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Sur les phénomènes transitoires étudiés dans les points sourds d'une salle

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(1)

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Sur les phénomènes transitoires étudiés dans les points

sourds d’une salle

Benjamin Bladier

To cite this version:

(2)

153 A.

SUR LES

PHÉNOMÈNES

TRANSITOIRES

ÉTUDIÉS

DANS LES POINTS SOURDS D’UNE SALLE

(1)

Par BENJAMIN

BLADIER,

Centre de Recherches

Physiques,

Marseille.

Résumé. 2014 La

qualité acoustique d’une salle est communément jugée par la durée de réverbé-ration. Ce critère dû à Sabine, est très utile, mais notoirement insuffisant ; on a cherché à le

com-pléter en mettant en évidence la façon dont se succèdent ondes réfléchies une, deux, ... n fois, le caractère de cette succession étant un facteur de qualité très important. Pour cette mise en évi-dence on enregistre le déroulement du régime transitoire (établissement ou coupure du son) en un

quasi-n0153ud. Toutes les salles réelles présentent des quasi-n0153uds marqués (« points sourds »), encore que la théorie de Sabine en ait négligé l’existence.

Abstract. 2014 The acoustical

quality of rooms is

usually

assumed to be a function of Sabine’s reverberation time. This assumption

yields

useful results, but is

notoriously

inadequate, rooms

having the same reverberation time being apt to

display widely

different acoustical qualities. The author suggests that the consideration of reverberation time be

supplemented

by that of the intensity

vs time curve taken at a quasi-node (" dead

point

") of the room: this curve shews how reflected waves of successive orders are received, and enables one to draw important conclusions as to the

quality

of the room.

PHYSIQUE APPLIQUÉE TOME 25, NOVEMBRE 1964, PAGE

Introduction.

- De l’avis de nombreux

auteurs,

les mesures de la durée de réverbération de

W. Sabine

[1]

-

moyen le

plus

communément

utilisé pour J’étude

acoustique

des salles -

ne

suffisent pas à définir les

qualités

de celles-ci. Nous

avons recherché un nouveau critère destiné à

com-pléter l’information fournie par la durée de

réver-bération de Sabine.

Nous avons étudié tout d’abord en

régime

per-manent,

la

reproductibilité

et l’enchaînement des

phénomènes

lorsque

le

microphone explore

une

surface dans une salle

réelle,

excitée par un son

sensiblement pur de 1 000,

Hz,

avec un niveau sonore dans l’enceinte de 40 dB. Les résultats

mettent en

évidence,

entre

autres,

dans la surface

explorée

la

répartition

des

quasi-noeuds

ou

points

sourds,

dus à la

compensation partielle

de l’onde directe par les ondes

réfléchies ;

ces minimums du

niveau de

pression

sonore,

enregistrés

à J’aide d’un

amplificateur

logarithmique,

se

présentent

sous la

forme de crevasses, dont le niveau

peut-être

de 30 à 40 dB inférieur au niveau maximal. On

dispose

ensuite le

microphone

dans ces

points

sourds,

où J’on observe en

régime

transitoire des fluctuations

de la

pression

sonore liées aux

caractéristiques

de la

salle. Nous avons étudié l’établissement et l’extinc-tion du son dans

plusieurs

salles réelles et dans une

maquette,

en

disposant

le

microphone

dans des

points

sourds.

I.

Régime

permanent.

- 1° EXPLORATION DES

SALLES. - Les relevés des niveaux de

pression

sonore sont obtenus à l’aide d’un

microphone

se

(i) Exposé fait à la Société Française de

Physique,

Section Méditerranée, le 20 décembre 1963.

déplaçant

lentement sur rails

(25

mm/s),

dans le sens de la

longueur

de la salle.

L’exploration

d’une surface dans la salle s’obtient en modifiant

après

chaque parcours la

position

du

microphone,

soit par

rapport

au sol pour la

hauteur,

soit par

rapport

à l’un des murs latéraux

pour

la

largeur.

La

figure

1

donne une vue de la salle réverbérante R avec son

dispositif

d’exploration.

FIG, 1. - Vue du dispositif

d’exploration

dans la salle R. H. P. : Haut-parleur ; Hy : Hygromètre ; M :

Micro-phone ; Mo : Moteur d’entraînement du

microphone

sans le capot d’insonorisation,

après ;.le: moteur"

on

re-marque le réducteur de vitesse et la cornmande manuelle du déplacement du rnicrophone par câble flexible ;

R : Boîte des relais de mise en marche, d’arrêt

auto-matique

et d’inversion de marche ; T : Thermomètre.

