MEMOIRE DE FIN DE CYCLE POUR L’OBTENTION DU DIPLOME DE TECHNICIEN SUPERIEUR EN SANTE PUBLIQUE
OPTION : NUTRITION HUMAINE Présenté et soutenu par :
Melle MAIZAMA GAYA ALIO Maimouna
Président du jury : Sambo Amadou, Directeur des études ESPAS
Lecteur : Harouna Alou Issa coordonnateur ESPAS
Directeur de mémoire : ABDOU Adamou, Sociologue anthropologue de la santé Enseignant permanent à l’ISP
MEMOIRE N°_______/ESPAS ...
... PROMOTION : 2010 - 2013 ECOLE DE SANTE PUBLIQUE ET DE L’ACTION SOCIALE
REPUBLIQUE DU NIGER
ECOLE DE SANTE PUBLIQUE ET DE L’ACTION SOCIALE E.S.P.A.S
THEME :
CAUSES DE LA CONSOMMATION DU PIMENT ET CONSEQUENCES SANITAIRES LIEES CHEZ LA POPULATION AGEE DE 15 ANS ET PLUS DU QUARTIER BANIFANDOU 1 DU 2ème ARRONDISSEMENT AOUT 2013
DE LA VILLE DE NIAMEY
TABLE DE MATIERES
DEDICACES ... i
REMERCIEMENTS : ... ii
LISTE DES TABLEAUX ... iv
LISTE DES FIGURES ... v
LISTE DES SIGLES ET ABREVIATIONS ... vi
INTRODUCTION ... 1
CHAPITRE I : Généralités 1.1. PROBLEMATIQUE ... 3
1.2. REVUE DE LA LITERATURE ... 6
1.3. DIAGRAMME D’ANALYSE : ... 13
1.4. DEFINITIONS DES CONCEPTS FONDAMENTAUX ... 15
1.5. OBJECTIFS DE L’ETUDE ... 16
1.5.1. Objectif général ... 16
1.5.2. Objectifs spécifiques ... 16
1.6. DESCRIPTION DU CADRE ET DU CHAMP DE L’ETUDE ... 17
1.6.1. Description du cadre de l’étude : 2e Arrondissement de Niamey ... 17
1.6.2 Description du champ de l’étude : quartier Banifondou I ... 21
CHAPITRE II : METHODOLOGIE 2. 1. TYPE D’ETUDE : ... 22
2.2. POPULATION D’ETUDE ... 22
2.3.VARIABLES DE L’ETUDE ... 22
2.4. ECHANTILLONNAGE ... 23
2.4.1. Méthode d’échantillonnage ... 23
2.4.2. Taille de l’échantillon ... 24
2.5. TECHNIQUE ET OUTIL DE COLLECTE DES DONNEES ... 24
2.5.1. Technique de collecte des données ... 24
2.5.2. Outil de collecte des données ... 24
2.6. DEROULEMENT DE LA COLLECTE ... 24
2.7. Dépouillement ... 25
2.8. DIFFICULTES RENCONTREES ... 25
2.9. CONSIDERATIONS DEONTOLOGIQUES ... 25
3.1. PRESENTATION DES RESULTATS : ... 26
3.2. DISCUSSION DES RESULTATS : ... 40
3.2.1 Les caractéristiques sociodémographiques des enquêtés : ... 40
3.2.2 Estimation de la fréquence de la consommation du piment : ... 40
3.2.3 Mode de consommation du piment : ... 41
3.2.4 Type de piment : ... 41
3.2.5 Appréciation des connaissances de la population sur les risques sanitaires liés à la consommation du piment : ... 42
3.2.6 Les causes de la consommation du piment : ... 42
3.2.7 Les conséquences sanitaires liées à la consommation du piment chez les populations de notre étude. 43 3.2.8 Suggestions des enquêtés ... 44
CHAPITRE IV CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS ... 45
4.1. CONCLUSION………45
4.2. RECOMMANDATION……….46
DEDICACES
Louange à Dieu, le Tout Puissant, pour la grâce, la vie, et la santé qu’Il nous a données et surtout pour Son soutien durant la réalisation de ce travail. Aucun mot ne peut expliquer notre gratitude envers Sa grandeur, Sa clémence…
Je dédie ce travail :
A mes très chers parents, Mr MAIZAMA GAYA et Mme HADIZA YACOUBA qui ont toujours été à nos côté, et qui nous ont toujours donné un magnifique modèle de labeur et de persévérance. J’espère qu’ils trouveront dans ce travail toute notre reconnaissance et tout notre amour ; Pour cela, nous ne pourrons que leur dire merci pour tout, car ce travail est le fruit de l’amour qu’ils nous portent. Qu’ALLAH vous fasse miséricorde.
A mes adorables frères et sœurs, ce travail est le vôtre, il est le fruit de l’ambiance familiale que vous avez si bien entretenue. Que Dieu vous accompagne.
A mes neveux chéris, AMIR IBRAHIM et FAYCAL IBRAHIM. Que Dieu guide vos pas.
A mes tantes, oncles, marâtres, cousin(e)s, ami(e)s.
A tous les camarades de promotion 2010 – 2013 pour leur esprit de sympathie, d’entraide, de patience durant nos trois années d’études.
REMERCIEMENTS :
Cette œuvre ne saurait être ce qu’elle est sans la disponibilité de certaines personnes à l’endroit desquelles j’exprime toute ma profonde gratitude et lesquelles j’entoure de toute mon affection. Je leur adresse ici tous mes sincères remerciements.
Il s’agit de :
Notre coordonnateur de promotion MR Amadou Sambo, Nous vous en sommes reconnaissants pour tout ce que vous nous avez appris et pour l’intérêt que vous n’avez jamais cessé de nous manifester.
Notre Directeur de mémoire ; Mr ABDOU ADAMOU. Vous n’avez pas hésité un seul instant à diriger ce travail avec beaucoup de patience et d’attention. Nous vous remercions pour tous les efforts que vous avez consentis malgré vos multiples occupations. Les souvenirs de vos qualités intellectuelles et humaines resteront à jamais gravés dans notre mémoire. Veuillez croire en l’expression de notre profonde gratitude.
Que Dieu le Tout Puissant vous garde, vous et votre famille.
Corps professoral et personnel administratif de l’ESPAS ; pour avoir fait de nous ce que nous sommes aujourd’hui.
Mr FABRICE ZOTTI AURELIEN, chef de la section nutrition Braniger merci pour ton aide.
Mr MAAZOU SANDA ISMAILA, Chef de service de l’imprimerie de l’Assemblé Nationale.
Mr PATRICK DELMAS, Assistant Technique RECA Niger, pour son soutien et ses conseils.
Mr BELLO ABDEL RAZAK, Chef de la section nutrition à l’ISP, pour ses conseils.
La FAO, l’OMS, de l’INRAN pour leurs contributions dans la réalisation de ce mémoire.
Président du jury ; vous nous faites le très grand honneur d’accepter la présidence de notre jury de mémoire. Veuillez trouver ici le témoignage de notre profonde et respectueuse gratitude. Que Dieu, dans sa Miséricorde, vous accorde de nombreuses années de santé et de bonheur pour vous et toute votre famille.
Lecteur ; nous sommes sensibles à l’honneur que vous nous faites en acceptant d’être le lecteur de ce mémoire. Soyez rassuré que vos critiques contribueront à coup sûr à son amélioration. Veuillez trouver ici l’expression de notre profonde reconnaissance.
