sont donc bas, inférieurs de 13 % par rapport à 2020.

En poireau, les épisodes pluvieux en début de mois rendent difficile l’arrachage sur de nombreuses parcelles et obligent à un important travail de « nettoyage ». L’offre peu disponible face à une demande intéressée fait grimper les cours. Les prix demeurent ainsi 65 % supérieurs à ceux de 2020 à la même période.

La campagne de la truffe se termine.

Les pluies d’été et l’irrigation de certains vergers sont bénéfiques à la production. Bien que le produit soit de qualité, les ventes se sont déroulées dans un contexte difficile du fait de la crise sanitaire. Le commerce se réalise principalement par le biais des marchés aux truffes. Cependant, cette année, les trufficulteurs ont dû s’adapter notamment en développant la vente directe et la vente sur les marchés de détail. La fermeture du secteur de la restauration est également pénalisante.

Dans ce contexte, les cours sont bas en début de campagne, puis s’améliorent à partir de décembre 2020 sans toutefois atteindre ceux de 2019 (truffe ardéchoise : 300 €/kg mi-décembre contre 700 €/kg en 2019).

 Jean-Marc Aubert

Prix des légumes - stade expédition

(€ et cts) février

2021

évolution février 2021/

janvier 2021

évolution février 2021/

février 2020 Laitue batavia blonde Rhône-Alpes -

cat 1 - colis de 12 - la pièce 0,55 = - 8

Poireau colis 10 kg - le kg 1,17 + 14 + 46

Source : FranceAgriMer/RNM

1 4 7 10 13 16 19 22 25 28 31 34 37 40 43 46 49 52 semaines

1 4 7 10 13 16 19 22 25 28 31 34 37 40 43 46 49 52 semaines

1 4 7 10 13 16 19 22 25 28 31 34 37 40 43 46 49 52 semaines

1 2 3 4 5 6 7 8 9 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 semaines 1,4

1,2

1,0 0,8

LAITUE BATAVIA France - la pièce

POMME GALA France - le kg

NOIX AOP DE GRENOBLE - le kg

Prix des fruits et légumes au stade détail GMS

2019 2020 2021 moyenne quinquennale Source : FranceAgriMer/RNM

Source : FranceAgriMer/RNM

Source : FranceAgriMer/RNM

Source : FranceAgriMer/RNM

Source : FranceAgriMer/RNM

Mise en place d’une enquête temporaire dénommée « Enquête France DETAIL DRIVE GMS » à compter de la semaine 14 jusqu’à la semaine 39/2020, réalisée dans les conditions particulières de confinement général, d’un échantillon de près de 148 sites de vente « drive » pouvant être rattachés à des magasins GMS (hors hard-discount) habituellement enquêtés par le RNM.

Les résultats de cette enquête ne sont en aucune façon comparables avec ceux de l’enquête détail GMS du RNM qui était publiée jusqu’en semaine 11/2020.

3,5 3,0 2,5 2,0 1,5

7,5 7,0 6,5 6,0 5,5 5,0

2019 2020 2021 moyenne quinquennale

2019 2020 2021 moyenne quinquennale

2019 2020 2021 moyenne quinquennale 4,0

3,0

2,0

1,0

POIREAU France entier vrac - le kg

€/kg

€/pièce

€/kg

€/kg

(10)

10 agreste AUVERGNE-RHÔNE-ALPES|CONJONCTURE | FEVRIER 2021 N°02

LAIT

Les marchés résistent et les prix stagnent

Lait de vache

Le volume de lait collecté dans la région en janvier baisse de 4,6 % par rapport à janvier 2020. Au niveau national, cette baisse est légèrement plus modérée (- 3,7 %). Le lait bio poursuit sa progression et suit la tendance nationale. Ses volumes collectés sont en hausse de 4 % sur un an. Après plusieurs années d'amélioration de la génétique et des techniques d'élevage, il est plausible que la décapitalisation du cheptel laitier se fasse désormais sentir.

Les prix moyens de janvier sont stables par rapport au mois précédent (- 0,2 %).

Le lait bio enregistre une légère diminution (- 1,4 %) et le lait des Savoies affiche une hausse de 2,6 %.

Une tension sur les marchés du beurre est observée depuis le début de l’année, entraînant une hausse de 11 % du prix moyen des contrats. Le niveau de prix de 2020, avant la crise sanitaire, est quasiment atteint fin février. La demande mondiale est soutenue, notamment de la part de l'Asie et de la Russie et l'offre est réduite en Nouvelle- Zélande ainsi qu'en Europe du fait du creux saisonnier de production. La poudre maigre bénéficie également de ce contexte favorable avec une augmentation de 7,5 % des prix des contrats depuis début janvier.

