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DM 3 pour le Vendredi 3 décembre 2021 PC

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Academic year: 2022

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http://alexandre.boisseau.free.fr/Prive/WWW/MathsPCet/dm3.pdf

DM 3 pour le Vendredi 3 décembre 2021 PC

*

Pensez à laisser une marge sur les copies, au minimum 5 cm.On considère unK-espace vectoriel E de dimension finie et on note n=dimE . Dans la suite, f est un endomorphisme de E et on utilise les notations :

f0=idE et pour tout entier naturel pÊ1, fp=f◦ · · · ◦f

p termes

Pour p∈N, on pose Np=Ker(fp), Ip=Im(fp)et rp=rg(fp).

1. Démontrer que, pour toutp∈N,NpNp+1etIp+1Ip.

2.Démontrer que la suite (rp)pNest décroissante. Démontrer que cette suite n’est pas strictement décroissante.

Il existe donc un entier k∈Ntel que rk =rk+1 et on suppose de plus que k est le plus petit entier satisfaisant cette propriété. On a donc :

r0>r1> · · · >rk=rk+1

3. Démontrer queIk=Ik+1et queNk=Nk+1.

4. Démontrer par récurrence que pour toutp∈N,Nk+p=NketIk+p=Ik.

5. Démontrer queIketNksont des sous-espaces supplémentaires deEstables parf.

6. On notegl’endomorphisme deIkinduit parf ethl’endomorphisme deNkinduit parf. Démon- trer quehest nilpotent et quegest un automorphisme.

7. Démontrer le résultat suivant : pour toute matriceA∈Mn(K), il existe un entierr∈ ‚0,nƒ, une matrice inversibleP ∈GLn(K), une matrice inversibleU ∈Mr(K) et une matrice nilpotenteV ∈ Mnr(K) telles que :

P1AP=

µ U 0r,n−r 0n−r,r V

8. Préciser quelle est la suite (rp)p∈Ndans chacun des cas suivants : (a) f est l’endomorphisme deR2canoniquement associé à la matrice

µ0 1 0 0

¶ . (b) f est l’application identité deE.

(c) f est l’applicationf : Rn[X] → Rn[X] P 7→ P0.

(d) f est un projecteur deE(on supposera de plusf 6=idE).

(e) f est une symétrie deE.

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Correction DM 3

1. SoitxNp, on a alors fp(x)=0 donc fp+1(x)=f(fp(x))=(0)=0 (car f est linéaire). Ainsi, xNp+1 et ceci montre que NpNp+1. Soit xIp+1, il existe yE tel quex = fp+1(y). Ainsi, x=fp(f(y)) doncxIpet ceci montre queIp+1Ip.

2. Pourp∈N, on aIp+1Ipdoncrp+1=dimIp+1ÉdimIp=rp. La suite (rp) est donc décroissante.

Supposons que cette suite est strictement décroissante, on a alors : rn+1<rn< · · · <r1<r0

Ainsi,r0,r1, . . . ,rn+1sontn+2 nombres distincts appartenant tous à l’intervalle‚0,qui est de cardinaln+1 ce qui est impossible, d’où une contradiction. La suite (rp) n’est donc pas strictement décroissante.

3. On sait queIk+1Iket de plus dimIk=rk=rk+1=dimIk+1. Par égalité des dimensions,Ik=Ik+1. On sait queNkNk+1et avec le théorème du rang :

dimNk=dimErk=dimErk+1=dimNk+1

Par égalité des dimensions, on aNk=Nk+1.

4. On considère pourp∈Nl’hypothèse de récurrence :

H(p) :Nk+p=Nk et Ik+p=Ik

Il est clair queH(0) est vraie. Soitp∈Net supposonsH(p) vraie. ConsidéronsxNk+p+1, on a fk+p+1(x)=0 donc fk+p(f(x))=0. Ceci signifie que f(x)∈Nk+pdonc f(x)∈Nk (par hypothèse) doncxNk+1et finalementxNkpuisqueNk+1=Nk. Ceci montre queNk+p+1Nk et comme par ailleursNkNk+1⊂ · · · ⊂Nk+pNk+p+1on aNk=Nk+p+1. On a pour la même raisonIk+p+1Ik

puis avec le théorème du rang :

dimIk+p+1=dimE−dimNk+p+1=dimE−dimNk=dimIk

donc par égalité des dimensions,Ik+p+1=Ik. On en déduit queH(p+1) est vraie. Par récurrence :

p∈N,Ik+p=Ik et Nk+p=Nk

5. On sait queIketNksont des sous-espaces vectoriels deE(image et noyau d’un endomorphisme deE). ConsidéronsxIkNk, on a alorsfk(x)=0 et il existeyEtel quex=fk(y). Par conséquent, f2k(y)=0 doncyN2k et commeNk+k=Nk, on ayNk. Ainsi,x=fk(y)=0 et ceci montre que IkNk={0}. Par ailleurs, avec le théorème du rang, dimNk+dimIk=dimEet ainsiIkNk=E. Il est clair quef etfkcommutent donc d’après le coursNk=Ker(fk) etIk=Im(fk) sont stables parf. 6. Par définition :

g: IkIk x 7→ f(x)

h: NkNk x 7→ f(x) PourxNk, on a :

hk(x)=fk(x)=0

Ceci montre quehk=0 et par conséquenthest nilpotent. Soitx∈Kerg, on axIketf(x)=0 donc il existeyE tel quex=fk(y) et f(x)=fk+1(y)=0. Ainsi,yNk+1=Nk doncx=fk(y)=0. On en déduit que Kerg={0} et commegest un endomorphisme d’un espace de dimension finie,gest bijectif.

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7. SoitA∈Mn(K). On applique ce qui précède à l’endomorphismef deKncanoniquement associé à A : il existek tel que Ik etNk sont des sous-espaces supplémentaires deKn et stables par f. ConsidéronsB1base deIk,B2base deNketBbase deKnobtenue par concaténation deB1etB2. D’après le cours la matrice def dansBest de la forme :

MatB(f)=

µ U (0)

0 V

NotonsC la base canonique deKnetP la matrice de passage deC àB, de sorte queP∈GLn(K).

On sait que MatC(f)=Aet avec la formule de changement de base :

P−1AP=

µ U (0)

0 V

De plus,U=MatB1(g) etV =MatB2(h) oùgethsont les endomorphismes deIketNkinduits par f. Commegest bijective,Uest inversible et commehest nilpotente,V est nilpotente. Si on pose r=dimIk, on aU∈Mr(K) etV ∈Mnr(K).

8. (a) On a Imf =Vect¡1

0

¢etf2=0 donc Im(f2)={0} puis Im(fk)={0} pourkÊ2. La suite (rk) est donc la suite (2, 1, 0, 0, . . .).

(b) On a Im(fk)=Epour toutk∈Ndonc la suite (rk) est la suite (n,n,n, . . .).

(c) On a Im(f0)=Kn[X], Im(f)=Kn−1[X], Im(f2)=Kn−2[X], etc jusqu’à Im(fn)=K0[X] et Im(fn+1)={0}. La suite (rk) est la suite (n,n−1,n−2, . . . , 1, 0, 0, . . .).

(d) On af2=f donc Imf =Im(f2). La suite (rk) est la suite (n,r,r, . . .) avecr=rgf.

(e) L’applicationf est un automorphisme donc Im(fk)=Epour toutk∈N. La suite (rk) est la suite (n,n,n, . . .).

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