(3)

154 A

2° REPRODUCTIBILITÉ DES PHÉNOMÈNES. 2013

Même,

en utilisant comme source un

diapason

entretenu,

filtré, régulé

en

température

et dont la stabilité en

fréquence

est de l’ordre de 10-5 Hertz

près,

la

reproductibilité

des

réponses

est mauvaise

d’un

jour

à l’autre.

Toutefois,

en

opérant

sans

interruption

une série de mesures la

nuit, pendant

que la salle

présente

une

température

et une

humi-dité relative sensiblement

constantes,

les

vérifi-cations montrent que la reproductibilité est

satis-f aisante ’

3° ENCHAINEMENT DES PHÉNOMÉNES. -- Pour

pouvoir

reconnaître et suivre J’évolution des

phéno-mènes

qui

composent

une surface sonore de la

saHe,

nous avons

modifié, après

chaque

parcours, la

hauteur du

microphone

de seulement 10 mm ; les

réponses

obtenues sont alors

voisines,

elles s’en-ch aîn ent.

4° RÉSULTATS OBTENUS. - La

figure

2

(a

et

b)

montre les

réponses

obtenues

lorsqu’on explore

la

même surface dans la salle. On a

groupé

les

réponses

de 36 mesures

(fige 2a),

obtenues

lorsque

les

parois

de la salle réverbérante sont nues,

puis

de nouveau 36

réponses (fige 2b),

après

avoir

dis-posé

sans

ordre,

sur les

quatre

murs et le

plafond

de la

salle

21,4

m2 de panneaux de soie de verre

FIG. 2. - Réponses obtenues à l’aide d’un microphone à condensateur, suivi d’un filtre accordé sur la

fréquence de travail 1 000 Hz (sélectivité 50 dB par octave) et d’un enregistreur

logarithmique.

En ordonnée la hauteur dans la salle, en abscisse la longueur et le niveau de

pression

sonore. Ces groupements « a » ei « b »,

respectivement

relatifs à 0 et 21,4 rn’ de soie de verre dans la salle, mettent en évidence l’enchatnement et l’évolution des phéno-mènes en régime

permanent,

les

répartitions

des maximums et des minimums du niveau de pression sonore et

leurs modifications par des matériaux absorbants. On note sur les durées des parcours du

microphone,

des

fluc-tuations de l’ordre de 1 %. , ,

FIG. 3. 2013 Les groupements

précédents

formés en faisceaux mettent en évidence :

’en jg

» le relief érodé (maximums du

niveau de pression sonore) pour deux états de la salle, 0 et 2i,4 m’ ; en « d. g. » les

plissements

(bandes

noires)

qui

correspondent,

pour les deux états de la salle, 0 et 21,4 m8, à des minimums dans

lesquels

sont diS6émi-s des quasi-n0153uds ou

points

sourds.

de

0,5

m2 chacun. Dans ces

groupements

nous avons : en ordonnée la hauteur dans la salle

(hauteur

réelle

0,36 m),

en abscisse sa

longueur

(longueur

réelle

8,20

m)

et le niveau de

pression

sonore en décibel. L’ensemble des

réponses

met en

évidence l’enchalnement et l’évolution des

phéno-mènes, suggère

un relief érodé

(maximums

du

niveau de

pression

sonore),

avec

quelque

(4)

aux minimums de

pression

sonore, se succèdent sous la

forme de

festons

irréguliers,

dont les

lon-gueurs réelles sont

comprises

entre

À/4

et

2x,

pour

une

fréquence

de travail

égale

à 1 000 Hz. On note que

l’homogénéité

sonore, attribuée

quelquefois

aux salles très

réverbérantes,

eu

égard

aux

mul-.

tiples

réflexions du son, n’existe pas pour la salle

étudiée

(10

X

2,9

X

2,55 m)

(-2).

La correction par de la soie de verre montre une

légère

amélio-. ration

vers le centre et une détérioration vers le

fond de la salle

(côté

droit de la

figure 2b).