Livraisons de lait de vache (millions litres et %)

janvier 2021

Jan 2021 /

jan 2020 cumul 2021

cumul 2021 / cumul 2020 Auvergne-Rhône-Alpes tous laits 211 - 4,6 % 211 - 4,6 %

A.-R.-A. bio hors Savoie 14 + 4,3 % 14 + 4,3 %

A.-R.-A. non bio hors Savoie 165 - 6,2 % 165 - 6,2 %

A.-R.-A. lait savoyard 32 + 0,4 % 32 + 0,4 %

France tous laits 2 052 - 3,7 % 2 052 - 3,7 %

France bio 95 + 6,3 % 95 + 6,3 %

France non bio 1 956 - 4,2 % 1 956 - 4,2 %

Union européenne à 27 déc 2020 :

11 539 déc 20 / 19 :

+ 0,3 % jan à déc 20 :

144 430 jan à déc : + 1,2 % Source : enquête mensuelle SSP / FranceAgriMer / extraction du 04/03/2021, Eurostat Livraison mensuelle de lait de vache en région (tous laits)

Source : enquête mensuelle SSP / FranceAgriMer / extraction du 04/03/2021 Prix des laits de vache en valeur réelle en région

Source : enquête mensuelle SSP / FranceAgriMer / extraction du 04/03/2021 Prix des laits de vache en valeur réelle en région, France et Europe

Source : enquête mensuelle SSP / FranceAgriMer / extraction du 04/03/2021 170

190 210 230

janv fév mars avr mai juin juil aout sep oct nov déc

Millions

2018 2019 2020 2021

millions de litres

320 420 520 620

jan fév mar avr mai juin juil aou sep oct nov dec

Savoie 3 mois glissants 2020 Bio hors Savoie 2020

Bio hors Savoies 2021 Tous laits 2020

Tous laits 2021 Non bio hors Savoie 2020

Non bio hors Savoies 2021

€/1 000 l

320 340 360 380 400 420

jan fév mar avr mai juin juil aou sep oct nov dec

Tous laits région 2020 Tous laits région 2021 Tous laits France 2020

Tous laits France 2021 UE 2020 Allemagne 2020

€/1 000 l

(11)

agreste AUVERGNE-RHÔNE-ALPES|CONJONCTURE|FEVRIER 2021 N°02 11 Lait de chèvre

En janvier, la collecte régionale de lait de chèvre poursuit son repli saisonnier par rapport au mois dernier, tout en restant supérieure à celle de janvier 2020. En février, la production devrait reprendre avec le démarrage des lactations des chèvres en système traditionnel saisonné. La collecte française suit la même tendance : les livraisons reculent en janvier sur un mois mais sont supérieures sur un an.

Selon l’enquête mensuelle lait de chèvre FranceAgriMer, les fabrications de fromages pur chèvre sont en légère hausse en 2020 par rapport à 2019 (+ 0,5 %). La hausse des fromages à la pièce (+ 4,8 %) compense la baisse importante des fromages à découper (- 18,7 %) alors que les fromages frais sont stables. Le débouché des fromages à la pièce se développe puisqu’il représente 68 % des fabrications en 2020 contre 64 % en 2017, avec une progression continue des volumes depuis 3 ans alors que les volumes des fromages à découper reculent depuis 2018. En 2020, les importations (de lait et produits intermédiaires) et exportations de fromages de chèvre sont respectivement en repli de 22,2 % et 10 % comparées à l’an passé.

Le prix moyen du lait régional initierait sa baisse saisonnière en janvier avec 912€/1 000 litres (- 1,4 % comparé au mois dernier). Le niveau de prix en janvier dépasse de 3,3 % celui de janvier 2020. La tendance nationale est similaire avec un prix en retrait de 4,1 % en un mois mais supérieur à son niveau de 2020.

La revalorisation du prix du lait de chèvre initiée depuis quelques années redynamise la production laitière afin de répondre aux besoins importants et réguliers de l’industrie laitière.

