• Aucun résultat trouvé

Chapitre I.6.2 : Equilibres de complexation I.6 : Solutions aqueuses I – Thermodynamique

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "Chapitre I.6.2 : Equilibres de complexation I.6 : Solutions aqueuses I – Thermodynamique"

Copied!
18
0
0

Texte intégral

(1)

07/11/2019

I – Thermodynamique

I.6 : Solutions aqueuses

Chapitre I.6.2 : Equilibres de complexation

(2)

-1-

Problématique

Complexe :

édifice, neutre ou chargé,

constitué d’un élément central métallique

lié à un ou plusieurs ligands

Importance biologique majeure

➔ Travail avec des diagrammes de prédominance

➔ Détermination d’une composition à l’équilibre

➔ Utilisation pour le titrage de cations

(3)

-2-

1. Rappel : constantes caractéristiques

Définitions :

Constante de formation globale

βn du complexe MLn M(aq) + n L(aq) = MLn(aq)

Constante de formation

successive Kfi du complexe MLi MLi-1(aq) + L(aq) = MLi(aq)

Constante de dissociation

successive Kdi du complexe MLi MLi(aq) = MLi-1(aq) + L(aq)

Relations entre les constantes caractéristiques :

𝐾𝑑𝑖 = 1

𝐾𝑓𝑖 𝛽𝑛 = ∏ 𝐾𝑓𝑖

𝑛

𝑖=1

𝐾𝑓𝑖 = 𝛽𝑖 𝛽𝑖−1 𝑝𝐾𝑑𝑖 = log(𝐾𝑓𝑖) log 𝛽𝑛 = ∑ 𝑝𝐾𝑑𝑖

𝑛

𝑖=1

𝑝𝐾𝑑𝑖= log(𝛽𝑖) − log⁡(𝛽𝑖−1)

(4)

-3-

Effet chélate

Doc 1 – Stabilité des complexes à ligands polydentate (effet chélate)

Dans les milieux biologiques, un nombre important de cations métalliques se trouvent durablement fixés dans des complexes à ligand polydentate.

L’abondance de ces structures tient à leur stabilité remarquable. Celle-ci peut être évaluer au moyen des constantes de formations des complexes.

Comparons les constantes de formation de deux complexes, l’un utilisant un ligand polydentate, l’éthylènedimaine, l’autre deux ligands monodentate.

[Cu(H2O)6]2+(aq) + en (aq) → [Cu(en)(H2O)4]2+(aq) + 2 H2O (ℓ)

ΔrH1° = - 54 kJ.mol-1

ΔrS1° = 23 J.K-1.mol-1 K1° = 4.1010

[Cu(H2O)6]2+(aq) + 2 NH3 (aq) → [Cu(NH3)2(H2O)4]2+(aq) + 2 H2O (ℓ)

ΔrH2° = - 46 kJ.mol-1

ΔrS2° = - 8,4 J.K-1.mol-1 K2° = 5.107

La comparaison des grandeurs standard montre que la différence de constantes d’équilibre trouve essentiellement son origine dans la différence des entropies standard de réaction.

En effet, en première approximation, le terme enthalpique peut être estimé au moyen des énergies rompues et créées. Or, dans les deux cas, deux liaisons Cu-O sont rompues et deux liaisons Cu-N sont crées.

En revanche, sur le plan entropique, dans le cas de l’utilisation d’un ligand polydentate, on note, une augmentation du nombre d’entités (passage de 2 entités « réactifs » à 3 entités « produits »), alors qu’avec des ligands monodentate, il n’y a pas d’évolution du nombre d’entités dans le milieu. L’utilisation de ligands polydentate conduit donc à une augmentation du désordre qui s’accompagne d’une augmentation de la constate d’équilibre.

𝐾°(𝑇) = exp (−𝛥𝑟𝐺°(𝑇)

𝑅𝑇 ) = exp (−𝛥𝑟𝐻°(𝑇)

𝑅𝑇 +𝛥𝑟𝑆°(𝑇) 𝑅 )

Les complexes à ligands polydentate sont plus stables ce qui justifie leur abondance dans les milieux biologiques.

(5)

-4-

2. Diagramme de prédominance

2.1. Type 1 : donneur/accepteur global de ligand

Equation de réaction concernée :

M + n L = MLnn)

Couple donneur/accepteur global de ligand : ML

n

/M

Diagramme de prédominance :

Expl : [Ag(NH3)2]+ : log β2 = 7,2 accepteur

de ligand

donneur de ligand

1

𝑛log 𝛽𝑛

pL Espèce

échangée

MLn M

(6)

-5-

2.2. Type 2 : donneur/accepteur successif de ligand

Equation de réaction concernée :

MLi-1 + L = MLi (Kfi)

Couple donneur/accepteur successif de ligand : ML

i

/ML

i-1

Diagramme de prédominance :

accepteur de ligand

donneur de ligand

𝑝𝐾𝑑𝑖 log 𝐾𝑓𝑖

pL Particule

échangée

MLi MLi-1

(7)

-6-

Exemple 1 :

Complexes [Ag(SCN)i] tels que pKd1 = 7,6 et pKd1 = 1,5

Quand les pKdi diminuent avec i,

chaque complexe a une zone de prédominance propre.

