• Aucun résultat trouvé

Colle PC Semaines 6 et 7 2013-2014

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "Colle PC Semaines 6 et 7 2013-2014"

Copied!
4
0
0

Texte intégral

(1)

Colle PC Semaines 6 et 7 2013-2014

Analyse : Théorème de convergence dominée d’une suite de fonctions, intégration terme à terme d’une série de fonctions + Révisions Algèbre linéaire

EXERCICE 1 :

On note E l’espace vectoriel des fonctions de classe C sur R à valeurs dans R.

On note F , l’ensemble des fonctions de la forme :

x 7−→ P (x) cos(x) + Q(x) sin(x)P et Q sont des polynômes de degrés inférieurs ou égaux à 1.

1. Montrer que F est un sous-espace vectoriel de E.

2. On considère les fonctions

f 1 : x 7→ cos(x), f 2 : x 7→ x cos(x), f 3 : x 7→ sin(x), f 4 : x 7→ x sin(x).

Montrer que la famille B = (f 1 , f 2 , f 3 , f 4 ) est une base de F .

3. On note D l’application qui à toute fonction de F associe D(f ) = f , sa dérivée.

(a) Montrer que D est un endomorphisme de F . (b) Déterminer la matrice M de D dans la base B.

(c) Prouver que M est inversible.

EXERCICE 2 :

1. Énoncer le théorème de convergence dominée d’une suite de fonctions.

2. Étudier la suite Z 1

0

nx(1x) n dx.

EXERCICE 3 : Déterminer lim

n → + ∞

Z + ∞ 0

f n (x) dx avec f n (x) = (x 2n + x n + 1)

n1

EXERCICE 4 :

1. Énoncer le théorème d’intégration terme à terme d’une série de fonctions.

2. Montrer que Z + ∞ 2

+ ∞

X

n=2

1 n x

! dx =

+ ∞

X

n=2

1 n 2 ln(n) . EXERCICE 5 :

Soit E un R−espace vectoriel de dimension finie et f un endomorphisme de E.

Montrer l’équivalence

kerf =Imf ⇔ f 2 = 0 et n = 2rg(f )

EXERCICE 6 : Montrer que lim

n → + ∞

Z + ∞

−∞

1 + x 2

n n

dx = Z + ∞

−∞

e x

2

dx

EXERCICE 7 : Montrer que

Z + ∞ 0

sin(x) e x − 1 dx =

+ ∞

X

n=1

1 n 2 + 1

My Maths Space 1 sur 4

(2)

Colle PC Semaines 6 et 7 2013-2014

Corrections

EXERCICE 1 :

1. F est évidemment non vide, il contient par exemple x 7−→ cos(x).

Soit fF , alors il existe P f ∈ R 1 [X ] et Q f ∈ R 1 [X ] tel que, ∀x ∈ R, f(x) = P f (x) cos(x) + Q f (x) sin(x).

De même, soit gF alors ∀x ∈ R, g(x) = P g (x) cos(x) + Q g (x) sin(x).

∀x ∈ R, (f + g)(x) = f (x) + g(x) = (P f (x) + P g (x)) cos(x) + (Q f (x) + Q g (x)) sin(x). Or R 1 [X ] est un R-espace vectoriel donc P f + P g ∈ R 1 [X] et Q f + Q g ∈ R 1 [X ]. Ainsi f + gF . On prouve de même que si fF et λ ∈ R, alors λfF.

2. Soit fF , alors il existe a, b, c et d réels tels que :

f (x) = (ax + b) cos(x) + (cx + d) sin(x) = af 2 (x) + bf 1 (x) + cf 4 (x) + df 3 (x), donc la famille B est génératrice.

Montrons qu’elle est libre : Si ∀x ∈ R, (ax + b) cos(x) + (cx + d) sin(x) = 0, alors pour x = 0, on obtient b = 0.

x = π = ⇒ −aπ − b = 0 et comme b = 0, a = 0.

Avec x = π/2 et x = 3π/2, on obtient

cπ/2 + d = 0

−3cπ/2 − d = 0 ⇔

c = 0

d = 0 . Finalement la famille est libre, comme elle est également génératrice, c’est une base.

