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Méthode expérimentale pour l'analyse de la structure d'une onde de choc dans un solide

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(1)

HAL Id: jpa-00206387

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Submitted on 1 Jan 1966

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Méthode expérimentale pour l’analyse de la structure d’une onde de choc dans un solide

C. Peyre, J. Pujol, J. Thouvenin

To cite this version:

C. Peyre, J. Pujol, J. Thouvenin. Méthode expérimentale pour l’analyse de la structure d’une onde

de choc dans un solide. Journal de Physique, 1966, 27 (3-4), pp.195-200. �10.1051/jphys:01966002703-

4019501�. �jpa-00206387�

(2)

TABLEAU II

VITESSE DE DÉTONATION DE MACH D

ENTRE LES ABSCISSES X ET

(X

-

5)

mm

mesure des vitesses nettement

supérieures.

Ceci

prouve que la détonation de Mach est bien apparue, et que lors de sa formation elle

jouit

d’une vitesse

initiale très

élevée, qui

lui

permet

de

s’élargir rapi-

dement.

Nota : Le

dispositif

de la

figure

5 a été

également

utilisé pour induire des ondes de Mach dans le

cuivre,

le bloc

d’explosif

à évidement

conique

étant

remplacé

par un bloc

identique,

mais en cuivre. On

a mesuré ainsi des

pressions

de choc de 4

mégabars,

la

charge d’explosif

utilisée n’étant que de

1,5 kg.

Ceci confirme que la

description

du

phénomène

donnée ci-dessus est correcte.

5.

Conclusion.

- Confrontant les résultats des

paragraphes

3 et

4,

on

peut

décrire ainsi le

dévelop-

pement

de l’onde de détonation de Mach :

- une

phase

de

formation,

la

vitesse,

initia-

lement très

élevée,

décroît

rapidement.

Corrélati-

vement, la zone de Mach

s’élargit ;

- une

phase stationnaire,

la vitesse de déto- nation reste constante ainsi que la

largeur

de la

zone. Bien

entendu,

cette

phase

n’existe que si les conditions d’incidence sont

stationnaires ;

- une

phase

de retour à la détonation

normale, qui

se

développe

dès que les conditions d’incidence

ne sont

plus

stationnaires.

Par

ailleurs,

l’onde de détonation de Mach offre un

intérêt

particulier

pour l’obtention de

pressions

de

choc élevées dans les milieux inertes sous un volume réduit.

Manuscrit reçu le 13 août 1965.

RÉFÉRENCES [1]

DUFF

(R. E.)

et HOUSTON

(E.),

J. Chem.

Physics

1955, 23, 1268. [2]

THOUVENIN

(J.)

et ARGOUS

(J. P.),

C. R. Acad.

Sc., Paris, 1964, 258, 1725.

MÉTHODE EXPÉRIMENTALE

POUR

L’ANALYSE

DE LA STRUCTURE D’UNE ONDE DE CHOC DANS UN SOLIDE

Par C.

PEYRE,

J. PUJOL et J.

THOUVENIN,

Commissariat à

l’Énergie Atomique, Paris,

France.

Résumé. 2014 Le

dispositif expérimental présenté

permet de mettre en évidence le nombre d’ondes de choc

qui

parcourent un solide au cours d’une

expérience donnée,

et de mesurer

leur vitesse et leur

pression.

Le

principe

consiste à faire aborder

obliquement

la face de sortie

du solide par les ondes de

choc,

de

façon

à

enregistrer

à l’aide d’une caméra à fente les

dépla-

cements successifs de

l’image

d’une source lumineuse fixe. Le caractère fondamental du

phé-

nomène de

choc,

c’est-à-dire son aspect

discontinu,

est ainsi observé directement sur le film.

Le

dispositif

a

plusieurs variantes,

suivant que le corps étudié reste ou non réfléchissant

sous l’effet du choc.

