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Le gaz d'électrons et la transition métal-isolant à d dimensions : illustration de concepts liés à la symétrie de dilatation

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Academic year: 2021

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Texte intégral

(1)

HAL Id: jpa-00208359

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00208359

Submitted on 1 Jan 1975

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Le gaz d’électrons et la transition métal-isolant à d dimensions : illustration de concepts liés à la symétrie de

dilatation

G. Toulouse

To cite this version:

G. Toulouse. Le gaz d’électrons et la transition métal-isolant à d dimensions : illustration de concepts liés à la symétrie de dilatation. Journal de Physique, 1975, 36 (11), pp.1137-1141.

�10.1051/jphys:0197500360110113700�. �jpa-00208359�

(2)

LE GAZ D’ÉLECTRONS

ET LA TRANSITION MÉTAL-ISOLANT A d DIMENSIONS :

ILLUSTRATION DE CONCEPTS LIÉS A LA SYMÉTRIE DE DILATATION

G. TOULOUSE

Laboratoire de Physique des Solides (*), Université Paris-Sud, Centre d’Orsay

91405 Orsay, France

(Reçu le 23 mai 1975, accepté le 26 juin 19755

Résumé.

2014

Le problème du gaz d’électrons chargés est considéré pour une dimensionalité d’espace

d arbitraire. L’étude du comportement des longueurs caractéristiques, longueur de corrélation et

longueur d’écran, fait apparaître le rôle particulier de la dimensionalité d

=

4, pour laquelle se

manifeste une propriété d’invariance d’échelle. Cette invariance d’échelle est illustrée par des considé- rations élémentaires sur le problème à un corps. Le comportement des deux longueurs, et de leur rapport 03BA, est discuté pour le cas homogène et pour le cas inhomogène, lorsque la transition métal- isolant est du type localisation.

Abstract.

2014

The problem of the charged electron gas is considered for an arbitrary space dimen-

sionality d. Study of the behaviour of the characteristic lengths, correlation length and screening length, reveals the special role of the dimensionality d

=

4, for which appears a property of scale invariance. This scale invariance is illustrated by elementary considerations for the one body problem.

The behaviour of the two lengths and of their ratio 03BA, is discussed in the homogeneous case and in

the inhomogeneous case, when the metal-insulator transition is of the localized type.

Classification Physics Abstracts

8.150

-

7.480

1. Introduction.

-

Les progrès récents dans la théorie des phénomènes critiques des transitions de

phase ont illustré l’avantage d’étudier les systèmes physiques pour une dimensionalité spatiale d arbi-

traire et l’intérêt de considérer cette dimensionalité d

comme un paramètre pour des développements de perturbation. En outre, la méthode du groupe de renormalisation a fait voir l’importance des concepts liés aux opérations de dilatation : transformations d’échelle, invariance d’échelle [1].

C’est dans cet esprit qu’est discuté ici le système

du gaz d’électrons.

On sait que, dans le problème bien connu du jellium (gaz d’électrons sur fond continu de charge positive) tridimensionnel, il existe deux longueurs caracté- ristiques j et Â, donnant respectivement la distance moyenne entre particules et la longueur d’écran [2].

A haute densité, on a À » j et un liquide métallique ;

à basse densité, on a À « j et un solide isolant (cristal

de Wigner) ; le changement de régime se produit pour À - j. En présence de désordre [3], il existe un seuil de localisation qui ne se confond plus avec le bas de

bande électronique ; le comportement des longueurs j

et Â, l’allure du diagramme de phases ne sont pas

encore bien compris et l’élucidation de ces propriétés

constitue l’une des motivations de ce travail.

Par ailleurs, le phénomène de l’écran (ici écran de

la charge électrique) constitue en lui-même un sujet

d’étude intéressant, du point de vue des symétries

brisées en particulier, sujet qui relie la transition métal- isolant à la transition supraconductrice (écran du champ magnétique) et aux transitions spontanées

de champs de jauge (confinement des quarks ?) [4].

Dans la première section, le mode d’extrapolation

en dimensionalité arbitraire d est précisé. On voit

alors apparaître naturellement le rôle particulier joué par la’dimensionalité d

=

4, pour laquelle une propriété d’invariance d’échelle apparaît : Â et j ne

sont plus deux longueurs indépendantes. Cette pro-

priété d’invariance d’échelle peut être étudiée sur le

problème à un corps, équivalent du problème de

l’atome d’hydrogène. On rappelle la solution classique (section 3) et la solution quantique (section 4) de ce problème élémentaire et mentionné partout [5], qui

est repris ici, à titre pédagogique, pour illustrer certains concepts de symétrie de dilatation. En section 5,

le problème du gaz d’électrons chargés est considéré

en dimensionalité arbitraire d, en utilisant le théorème

du viriel. Finalement, en section 6, sont présentées

diverses considérations sur la transition métal-isolant,

(*) Laboratoire associé

au

C.N.R.S.