 Fabrice Clairet David Drosne Corinne Mauvy

Livraisons mensuelles de lait de chèvre

(hectolitres et %) janvier 2021 janvier 2021/

janvier 2020

Auvergne-Rhône-Alpes 23 709 + 1,3 %

France 256 814 + 0,6 %

Source : Enquête mensuelle SSP-FranceAgriMer - extraction du 04/03/2021

Prix moyen du lait de chèvre

(€/1 000 litres et %) janvier

2021 janvier 2021/

décembre 2020 janvier 2021/

janvier 2020

Auvergne-Rhône-Alpes 912 - 1,4 % + 3,3 %

France 857 - 4,1 % + 5,2 %

Source : Enquête mensuelle SSP-FranceAgriMer - extraction du 04/03/2021

janv. fev. mars avr. mai juin juil. août sept. oct. nov. déc.

44 000

39 000

34 000

29 000

24 000

19 000

Source : Enquête mensuelle SSP-FranceAgriMer - extraction du 04/03/2021

Livraison de lait de chèvre

hl

2019 2021 2020

2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 760

740 720 700 680 660 640 620

Source : Enquête mensuelle SSP-FranceAgriMer - extraction du 04/03/2021

Progression du prix pondéré annuel entre 2014 et 2020

€/1 000 litres

France Auvergne-Rhône-Alpes

(12)

12 agreste AUVERGNE-RHÔNE-ALPES|CONJONCTURE | FEVRIER 2021 N°02

BOVINS

Hausse du prix des broutards : un "plus" reste à espérer

Bovins maigres

Les volumes de broutards exportés en janvier sont en retrait par rapport à 2020 mais assez proches de 2019. Les volumes sur l'ensemble de la France sont en retrait de 8 %, soit une tendance plus marquée qu'en région.

La demande italienne est limitée en début de mois. Le marché se fluidifie par la suite, ce qui permet des hausses de prix pour les lots bien conformés.

En moyenne mensuelle, les cours des mâles augmentent de 1 à 3 % en un mois et ceux des femelles d'environ 1 %. Toutefois, les prix pratiqués restent nettement inférieurs aux années précédentes et la tendance saisonnière des cotations en février est à la hausse selon les mêmes taux d'augmentation que ces cinq dernières années. Aussi, les baisses de prix enregistrées durant le second semestre 2020 se maintiennent en février et des hausses de prix supplémentaires sont à espérer pour envisager une réelle embellie chez les éleveurs.

Après une année 2020 bien morose au printemps puis un marché qui s'est légèrement redressé durant l'automne, le cours des petits veaux vivants sur les marchés de La Talaudière (42) et Bourg-en-Bresse (01) commence l'année de manière plus élevée qu'en 2019 et 2020. En revanche, le nombre de veaux vendus sur ces deux marchés en janvier et février est au plus bas depuis au moins 6 ans et 22 % en dessous de la même période 2020.

Exportation de bovins maigres

(têtes et %) janvier Jan 21 / jan 20 cumul 2021 cumul 21 / 20

Auvergne-Rhône-Alpes 27 731 - 5 % 27 731 - 5 %

France 98 723 - 7,9 % 98 723 - 7,9 %

Source : agreste / BDNI

Exportation régionale de bovins maigres

Source : Agreste / BDNI

Cotation départ fermes des bovins maigres

(€/kg vif et %) fév 2021 fév 21 / jan 20 fév 21 / fév 20

Mâle croisé U 400 kg 2,29 + 1,8 % - 9,5 %

Femelle croisée R 270 kg 2,28 + 0,7 % + 2,9 %

Mâle aubrac U 400 kg 2,35 + 0,9 % - 6,7 %

Mâle salers R 350 kg 1,91 + 3,2 % - 10,7 %

Mâle charolais U 400 kg 2,41 + 1,6 % - 8,5 %

Femelle charolaise U 270 kg 2,60 + 1,3 % + 1,6 %

Mâle limousin U 350 kg 2,47 + 1,3 % - 5,5 %

Commissions de cotation de Clermont-Fd, Dijon, Limoges (Agreste / FranceAgriMer) Cotation des mâles croisés U 400 kg et charolais U 400 kg

Commissions de cotation de Clermont-Ferrand et Dijon (Agreste / FranceAgriMer) Cotation du petit veau vif 45-50 kg – moyenne des croisés, laitiers et mixtes pour les marchés de La Talaudière (42) et de Bourg-en- Bresse (01)

Source : FranceAgriMer 18 000

23 000 28 000 33 000

Jan Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sep Oct Nov Déc

2019 2020 2021

têtes

2,20 2,40 2,60 2,80

jan fév mar avr mai juin juil aoû sep oct nov déc

croisé moyenne 2016/2020 charolais moyenne 2016/2020

croisé 2020 charolais 2020

croisé 2021 charolais 2021

€/kg vif

50 100 150 200

jan fév mar avr mai juin juil aoû sep oct nov déc

2018 2019 2020 2021

€/tête

(13)

agreste AUVERGNE-RHÔNE-ALPES|CONJONCTURE | FEVRIER 2021 N°02 13 Bovins de boucherie

Les abattages régionaux sont en retrait de 10 % en janvier par rapport à la même période 2020 et rejoignent les volumes abattus en janvier 2017.