Exemple 2 :

Complexes [Ag(NH3)i]+ tels que pKd1 = 3,2 et pKd2 = 4,0

Quand les pKdi augmentent avec i,

au moins un des complexes intermédiaires est instable.

pSCN Ag(SCN)2

Ag+ Ag(SCN)

pKd2 = 1,5 pKd1 = 7,6

pNH3

Ag(NH3)+

Ag(NH3)+ Ag+

pKd1 = 3,2

pKd2 = 4,0

Ag(NH3)2+

(8)

-7-

3. Détermination de composition après mélange

3.1. Formation d’un complexe

Exercice d’application 1

Une solution de volume 𝑉0= 100⁡𝑚𝐿 est fabriquée en y introduisant n1 = 1,0.10-3 mol de sulfate de cuivre (𝐼𝐼) (𝐶𝑢2+(𝑎𝑞), 𝑆𝑂42−(𝑎𝑞)) = 0,010⁡𝑚𝑜𝑙. 𝐿−1 et n2 = 9,0.10-3 mol de l’ammoniac 𝑁𝐻3. Déterminer la composition de la solution à l’équilibre chimique.

Les constantes de formation successives des complexes cuivre(II)-ammoniac valent respectivement : Kf1 = 104,1 ; Kf2 = 103,5 ; Kf3 = 103,0 ; Kf4 = 102,0.

3.2. Compétition entre deux centres métalliques

Exercice d’application 2

Un volume 𝑉0= 1⁡𝐿 de solution est fabriqué de manière à apporter 0,010⁡𝑚𝑜𝑙 d’EDTA 𝑌4−, 0,010⁡𝑚𝑜𝑙 d’ions 𝐹𝑒3+ et 0,010⁡𝑚𝑜𝑙 d’ions 𝐶𝑎2+. Déterminer la composition de la solution à l’équilibre chimique.

Les complexes pouvant se former sont 𝐶𝑎𝑌2− et 𝐹𝑒𝑌 de 𝑝𝐾𝑑 respectifs 10,7 et 25,0.

(9)

-8-

3.3. Influence du pH sur la stabilité d’un complexe

Approche qualitative :

o Ligand = DNL = base

o Déplacement d’équilibre par ajout d’acide

L’introduction d’un acide dans une solution de complexe favorise la dissociation du complexe.

Approche quantitative :

Exercice d’application 3

50 mL d'une solution de nitrate de fer (III)⁡(𝐹𝑒3+, 3⁡𝑁𝑂3) à la concentration 0,10 mol.L-1et 50 mL d'une solution d'acétate de sodium (𝑁𝑎+, 𝐶𝐻3𝐶𝑂𝑂) à 0,10 mol.L-1. L’équilibre s’établit. Puis, est ajoutée, sans variation notable du volume, une solution très concentrée d’acide chlorhydrique.

1. Décrire qualitativement les phénomènes observés. Justifier, en utilisant un raisonnement fondé sur un déplacement d’équilibre, la capacité de l’acide à dissocier le complexe.

2. Calculer la quantité d'acide chlorhydrique qu'il faut ajouter pour que moins de 1% du fer soit complexé.

3. Déterminer le pH de la solution ainsi obtenue.

Données : pKA(CH3COOH / CH3COO-) = 4,8 log (Fe(CH3COO)2+) = 3,2

(10)

-9-

4. Titrages complexométriques

4.1. Principe

Définition

Critères de choix de la réaction support

Equivalence :

o

Approche physique

o

Approche mathématique

Repérage de l’équivalence :

o

Colorimétrie

o

(Spectrophotométrie)

o

(Conductimétrie)

(11)

-10-

4.2. Exemple : titrage des ions Ca

2+

Présentation :

(12)

-11-

Choix du ligand :

Doc 2 – Constantes de formation globale de complexes

(13)

-12-

Réaction support :

o

Equation de réaction

o

Constante d’équilibre

o

Relation entre qt de matière à l’équivalence

Travail à pH imposé : tampon ammoniacal à pH = 10

o

Diagramme de prédominance de l’EDTA

o

Equation de réaction plus représentative :

▪ Formes des espèces apportées à ce pH

▪ Espèce formée

▪ Prise en compte du tampon

(14)

-13-

Repérage de l’équivalence : colorimétrie

o

Utilisation d’un indicateur coloré de fin de réaction

o

NET forme un complexe rouge violacé avec les ions Ca

2+

o

Diagramme de prédominance de l’indicateur :

Na ,

Noir Ériochrome T (NET), noté NaH2E

(15)