Ces

groupements

formés en

faisceaux,

sont donnés par la

figure

3. En « g », la

photographie

des

réponses,

obtenue avec un

éclairage

à

gauche,

met en évi-dence le relief érodé pour deux états de la

salle,

0 et

21,4

m2. En «

dg

o, la

photographie

obtenue avec

un double

éclairage

droite et à

gauche)

ne laisse

subsister,

pour les mêmes

réponses,

que les

plisse-ments

(bandes

noires).

Ceux-ci ne sont pas des

lignes

ou des zones

sourdes,

mais seulement des minimums du niveau de

pression

sonore, dans

lesquels’sont

disséminés des

quasi

noeuds ou

points

sourds. C’est dans ces

points

que l’on

dispose

le

microphone

poum l’étude

des

phénomènes

transi-toires.

II.

États

transitoires. -- 1° EXPOSÉ

MATHÉ-MATIQUE. - Soit

f

la

fréquence

du son pur. La

pression

sonore p en un

point

M de la

salle, peut

être

représentée

à tout instant t, par

P est

l’amplitude, cp

le

déphasage

par

rapport

à la source, et où l’on pose o =

2?T/.

En

régime transitoire,

lors de l’établissement du

son par

exemple,

l’amplitude

P et le

déphasage

ç

sont variables à cause des arrivées

successives,

au

point M,

de l’onde directe

puis

des diverses ondes réfléchies sur les

parois

(une

ou

plusieurs

fois).

Dans

le

plan complexe,

la

pression

en M est

représentée

par la résultante P ejcp d’un certain nombre de vecteurs

Q’n

e"’n,

formant un contour

polygonal

qui

se construit au fur et à mesure

que t

croît et que de nouvelles ondes réfléchies

parviennent

en M. A

l’état de

régime

(t

très

grand), P #

0 en un

point

FIG. 4. - Résumé,

par la représentation de Fresnel, de la succession des passages sonores dans un point sourd, lors des

phénomènes transitoires d’établissement et d’extinction du son. Z :

[amplitude complexe

de la pression sonore. R : résultante. La

quantité

des ondes réfléchies a été limitée à trois pour ,réduire le nombre de diagrammes. On

remarque

qu’aux

instants correspondants des deux processus les résultantes sont opposées. Il y a

symétrie

entre

les deux transitoires.

sourd,

le contour

polygonal

est

quasiment

fermé

( fig. 4).

Le meme processus se déroule à l’envers lors de

l’extinction,

les côtés du contour

disparaissant

les

uns

après

les autres dans l’ordre de leur

apparition

à

l’établissement ;

de sorte

qu’aux

instants

corres-pondants

des deux processus les résultantes P e’°

sont

opposées.

Il va sans dire que le contour

poly-gonal

est différent d’un

point

sourd à

l’autre,

mais la

propriété

de

symétrie

des deux

régimes

transi-toires est vraie en chacun d’eux. Elle reste vraie

quels que soient la fréquence

du

signal,

le volume de la

salle,

l’état de ses

parois

(pourvu,

naturel-lement,

qu’il

subsiste des

points

sourds).

20 RÉSULTATS NOUYEAUX. - Les vérifications

(8) Ces résultats sont confirmés pour une autre salle réverbérante aux

parois

non

parallèles

deux à deux.

expérimentales

confirment les résultats et les dé-ductions du calcul. Par

rapport

aux relevés de

réverbération

classique,

cette nouvelle méthode

présente

un certain nombre de caractères nouveaux

qui

permettent

les remarques suivantes :

10 Le

gain

plus

élevé utilisé

augmente

corréla-tivement la durée

perceptible

des transitoires

(de t,3

à

1,8).

2° La forme du

signal,

d’après

C. Raes

[2]

la

caractéristique

essentielle d’une salle

pendant

la

première

réduction de 20

dB,

est mise finement en

évidence avec une évolution

comprenant

les modi-fications de

l’amplitude,

les échos

retardés,

les

résurgences,

avec leur net

décalage

dans le

temps,

les

modulations,

les

battements,

etc...,

qui

passent

inaperçus

en réverbération

classique (fig.

5).

z

3° Les transitoires d’extinction et

(5)

156 A

FIG. 5a, b, c, d, e. - Différence d’information obtenue entre la méthode

classique

d’étude des transitoires d’éta-blissement et d’extinction du son ( fig. 5a et b), et celle obtenue dans un point sourd

( fig.