Nos remerciements vont également à tous ceux qui, de prés ou de loin, ont contribué à la réalisation de ce travail.
LISTE DES TABLEAUX
Tableau I : Valeur nutritionnelle du piment pour 100g : 20 kcal
Tableau II : Variation du prix du piment au Niger pour l’année 2012, prix moyen au kg(en FCFA)
Tableau III : Quartiers, villages et localités du 2e Arrondissement communal de Niamey.
Tableau V : Répartition des consommateurs de piment selon l’âge.
Tableau VI : Répartition des consommateurs de piment enquêtés selon leur situation matrimoniale.
Tableau VII : Répartition des consommateurs de piment enquêtés selon leur niveau d’instruction.
Tableau VIII : Répartition des consommateurs de piment selon la fréquence de la consommation par jour.
Tableau IX : Opinions des consommateurs de piment enquêtés sur le piment.
Tableau X : Répartition des consommateurs enquêtés qui connaissent leur quantité journalière approximative selon la quantité consommée
Tableau XI : Répartition des consommateurs selon qu’ils connaissent ou non les risques sanitaires liés à la consommation du piment.
Tableau XII : Risques sanitaires liés à la consommation du piment connus par les consommateurs de piment (N = 105).
Tableau XIII : Raisons pour lesquelles les consommateurs enquêtés consomment le piment.
Tableau N°XIV : Répartition des consommateurs de piment enquêtés selon qu’ils consomment maintenant plus de piment qu’avant ou non.
Tableau XV : Répartition des consommateurs de piment selon qu’ils ont eu des problèmes de santé ou non après la consommation du piment.
Tableau XVI : Problèmes de santé rencontrés par les consommateurs de piment après la consommation du piment (N = 106).
LISTE DES FIGURES
Graphique 1 : Répartition des consommateurs de piment enquêtés selon le sexe.
Graphique 2 : Répartition des consommateurs de piment enquêtés selon tous les membres de leurs familles en consomment ou non.
Graphique 3 : Répartition des consommateurs de piment selon le mode de consommation.
Graphique 4 : Répartition des consommateurs de piment selon le type de piment qu’ils consomment.
Graphique 5 : Répartition des consommateurs de piment selon qu’ils connaissent ou non la quantité journalière approximative qu’ils consomment.
Graphique 6 : Répartition des consommateurs de piment selon qu’ils ajoutent ou non du piment dans tous les plats qu’ils consomment.
Graphique 7 : Suggestions faites par les consommateurs de piment en vue d’une consommation à moindre risque.
LISTE DES SIGLES ET ABREVIATIONS
CNSS : Caisse Nationale de Sécurité Sociale ;
CUN : Communauté Urbaine de Niamey (actuellement ville de Niamey) ;
FAO : Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture ;
g : Gramme ;
Ha : Hectare ;
ISP : Institut de Santé Publique ;
INRAN: Institut National de Recherche Agronomique du Niger ;
IST : Infection Sexuellement Transmissible ;
INS : Institut National de la Statistique ;
LDL : low density lipoproteine (Lipoprotéine de Petite Densité) ;
MST : Maladie Sexuellement Transmissible ;
SIDA : Syndrome Immuno-déficience Acquise ;
OMS : Organisation Mondiale de la Santé ;
RECA : Réseau National des Chambres d’Agriculture ;
RESUME
Notre étude a porté sur les causes de la consommation du piment et les conséquences sanitaires liées chez la population âgée de 15 ans et plus du quartier Banifondou I du 2e Arrondissement communal de la ville de Niamey.
La méthodologie a consisté à faire un échantillonnage en grappe à 3 degrés pour déterminer les consommateurs.
L’échantillon a été estimé à cent cinquante (150) consommateurs du piment résidant dans le quartier Banifondou I de la Ville de Niamey.
L’étude a montré que le piment est un épice consommé dans ce quartier.
Cette consommation est pratiquée par presque toutes les couches sociales de ce quartier.
Il ressort de cette étude les résultats suivants :
69% des consommateurs de piment enquêtés sont de sexe féminin ;
34,67% des enquêtés consomment une fois le piment par jour ;
57,33% des enquêtés disent que tous les membres de leur famille consomment le piment ;
60% des enquêtés consomment le piment cru et cuit ;
67% des enquêtés consomment autant le piment frais que le piment sec ;
51,33% des enquêtés connaissent la quantité approximative qu’ils consomment : 45,45% consomment approximativement 6,45 à 27,36 g et 33,77% disent qu’ils consomment 32,2 à 61,56g/jour, la quantité journalière moyenne est de 40,5449 sensiblement égal à 40,55g/jour ;
64% des enquêtés n’ajoutent pas le piment dans tous les plats qu’ils consomment ;
70% des enquêtés connaissent les risques sanitaires liés à la consommation du piment ;
82,67% des enquêtés consomment le piment pour stimuler l’appétit ;
100% des enquêtés s’approvisionnent en piment par l’achat ;
78% des enquêtés consommaient le piment plus avant que maintenant ;
70,67% des enquêtés ont eu des problèmes de santé après la consommation du piment : Ainsi les principales maladies rencontrées par les consommateurs du piment sont par ordre d’importance des fréquences ; les douleurs abdominales 48,11%, les crises d’ulcère 43,40%, les brûlures d’estomacs 39,62%, et les diarrhées 37,74% ;
82% des enquêtés suggèrent de consommer modérément le piment pour minimiser les risques sanitaires liés à la consommation du piment.
Cependant plus l’âge évolue, plus la consommation du piment est réduite.
Enfin, la situation matrimoniale des consommateurs et leur niveau d’instruction n’ont pas d’effet sur la consommation du piment.
SUMMARY
Our study focused on the causes of the consumption of chili and health consequences in the population aged 15 and over neighborhood I Banifondou 2nd District communal city of Niamey.
The methodology has been to cluster sampling to 3 degrees to determine consumers.
The sample was estimated at one hundred and fifty (150) consumers residing in the chili I Banifondou district of the city of Niamey.
The study showed that the pepper is a spice used in this area. This consumption is practiced by almost all social strata of this district.
The results of this study the following results :
69 % of consumers surveyed pepper are female ;
34.67% of respondents eat chili once a day;
57.33 % of respondents say that all family members eat the chili ;
60 % of respondents consume raw pepper and cooked ;
67 % of respondents consume as much fresh as dried chili pepper ;
51.33% of respondents know the approximate amount they consume : consume approximately 45.45 % from 6.45 to 27.36 g and 33.77 % say they consume 32.2 to 61.56 g / day , the average daily amount is
approximately equal to 40.5449 40.55 g / day;
64 % of respondents do not add the spice in every dish they eat ;
70 % of respondents are aware of the health risks associated with consumption of pepper ;
82.67 % of respondents use the spice to stimulate the appetite ;
100 % of respondents buy their chili by purchase;
78 % of respondents consumed more pepper until now ;
70.67 % of respondents had health problems after eating chili : So the main diseases encountered by consumers of chili in order of importance of frequencies; 48.11 % abdominal pain , seizures of 43.40 % ulcer , burns stomachs 39.62% , 37.74 % and diarrhea ;
82 % of respondents suggest to consume moderately pepper to minimize the health risks associated with consumption of chili.
But as the age progresses, more consumption of chili is reduced Finally, marital status and consumer education have no effect on the consumption of chili.