3. On note D l’application qui à toute fonction de F associe D(f ) = f , sa dérivée.

(a) D est un endomorphisme de F : D(f ) ∈ F et on utilise la linéarité de l’opérateur dérivation. (solution laissée à la sagacité du lecteur)

(b) D(f 1 ) = −f 3 , D(f 2 ) = f 1 − f 4 , D(f 3 ) = f 1 et D(f 4 ) = f 2 + f 3 . On obtient donc la matrice

0 1 1 0

0 0 0 1

−1 0 0 1 0 −1 0 0

(c) On peut prouver que le rang de la matrice est 4 donc elle est inversible (vecteurs colonnes liéairement indépendants) et

M 1 =

0 1 −1 0

0 0 0 −1

1 0 0 1

0 1 0 0

EXERCICE 2 : 1. C’est le cours.

2. On note f n (x) = nx(1x) n pour x ∈ [0; 1].

f n est continue sur [0; 1] car c’est une fonction polynomiale ;

x ∈]0; 1], f n (x) −→

n → + ∞ 0 (comparaison entre n et (1 − x) n exponentielle).

Pour x = 0, f n (x) = f n (0) = 0. Ainsi la suite de fonctions (f n ) converge simplement vers f = 0.

f est continue sur [0; 1].

• Domination : ∀x ∈ [0; 1], f n (x) = n(1x) n 1 [1 − (n + 1)x] d’où le tableau de variations.

x Signe de f n (x) Variations de f n

0 n+1 1 1

+ 0 −

00

n n+1

n+1

n n+1

n+1

00 Or

n n + 1

n+1

= e (n+1) ln(1+1/n) , le tableau de variations nous permet d’écrire que :

∀x ∈ [0; 1], 0 6 f n (x) 6 e (n+1) ln(1+1/n) = e a(n) avec a(t) = (t + 1) ln

1 + 1 t

, t > 0.

My Maths Space 2 sur 4

(3)

Colle PC Semaines 6 et 7 2013-2014

∀t > 0, a (t) = ln

1 + 1 t

− 1

t donc a (t) < 0 (en effet ln(1 + x) 6 x, x > 0). Ainsi a est décroissante sur ]0; +∞[ ; de plus,

a(t) = (t + 1) 1

t − 1 2t 2 + o

1 t 2

t → −→ + ∞ 1. On peut donc affirmer que :

∀t ∈]0; +∞[, a(t) > 1 ⇔ −(t + 1) ln

1 + 1 t

< −1 ⇔ t

t + 1 t+1

< 1 e On a donc 0 6 f n (x) < 1

e et x 7−→ 1

e est positive, continue et intégrable sur [0; 1], le théorème de convergence dominée s’applique et

n → lim + ∞

Z 1 0

f n (x)dx = Z 1

0

f (x)dx = 0

Remarque 1 Plus simplement, on pouvait remarquer que 0 6 f n (x) < 1 pour x ∈ [0; 1], car ln

1 + 1 n

> 0 et e X < 1 pour X > 0. Et, x 7−→ 1 est également positive, continue et intégrable sur [0; 1].

EXERCICE 3 :

f n (x) = e

n1

ln(1+x

n

+x

2n

) .

f n est définie, continue sur [0; +∞[ car x > 0 ⇒ x n + x 2n > 0.

• - 0 6 x < 1, f n (x) −→

n → + ∞ 0 (laissé à l’appréciation du lecteur) - f n (1) = e

n1

ln(3) −→

n → + ∞ 1

- x > 1, ln(1 + x n +x 2n ) = ln(x 2n ) + ln

1 + 1 x n + 1

x 2n

⇔ 1

n ln(1 +x n + x 2n ) = 2 ln(x) + 1 n ln

1 + 1

x n + 1 x 2n

Or 1 x n −→

n → + ∞ 0 et 1 x 2n −→

n → + ∞ 0, donc f n (x) −→

n → + ∞ e ln(x

2

) = 1 x 2

Finalement, (f n ) converge simplement sur [0; +∞[ vers la fonction f définie par : f (x) =

1 si 0 6 x 6 1 1/x 2 si x > 1

f est continue sur [0; +∞[.

• Domination : si 0 6 x 6 1, f n (x) 6 1 car 1

n ln(1 + x 2 + x 2n ) > 0.