5c, d et e). Les lettres des tracés correspondent : « E » à l’établissement du son, « P J) à

l’amplitude

de la pression sonore en régime

permanent, « C a à l’extinction du son. Les repères

chronologiques

sont espacés de 0,01 s, accentués tous les 0,1 s.

Les phénomènes (1 E » et « C » différents entre eux

lorsqu’ils

sont obtenus par la méthode

classique ( fig.

5a et

b)

sont quasi-identiques dans Ul1 point sourd

( fig.

5c et d)

l’amplitude

P est très faible

(P #1

0). Le tracé de la figure 5e montre que pour un même état de la sal]e, la réponse obtenue sur un autre point sourd peut être très différente. Salle R, 0 m3 de soie de verre. Les figures d et e suggèrent des battements dus à la coexistence de

plusieurs

fréquences propres de la salle. ,

.

et M. Kwiek

[3]

comme le critère le

plus

important,

se réduisent à l’étude d’un seul

(figure 5c,

transi-toire d’établissement

E,

quasi-identique

à la

figure 5d,

transitoire d’extinction

C).

4° La «

complémentarité»

de J. 0. Strutt

[4]

entre établissement et extinction du son, n’existe

pas dans notre cas du fait de la

quasi-identité

des

deux transitoires.

L’hypothèse

suivant

laquelle

l’établissement

du son doit

représenter

une

énergie

plus

grande

que l’extinction est infirmée sur les

points

sourds.

6° La durée de la succession des passages du son,

en un

point

sourd,

n’est pas

plus

grande

à

l’extinc-tion

qu’à

rétablissement. ,

7° La recherche du critère de F. Canac

[5] :

« On

a

intérêt,

à conserver les

premières

réflexions et à

supprimer

les autres o, a été effectuée en

disposant

sur les

parois

de la salle réverbérante R

(10

X

2,9

X

2,55

m, surface totale

124,3

m2)

des panneaux de soie de verre de

0,5 m2,-

disposés

sans ordre sur les

quatre

murs et le

plafond.

Dans

chacun des cas

suivants,

douze

enregistrements,

sur la

fréquence

1 000

Hz,

ont été

relevés,

d’abord salle nue,

puis

avec

5,10,15

et

21,4

m2 de soie de

verre.

L’augmentation

de la surface de cet absor-bant a une influence nette sur la durée des

transi-toires

qui

décroît tout d’abord

rapidement ( fig.

6),

aussi sur leur forme

qui

se trouve

profondément

modifiée

( fig. 7).

Les réflexions secondaires

génantes (3),

nettement mises en évidence avec

0,

(8)

Les figures 5d et e suggèrent des battements dus à la coexistence de

plusieurs fréquences

propres de la salle.

FIG. 6. - Modification de la durée des transitoires, pour

un affaiblissement de 20 dB, en fonction de la surface

d’un matériau absorbant

disposé

dans la salle R. En ordonnée la durée du

phénomène

en seconde, en abscisse le nombre de m2 de soie de verre. Fréquence de travail 1 000 Hz. La courbe en trait

plein

donne la valeur

moyenne, celles en trait

ponctué

les fluctuations des mesures autour de cette valeur. On note

qu’avec

5 mà de soie de verre la durée est réduite environ au 1/3 de sa valeur initiale et

qu’avec

10 m’ elle est voisine du

1/5.

5,10

m2 de soie de verre, respectivement tracés a,

b,

c, de la

figure

7,

disparaissent

avec

21,4 m2 ;

on n’observe alors le

plus

souvent

qu’un

seul maxi-mum

qui persiste

de 30 à 50 ms, pour décroître

ensuite

plus

ou moins

rapidement

( fig. 7e),

ce

qui

(6)

FIG. 7a, b, c, d, e. - Obtenues dans des

points sourds. Influence de

l’augmentation

de la surface d’un absorbant sur les durées et les formes d’ondes transitoires, obtenues dans la salle R. Les tracés a, b, c, d, e sont

respectivement

relatifs à

un état de la salle

correspondant

à : 0,5, 10, 15 et 21,4 m3 de soie de verre. Le tracé e, qui ne présente

plus

d’écho

gênant, semble montrer un critère de qualité : croissance

rapide, persistance

du maximum, décroissance sans

irrégu-larité. On remarque sur tous ces tracés : la reproductibilité

parfaite

des phénomènes, la

quasi-identité

des deux

régimes transitoires,

l’amplitude

P très faible (P # 0)..