La consommation apparente (abattages corrigés + importations – exportations) de viande bovine en 2020 en France s'élève à 1,5 Mt, soit 3 % de moins qu'en 2019. La baisse est forte durant les deux confinements mais un rattrapage est constaté durant l'été.

Si le cours du jeune bovin catégorie U est revalorisé de 1,4 % en un mois, il reste inférieur de 4,4 % à celui des trois années précédentes. A Modène, le cours du jeune bovin U est stable mais 5 % en dessous de février 2020 et 2 % en dessous de février 2019. En Allemagne, le cours jeune bovin R est 3 % au-dessus de 2020 et comparable à 2019. Les cours espagnols sont également en hausse mais à des valeurs qui sont encore faibles. La stabilité ou l'amélioration est donc de mise sur les marchés européens de la viande bovine, mais les cours sont souvent encore bas et les augmentations finalement assez mesurées.

Fin gras du Mézenc

La saison de commercialisation s'ouvre début février, jusqu'en juin. Il s'agit de l'une des 2 AOP bovines de la région (avec le bœuf de Charolles). A cheval sur la Haute-Loire et l'Ardèche, cette AOP résiste relativement bien à la crise sanitaire grâce aux circuits de proximité, aux 150 bouchers et aux restaurateurs qui proposent des plats à emporter. Une petite centaine d'éleveurs propose à la vente environ 1 250 génisses.

Source : association Le Fin Gras du Mézenc

 David Drosne

Production de viande bovine

(t eq-carcasse et %) jan 2021 Jan21 / jan 20 Cumul 2021 2021 / 2020

Vaches en région 7 662 - 11,6 % 7 662 - 11,6 %

Génisses en région 3 345 - 10 % 3 345 - 10 %

Bovins mâles en région 2 470 - 0,8 % 2 470 - 0,8 %

Veaux de boucherie en région 1 712 - 12,6 % 1 712 - 12,6 % Total viande bovine en région 15 188 - 9,7 % 15 188 - 9,7 % Total viande bovine en France 114 114 - 7,3 % 114 114 - 7,3 % Source : agreste / BDNI / données brutes non corrigées

Cotation des bovins finis entrée abattoir / bassin centre-est

(€/kg carcasse et %) février 2021 fév 21 / jan 21 fév 21 / fév 20

Vache viande R 4,04 - 0,5 % + 10,3 %

Vache mixte O 3,12 + 1,2 % + 1,2 %

Vache lait O 2,86 + 0,3 % + 3,1 %

Génisse viande U 4,64 + 1,5 % + 4,5 %

Génisse viande R 4,09 - 5,5 % - 11,9 %

Jeune bovin viande U 3,86 + 1,4 % - 4,3 %

Jeune bovin viande R 3,65 + 0,7 % - 4,8 %

Veau de boucherie rosé clair R 6,40 = =

Veau de boucherie rosé R 5,53 - 0,9 % + 8,3 %

Source : FranceAgriMer

Cotation vache de réforme type viande R / bassin centre-est

Source : FranceAgriMer

Cotation jeune bovin U / bassin centre-est

Source : FranceAgriMer

Cotation veau rosé clair R / bassin centre-est

Source : FranceAgriMer 3,50

3,60 3,70 3,80 3,90 4,00 4,10

jan fév mar avr mai juin juil aoû sep oct nov déc

2018 2019 2020 2021

€/kg carcasse

3,70 3,80 3,90 4,00 4,10

Jan Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sep Oct Nov Déc

2018 2019 2020 2021

€/kg carcasse

5,40 5,60 5,80 6,00 6,20 6,40 6,60

jan fév mar avr mai juin juil aoû sep oct nov déc

2018 2019

2020 2021

€/kg carcasse

(14)

agreste AUVERGNE-RHÔNE-ALPES|CONJONCTURE|FEVRIER 2021 N°02 14

Les prémices d’une remontée du cours du porc charcutier Les prémices d’une remontée du cours du porc charcutier

PORCINS - OVINS - VOLAILLES - LAPINS

Porcins

En janvier, les abattages régionaux de porcs progressent après la baisse d’activité de fin d’année même s’ils sont à un niveau plus faible que ceux de janvier 2020. L’activité d’abattage reprend après les fêtes pour résorber les retards d’enlèvement de décembre et satisfaire la demande réactivée par les promotions de janvier. Les retards d’abattage se traduisent par une progression du poids moyen carcasse de 1 kg entre décembre et janvier.