Il est

appliqué

à l’observation des

précurseurs élastiques

dans les chocs

faibles,

à

l’analyse

des transitions

d’état,

et d’une

façon générale

à la recherche de toutes les causes de dédou- blement d’onde de choc.

La transition du fer à 135 kilobars est montrée à titre

d’exemple.

Abstract. 2014 The

experimental

device

presented

here

brings

to

light

in a

single experiment

the number of shock waves

traveling

in a

solid,

their

velocity

and pressure.

The basic idea is to have the

outcoming

shock waves reach the surface of the solid slan-

tingly,

to make it

possible

to record the successive

displacements

of the

image

of a fixed lumi-

nous source with a streak camera. This way, the fundamental character of the shock

pheno-

mena, i.e. its discontinuous aspect can be observed on the film

directly.

LE JOURNAL DE PHYSIQUE TOME 27. MARS-AVRIL 1966, PAGE 195.

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphys:01966002703-4019501

(3)

Several

slightly

different

designs

of this device can be used

depending

wether the solid remains

reflecting

or not when submitted to the shock effects.

Such a methodis

used,

to observe the elastic precursors of low pressure wave structures, to survey transitions of state and in

general

way to

investigate

the causes of a double shock structure.

Shown as an

example,

the

polymorphic

transition of iron at 135 kb.

1. Introduction : Différentes structures d’onde de choc dans un solide. - La structure la

plus simple

d’onde de choc se

propageant

dans un solide au repos est celle d’un saut de

pression quasi-instantané

portant

le solide de la

pression atmosphérique

à une

pression

de

plusieurs

dizaines ou centaines de kilo-

bars. L’onde est alors

représentée

par un front vertical suivi d’un

profil

en

général décroissant,

selon l’influence des ondes de détente issues de l’arrière du

système générateur

de choc. Cette onde

reste

stable,

c’est-à-dire

unique,

dans un certain

domaine de

pression.

On connaît

cependant

deux structures

plus

com-

plexes

de l’onde de choc

[1] :

a)

La

pression

du choc incident est suffisamment faible pour que l’onde de choc ait une vitesse infé- rieure à la vitesse des ondes

élastiques longitudinales

dans le solide. Dans ce cas, une onde

élastique,

de

pression limitée, précède

l’onde de choc. Ce

phéno-

mène a été notamment observé par Fowles

[2]

avec

des chocs

obliques

dans l’aluminium.

b)

Le solide

peut subir,

sous l’effet d’un choc de

pression

suffisamment

élevée,

une transition cristal- line. Si la

pression

est

supérieure

au seuil

apparaît

la

transition,

mais n’est pas toutefois

trop élevée,

le

choc se

sépare

en deux ondes : la

première porte

le solide à une

pression égale

à la

pression

de transi-

tion ;

la seconde

complète

à la

pression

finale. On

démontre en effet

[1]

que la vitesse de la

première

onde est

obligatoirement supérieure

à celle de la seconde. Ce dédoublement de l’onde de choc associé à une transition cristalline a été mis en évidence

expérimentalement

par

plusieurs

auteurs

[3-4]

dans

le cas du fer et du bismuth.

Nous avons cherché à observer directement la structure de l’onde de choc dans tous les cas décrits

ci-dessus,

par une méthode

optique inspirée

du pro- cédé mis au

point

par Fowles

[2],

mais

appliquée

à

des chocs frontaux.

La méthode

permet :

- de mettre en évidence

l’apparition

de

plusieurs ondes,

donc de

signaler

l’existence d’une transition cristalline dans le solide

étudié,

ou d’observer les conditions de formation d’un

précurseur élastique ;

- de mesurer la vitesse et la

pession

de ces

ondes.

2.

Principe

de la méthode

expérimentale. -Une

onde de choc

plane,

issue de la détonation d’une cartouche

d’explosif,

se propage dans un socle

métallique (fig. 1).

