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Submitted on 1 Jan 1872
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Sur l’application du spectroscope à l’observation des phénomènes d’interférence
Mascart
To cite this version:
Mascart. Sur l’application du spectroscope à l’observation des phénomènes d’interférence. J. Phys.
Theor. Appl., 1872, 1 (1), pp.17-25. �10.1051/jphystap:01872001001701�. �jpa-00236772�
lance et mis par un fil en communication à grande distance avec l’ellipsoïde, donne un angle de torsion constant eu indépendant du point de la surface touclié par le fil conducteur : tout se passe comme si la distribution sur l’ellipsoïde était uniforme.
Qu’est-ce donc qui détermine le passage de l’électricité? Est-ce la
quantité totale répartie sur le conducteur? Est-ce la densité Ces deux exemples montrent que ce n’est ni l’une ni l’autre ex-
clusivement : car, dans le premier cas, la charge électrique et la den-
sité restaient les mêmes, la distance seule des conducteurs variait;
dans le cas de l’ellipsoïde, la densité était variable d’un point à l’autre, et pourtant la quantité d’électricité transmise à la balance par communication lointaine restait la même, quel que fût le point
touché,
La loi de partage ne dépend donc pas seulement de la valeur des
masses électriques, mais aussi de leurs distances mutuelles : on voit ainsi clairement la nécessité d’introduire un élément nouveau, fonc- tion à la fois des quantités et des distances. Cette notion nouvelle,
corrélative de la notion de température, qui joue le rôle principal
dans le partage des masses électriques, est celle qu’on va maintenant
définir et étudier sous le nom de potentiel électrique des conduc-
teurs. (A suim°e.~
SUR L’APPLICATION DU SPECTROSCOPE A L’OBSERVATION DES PHÉNOMÈNES D’INTERFÉRENCE ;
PAR M. MASCART.
Les expériences relatives à l’optique physique, en particulier
celles de difi’raction et d’interférence, sont souvent considérées à tort comme difficiles à répéter et exigeant une série d’appareils plus ou
moins dispendieux, tels que le banc de diffraction avec les pièces
accessoires. En réalité, ces phénomènes se rencontrent à chaque instant ; on peut les reproduire avec les moyens les plus variés, et
l’un des instruments qui présentent sous ce rapport le plus de res-
sources est le spectroscope ordinaire que possèdent aujourd’hui la plupart des laboratoires de physique et de chimie. Cet instrument,
tel que le construit 1YI. Duboscq, comprend un prisme, un collima-
teur à fente, une lunette astronomique et un autre collimateur plus
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petit, au foyer duquel se trouve une échelle divisée. Les dinércntes
pièces du Spectl’US(’,o~(’, convenablement disposées, permettent de
répéter facilement, u l’aidc de quelques objets accessoires que cha-
cun peut préparer soi-même, toLltcs les expériences connues et
même quelques-unes auxquelles ne sc prête pas le banc de diffrac- tion. On trouve en outre, dans l’einploi de deux lunettes, cet avan-
tage particulier que toute la lumière qui sort du collimateur peut être concentrée par la lunette dans lc voisinage des points oû sc produisent les phénomènes que l’on veut observer : ce qui permet d’utiliser des sources de lumière trés-faiblcs, comme la flamme d’une
bougie.
Il est utile que la fente du collimateur et l’oculaire de la lunette
puissent recevoir de grands déplacements en deçà et au delà du foyer principal des objectifs auxquels ils sont liés. La fente est géné-
ralement assez mobile, mais on fera bien d’enlever le pignon de la
crémaillère qui conduit l’oculaire, ou bien d’installer cet oculaire
sur un tube de cuivre ou de carton pouvant entrer à coulisse dans le tube de la lunette. Je supposerai d’abord que l’on supprime le prisine réfringent, et ,je vais indiquer brièvement les principales expériences pour lesquelles on aura recours seulement aux deux
lunettes.
