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Source d'ions multicharges pour un cyclotron

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Academic year: 2021

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Texte intégral

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HAL Id: jpa-00236288

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00236288

Submitted on 1 Jan 1960

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Source d’ions multicharges pour un cyclotron

A. Papineau, P. Benezech, R. Maillard

To cite this version:

A. Papineau, P. Benezech, R. Maillard. Source d’ions multicharges pour un cyclotron. J. Phys.

Radium, 1960, 21 (5), pp.410-411. �10.1051/jphysrad:01960002105041000�. �jpa-00236288�

(2)

410.

SOURCE D’IONS MULTICHARGES POUR UN CYCLOTRON

Par A. PAPINEAU, P. BENEZECH et R. MAILLARD,

Section de Physique Nucléaire à Moyenne Energie, C. E. N., Saclay.

Résumé.

2014

On a réalisé une source d’ions constituée par une cathode de tungstène chauffée

indirectement par un filament classique et par un réflecteur de tungstène. La tension arc a été pulsée (2.10-2 s) en signaux carrés ; l’intensité de l’arc est de 40 A. Les essais effectués nous per- mettent d’estimer que le faisceau sorti de N5+ (énergie supérieure à 100 MeV) sera supérieur à 1 03BCA.

Abstract.

2014

We have built a ion source with a tungsten cathode indirectly heated by a classi-

cal filament. The arc voltage is pulsed and the intensity is 40 A. The preliminary tests allow us

to estimate that we shall obtain an external beam of N5+ of about 1 03BCA.

LE JOURNAL DE PHYSIQUE ET LE RADIUM TOME 21, MAI 1960,

On a réalisé une source d’ions à « cathode indi- recte » de même conception que celle du cyclotron

à ions lourds de Moscou [1].

Contrairement aux sources classiques de cyclo- tron, la source d’ions multichargés (fig, 1) a une

cathode constituée par un bloc de tungstène

FIG. 1.

-

Schéma de la source d’ions multichargés pour cyclotron.

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphysrad:01960002105041000

(3)

411

(0 = 10 mm ; 1

=

12 mm) chauff é à la partie inférieure par un filament de tungstène (0=2 mm). A l’autre extrémité du corps d’anode est placé un autre bloc de tungstène 0 =12 mm ;

l

=

30 mm) mis au même potentiel que la cathode et f ormant réflecteur. Chaque bloc de tungstène

est maintenu par une collerette mince de tantale

qui est au contact d’un bloc de cuivre refroidi.

Pour éviter des pertes latérales de chaleur, la ca-

thode et le réflecteur sont entourés par des man-

chons en tungstène non jointifs. L’anode est en

cuivre refroidi, la fenêtre d’extraction en graphite.

L’arrivée du gaz est faite par un tube inclus dans le corps d’anode et percé de trous sur toute la lon-

gueur de l’anode.

Une source d’ions de ce modèle a été essayée

dans des conditions similaires au fonctionnement dans- le cyclotron. La source a été placée dans

l’entrefer d’un aimant de 5 000 gauss. Pour déter- miner les différentes proportions d’ions multichar-

gés on a utilisé l’aimant (0 = 700 mm) du bâti d’essai comme spectromètre à 1800. Les ions

extraits par un potentiel de

-

20 kV se délacent

à l’intérieur d’un dee et sont recueillis sur un collec- teur mobile au même potentiel.

En fonctionnement normal, le filament ( V

=

3 V ;

I = 150 A) émetteur d’électrons porte la cathode

à une température suffisante pour qu’elle soit

émettrice d’électrons par l’intermédiaire d’une tension accélératrice ( V

=

1 200 V ; I = 1,3 A).

L’arc, en se développant, chauffe, par impact des ions, le réflecteur et la source fonctionne en fait

avec deux cathodes de grande surface. En appli- quant entre cathode et anode une tension continue d’arc (300 V, 10 A) on a vérifié [1] que le nombre des ions multichargés (N4+ par exemple) croissait exponentiellement avec l’intensité de l’arc.

Afin d’obtenir des intensités d’arc plus élevées (40 A) et d’éviter un emballement de l’arc, on a pulsé son alimentation [2]. Pour un courant total

d’ionisation identique, la production d’ions mul-

tichargés s’est accrue. Par exemple, pour un arc de 10 A moyen les résultats sont les suivants (la

f enêtre d’extraction étant de 3/1.0 mm X 20 mm) :

On voit que, pour une intensité moyenne iden-

tique, dans le cas d’un arc pulsé, les proportions

de N2+ et de N3+ sont identiques et que les ions N 3+ et N4+ sont 10 et 15 fois plus abondants.

Les résultats obtenus avec des arcs pulsés de

différentes intensités sont résumés dans le tableau

VARIATION DES CHARGES EN FONCTION DE L’INTENSITÉ

TENSION ARC PULSÉE

ci-dessus. De même, les variations des propor- tions d’ions multichargés en fonction du débit gazeux sont résumées dans la figure 2. On voit

que l’optimum est obtenu avec un débit gazeux de l’ordre de 1 cm3/minute.

L’essai d’une telle source nous a montré en fonc- tionnement une très grande stabilité de l’arc et

une possibilité simple de réglage de son intensité (par variation de la durée des impulsions).

FIG. 2.

-

Variation des charges en fonction du débit gazeux.

Des comparaisons effectuées dans le bâti d’essai

avec une source classique de cyclotron nous per- mettent d’espérer, au cyclotron de Saclay, un fais-

ceau sorti de N5+ (E = 140 MeV) de quelques micro-ampères, en utilisant une fente d’extraction de 2 mm x 25 mm. D’autre part, l’ionisation de gaz rares (Ne et A) à des états de charge élevés (environ 8) peut donner des faisceaux non né-

gligeables.

BIBLIOGRAPHIE

[1] MOROSOV (P. M.), MAKOV (B. H.) et IOFFE (M. C.), Atom-

naia Energia, 1957, 2, 272-275. [2] MAILLARD (R.), BENEZECH (P.) et PAPINEAU (A.), Onde

électrique (à paraître).

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