INTRODUCTION
Le piment appartient au genre Capsicum., du grec kapsa qui signifie capsule ou bien du latin ‘capsa’ qui signifie boîte / coffret, en référence à la forme creuse du fruit du piment qui fait penser à une petite boîte contenant le placenta sur lequel sont disposées les graines. Contrairement à la tomate, il n’y a pas de pulpe ou de gel à l’intérieur du fruit. Le nombre d’espèces recensées est très variable selon les auteurs. DUNAL (1852) a décrit environ une soixantaine d’espèces. Aujourd’hui, les taxonomistes s’accordent sur 25 espèces (BARAL and BOSLAND, 2002) dont une vingtaine d’espèces sauvages (ESHBAUGH, 1980) et 5 espèces domestiquées : Capsicum annuum L., Capsicum frutescens, Capsicum chinense, Capsicum pubescens et Capsicum baccatum var pendaluma (ESHBAUGH, 1977). Les piments les plus cultivés aujourd’hui appartiennent à l’espèce Capsicum annuum. C’est un arbuste vivace dans des conditions climatiques favorables, et il peut survivre une dizaine d’années, voire plus dans les régions tropicales d’Amérique Centrale et du sud (BOSLAND, 1996). (17)
Il en existe plus de 200 variétés à travers le monde, de formes et de couleurs différents, doux et forts. (18)
Aucun autre légume n’a suscité autant de passion à travers le monde que le piment. Les chile Head, mangeurs de piment fort lui trouvent une véritable dévotion. Ils entretiennent une multitude de site web où l’information scientifique et joyeuse délire s’entremêlent. Pour eux, le monde se divise en deux, chile Head et non chile Head. Pour comprendre leurs enthousiasmes, il faut savoir que lorsque les muqueuses de la bouche entrent en contact avec la capsaicine, le principal agent piquant du piment, l’effet de douleur commande au cerveau de relâcher dans l’organisme des endorphines. Cet anti douleur naturel provoque une euphorie légère que le sujet voudra connaitre de nouveau en répétant la consommation et en augmentant la dose. (18)
La consommation du piment est en perpétuelle augmentation dans le monde entier. Des études ont montré comment le piment agresse l’organisme et comment en se défendant, le corps s’écrête des endorphines. Le piment
deviendrait comme une drogue douce : les consommateurs chercheraient à se faire mal de plus en plus pour se faire du bien. (19)
Selon la FAO, qui considère la production de l’ensemble des piments (doux et fort), en 2005 la production mondiale de piment atteint 25 millions de tonnes.
La Chine est le plus grand producteur de piment avec 50.1% suivie par le Mexique, la Turquie, l’Amérique, l’Espagne, l’Indonésie et le Nigeria, avec respectivement 7.4%; 7.0%; 3.9%; 3.9%; 3.5% et 2.5% de la production mondiale.(20)
En 2009, la production mondiale de piment légume était de 28 millions de tonnes de fruits frais. La Chine est la 1ère productrice avec 14 millions de tonnes, soit la moitié de la production mondiale. (21)
Au Niger, trois sortes de variétés fixées sont produites (Safi, Salmon, et sucette de Provence) ; il y a aussi des variétés hybrides issues de deux variétés fixées ( kais, Spit fire, Nadeen). (16)
Le piment est produit au Niger sur une superficie de 2406 ha et sa production est estimée à 21993 tonnes en 2010/2011. En 2011/2012, sur une superficie de 760.96 ha, la production est estimée à 7248.90 tonnes. (22)
Cette production est presque totalement consommée au Niger. Nous avons alors trouvé pertinent, intéressant et original de mener une étude sur le thème : causes de la consommation du piment et conséquences sanitaires liées chez la population âgée de 15 ans et plus du quartier Banifondou I du 2e Arrondissement communal de la ville de Niamey. Les manières de consommer le piment au Niger ne sont pas significativement différentes de celles de la ville de Niamey et, par conséquent, elles ne sont pas aussi significativement différentes de celles du quartier Banifondou I qui est une entité administrative de cette ville.
Notre travail de recherche, élaboré dans ce mémoire, s’articule en trois chapitres :
Le chapitre I : Généralités ;
Le chapitre II : Méthodologie ;
Le chapitre III : Présentations, Analyse et interprétation des résultats.
Le chapitre IV : Discussions des résultats et recommandations.
1.1.
PROBLEMATIQUELe terme piment (vert, jaune, orange) est un nom vernaculaire utilisé en français pour designer le fruit de plusieurs espèces de plantes du genre capsicum, de la famille des solanacées(1)
Le piment constitue l’épice la plus cultivée au monde. Les Mexicains forment un peuple qui consomme le plus de piment au monde. Autant dire qu’il est difficile donc au Mexique de trouver un plat qui n’est pas relevé(2)
Tous les piments contiennent des composés phytochimiques connus collectivement sous le nom de capsainoides. La capsaicine est responsable de la chaleur que l’on ressent en consommant du piment ou des produits à base de piment. Elle a permis en laboratoire l’apoptose de cellules cancéreuses chez le rat. Des chercheurs ont utilisé la capsaicine du piment pour tuer les cellules nerveuses du pancréas des souris ayant un diabète de type 1 permettant ainsi aux cellules productrices d’insuline de recommencer à produire d’insuline. Les chercheurs ont constaté que la quantité d’insuline nécessaire pour abaisser la glycémie après un repas est réduite si le repas contient du piment. Après l’ajout du piment à l’alimentation, le LDL, ou mauvais cholestérol résiste plus longtemps à l’oxydation, ce qui retarde le développement d’un risque majeur pour les cardio-vasculaires(1)
Les chercheures ont démontré que la consommation du piment fort réduisait 200 calories de la consommation alimentaire totale pendant le repas qui suit, en effet attribuable au produit actif du piment fort, capsaicine. (3)
Le piment est très riche en eau (plus de 90%) et est donc très peu calorique. Il est très riche en vitamine C (200 mg /kg), en provitamine A, en vitamine B6 (3). Il contient aussi le fer, le manganèse, le cuivre et la vitamine K. Plus le piment est fort, plus les nutriments qu’il contient sont importants.
L’alpha tocophérol prévient la maladie d’Alzheimer(4)
Le piment permet de contrôler les niveaux de contaminations microbiennes des aliments dans les pays avec peu ou pas de réfrigération(1)
La dose quotidienne recommandées est 10g, elle est suffisante pour bénéficier de ses bienfaits. (24)
Une consommation élevée de piment est associée aux cancers de l’estomac qui sont la deuxième cause de mortalité par le cancer dans le monde. Ils sont plus fréquents au Japon, en Chine, au Chili et en Irlande.
L’incidence annuelle du cancer de l’estomac est en diminution constante depuis vingt(20) ans. En France, elle est actuellement de 7 à 8000 nouveaux cas par ans(5)
Les aflatoxines et les composés N- nitrose qui sont cancérigènes, se retrouvent fréquemment dans la poudre de piment .Une ingestion chronique de piment peu induire un reflux gastro-œsophagien. L’ingestion de petites quantités peut aggraver temporairement l’état des patients souffrants d’hémorroïde, en provoquant douleurs, démangeaisons et saignements. La consommation du piment ou autres épices peut aggraver l’inflammation des maladies articulaires, telles que la bursite et la goutte. Une consommation élevée peut provoquer des irritations, des brulures au niveau de l’anus lors de la défécation. (1)
Le marché mondial de piment est en forte hausse (plus de 239%) ; le Japon, les Etats Unis et la France sont les pays à fort potentiel. Les principaux exportateurs sont l’Inde, le Mexique, la Chine, l’Indonésie et la Thaïlande. (6)
La production mondiale commercialisée de piment est 10 millions de tonnes sur plus d’un (1) million d’ha en 2010/2011. La consommation annuelle camerounaise est estimée à 30000 tonnes et la production camerounaise de piment à 23977,262 tonnes en 2007, soit un écart de 6022,738 tonnes qui constituent un véritable marché à saisir. La consommation annuelle minimale d’un camerounais est de 200g de piment l’an. (7)
En Guinée, la production annuelle de piment en 2005/2006 est de 5000 à 10000 tonnes ; près de 40% fait l’objet d’exportation, près de 6 millions de dollars américains. (6)
Au Niger, le piment est produit sur une superficie de 1172 ha en 2008.