Remarquons que la lumière qui sort du collimatcur dont la fente
est éclairée est formée de faisceaux de rayons parallèles si la fente
est située au foyer principal, et de rayons convergents ou divergents quand la fcnte est au delà ou en deçà du foyer. Ces rayons, après
avoir traversé l’objectif de la lunette, ont un autre point de concours,
et l’on peut avec l’oculaire observer les apparences qui se mani- festent, soit avant, soit après la convergence du faisceau, soit au point de concours lui-même. Dans les conditions actuelles, on obser-
verait ainsi des sections différentes du faisceau lumineux, n’ourant
d’autre particularité intéressante que quelques franges de diffraction
’
dans le voisinage des contours ; mais, si l’on interpose entre le colli-
mateur et la lunette des écrans convenablement découpés (fig. i), on produirales différents phénomènes de diffraction. Ces écrans peuvent
être préparés de la manière la plus économiquc : il suffit de les dé- couper avec un canif dans du papier noir ou dans une lame mince
de métal, comme une feuille d’étain.
La théorie de cet appareil, en apparence compliqué, se fait d’une
manière très-simple, si l’on a recours à deux propositions impor-
tantes que je vais rappeler brièvement.
1° Tous les rayons lumineux, originaires d’un mème point, sont,
après avoir subi un nombre quelconque de réflexions et de réfrac-
tions, normaux à une série de surfaces à chacune desquelles ils
arrivent en même temps. En particulier, si les rayons vont tous concourir en un même point réel ou virtuel , ils arrivent au
point de concours réel à la même époque, ou bien se comportent
comme s’ils étaient partis en même temps de leur foyer virtuel.
Cette proposition est connue sous le nom de théorènle de fflalus, et peut être établie en partant de la loi de réfraction, indépendamment
de toute hypothèse sur la lumière. l2ais la théorie des ondulations donne le sens véritable de ce théorème qui devient alors presque évident : les surfaces normales aux rayons lumineux ne sont autre chose que les ondes successives qui proviennent du centre d’ébran-
lement et aux différents points de chacune desquelles le mouvement,
vibratoire parvient à la même époque.
2° La deuxième proposition, dont les phénomènes de diffraction peuvent être considérés comme le développement, et que Fresnel énonce dans les termes suivants, est le principe d’Huyghens.
« Les vibrations d’unc onde lumineuses, dans chacun de ses
points ~ peuvent être regardées comme la résultante des mouvements
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élémentaires qu’y enverraient au même instant, en agissant isolé-
ment, toutes les parties de cette ondc considérée dans l’une quel-
conque de ses positions antérieures. »
On peut dire aussi qu’une ondc lumineuse est l’enveloppe des
ondes élémentaires émises isolénlcnt par tous les points de cette
onde considérée dans l’une de ses positions antérieures. C’est sous cette forme qu’Huyghens a énoncé le théorème.
Cette substitution d’une surface à un point lumineux n’apporte
aucune simplification dans le cas général, mais elle permet d’expli-
quer les phénomènes quand l’onde, dans une de ses positions, est
en partie interceptée par des écrans. Les seules portions restées
libres envoient des mouvements vibratoires aux points situés au delà, et le calcul de la vibration en un point dépendra de la forme
des écrans et de la position du point considéré.
Supposons que la fente du collimateur soit remplacéc par un ori- fice étroit O (fig. 2), éclairé par une lampe. Les rayons partis de
ce point semblent, après avoir traversé l’objectif K, émaner d’une
source S, c’est-à-dire que les ondes lumineuses sont alors des sphères
ayant pour centre commun le point S. Ces ondes rencontrent ensuite
un écran formé de parties opaques et transparentes distribuées d’une manière quelconque. On peut évidemment, le point S n’étant jamais très-rapproché, supposer que l’écran appartient à un système
ayant pour centre le point S. On peut maintenant supprimer par la
pensée la source de lumière et le collimateur, et considérer seule-
ment la portion d’onde sphérique laissée libre par les parties trans-
parentes de l’écran, dont tous les points se comporteront comme des sources de lumière synchrones, c’est-à-dire concordantes. Il
reste ensuite à évaluer l’influence de l’objectif de la lunette.
Les rayons émis par un point A de l’écran , après avoir traversé
l’objectif, semblent émaner du point A’, foyer conjugué du premier
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