Si x > 1, f n (x) 6 1 x 2 .

En effet 1 + x n + x 2n > x 2n ⇔ ln(1 + x n + x 2n ) > 2n ln(x) ⇔ e

1n

ln(1+x

n

+x

2n

) 6 e

n1

(2n ln(x))f n (x) 6 1 x 2 . f n 6 f et f est continue, positive et intégrable sur [0; +∞[.

Le théorème de convergence dominée s’applique, f n est intégrable et : Z + ∞

0

f n (x) dx −→

n → + ∞

Z + ∞ 0

f (x) dx = Z 1 0

f (x) dx + Z + ∞ 1

f (x) dx = 1 + Z + ∞ 1

1

x 2 dx = 2

EXERCICE 4 : 1. C’est le cours.

2. Pour n > 2, f n (x) = 1

n x = e xln(n) , f n est continue sur [2; +∞[. Pour x > 1,

+ ∞

X

n=2

est une série convergente (ce sont des séries de Riemann) d’où la convergence simple de la série.

Remarque 2 la fonction ζ de Riemann est définie sur ]1; +∞[ par ζ(x) =

+ ∞

X

n=1

1 n x donc

+ ∞

X

n=2

1

n x = ζ(x) − 1

My Maths Space 3 sur 4

(4)

Colle PC Semaines 6 et 7 2013-2014

On prouve que ζ est continue sur [2; +∞[ : (hors programme de la colle) ∀x > 2, 1

n x = e x ln n 6 e 2 ln n = 1 n 2 et x 7−→ e x ln n continue sur [2; +∞[. La convergence normale étant établie sur [2; +∞[, ζ est continue sur [2; +∞[.

X

n>2

Z + ∞ 2

|f n (x)| dx = X

n>2

Z + ∞ 2

1

n x dx = X

n>2

u n avec u n = Z + ∞ 2

1

n x dx = Z + ∞ 2

e x ln(n) dx = lim

X → + ∞

− e X ln(n) ln(n)

X

2

Donc u n = 1

ln(n)e 2 ln(n) = 1

n 2 ln(n) et pour n > 3, 1

n 2 ln(n) 6 1

n 2 car pour n > 3, ln(n) > 1.

On a établi la convergence de X

n>2

Z + ∞ 2

|f n (x)| dx.

On peut appliquer le théorème d’intégration terme à terme des séries sur [2; +∞[ : Z + ∞

2

(ζ(x) − 1) dx = Z + ∞ 2

+ ∞

X

n=2

1 n x

! dx =

+ ∞

X

n=2

1 n 2 ln(n)

EXERCICE 5 :

(⇒) Si kerf =Imf alors pour tout x de E, f (f (x)) = 0 car f (x) ∈ Imf qui est inclus dans kerf . De plus, avec le théorème du rang, dim(E)=rg(f )+dim(kerf )=2rg(f ) car dim(kerf )=rg(f ).

(⇐) Si f 2 = 0 et n =2rg(f ) alors pour tout x de E, f (f (x))=0 et f (x) ∈ kerf , or f (x) ∈ Imf d’où Imf ⊂kerf (1).

Avec le théorème du rang, 2rg(f )=rg(f )+dim(kerf )⇔rg(f )=dim(kerf ). L’inclusion (1) et l’égalité des dimensions implique Imf =kerf .

EXERCICE 6 :

Non corrigé (correction Précis Analyse PC p 237)

EXERCICE 7 :

Non corrigé (correction Précis Analyse PC p 239)

My Maths Space 4 sur 4

Références

Documents relatifs

LICENCE 2 SEG Pôle Lamartine - ULCO MATHÉMATIQUES 2 Juin 2011 - Contrôle Terminal, Semestre 1, Session 2.. Durée de l’épreuve : 2h00

Existence pour une fonction continue sur un intervalle, comme int´ egrale fonction de la borne sup´ erieure..

Elle n’est donc pas génératrice.. La famille de fonctions (f, g) est

(même si l’énoncé le suggérait), on pouvait aussi faire un calcul direct (mais c’était plus long).. L’intégrale est donc faussement généralisée

[r]

[r]

[r]

En déduire la limite à gauche quand x tend vers la borne supérieure de