Ce qui signifie que la production a nettement augmenté en 2010/2011. Il est produit pour l’essentiel dans deux (2) régions, Zinder avec 66 ,5% de la superficie totale du piment, et Tillaberi avec 28,5%. Sa production est estimée
à 7787 tonnes, soit un rendement moyen de 6,64 tonnes /ha, totalement produits en zone hors décrus(8). 844 tonnes étaient exportées en 2008, soit une valeur de 127 millions de FCFA ; 509 tonnes en 2009, soit une valeur de 60 millions de FCFA; 907 tonnes en 2010, soit 135 millions ; 520 tonnes en 2011 pour une valeur de 102 millions de FCFA. (9)
De nombreuses personnes notamment les femmes se plaignent des crises d’ulcère communément appelée « estomac » en faisant allusion à l’organe qui en est affecté. L’ulcère gastroduodénal est une maladie chronique qui constitue de nos jours un vrai problème de santé publique. La frange de la population plus touchée serait celle dont l’âge est compris entre 55 et 65 ans.
Mais aujourd’hui, si l’on s’en tient à la réalité et aux multiples plaintes des uns et des autres, cette maladie, qui est l’une des conséquences de la consommation élevée de piment, n’épargne pas les jeunes aussi (10)
Au Niger, la consommation de piment se fait de façon permanente pendant toute l’année mais surtout pendant la fête d’Aïd-el-Kebir, communément appelée fête du mouton. Le piment sec est parmi les épices les plus recherchés par les spécialistes de la préparation de la viande. Qui parle de criquet dit piment, qui est consommé par beaucoup de personnes qui en font leur amuse gueule quotidien pendant la saison. Toutefois, l’abus de cet épice peut, s’emble-t-il, provoquer des problèmes gastriques notamment des hémorroïdes. Pourtant, il est donné d’observer une consommation de plus en plus importante de piment dans la ville de Niamey en général et dans le quartier Banifondou I en particulier. En effet, les repas, les fritures, les collations, les grillades, etc., sont dans la plupart des cas accompagnés de piment. La consommation de cet épice devient de plus en plus une habitude alimentaire, voire une tradition alimentaire chez ces populations. Au vu de la situation ainsi décrite, nous nous sommes posé la question suivante : quelles sont les causes et les conséquences sanitaires liées à la consommation du piment au niveau du quartier Banifondou I du 2e Arrondissement de Niamey ?
1.2.
REVUE DE LA LITERATURELes piments sont originaires d’Amérique du sud et d’Amérique centrale, cultivés comme plantes potagères pour les fruits aux qualités alimentaires aromatiques. Le terme désigne aussi le fruit de cette plante(1)
Le terme « piment », qui est apparu dans la langue française vers 920 et qui signifie alors « baume, épice », vient du latin pigmetum. En 1664, on donnera ce nom au capsicum et à son fruit. L’appellation « poivron » (comme dans le poivre de Cayenne) pour designer le piment résulte d’une confusion.
En effet, lorsque Christophe Colomb mit pied en Amérique, il (ou plutôt son médecin) prit les petites baies piquantes pour des grains de poivre rouge, crut qu’il venait d’atteindre les Indes. L’erreur allait être dissipée mais le nom est resté ; « poivron » en est dérivé. D’un autre coté, la plante qu’on appelle piment de la Jamaïque n’appartient ni au genre ni à la famille botanique du piment. (11)
« Chile », que l’on écrit aussi « chille » ou « chilli » vient du Nahuatl, langue des Aztèque, et désigne une variété de piment fort appartenant à l’espèce capsicum frustescens.Toutefois, dans la langue populaire « chile », « chilli » ou « chille » peuvent designer n’importe quel type de piment. (11)
Christophe Colomb introduira le piment en Europe au retour de son premier voyage en Amérique. Les Espagnols relayés par les Portugais, le répandront ensuite rapidement dans le monde, tellement que 50 ans après, les premiers fruits aient traversé l’Atlantique ; on le cultivait sur toutes les côtes de l’Afrique, de l’Inde, de l’Asie tropicale, du sud-ouest de la Chine, ainsi qu’au Moyen-Orient, dans les Balkans, en Europe centrale et en Italie.
Contrairement aux autres membres de la famille des solanacées (tomate, aubergine, pomme de terre), qui ont inspiré la méfiance au moment de leur introduction, le piment sera immédiatement incorporé aux cuisines locales, en grande partie parce qu’il constitue alors une solution de rechange abordable au poivre, épice outrageusement dispendieuse dont on a appris à apprécier les vertus culinaires et dont on ne peut plus se passer. Dernier venu parmi les
épices, le piment est aujourd’hui celui que l’on consomme le plus dans le monde, quoique de façon inégale selon les pays. Ainsi en dehors des Balkans et de la Turquie, les Européens feront peu de cas des variétés trop puissantes pour leurs palais sensibles préférant le doux paprika et quelques variétés piquantes locales dont ils font usage avec parcimonie. C’est dans les régions chaudes (Inde, Thaïlande, Mexique, Afrique du nord, Amérique du sud, Caraïbe) que le piment fort fera le plus d’adeptes, problement à cause de ses propriétés antibactériennes et paradoxalement, parce qu’il procure un agréable sentiment de fraicheur une fois que l’effet de son « feu » s’éteint.
(11)
Image du piment frais Image du piment sec en vente
La consommation du piment stimule la circulation sanguine et la transpiration ; le piment provoque la dilatation des vaisseaux sanguins de sorte que la pression sanguine diminue et le sang s’éclaircit diminuant ainsi les risques d’accident cardio-vasculaire. Le piment est antiseptique et antispasmodique ; il contient également beaucoup d’antioxydants et les scientifiques pensent qu’il aurait l’effet de réduire les risques de cancer. La capsaicine est irritante pour les épithéliums, c’est-à-dire les cellules qui recouvrent les muqueuses de la bouche. Boire de l’eau pour atténuer la force d’un piment est inutile car la capsaicine est hyposoluble. Par contre, la
caséine du lait neutralise l’action de la capsaicine sur les récepteurs de la douleur. On évitera de toucher ses yeux, ses lèvres et autres muqueuses en préparant le piment sous peine de brulures douloureuses. (3)
Même à faible dose, la capsaicine peu entrainer un érythème et une sensation de brulure de la peau et des muqueuses. A l’état pur, la substance est employée en médecine dans des compresses chaudes et en cas de douleurs rhumatismales. (23)
Le piment le plus fort est anglais détrônant un autre piment britannique qui venait d’être couronné. Les deux piments Anglais n’ont eu aucun mal à détrôner le piment indien Bhut Jolokia qui a su garder son titre pendant plusieurs années (selon l’échelle de Scoville). (12)
L’échelle de Scoville a été inventée par le pharmacologue américain du même nom, Wilber Scoville, en 1912. Elle permet de classer les piments par ordre de puissance de piquants (0 -10) ; la puissance 0 est pour le poivron. (2)
La capsaicine favorise la production du liquide gastrique de l’organisme.