Le cours du porc charcutier bassin Grand Sud-Est est stable depuis 2 mois mais toujours en net recul sur un an (- 15,1 %). Il s’établit à 1,44 €/kg en février dans un contexte d’augmentation des coûts liés à l’aliment qui réduisent les marges des éleveurs. La cotation reprend légèrement fin février comme sur les places européennes. Elle semble bénéficier d’un mouvement généralisé de remontée des cours européens suite à une baisse de l’offre et une amélioration de la demande intérieure. Ainsi, le prix de référence allemand reprend 11 centimes grâce à la baisse de l’offre consécutive à l’augmentation de l’activité d’abattage et à une meilleure demande intérieure à l’approche de Pâques. Les exportations importantes espagnoles vers la Chine créent une dynamique haussière des cours européens.

Aux Etats-Unis, la cotation du porc progresse grâce à une demande intérieure et extérieure actives. En Chine, le prix moyen du porc baisse en février et se situe 14,8 % en dessous de son niveau de 2020 (sources : FranceAgriMer, le Marché du Porc Breton).

Abattages de porcs charcutiers

(tonne équivalent-carcasse et %) janvier 2021 janvier 2021/

janvier 2020

Auvergne-Rhône-Alpes 11 072 -7,1 %

France 182 931 - 6,4 %

Source : Agreste

Source : Agreste

Cotation du porc charcutier - bassin Grand Sud-Est

(€/kg et %) février 2021 février 2021/

janvier 2021 février 2021/

février 2020

Porcs charcutiers 1,44 + 0,3 % - 15,1 %

2021

2019

janv. fev. mars avr. mai juin juil. août sept. oct. nov. déc.

Source : Agreste

Cotation du porc charcutier entrée abattoir classe S - bassin Grand Sud-Est

€/kg de carcasse 2,00

1,90 1,80 1,70 1,60 1,50 1,40 1,30

2020

La consommation française des ménages à domicile est active en début d’année aussi bien en porc frais qu’en produit transformé grâce aux opérations promotionnelles en GMS favorisées par la fermeture de la

restauration hors domicile. La perte de ce débouché ne semble toutefois pas compensée.

(15)

agreste AUVERGNE-RHÔNE-ALPES|CONJONCTURE|FEVRIER 2021 N°02 15 janv. fev. mars avr. mai juin juil. août sept. oct. nov. déc.

Source : FranceAgriMer

Cotations des agneaux couverts classe R 16-19 kg - entrée abattoir

€/kg de carcasse 7,50

7,30 7,10 6,90 6,70 6,50 6,30 6,10 5,90

2020

2019 2021

Ovins

Les abattages régionaux et nationaux d’agneaux progressent en janvier sur un an.

La baisse saisonnière des cours se poursuit en février avec les sorties des agneaux de lait Lacaune. Avec 7,17 €/ kg de carcasse en février, le cours de l’agneau cède 2,4 % en un mois tout en restant supérieur à son niveau de janvier 2020 (+ 5,8 %). La cotation ovine est bien au delà de la moyenne 2016- 2020 (+ 14,2 %).

La remontée des cours devrait débuter quelques semaines avant Pâques. Les prix devraient ensuite rester élevés car le Ramadan débutera une dizaine de jours après les fêtes pascales.

En 2020, les importations et exportations françaises de viande ovine reculent respectivement de 10,2 % et 17,2 % par rapport à 2019 suite aux conséquences de la crise sanitaire.

En décembre, les importations de viande se replient globalement de 9,8 % sur un an, à l’exception de la viande en provenance d’Espagne en légère hausse. Les achats des ménages pour leur consommation à domicile progressent de 7,4 % en décembre sur un an. Cette tendance traduit un report significatif de la restauration hors foyer vers la consommation à domicile suite à la fermeture persistante de ce débouché (source : FranceAgriMer).