Sur ce socle est

placé

un

prisme

du solide à étudier. La surface libre du

prisme

est

polie,

et réfléchit en

S, l’image

d’une source lumi-

neuse S. Au passage de l’onde de

choc,

la surface

libre,

atteinte

obliquement,

subit une rotation oc et

l’image

de S est

déplacée

en

S,.

Si l’onde de choc a une structure

complexe,

elle provoquera des rota-

tions successives de la surface

libre,

donc des

posi-

tions

S2, S2, ..., de l’image

de

S,

que l’on

enregistre,

en fonction du

temps,

sur une caméra à fente. La

mesure des

déplacements S, S2, S, S2,

etc...,

permet

de remonter aux rotations oc,

oc,

..., et de ces rota-

tions aux

pressions

des créneaux successifs de l’onde de choc.

FiG. 1. - Schéma de

principe.

L’intérêt essentiel de la méthode est que le carac-

tère fondamental du

phénomène

de

choc,

sont

aspect discontinu,

est mis directement en évidence par le

déplacement

discontinu d’une

image,

et non par un

changement

de

pente

dans un

diagramme

de marche

(x, t)

continu.

Les

photos présentées plus

loin

reproduisent quasi-fidèlement

le

profil

de l’onde de

pression qui

parcourt

le solide.

a)

ROTATION DE LA SURFACE LIBRE

PROVOQUÉE

PAR UNE ONDE DE CHOC OBLIQUE. - Soit D la vitesse de l’onde de choc

lorsqu’elle

arrive en un

point

A de la surface libre

(fig. 2),

formant un

angle ~

avec celle-ci. La discontinuité de vitesse

propagée

par l’onde de choc dans le solide a une

amplitude

u.

L’onde de choc se réfléchit en A en ondes de

détente, qui communiquent

à la matière un

supplé-

ment de vitesse habituellement

désigné

par ci, inté-

grale

de

Riemann,

dont la valeur est très peu diffé-

(4)

rente de u

[1].

Nous admettons que le vecteur «

fait avec la normale en A à la surface libre un

angle égal

à

~3.

La vitesse résultante du

point

A est alors

FIG. 2. - Rotation de la surface libre.

un vecteur un, normal à la surface

libre, d’amplitude :

D’où

l’angle

de rotation de la surface libre :

~

MESURE DE L’ANGLE DE ROTATION ~x. - La

source lumineuse S

3)

est en fait une

fente, placée

normalement au

plan

de la

figure,

à une

distance SH = d de la surface libre

(M)

du

prisme.

L’image

de cette fente donnée par

(M)

est vue en

S,

par

l’objectif

de la

caméra,

dont la fente d’obser- vation est

perpendiculaire

à la fente lumineuse S.

FIG. 3. - Mesure de

l’angle

ce.

Lorsque

l’onde de choc arrive en

A,

la surface

libre

déjà

atteinte par le choc a tourné de

l’angle

ce,

et se trouve dans la

position (M’). L’objectif

de la

caméra voit alors deux

images

de S :

- l’une

Si,

à travers

(M)-incidence

en

I1;

-- l’autre

S2,

à travers

( M‘ )-incidence

en

I ~.

Les deux rayons réfléchis étant

parallèles

entre

eux

(observation

à

l’infini),

les rayons incidents

SI,

et

S I2

font entre eux

l’angle 2x, quelle

que soit la

position

de A sur

(M).

La seconde

image

de S appa- raît donc

lorsque

l’onde de choc arrive en un

point

J

défini par :

Cette

image apparaît

en

(S~)o,

et l’écartement vu

par la caméra vaut :

ou :

Lorsque

l’onde de choc progresse de J vers

Il, l’image S~

se

déplace légèrement

vers la

droite,

mais

dans les

montages utilisés,

un calcul

simple

montre

que ce

déplacement

est

toujours

inférieur à 5

%

de

la valeur ao.

Enfin, lorsque

l’onde arrive en

I1, l’image S, disparaît.