Il permet une meilleure digestion lorsqu’il est mangé frais. Une autre vertu médicinale connue du piment, c’est qu’il permet de soigner le rhumatisme ainsi que les contusions. En fait, c’est les feuilles de piment qui aident à les traiter. (13)
Le piment joue un rôle très important dans l’organisme, favorisant l’absorption du fer présent dans les aliments, la cicatrisation, contribuant à la santé des os des cartilages.
- La vitamine C qu’il contient contribue à la santé des dents, des gencives, protège contre les infections, intervient dans plusieurs mécanismes hormonaux et joue un rôle dans l’élimination des substances toxiques et accélère la cicatrisation.
- La vitamine B6 contenue dans le piment intervient dans le métabolisme des acides aminés et permet la synthèse des neuro-mediateurs. Elle joue également un rôle important dans la conversion glycogène en glucose et la fourniture d’énergie à l’organisme.
- La vitamine K qu’il contient joue un rôle indispensable dans le processus de la coagulation sanguine ainsi que dans la formation des os. La vitamine K est fabriquée par les bactéries présentes dans l’intestin d’où la rareté des carences en cette vitamine.
- La vitamine E du piment contribue à prévenir le cancer, la cataracte, la maladie d’Alzheimer et certaines maladies cardiovasculaires.
- Le cuivre est nécessaire à la formation de l’hémoglobine et du collagène (protéine servant à la structure et la réparation du tissu). Régulé par le foie, le cuivre intervient dans les fonctions humanitaires et contre le stress oxydant, le fer est essentiel au transport de l’oxygène et à la formation des globules rouges dans le sang. Il joue un rôle dans la fabrication de nouvelles cellules, d’hormones et de neurotransmetteurs (message dans l’influx nerveux). L’absorption du fer est toute favorisée lorsqu’on le consomme avec certains nutriments, telle la vitamine C.
- Le manganèse (contenu dans le piment) est utilisé par le cerveau et le système respiratoire. Il s’agit d’un élément essentiel dans la synthèse d’enzyme importante dans la lutte contre le stress oxydant. (14)
Image du piment frais au marché
Tableau. I : Valeur nutritionnelle du piment pour 100g : 20 kcal
Nutriment Valeur nutritionnelle
Eau 91 g
Protéine 1.5 g
Glucide 3,5 g
Lipide 0,3 g
Fibre 2 g
Potassium 1 g
Magnésium 13 mg
Phosphore 22 mg
Calcium 9 mg
Fer 0,4 mg
Vitamine B1 0 mg
Vitamine B2 0 mg
Vitamine B6 0,3 mg
Niacine 0,6 mg
Vitamine C 146 mg
Carotène 1300 ug
Vitamine A 0 ug
Vitamine E 0,8 mg
Source : www.e- santé.fr
Tableau. II : Variation du prix du piment au Niger pour l’année 2012, prix moyen au kg(en FCFA)
Piment frais
vendu au tasse
Piment sec vendu au tasse
Piment en poudre vendu
au tasse
Janvier 66I 1924 5010
Février 686 1924 5338
Mars 984 2068 5404
Avril 859 2319 6312
Mai 1137 2183 6402
Juin 1401 2397 4383
Juillet 1291 2267 3892
Août 937 2104 4074
Septembre 725 2128 4004
octobre 673 2273 4201
Novembre 756 2172 5052
Décembre 672 1980 4815
INS (15). Nous remarquons qu’à partir du mois de mai le prix augmente jusqu’en août où il baisse ; cela peu s’expliquer par des stocks épuisés car la récolte se passe généralement en novembre et décembre.
La production de piment est conseillée au Niger dans les zones des régions d’Est, Nord-est et Sud-est ; Il se cultive sur des terrains à faible pentes (inferieur à 10%). Si la plantation s’effectue sur un terrain en pente, il faut mettre des piquets en courbe de niveau, dispositif anticorrosif. Si la plantation s’effectue sur un terrain plat, il faut construire des canaux de drainage et des billons pour éviter l’excès d’humidité. La rotation des cultures s’effectue au moins tous les deux(2) ans. Semer 6 à 8 g par an des grains en ligne avec une distance de 10 cm fois 2 ou 3 cm. La germination s’effectue pendant dix (10) jours et l’arrosage doit être régulier en fin d’après midi (s’il n’y a pas de pluies) pour maintenir le drainage. La récolte commence 120 jours après les
semis. Celle-ci a lieu au stade des fruits verts et rouges à leur maturité. Le séchage se fait au soleil sur une natte (bien éparpillé). La conservation se fait dans un endroit spécial, sec et bien aéré. Il faut éviter la conservation des piments murs. (16)
1.3.
DIAGRAMME D’ANALYSE :CAUSES DE LA CONSOMMATION
Consommation du piment chez la population du quartier Banifandou I âgé de 15 ans et plus du 2ème Arrondissement communal de la ville de Niamey
Conséquences sanitaires liées
C
Aliment appétant Puissance
sexuelle Digeste Simple plaisir
Hémorroïde Cancer
d’estomac
Cancer d’œsophage Ulcère
(gastrite)
Entérite Conformisme Héritage familial Facilite le travail de
l’accouchement Disponibilité Accessible (Moins cher)
Les causes de la consommation du piment :
Conformisme : la consommation du piment est généralement dans l’étendue de la société ; il faut aussi en consommer ;
Héritage familial : consommation du piment de parent à enfants
Facilite le travail de l’accouchement : croyance selon laquelle la consommation de piment rend facile l’accouchement ;
Disponible : aliment à portée de la main, qu’on peut trouver partout et à tout moment ;
Accessible (financière) : aliment à prix abordable/non coûteux ;
Puissance sexuelle : aliment aphrodisiaque ;
Aliment appétant : aliment donnant l’appétit ;
Digeste : facilite la digestion ;
Simple plaisir : consommation pour l’envie/désir de consommer.
Les conséquences sanitaires liées à la consommation du piment : La consommation excessive ou élevée du piment a pour conséquences ou pour effets secondaires : l’hémorroïde, l’ulcère, l’entérite, le cancer de l’œsophage associé avec le cancer de l’estomac.
1.4.
DEFINITIONS DES CONCEPTS FONDAMENTAUX Population : l’ensemble des habitants, d’une région, d’une ville etc. Dans cette étude, il s’agit de l’ensemble des habitants du quartier Banifondou I ;
Piment : fruits de certains arbres que l’on utilise comme condiments ou comme légumes en raison de leur goût piquant ;
Consommateur : personne qui produit ou achète des produits pour les consommer ;
Cause : raison de la consommation ;
Conséquences : effet ressentit suite à la consommation ;
Consommation : utilisation d’un aliment (épice), son ingestion ;
Consommation du piment : utilisation du piment à travers l’alimentation ;
Conséquences sanitaires : effets néfastes sur la santé ressentis suite à la consommation du piment ;
Sanitaire : qui concerne la santé.
1.5.
OBJECTIFS DE L’ETUDE1.5.1. Objectif général
Analyser les causes de la consommation du piment et les conséquences sanitaires liées chez la population âgée de 15 ans et plus du quartier Banifondou I du 2e arrondissement communal de la ville de Niamey.