-14-

o

(Equation de réaction NET et Ca

2+

avant ajout d’EDTA)

o

(Equation de réaction complexe et EDTA)

o

Changement de coloration à l’équivalence

Courbe pY = f(V)

o

Voir éventuellement le doc 3

(16)

-15-

En travaillant avec l’équation de réaction simplifiée : Ca2+(aq) + Y4-(aq) → CaY2-(aq)

À l’équivalence, les réactifs ont été introduits dans les proportions stœchiométriques :

2 4

0 versé à l 'équivalence

n (Ca )+ =n (Y )

0 0 E

C V = C V

Objectif : établir l’expression des variations du potentiel ligand pY = − log [Y4−] lors de l’ajout de l’EDTA, pendant le titrage, en fonction du taux d’avancement :

E 0 0

V C V V C V

= =

x

.

Pour x = 0

Le bécher ne contient pas d’ions Y4-. Leur concentration dans le bécher est nulle. pY =− log [Y4−] n’est pas défini.

Pour 0 < x < 1 (avant l’équivalence)

Avant l’équivalence, les ions Y4− sont introduits en défaut par rapport aux ions Ca2+. Le caractère quasi-total de la transformation amène à dresser le bilan de matière de la façon suivante :

Ca2+ + Y4− = CaY2−

quantités

introduites C0V0 CV 0

quantités à

l’équilibre C0V0 − CV CV

Les concentrations à l’équilibre en ions Ca2+ et CaY2− sont déduites de ce bilan de matière en divisant les quantités de matière par le volume total VT = V0 + V. La concentration en Y4− se détermine à l’aide de la constante de formation du complexe :

 

2 4

2

Y CaY

Ca

= +

2 2

0 0

pY log log Ca CaY C V CV pY log log

CV

+

=  +

=  + 1

pY=10, 7+log x x

(17)

-16-

Pour x = 1 (point équivalent)

À l’équivalence, les ions Ca2+ et Y4− ont été introduits dans les proportions stœchiométriques pour former le complexe CaY2− de façon quasi-totale. La solution du bécher contient donc exclusivement une quantité de matière n = C0V0moles du complexe CaY2−. Ce complexe est en équilibre avec des ions constitutifs Ca2+ et Y4−.

Ca2+ + Y4− = CaY2−

quantités

introduites C0V0 CVeq 0

quantités à

l’équilibre CVeq

2 equiv 0 0

E

CaY C V

V V

=

+ Ca2+equiv =Y4equiv = 

La concentration en ions Y4− se détermine à l’aide de la constante de formation du complexe :

4  2   4 2 2 0 0

E 0

C V Y Ca Y CaY

(V V )

+ = = =

+

Pour x > 1 (après l’équivalence)

Au-delà de l’équivalence, les ions Y4− sont introduits en excès par rapport aux ions Ca2+, qui ont été consommés de façon quasi-totale.

Ca2+ + Y4− = CaY2−

quantités

introduites C0V0 CV 0

quantités à

l’équilibre CV − C0V0 CVeq

0 0 (eq)

E 0

C V

pY 1 log log 6

2 V V

=  − + =

(18)

-17- La quantité de matière des ions Y4− en excès vaut :

n(Y4−) = C(V − VE) = CV − C0V0

4 0 0 0 0

0 0

CV C V C V

Y ( 1)

V V V V

= =

+ + x

0 0 0

pY log C V log( 1) V V

= − + x

À partir des expressions établies ci-dessus pour les différentes parties du titrage, il est possible de tracer la courbe théorique des variations de pY = f(x). On note que l’équivalence se traduit par un saut de potentiel Y.

0 4 8 12 16

0 0,5 1 1,5 2

x pY

équivalence

Références

Documents relatifs

Elle possède donc deux solutions complexes conjuguées qui

Nous désignerons enfin dans la suite par Hm l’ensemble des fonctions analytiques de deux variables complexes régulières dans B, qui se déduisent d’une fonction h(zl,

A I'aide du tableau ci-dessous, écrire les couples dont le premier nombre cité est celui de la première ligne, le second est celui de la deuxième

Elles collectionnent des timbres luxembourgeois et des timbres étrangers.. Ensemble, elles ont 320

Donner d’abord un ordre de grandeur du résultat. Mme Munster en a acheté 800 grammes.. Elles collectionnent des timbres luxembourgeois et des timbres étrangers. Ensemble, elles ont

Elle est alors exprimée en radians (symbole rad). Lorsque u et sont colinéaires de même sens, on pose que cette mesure est nulle et lorsqu’ils sont colinéaires de

– Message réflexif : représentatif d’un comportement interne à une ligne de vie, il va de l’émetteur vers lui même. La flèche

Proposer un diagramme de séquence simple illustrant le fonctionnement d’une bouilloire électrique (On utilisera deux lignes de vie : une matérialisant l’utilisateur, la deuxième