Une

analyse plus

détaillée de

l’optique

du

dispo-

sitif montre que, pour faire des mesures

précises

de oc,

il faut fermer le

diaphragme

de

l’objectif

au maxi-

mum, et se

placer

à

plusieurs

distances focales.

Si l’on

prévoit

que la rotation oc sera

faible,

par

exemple

de l’ordre de

quelques minutes,

on aug-

mente la distance d

séparant prisme

et

flash,

de

façon

à obtenir un

déplacement

ao mesurable. Inver- sement, si l’on

prévoit

que oc sera

grand,

on

rapproche

le flash.

C)

MONTAGNE EXPÉRIMENTAL

(fig. 4).

- La source

lumineuse S est constituée de

plusieurs

fentes

paral- lèles,

usinées dans une

plaque

de

plexiglas

noir et

disposées

à l’extrémité d’un flash à argon

4).

L’emploi

de

plusieurs

fentes

permet

en effet de

mesurer la vitesse D de l’onde de choc par les inter- valles de

temps séparant

les

apparitions

des

images S2.

Le

prisme métallique

a un

angle

au sommet de

fi

= 20°. Deux versions ont été utilisées :

- le socle

séparant l’explosif

et le

prisme

est

constitué d’un métal dont les

caractéristiques

de

choc sont connues

(par exemple

cuivre ou alumi-

nium).

Le

prisme

est constitué du métal à étudier.

Cette version convient pour l’étude des ondes élas-

tiques,

et

chaque

fois que le matériau étudié

peut

être facilement

poli ;

- si le métal étudié ne

peut

être

poli,

ou s’il se

dépolit

sous l’effet du

choc,

il constitue le socle. On utilise alors pour le

prisme

un métal facile à

polir (Cu, Al),

dont les

caractéristiques

de choc sont

connues.

Un dédoublement éventuel de l’onde de choc dans le métal à étudier est transmis au métal du

prisme

sous forme de deux chocs successifs : mais cette

fois-ci le second choc tend à

rattraper

le

premier,

(5)

car le métal du

prisme

ne

possède

pas de transition cristalline. Pour observer

quand

même le dédou-

FIG. 4. -

Dispositif expérimental.

blement,

il

suffit

le retard

pris

par le second

choc sur le

premier

dans le métal du socle ne soit pas annuié au cours de la traversée du

prisme :

on

choisit donc un socle

épais

et un

prisme

mince.

3.

Analyse

des

précurseurs élastiques.

-- Nous

avons cherché à les observer dans deux cas : fer Armco et

quartz.

Le

montage expérimental

est

utilisé dan", sa

première

version : socle en aluminium

ou en

cuivie, prisme

en f er ou en

quartz.

a)

FER ARMCO. - On choisit

l’explosif

de

façon

à

avoir une

pression

de choc de 120 kilobars dans

l’aluminium,

soit 170 kilobars dans le

prisme

en fer.

Un

enregistrement

est

présenté

sur la

photo.

1 : on

observe un

premier déplacement

des

images

des

sources, de faible

amplitude, qui

est à l’onde

élastique précédent

l’onde de

choc ; puis,

au bout

d’un

temps

croissant avec

l’épaisseur traversée,

dis-

parition

de ces

images

due à l’arrivée de l’onde de choc. Celle-ci provoque une rotation

beaucoup plus importante

de la surface libre du

prisme, qui

sera

analysée plus

loin.

Cet

enregistrement permet

de mesurer la vitesse de l’onde

élastique

et celle de l’onde de choc. Le

tableau 1 donne les valeurs mesurées lors de

quatre

essais.