Fie. 8. - Résultats des réponses des salles à l’émission de

pizzicati

exécutés sur le violon.

a) Notes, avec leurs

correspondances

en hertz, enregistrées sur magnétophone.

6)

Film

du

déroulement des sons étalons

,(a);

par enregistrement direct sur

oscilloscope

cathodique.

,

c)

Réponse

de la salle R, 74,2 m8 (0 mà de soie de verre) on note : chevauchement des sons successifs, échos gênants, résonances marquées sur les sons 1, 2, 3 et 4.

d)

Réponse de la salle F, 511,7 m8 : chevauchement, échos gênants, pas de résonance bien nette.

e) Réponse de la salle C, 296;2 m8 : chevauchement moins important, échos génants sur 2, résonances sur 1,

3 et 5. ,

f ) Réponse de la salle R après corrections

(21,4

m2

de soie

de

verre),

pratiquement

absence de chevau-chement et d’échos gênants, résonances moins

marquées

sur 1, 2 et 3, inexistantes sur 4, 5 et 6.

Enfin, on remarque, compte tenu de la chaîne de transmission, que les fronts des transitoires sont déformés

(7)

158 A

80 Avec environ

1/6

de la surface de la salle R recouverte de soie de

verre, le

critère de H. Haas

[6]

est sensiblement obtenu aux

points

sourds,

sans

faire

appel

à la

technique

de

réponse

impul-sionnelle utilisée par C. Raes

[2 j

.

go

Enfin,

du fait de l’annulation du

fondamental,

l’amplitude

résiduelle au

point

sourd,

ou lors d’un minimum au cours d’un

transitoire,

peut

mettre en

évidence un

signal

de forme et de

fréquence

diffé-rentes du

signal d’excitation,

par

exemple

l’harmo-nique

2, 3,

...,

qui

peut

être attribué à une

réponse

particulière

de la

salle,

si le

signal

d’excitation est

vraiment pur, et le haut

parleur

utilisé sans réso-nance.

30 VÉRIFICATIONS. 2013 Pour connaître si les

con-ditions d’une écoute

optimale, préconisée

par J. Matras

[7],

étaient sensiblement obtenues avec notre méthode

[8],

nous avons

enregistré

les

ré-ponses à des émissions de

parole

et

musique.

Com-parativement

à deux autres salles

réelles,

dont

l’acoustique est jugée acceptable,

la salle

corrigée,

dont

l’acoustique

reste certes à

parfaire,

s’avère

nettement

supérieure,

par l’absence de chevau-chement des sons

successifs,

d’échos secondaires

génants

et par des résonances propres moins

marquées

o.u inexistantes

( fig.

8).

En

résumé,

cette nouvelle méthode

permet,

à

partir

du

premier

maximum du

phénomène,

d’obte-nir sa

durée,

pour une réduction du niveau de

pression

sonore

supérieure

ou

égale

à 20

dB ;

comme en réverbération

classique,

on note une certaine

dispersion

des mesures. Elle met en

évidence,

non

pas une décroissance

exponentielle

de la

pression

sonore en fonction du

temps,

comme le

prévoit

la

théorie

élémentaire,

mais les réflexions successives

avec leur net

décalage

dans le

temps,

facteurs inté-ressants de la

qualité acoustique.

De

plus,

elle

permet

de suivre J’efficacité des corrections appor-tées sur la durée et sur la forme des

phénomènes,

dans la recherche

des

critères pour l’obtention d’une

écoute

optimale.

Enfin,

elle montre que les pas-sages sonores en divers

points

de la

salle,

sont

d’autant moins semblables entre eux, que le

nombre de réflexions est

plus

grand ;

il

n’y

a pas

d’homogénéité

dans les

phénomènes

d’écoulements

sonores, l’acoustique d’une salle est différente d’un

point

à l’autre.

Manuscrit reçu le 1er février 1964.

BIBLIOGRAPHIE

[1] SABINE (W.), Collected papers on acoustics, Harvard

University

Press, 1922.

[2] RAES

(C.),

Onde Electr., 1952, 304, 321-330.

[3] KARASKIEWICZ (E.) et KWIEK (M.), Acustica, 1962, 12, 179-182.

[4] STRUTT (J. O.), Phil. Mag., J. Sc., 1929, 7-8.

[5] CANAC (F.), Acustica, 1957, 7.

[6]

HAAS (H.), Acustica, 1951, 1, 49.

Références

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