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphys:0197500360110113700

(3)

1138

en milieu homogène et en milieu inhomogène (transi-

tion de localisation).

2. L’électrostatique à d dimensions et les deux

longueurs caractéristiques du gaz d’électrons.

-

2. 1 Le mode d’extrapolation des lois de l’électrostatique à d

dimensions peut sembler arbitraire pourvu qu’on

retrouve les lois habituelles pour d

=

3. En réalité, la manière physiquement raisonnable consiste à conser- ver l’équation de Laplace

en l’absence de charge, et à généraliser l’équation

de Poisson en

où p(r) est la densité spatiale de charge et où C est

une constante, choisie ci-dessous.

L’énergie d’attraction entre deux particules de charge opposée e et - e, situées à distance r dans un

espace de dimension d, est alors

où S(d) est la surface d’une hypersphère de rayon unité dans un espace de dimension d; on choisit alors C

=

S(d) pour raisons de simplicité d’écriture,

ce qui généralise la notation habituelle pour d

=

3.

Noter qu’avec ce mode d’extrapolation, la forme

fonctionnelle de V(r) varie avec la dimensionalité d tandis que la forme de sa transformée de Fourier

V(q) reste inchangée, en l/q2. En conséquence, il faut

noter que le problème d’un gaz d’électrons situés dans un film mince (ou situés à la surface libre d’un

liquide) ne constitue pas une réalisation physique du

cas particulier d

=

2 du problème général ici considéré.

2.2 Considérons un gaz d’électrons de type jellium.

Pour une densité n d’électrons par unité de volume,

on définit la longueur ro comme le rayon d’une

hypersphère de volume égal au volume disponible

par électron

en utilisant

où r désigne la fonction gamma.

Par ailleurs, pour des électrons, de spin t, obéissant

à la statistique de Fermi, la densité s’obtient en fonc- tion du vecteur d’onde de Fermi comme

d’où la relation entre kF et ro.

La longueur d’écran Â, seconde longueur du pro-

blème, s’obtient dans le cadre de l’approximation de Thomas-Fermi, en remplaçant dans l’équation de

Poisson la densité p par sa forme linéarisée en V à

partir de

l’équation de Poisson devient alors

avec

Cette expression pour- peut être mise sous forme plus esthétiquement satisfaisante en utilisant l’expression

pour la fréquence de plasma

on obtient

On note que, tandis que j

=

1 IkF - ro, on a

d-2

À - ro2 . On retrouve bien le fait que, pour la dimen- sionalité d

=

3, les longueurs j et  ont des variations différentes en fonction de la densité, si bien que

À » j à haute densité et À « j à basse densité (Â étant

déterminé par l’approximation de Thomas-Fermi).

Cependant, pour d

=

4, on a :

si bien qu’il n’y a plus qu’une longueur dans le pro-

blème, le phénomène de renversement du rapport Â/ ç

en fonction de la densité ne se produisant plus. Se reportant à la formule (2), on note que le rapport

1ï2 /me2, qui a les dimensions d’une longueur pour d

=

3 et constitue le rayon de Bohr de l’atome d’hydro- gène, devient sans dimension pour d

=

4. Le phéno-

mène d’invariance d’échelle pour d

=

4 dans le pro- blème du jellium (une seule longueur caractéristique) peut donc être étudié au niveau élémentaire de l’atome

d’hydrogène, problème à un corps.

(4)

3. Potentiel en 1/r2. Solution classique du problème à

un corps.

-

Nous considérons le problème défini par l’hamiltonien

Cet hamiltonien est une fonction homogène de degré 2 par rapport aux variables p et de degré - 2

par rapport aux variables r. Il s’ensuit (application

triviale du théorème d’Euler) que

Or le membre de gauche n’est autre, au signe près,

que le crochet de Poisson du viriel r.p avec l’hamilto- nien ; on a donc

Il s’ensuit que la quantité

est une constante du mouvement.

Si les position et impulsion initiales (au temps

t

=

0) de la particule sont ro et po, on a, au temps t,

en vertu de la conservation de JC et Q,

La distance à l’origine obéit alors à l’évolution suivante

Cette loi d’évolution en fonction du temps montre

qu’il n’y a pas d’orbites fermées sauf dans le cas très restrictif

L’allure des trajectoires est aisément obtenue en

distinguant les cas répulsif (a 0) et attractif (a > 0)

et en examinant le signe du discriminant de l’équation

obtenue en faisant r2

=

0 dans (8).

Etant donnée une trajectoire r(t), d’énergie E,

on obtient par une dilatation spatiale dans le rapport s,

une autre trajectoire r’(t’), d’énergie E’, avec le dic- tionnaire de correspondances suivant :

4. Potentiel en 1/r2. Solution quantique du problème

à un corps.