TABLEAU 1

VITESSE DES ONDES DANS LE FER ARMCO

L’enregistrement permet

de mesurer

également

la

vitesse matérielle u derrière l’onde

élastique,

par

l’intermédiaire de la formule

(1),

la vitesse D étant

mesurée par ailleurs. Le tableau 2 donne les résultats obtenus au cours d’un même essai pour

lequel

on a

mesuré D .=

6,00

TABLEAU 2

ÉVOLUTION

DE L’ONDE ÉLASTIQUE DANS LE FER ARMCO

Il

apparaît

que la

pression

de l’onde

élastique

diminue au cours de son

trajet

dans le

fer, phéno-

mène à

rapprocher

de l’affaiblissement des ondes

sonores dans un solide. La

présence

de l’onde de

PHOTOGRAPHIE No 1.

Onde

élastique

dans le fer.

PHOTOGRAPHIE No 2.

Onde

élastique

dans le quartz.

(6)

choc derrière l’onde

élastique

ne

peut

influer sur cet

affaiblissement, puisque

cette onde de choc a une

vitesse inférieure.

b) QUARTZ.

- Des ondes

élastiques

de

pression

élevée ont été observées dans le

quartz

par Wackerle

[5].

Nous retrouvons le même ordre de

grandeur

par notre

dispositif.

La

photo.

2 montre un

enregis-

trement obtenu avec un

prisme

de

quartz

dont l’axe

est

parallèle

à la direction du choc : on observe le

déplacement important

à l’onde

élastique,

suivi

de celui dû à l’onde de choc. Le tableau 3 et le

graphique

1 donnent les résultats des mesures, en

bon accord avec ceux de

Wackerle.

TABLEAU 3

ONDE ÉLASTIQUE DANS LE QUARTZ

GRAPHIQUE

1. -

Diagramme p(u)

pour l’onde

élastique

dans le

quartz.

4.

Analyse

d’ondes de choc. - On

présente

successivement le cas d’une onde de choc

simple

dans

le duralumin

AU4G,

le cas d’une onde de choc avec

dédoublement dans le fer

Armco,

et le cas d’une

onde de choc

simple

suivie de réflexions d’ondes sur

les interfaces d’un socle

composite.

a)

ONDE DE CHOC DANS LE DURALUMIN AU4G. -- Socle et

prisme

sont constitués du même

métal,

le

duralumin AU4G. On y induit des chocs de pres- sions variées.

Dans le cas où la

pression

de choc est assez

faible,

par

exemple

120

kilobars,

on observe

(photo. 3)

un

précurseur élastique précédant

de très peu l’onde de choc. La

pression

de l’onde

élastique

est de l’ordre

de 8

kilobars,

et sa vitesse de l’ordre de

6,6

Le

déplacement

à l’arrivée de l’onde de choc est nettement

visible,

et

permet

des mesures

précises.

Celles-ci sont

portées

dans le tableau 4.

TABLEAU 4

ONDE DE CHOC DANS AU4G

Dans le cas de chocs

plus intenses,

dont la vitesse

est de l’ordre de

7,5

et la

pression

350 kilo

bars,

on constate que le

précurseur élastique

ne se

forme pas. L’onde

élastique n’apparaît

que si la vitesse de choc est inférieure à

6,6 mm!f1s,

soit pour

une

pression

de choc inférieare à 160 kilobars.

PHOTOGRAPHIE No 3.

Onde de choc dans le duralumin AU4G.

PHOTOGRAPHIE No 4.

Ondes de choc dans le fer Armco.

6)ONDE

DE CHOC DANS LE FER ARMCO. - L’observation de la transition du fer à 135 kilobars décrite par les auteurs cités en réf.

[3-4]

a été faite

en utilisant les deux versions de la méthode

exposée

en 2.c.

TABLEAU 5

PREMIÈRE ONDE DE CHOC DANS LE FER

(7)

La

photo.

4

représente

un

enregistrement

obtenu à

l’aide d’un

prisme

en fer

placé

sur un socle en AU4G.

Les

déplacements

successifs de

l’image

des sources

dus à l’onde

élastique

et aux deux ondes de choc

sont nettement visibles. On constate

également,

par l’observation des

pentes

des divers

décrochements,

que les vitesses de ces trois ondes sont en ordre décroissant. Le tableau 5 donne les valeurs mesurées pour la

première

onde de choc.

y Ces résultats sont en bon accord avec le

point

de

transition du fer donné en

[4] :

L’enregistrement

de la

photo.