1.5.2. Objectifs spécifiques
Déterminer les caractéristiques sociodémographiques des populations qui consomment le piment.
Estimer la fréquence de la consommation du piment et les quantités approximatives consommées par jour chez ces populations.
Déterminer les modes de consommation du piment.
Identifier les types de piment consommés.
Apprécier les connaissances de la population sur les risques sanitaires liées à la consommation du piment.
Déterminer les causes de la consommation du piment.
Déterminer les conséquences sanitaires liées à la consommation du piment chez ces populations.
Formuler des recommandations pour améliorer la consommation du piment.
1.6.
DESCRIPTION DU CADRE ET DU CHAMP DE L’ETUDE1.6.1. Description du cadre de l’étude : 2e Arrondissement de Niamey
A. Création, limites géographiques et population
Créée par la loi N°2002-013 du 11 juin 2002 portant création des communes et fixant le nom de leur chefs lieux, la Commune II est aujourd’hui appelée 2e Arrondissement; il est limité à l’est par le 3e Arrondissement, à l’ouest par le 1er Arrondissement, au nord par le canton de Karma et au sud par le 5e Arrondissement. La population de l’Arrondissement est estimée à 163126 habitants dont 82 552 hommes pour 80574 femmes.
Tableau III : Quartiers, villages et localités du 2e Arrondissement communal de Niamey.
N°ordre Quartiers
1 Banifondou I
2 Banizoumbou II (Est lazaret)
3 Boukoki I
4 Boukoki II
5 Boukoki III
6 Dar Es Salam
7 Gandatché
8 Issa Béri
9 Koira Tegui
10 Koira Tegui (Foulan Koira)
11 Koiramé
12 Kombo
13 Lazaret
14 Maourey
15 Nord Lazaret
16 Tourakou
17 Zongo
Autres localités administrées par le 2eme Arrondissement : le quartier Nord faisceau, le village Dan Zama Koira et le village de Gorou Béri rattaché au quartier Maourey.
B. Situation géographique
Situé sur un plateau d’une altitude de 250 m environ, le 2e arrondissement présente dans son ensemble une surface quasiment plate (sans reliefs apparents) marquée par deux grandes ruptures : le Gountou Yéna et la vallée du fleuve Niger. Le premier (ancien bras du fleuve Niger) peut menacer la santé des citoyens qui en consomment les produits de jardinage arrosés de ses eaux polluées et insalubres.
C. Education
L’éducation est un vrai casse - tête pour le 2e Arrondissement de Niamey, à l’instar des autres Arrondissements.
Les trois(3) niveaux de scolarisation y existent, à savoir : - Le pré scolaire (jardin d’enfant et maternelle) ;
- Le primaire ;
- Le secondaire (collèges et lycées) ; - Quelques écoles professionnelles.
Toutes les écoles ont des problèmes liés à la capacité d’accueil, la demande dépassant le disponible; la moyenne des classes est de 60 à 70 élèves. Ce qui rend très difficile la tâche à l’enseignant quant au bon suivi des élèves.
De manière générale, ces écoles rencontrent les problèmes suivants : - Surcharge des classes ;
- Manque de clôtures ; - Manque de latrines ; - Manque d’eau potable ;
- Insuffisance des équipements scolaires ;
- Et surtout l’existence jusqu’ à présent des classes en paillote.
D. Santé
Il existe sur le territoire du 2e Arrondissement de Niamey une couverture sanitaire à plusieurs types de formations : PMI, Maternité, Clinique, Dispensaire, Cabinet de soins, Pharmacopée traditionnelle …, en service public ou privé.
Des formations sanitaires mènent des campagnes de vaccination et de sensibilisation aussi sur la santé de la reproduction.
Quant à la médecine préventive, l’accent est mis sur l’hygiène, la protection contre le paludisme et surtout la lutte contre les MST, surtout les IST/SIDA.
On dénombre sur le territoire du 2eme Arrondissement de Niamey : - Un(1) centre national dermato -lèpre ;
- Un(1) centre de référence cure, de lazaret ; - Six(6) centres de santé intégrés ;
- Une formation sanitaire, de la CNSS ; - Deux(2) maternités ;
- Dix(10) Pharmacies dont trois (3) populaires.
E. Economie a) Elevage
L’élevage de toutes les espèces domestiques est pratiqué sur le territoire du 2e Arrondissement de Niamey (Bovins, ovins, caprins…).
Très peu sont ceux qui pratiquent l’embouche bovine à petite échelle.
Il existe des infrastructures pour la santé animale : - Une (1) antenne vétérinaire de lazaret ;
- Une (1) clinique privée ; - Un (1) marché à bétail ; - Un (1) dépôt vétérinaire ;
- Un (1) parc couloir de vaccination au marché à bétail ; - Des boutiques d’intrants Zoo vétérinaires.
b) Pêche
La pêche et la commercialisation du poisson à travers les marchés sont un privilège qui incombe au 2e Arrondissement de Niamey.
Il a été recensé en 2003 : 180 pêcheurs, 179 revendeurs, 16 mareyeuses. Leur approvisionnement de la ville de Niamey en produits halieutiques s’élevait à 199.533,72kg, même si l’on doit souligner par ailleurs qu’une quantité non négligeable de poisson provient de l’extérieur (Burkina Faso, Mali, Ghana, Nigeria, etc.), sans oublier des tonnages importants de poisson de mer (importation.). Des projets d’empoissonnement des mares sont en cours d’élaboration.
c) Agriculture
En agriculture, une seule catégorie d’habitants dispose de terre cultivable dont la majorité provient du quartier Maourey et ses hameaux rattachés.
Quelques rares cultures sont faites, par ci et par là en association aux légumineuses, tandis que dans les bas fonds et la vallée du Gountou Yéna se pratiquent le maraichage, l’arboriculture et l’horticulture.
d) Commerce
En commerce, le 2e Arrondissement de Niamey abrite des marchés connus pour leurs importances tant pour l’arrondissement que pour la ville de Niamey :
- Le petit marché ;
- Le marché de Tourakou ; - Le marché de Katako ;
- Les marchés de Dar Es Salam, Boukoki, Lazaret, Koira Tégui, Foulan koira. Beaucoup d’établissements commerciaux et de services encombrent les rues et ruelles du 2e Arrondissement de Niamey.
1.6.2 Description du champ de l’étude : quartier Banifondou I Le quartier Banifondou I est l’un des quartiers du 2e Arrondissement de Niamey. Il est limité :
A l’est par le quartier cité caisse ;
A l’ouest par le quartier Tourakou ;
Au nord par le quartier Boukoki ;
Au sud par le quartier Lazaret.
Historique bref du quartier Banifondou
Le quartier Banifondou I, fut créé en 1989. Au début, une association des anciens était créée, puis ils ont organisé des bangays. Ces derniers ont désigné le chef du quartier en 1991-1993. Ensuite deux candidats ont postulé et Mr OUSMAN SOUMAILA fut élu en 1991, provisoirement. En 2000, il a été confirmé. Il est âgé de 61 ans à nos jours. Il y’a plus de commerçants dans le quartier que de fonctionnaires. La langue haussa est majoritaire par rapport aux autres langues.
Selon le recensement général de la population et de l’habitat de 2001, la population de ce quartier était estimée à 16029 habitants dont 8112 hommes et 7917 femmes.
2. 1. TYPE D’ETUDE :
Il s’agit d’une étude descriptive transversale qui vise à analyser les causes de la consommation du piment et les conséquences sanitaires liées chez les populations âgées de 15 ans et plus du quartier Banifondou du 2e Arrondissement communal de la ville de Niamey.