-

Nous allons rechercher les solutions de l’équation de Schrôdinger

avec

Bien que nous soyons essentiellement intéressés ici par les solutions dans un espace de dimension 4,

nous allons effectuer l’étude dans un espace de dimen- sion D arbitraire, parce que cela n’introduit aucune

difficulté supplémentaire.

La partie radiale de l’équation de Schrôdinger,

pour une onde de moment angulaire l, s’écrit :

avec

Dans le cas A = a

=

0, on a un problème de particule libre avec comportement à l’origine en

et comportement asymptotique en

Dans le cas général A * 0, on tente de se rapprocher

du problème de particule libre en définissant /, valeur effective de l, par l’équation :

Deux cas se présentent alors selon que l’éq. (12)

admet des racines réelles ou complexes :

1) Si A 1 ( D )2 cas d’un poten-

tiel répulsif ou faiblement attractif, l’éq. (12) définit

une valeur effective / réelle

l’éq. (11) admet alors des solutions, d’énergie positive,

avec comportement à l’origine en

(5)

1140

et dont le comportement asymptotique est caractérisé par le déphasage

On note [6] que, dans la valeur critique A, comme dans l’expression du déphasage ô, la dimensionalité spa- tiale D et le moment angulaire 1 n’interviennent que par la combinaison 1 + D/2. On note d’autre part que le déphasage est indépendant de l’énergie.

2) Si A > A,,, cas d’un potentiel fortement attractif, il se produit le phénomène de chute au centre, il y a

un continuum d’états liés d’énergie négative arbitrai-

rement profonds. Pour des valeurs croissantes de A, c’est-à-dire du rapport sans dimension me’lh’, la catastrophe s’étend successivement aux états de moment angulaire 1 croissant.

Ces résultats peuvent être dérivés et compris à partir d’arguments de symétrie de dilatation. Etant donnée une fonction propre y§(r), solution d’énergie E, de l’équation de Schrôdinger (10), on obtient par une dilatation spatiale dans le rapports, une autre fonc- tion propre y§’(r’), solution d’énergie E’, avec le dictionnaire de correspondances suivant

On en déduit immédiatement que s’il existe un état lié, il en existe un continuum, et que le déphasage

des états non liés est nécessairement indépendant de l’énergie.

Si maintenant on considère l’opérateur viriel, on obtient l’équivalent quantique de l’éq. (5) :

5. Le théorème du viriel.

-

L’intérêt du théorème du viriel est ici de permettre un lien entre le problème

à un électron et le problème du gaz d’électrons chargés

et ceci à toute dimension d.

En dimension d, l’hamiltonien du gaz d’électrons s’écrit

avec

L’opérateur viriel B défini par

obéit à l’équation du mouvement

La valeur moyenne de B devant être stationnaire dans

un état propre du système, on a

et d’autre part

On obtient les valeurs moyennes de l’énergie cinétique

et de l’énergie potentielle dans un état d’énergie E :

On retrouve bien ainsi les expressions connues pour le gaz d’électrons tridimensionnel. On voit d’autre part apparaître explicitement le rôle particulier joué

par la dimensionalité d

=

4.

6. La transition métal-isolant.

-

6. 1 . Il est com-

mode de considérer la transition métal-isolant à

température nulle, en faisant jouer à l’énergie de

Fermi EF le rôle particulier habituellement joué par la température dans la discussion des transitions de

phase (plus précisément EF joue le rôle de T. - T).

Partant d’un gaz d’électrons neutres, pour lequel

la transition se produit à EF

=

0 faute de combat- tants, on voit que si l’on introduit une interaction

électrostatique entre électrons, l’effet de cette inter- action se fera sentir sur un intervalle d’énergies de

Fermi donné par l’énergie de crossover E:

le critère étant obtenu, comme indiqué dans l’intro-

duction, en faisant

Noter que dans l’expression (17), la constante de couplage e2 peut dans une certaine mesure être considérée comme un paramètre variable, dans la

mesure où l’on peut faire varier la constante diélec-

trique du milieu substrat du gaz d’électrons.

L’expression (17) est tout à fait semblable au critère de Ginzburg qui donne, pour une transition de phase ordinaire, la largeur de la région critique. L’expres-

sion (17) indique ainsi qu’à valeur donnée petite de

la constante de couplage e2 l’énergie de crossover Et

diminue lorsque la dimensionalité croît ce qui suggère

une réduction du domaine d’existence de la phase

cristalline de Wigner.

(6)

6.2 Il existe un autre type de transition métal-

isolant, induit par le désordre : c’est la transition de localisation [3]. On désigne sous ce nom la transition

obtenue lorsque le désordre transforme la nature des orbitales au niveau de Fermi, d’orbites délocalisées

en orbites localisées. Il s’agit donc essentiellement d’un

phénomène à un corps.