4 met donc direc-

tement en évidence le dédoublement de l’onde de choc lié à une transition cristalline.

La

photo. 5

se

rapporte

à un

montage

de la seconde version : le fer est

placé

directement sur

l’explosif,

et les mesures sont faites sur un

prisme

de

cuivre

placé

sur le socle en fer. On observe encore les deux ondes

successives,

mais cette

fois,

la seconde onde va

plus

vite que la

première ;

c’est la preuve que :

-- l’onde de choc s’est bien dédoublée dans le

fer;

PHOTOGRAPIIIE No 5.

Ondes de choc dans le fer Armco.

PHOTOGRAPHIE NO 6.

Ondes de choc suivie d’ondes de

compression.

- une onde de choc double n’est pas stable dans

un métal sans transition comme le cuivre.

Les

paramètres

de choc du cuivre mesurés pour la

première

onde sont p = 135 kilobars et u =

0,330 mm/03BCs.

Les

polaires

de choc du cuivre et du fer sont donc

concourrantes au

point

de transition du fer Armco.

c)

ONDE DE CHOC SUIVIE D’ONDES DE COMPRES- SION. --- Si le socle est constitué de matériaux de

natures

différentes,

les ondes de détente issues de la

surface libre vont subir des réflexions lors de la traversée des divers interfaces. Dans

l’expérience présentée ici,

le socle est

constitué,

à

partir

de

l’explosif,

de 15 mm de

cuivre,

de 5 mm de

plexiglas,

et de 5 mm de duralumin

AU4G ;

sur le socle est

placé

un

prisme

en AU4G.

Lorsque

l’onde de choc

arrive à l’interf ace

plexiglas-AU4G,

elle crée dans

le

plexiglas

un état de

pression supérieure

à la

pression apportée

par l’onde

incidente,

par suite de la réflexion sur l’AU4G. Plus

tard, lorsque

les ondes

de détente issues de la surface libre du

prisme

ren-

contrent à nouveau l’interface

plexiglas-AU4G,

elles

se réfléchissent en ondes de

compression :

ce train

d’ondes de

compression repart

vers

l’avant,

et pro- voque un accroissement

progressif

de la vitesse maté- rielle de

l’AU4G,

entraînant une seconde rotation de sa surface libre.

C’est ce que montre

l’enregistrement

de la

photo. 6,

sur

lequel

on observe : le

précurseur élastique (l’onde

de choc dans l’AU4G a ici une

pression

de 120 kilo- bars

environ),

l’onde de choc incidente

qui

provoque

un

déplacement

net des

images

des sources,

puis

l’arrivée des ondes de

compression qui déplacent progressivement

les

images

vers la droite. Un second train d’ondes de

compression

est observé encore

plus

tard.

Le

dispositif

mis au

point permet

donc de dis-

tinguer

entre une onde de choc et des ondes de

compression

étalées dans le

temps.

Manuscrit reçu le 13 août 1965.

BIBLIOGRAPHIE

[1] RICE, McQUEEN

et

WALSH,

Solid State

Physics,

Academic Press

Inc., 1958, 6,

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FOWLES

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J.

Appl. Physics, 1961, 32, 1475.

[3] MINSHALL,

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Physics, 1956, 27, 291.

[5]

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(J.),

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➢ En utilise aussi comme unité de mesure pour la pression atmosphérique le centimètre de mercure (Cm-Hg) avec 76 cm –Hg

Cela signifie que l’air dans la seringue pousse de plus en plus sur le piston: sa pression augmente. Lors d’une compression la pression d'un gaz augmente d'autant plus que son

A :le volume d’air diminue en le comprimant on dit que sa pression augmente. B :le volume d’air augmente en le decompriment,on dit que sa pression diminue. Les gaz sont compressibles