2.2. POPULATION D’ETUDE
Notre étude concerne les consommateurs de piment âgés de 15 ans et plus.
2.3.VARIABLES DE L’ETUDE
Tableau IV. Définitions opérationnelles des variables Variables Définitions
opérationnelles des variables
Echelles de mesure Et modalités
Age Nombre d’années révolues
au dernier Anniversaire
Qualitative continue en années
Sexe C’est le genre permettant
de distinguer l’homme de la femme
Nominale Féminin Masculin Niveau d’instruction Dernier stade d’études à
l’école moderne ou non de l’enquêté
Nominale Aucun Primaire Secondaire Supérieur
Autres (à préciser) Situation matrimoniale Statut de l’enquêté(e) par
rapport au mariage
Nominale Célibataire Marié(é) Divorcé (e) Veuf (Ve)
Connaissance des risques sanitaires liés à la consommation
Capacité de distinguer les risques sanitaires liés à la consommation du piment et de les citer
Binaire Oui Non
Raisons de la consommation du piment
Ce qui pousse à la consommation du piment
Nominale Appétant Digeste Simple plaisir Autre à préciser Problèmes de santé
après la consommation
Sensations de mal être suite à la consommation du piment
Binaire Oui Non Fréquence de la
consommation
Nombre de fois de consommation par jour
Nominale Une fois Deux fois Trois fois
Plus de trois fois
2.4. ECHANTILLONNAGE
2.4.1. Méthode d’échantillonnage
La méthode d’échantillonnage en grappes à 3 degrés a été utilisée pour sélectionner l’échantillon des consommateurs à enquêter.
1er degré : choix des concessions
La méthode utilisée est l’échantillonnage systématique, selon la procédure suivante : au sein du quartier nous lançon un stylo en l’air et choisissons la concession indiquée par la direction du stylo, puis toutes les 3 concessions sont alors choisies jusqu’ à obtenir l’échantillon voulu.
Si une concession est vide, nous choisissons celle qui la contiguë.
2e degré : choix des ménages
Au sein de chaque concession sélectionnée, un ménage est choisi, s’il y’a plusieurs ménages un seul est choisi au hasard.
3e degré : choix des consommateurs de piment
Pour le choix des consommateurs, nous avons un consommateur par ménage. Lorsqu’il y a plusieurs consommateurs, nous procédons à un tirage au sort.
2.4.2. Taille de l’échantillon
L’échantillon, post déterminé est constitué de 150 consommateurs de piment âgés de 15 ans et plus.
2.5. TECHNIQUE ET OUTIL DE COLLECTE DES DONNEES 2.5.1. Technique de collecte des données
Nous avons utilisé l’entretien par questionnaire avec les consommateurs.
2.5.2. Outil de collecte des données
Comme outil, nous avons utilisé un questionnaire adressé aux consommateurs de piment.
2.6. DEROULEMENT DE LA COLLECTE
La collecte des données s’est déroulée du 10 août au 17 août 2013 au niveau du 2e Arrondissement communal de la ville de Niamey. Au auparavant une correspondance a été adressée au Maire avant de débuter la collecte afin que cette dernière se déroule normalement. Nous avons eu des entretiens avec les consommateurs du piment du quartier Banifondou I du 2e Arrondissement communal de la ville de Niamey âgés de 15 ans et plus afin d’avoir des informations sur les causes et les conséquences sanitaires liées à la consommation.
2.7. DEPOUILLEMENT
Le traitement et l’analyse des données ont été faits manuellement et à l’ordinateur à l’aide du logiciel Word (2007) et Excel. Les résultats sont présentés selon les objectifs de l’étude sous forme des tableaux et graphiques.
2.8. DIFFICULTES RENCONTREES
Nous avons été confrontées à quelques difficultés dont entre autres :
Indisponibilité de certaines données ;
Refus de certains consommateurs de collaborer ;
Insuffisance de la documentation.
2.9. CONSIDERATIONS DEONTOLOGIQUES
Pour bien mener cette enquête, nous avons eu l’autorisation du chef du quartier Banifondou I, Mr OUSMAN SOUMAILA ;
Un consentement a été demandé auprès des enquêtés, après explication du but de notre enquête.
3.1. PRESENTATION DES RESULTATS : Les résultats suivants ont été obtenus :
A. Identification
Graphique. 1 : Répartition des consommateurs de piment enquêtés selon le sexe.
69% des consommateurs de piment enquêtés sont de sexe féminin.
Tableau V. Répartition des consommateurs de piment selon l’âge.
Age Effectif Pourcentage
15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40 et plus Total
13 34 33 25 15 30 150
8,67%
22,67%
22%
16,66%
10%
20%
100%
31%
69%
Sexe
Masculin Féminin
22,67% des consommateurs de piment enquêtés ont un âge compris entre 20 et 24 ans et 20% ont leurs âges entre 25 et 29 ans. De manière générale, 80%
des consommateurs de piment enquêtés ont leurs âges inferieurs à 40 ans.
Tableau VI. Répartition des consommateurs de piment enquêtés selon leur situation matrimoniale.
Situation matrimoniale Effectif pourcentage Célibataire
Marié(e) Divorcé(e) Veuf (Ve) Total
61 79 4 6 150
40,67%
52,67%
2,66%
4%
100%
52,67% des consommateurs de piment enquêtés sont des mariés
Tableau VII. Répartition des consommateurs de piment enquêtés selon leur niveau d’instruction.
Niveau d’instruction Effectif Pourcentage
Aucun Primaire Secondaire Supérieur Total
31 18 29 72 150
20,67%
12%
19,33%
48%
100%
48% des consommateurs de piment enquêtés ont un niveau d’instruction supérieur.
B. Consommation du piment, causes et conséquences
Tableau VIII. Répartition des consommateurs de piment selon la fréquence de la consommation par jour.
Fréquence de la consommation
Effectif Pourcentage
Une fois Deux fois Trois fois
Plus de trois fois Total
52 36 23 39 150
34,67%
24%
15,33%
26%
150%
34,67% des consommateurs de piment enquêtés disent qu’ils consomment le piment une fois par jour et 24% en consomment 2 fois.
Image fritures assaisonnées du piment cuit
Graphique.2 : Répartition des consommateurs de piment enquêtés selon que tous les membres de leurs familles en consomment ou non.
57,33% des consommateurs de piment enquêtés disent que tous les membres de leurs familles consomment le piment.
Tableau IX. Opinions des consommateurs de piment enquêtés sur le piment.
Ceux qu’ils pensent du piment
Fréquence Pourcentage
Il stimule l’appétit
Il est dangereux pour la santé
96
79
64%
52,67%
Les principales opinions des consommateurs de piment sur le piment sont qu’il stimule l’appétit (64%) mais qu’il est dangereux pour la santé (52,67%)
57,33%
42,67%
Oui Non
Graphique. 3 : Répartition des consommateurs de piment selon le mode de consommation.
60% des consommateurs de piment enquêtés consomment le piment cuit et cru.
Image d’une femme mangeant des fritures assaisonnées de piments frais et sec.
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90
Cuit
Cru
Cuit/cru
Cuit Cru Cuit/cru
20,66%
19,33%
60%
Graphique. 4 : Répartition des consommateurs de piment selon le type de piment qu’ils consomment.
67% des consommateurs de piment enquêtés consomment autant le piment Frais que sec.