On peut alors obtenir [7] un critère de Ginzburg

pour évaluer l’intervalle d’énergies de Fermi sur lequel se fait sentir l’effet d’une concentration c

d’impuretés

6.3 Il apparaît clairement que, toutes choses

égales par ailleurs, à fort désordre, la transition

métal-isolant sera du type localisation et à faible désordre, du type cristallisation; il reste toutefois nécessaire pour élucider le diagramme de phases de

connaître l’ordre des transitions, ce qui se passe dans la région intermédiaire où les deux types de transition

entrent en compétition, enfin les modifications que peuvent introduire les phénomènes d’ordre magnéti-

que. Sans prétendre traiter ici de tout cet ensemble de problèmes, nous allons maintenant présenter quel-

ques considérations sur le comportement de la

longueur d’écran au voisinage d’une transition métal- isolant du type localisation. Ceci vient en quelque

sorte compléter ce qui a été dit ci-dessus pour le

cas homogène.

La phase isolante par localisation présente une

constante diélectrique e(q) qui tend vers une constante lorsque q --+ 0 (q vecteur d’onde). Lorsque l’énergie

de Fermi approche du seuil de localisation, les orbi- tales sont de moins en moins localisées, et la constante diélectrique e(0) diverge (pourvu du moins que la transition soit du second ordre, ce que nous suppo-

serons). Lorsque l’énergie de Fermi est supérieure

au seuil de localisation, le phénomène d’écran métal-

lique se produit et la constante diélectrique e(q) diverge en Ile pour q petit [2]. Ce comportement de e(q) est valable en toute dimension d’espace d :

c’est une conséquence directe du comportement en

1 Iq’ pour la transformée de Fourier du potentiel électrostatique.

Ce type de comportement autour du point de

transition est précisément celui de la fonction de corrélation transverse pour une transition de phase

ordinaire caractérisée par un paramètre d’ordre à n composantes avec n * 1. Il est alors raisonnable

d’envisager la possibilité que, dans la transition de localisation, la polarisation joue le rôle de compo- sante transverse du paramètre d’ordre (alors que dans une transition ferroélectrique, la polarisation est

composante longitudinale). Si cette attribution est correcte, elle permet de prédire que e(0), en phase localisée, diverge en (III AE DY et que la longueur d’écran, en phase délocalisée, diverge en (I/AE)t1v/2,

où les exposants y, q, v seraient, selon diverses prédic-

tions (que l’on ne rappellera pas ici, voir références dans [7]), ceux d’un modèle n-vecteur avec n

=

0 (n -# 1).

Si l’on considère le rapport K

=

À/ç, rapport de la longueur d’écran à la longueur de corrélation,

on constate alors que, à la différence de ce qui se produit pour la transition supraconductrice [8], ce rapport, même avec les valeurs classiques des expo- sants, ne reste pas constant lorsqu’on traverse la

transition de localisation. Il ne semble donc pas, au

moins à ce stade préliminaire, que l’on doive s’attendre pour la transition métal-isolant de localisation à un

phénomène semblable à celui de la division entre

supraconducteurs de type 1 et II ; l’importance du problème rend cependant souhaitable une étude plus approfondie.

Dans le cas de la transition en milieu homogène,

le rapport K, avec les valeurs classiques des exposants,

4-d

se comporte en (AEf; il n’est donc constant que dans le cas limite d

=

4, se produisent alors les comportements très particuliers considérés dans les sections précédentes.

Remerciements.

-

J’exprime ma gratitude à Philippe Nozières pour d’intéressantes discussions

sur certains points abordés en section 6.

Bibliographie

[1] Il existe maintenant plusieurs articles de

revue sur ce

sujet. Une présentation élémentaire est donnée dans TOULOUSE, G.

et PFEUTY, P., Introduction

au

groupe de renormalisation

et à

ses

applications (Presses Universitaires de Grenoble)

1975.

[2] PINES, D., NOZIÈRES, P., The theory of Quantum Liquids (Ben- jamin) 1966.

[3] THOULESS, D. J., Phys. Rep. 13C (1974) 93.

[4] BALIAN, R., DROUFFE, J. M., ITZYKSON, C., Phys. Rev. D 10 (1974) 3376.

[5] Voir par exemple : JACKIW, R., Phys. Today 25 (1972) 23 ; LANDAU, L., LIFSHITZ, E., Mécanique Quantique (Mir)

1966.

[6] Voir à

ce

propos BALIAN, R., TOULOUSE, G., Ann. Phys. 83 (1974) 28.

[7] TOULOUSE, G., PFEUTY, P., C. R. Hebd. Séan. Acad. Sci. 280B

(1975) 33.

[8] DE GENNES, P. G., Superconductivity of Metals and Alloys

(Benjamin) 1966.

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