Abattages régionaux d’agneaux

(tonne équivalent-carcasse et %) janvier 2021 janvier 2021/

janvier 2020

Auvergne-Rhône-Alpes 248 + 11,3 %

France 4 486 + 1,4 %

Source : Agreste

Cotations des agneaux couverts classe R 16-19 kg - moyenne des régions

(€/kg et %) février 2021 février 2021/

janvier 2021 février 2021/

février 2020

Agneaux couverts classe R 7,17 - 2,4 % + 5,8 %

Source : FranceAgriMer

(16)

www.agreste.agriculture.gouv.fr

Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt Service régional de l’information statistique, économique et territoriale

16B rue Aimé Rudel - BP45 - 63370 Lempdes Tél : 04 73 42 16 02

Courriel : [email protected] www.draaf.auvergne-rhone-alpes.agriculture.gouv.fr

Directeur régional : Michel Sinoir Directeur de publication : Seán Healy Rédacteur en chef : David Drosne Composition : Laurence Dubost Dépot légal : À parution ISSN : 2494-0070

© Agreste 2021 Volailles

Les abattages régionaux de poulets reculent en janvier sur un an alors que ceux en poules de réforme filière œuf de consommation progressent sur la même période (+ 8,2 %), afin de réduire l’offre en œufs et rééquilibrer le marché.

Les abattages des pintades sont en fort repli car impactés par la fermeture de la restauration hors domicile.

À la date du 11 mars, la France compte 486 foyers d’influenza aviaire hautement pathogène en élevage.

3 millions de volailles (essentiellement des canards) ont été abattues dans le Sud-ouest en date du 12 février. Aucun cas de virus H5N8 n’est constaté dans les élevages de la région sauf quelques cas dans la faune sauvage (cygnes) dans l’Allier et la Loire nécessitant la mise en place d’une zone de contrôle temporaire (ZCT) autour des lieux de découverte des cadavres. La filière foie gras (Cifog), fortement pénalisée par l’influenza aviaire, estime les pertes en 2020 à 6,7 millions de canards pour la production, entre les abattages, la mortalité due au virus et les arrêts de production.

La cotation des volailles sur le marché de gros de Rungis progresse en février comparée au mois dernier. En parallèle, les prix des aliments pour volailles augmentent.

Le marché des œufs de consommation peu actif jusqu’à mi-février s’améliore ensuite avec une diminution de l’offre et des besoins croissants des centres de conditionnement. Au marché de gros de Rungis, le cours de février des œufs de calibre G (63-73 g) remonte de 3,1 % en un mois, avec 6,59 euros les 100 pièces.

En février, la production d’œufs de consommation progresse de 6 % sur un an.

Abattages régionaux de volailles et lapins

(tonne équivalent-carcasse et %) janvier

2021 janvier 2021/

janvier 2020

Total volailles 5 984 - 5,1 %

dont poulets et coquelets 5 621 - 3,2 %

dindes 120 - 26,7 %

pintades 133 - 34,7 %

Lapins 24 + 26,9 %

Source : Agreste

Cotation Rungis - découpe

(€/kg et %) février

2021 février 2021/

janvier 2021 février 2021/

février 2020

Poulet PAC* standard 2,28 + 3,4 % - 1,1 %

Poulet PAC* label 4,01 + 0,3 % - 2,1 %

Dinde filet 5,48 + 1,4 % + 3,3 %

Source : FranceAgriMer * prêt à cuire

Cotation nationale du lapin vif

(€/kg et %) février

2021 février 2021/

janvier 2021 février 2021/

février 2020 Lapin vif hors réforme départ

élevage 2,03 + 2,5 % + 3,4 %

Source : FranceAgriMer

Lapins

Les abattages régionaux de lapins sont dynamiques en janvier, avec une forte progression sur un an grâce à un temps plus froid qu’en 2020 favorisant une meilleure consommation.

En février, le cours national du lapin vif départ élevage poursuit sa hausse

saisonnière. Son prix s’établit à 2,03 €/ kg, en hausse de 2,5 % comparé au mois dernier et de 3,4 % sur un an. La cotation progresse en fin de mois.

Fabrice Clairet

janv. fev. mars avr. mai juin juil. août sept. oct. nov. déc.

Source : FranceAgriMer

Cotation nationale du lapin vif - départ élevage

2,30 €/kg

2,10 1,90 1,70 1,50 1,30

2020 2019 2021

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