Image piment sec Image piment frais
16%
17%
67%
Frais Sec Frais/Sec
Graphique. 5 : Répartition des consommateurs de piment selon qu’ils connaissent ou non la quantité journalière approximative qu’ils consomment.
51,33% des enquêtés connaissent la quantité journalière approximative qu’ils consomment.
51,33%
48,67%
Tableau X. Répartition des consommateurs enquêtés qui connaissent leur quantité journalière approximative selon la quantité consommée
Quantité approximative (en g)
Effectif Pourcentage
6,66
6,84 - 27,36 34,2 - 61,56 68,4 - 95,96 102,6 - 129,96 136,8 - 164,16 171 - 198,36 Total
5 35 26 4 5 1 1 77
6,50%
45,45%
33,77%
5,20%
6,49%
1,30%
1,29%
100%
45,45% des enquêtés qui connaissent les quantités journalières qu’ils consomment disent qu’ils consomment approximativement 6,84 à 27,36 g par jour, et 33,77% disent qu’ils consomment 34,2 à 61,56 g par jour. La quantité journalière moyenne est de 40,5449, sensiblement égale à 40,55g par jour.
Nous avons estimé le poids approximatif d’un piment frais, qui est égale à 6,84g, la cuillerée à soupe qui fait 15,38g et la cuillérée à café qui fait aussi 6,66g.
Graphique. 6 : Répartition des consommateurs de piment selon qu’ils ajoutent ou non du piment dans tous les plats qu’ils consomment.
64% des consommateurs de piment enquêtés disent qu’ils n’ajoutent pas le piment dans tous les plats qu’ils consomment.
54 enquêtés ont affirmé qu’ils mettent le piment dans tous les aliments salés qu’ils consomment mais c’est surtout dans le kopto (moringa, chou, etc.), le niébé (haricot et riz), la grillade, le riz blanc avec huile, le dambou, etc.
Image grillade avec piment frais Image riz blanc/huile avec piment sec 36%
64%
Oui Non
Image dambou avec piment sec Image riz/haricot avec piment sec et cuit
Tableau XI. Répartition des consommateurs selon qu’ils connaissent ou non les risques sanitaires liés à la consommation du piment.
Connaissances des risques Sanitaire liés
Effectif Pourcentage
Oui Non Total
105 45 150
70%
30%
100%
70% des consommateurs de piment enquêtés disent qu’ils connaissent les risques sanitaires liés à la consommation du piment.
Tableau XII. Risques sanitaires liés à la consommation du piment connus par les consommateurs de piment (N = 105).
Risques sanitaire liés A la consommation
Fréquence Pourcentage
Ulcère
Hémorroïde
Diarrhée
Douleur abdominale
95
67
46
42
90,48%
63,81%
43,81%
40%
Les principaux risques liés à la consommation du piment connus par les consommateurs sont, selon l’importance de leurs fréquences :
- L’ulcère (90,48%) ; - L’Hémorroïde (63,81%) - La Diarrhée (43,81%).
Tableau XIII. Raisons pour lesquelles les consommateurs enquêtés consomment le piment.
Raison de la consommation du piment
fréquences Pourcentage
Son appétence
Simple plaisir
Son caractère digeste
124
28
3
82,67%
18,67%
2%
Les principales raisons de la consommation du piment chez les consommateurs enquêtés sont :
- Son appétence (82,67%) ; - Le plaisir qu’il crée (18,76%).
Résultat obtenu de la question n°2.10 : 100% des consommateurs du piment enquêtés s’approvisionnent par achat.
Image d’une femme achetant du piment frais
Tableau N°XIV. Répartition des consommateurs de piment enquêtés selon qu’ils consomment maintenant plus de piment qu’avant ou non.
Consommation du piment Plus maintenant qu’avant
Effectif Pourcentage Oui
Non
Total
33
117
150
22%
78%
100%
78% des enquêtés disent qu’ils consommaient plus le piment avant que maintenant.
Les 33 enquêtés qui affirment qu’ils consomment le piment plus maintenant qu’avant disent que c’est parce que le piment leur stimule l’appétit, qu’ils ne peuvent plus s’en passer et que des fois il faut qu’ils augmentent la dose pour avoir l’effet piquant.
Tableau XV. Répartition des consommateurs de piment selon qu’ils ont eu des problèmes de santé ou non après la consommation du piment.
Problèmes de santé après La consommation
Effectif Pourcentage Oui
Non
Total
106
44
150
70,67%
29,33%
100%
70,67% des consommateurs de piment enquêtés ont eu des problèmes de santé après la consommation du piment.
Tableau XVI. Problèmes de santé rencontrés par les consommateurs de piment après la consommation du piment (N = 106).
Problèmes de santé fréquences Pourcentage Brulure d’estomac
Brulure de gorge Diarrhée
Douleur abdominale Crise d’ulcère
Hémorroïde Transpiration hoquet
41 2
40 51 46 27 27 27
39,62%
1,89%
37,74%
48,11%
43,40%
25,47%
25,47%
25,47%
Les principaux problèmes de santé rencontrés par les consommateurs de piment après la consommation du piment sont, par ordre d’importance de leurs fréquences :
- Les douleurs abdominales (48,11%) ; - Les crises d’ulcères (43,40%) ;
- Les brulures d’estomac (39,62%) ; - Les diarrhées (37,74%).
Graphique. 7 : Suggestions faites par les consommateurs de piment en vue d’une consommation à moindre risque.
82% des consommateurs de piment enquêtés suggèrent de consommer modérément le piment pour minimiser les risques sanitaires liés à la consommation du piment ;
Image piment frais
82%
18%
Consommer avec modération Arrêter la consommation
3.2. DISCUSSION DES RESULTATS :
3.2.1 Les caractéristiques sociodémographiques des enquêtés : Notre étude a concerné le quartier Banifondou I du 2e Arrondissement communal de la ville de Niamey.
150 consommateurs de piment ont été enquêtés après être choisis par la méthode d’échantillonnage en grappe à 3 degrés.
22,67% des enquêtés ont un âge compris entre 20 et 24 ans et 20% ont un âge entre 25 et 29 ans. De manière générale, 80% des consommateurs de piment enquêtés ont leurs âges inferieurs à 40 ans.
Cela peu s’expliquer par le fait que les jeunes de maintenant ont tendance à consommer plus les aliments piquants tel que le piment que les personnes peu âges.
52,67% des enquêtés sont des mariés ; cela est dû à notre société : au Niger, le taux de mariage précoce est à plus de 75%, soit le plus élevé au monde selon une enquête menée en 2012. (25)
69% des enquêtés sont de sexe féminin ; cela peut être s’expliqué par le fait que dans notre société, dans la majorité des cas, c’est les femmes qui s’occupent de la préparation des différents plats.
48% des enquêtés ont un niveau d’instruction supérieur. Ce dernier n’a pas une grande influence sur la consommation du piment.
3.2.2 Estimation de la fréquence de la consommation du piment : Nos résultats montrent que 34,67% des enquêtés consomment une fois le piment par jour. Cette fréquence de la consommation est certes sous estimée car la majorité des enquêtés n’ont pas pris en compte leurs différentes collations qui constituent la majeur partie de la consommation du piment. 57,33% disent que tous les membres de leur famille consomment le piment ; cette situation peut être expliquée par le faite que dans la société nigérienne la majorité des familles partagent le même repas. 82,67% pensent que le piment stimule l’appétit. Ce résultat est différent de ceux des deux études menées à l’université Laval (Québec au Canada) qui ont mis en