Reherhe d'un ux dius de neutrinos tauiques
d'origine osmique dans le déteteur IeCube
THÈSE DE DOCTORAT
présentée par
Sabrina Behet
en vuede l'obtention du grade de
Doteur en Sienes
Jury
Pr.Daniel Bertrand Promoteur Pr.Pierre Marage Président du jury
Pr. KaelHanson Co-promoteur Pr.MihelTytgat Serétairedu jury
Dr. Bruny Baret Membre du jury
Remerciements
Remeriements
Au momentoù s'ahèveette longueaventurequefut mathèse,il mesemble impor-
tant de prendre letemps de remerier touseux qui ont, de prèsou de loin,ajouté leur
petite pierreàl'édie.
Meri à mon promoteur, Daniel Bertrand qui, il y a inq ans, m'a aueillie ave
enthousiasmeau sein de l'IIHEet grâeà qui j'ai eu l'opportunitéd'eetuer e travail
de reherhe. Je leremerie pour sapréieuse aidelors de laphasede rédation.
Meri à Kael Hanson, mon o-promoteur, pour sa disponibilité, ses enouragements
et ses ingénieuses idées. Son aide fut essentielle pour mener à terme mon projet de
reherhe. C'est également grâe lui que j'ai eu la hane de partiiper au programme
dedéploiement etd'aquisitiondudéteteurIeCubeauPleSud géographique,e qui
fut uneexpérieneinoubliable.
Meri aux membres de omité d'aompagnement : Mihel Tytgat, qui avait déjà
partiipé àl'aventure dumémoire,pour sesenouragements etàPierre Maragepour ses
onseils avisés.
Meriauxmembresdel'IIHE:auxaniens ave quij'aipartagé lesjoiesdudébut de
thèse etauxnouveaux ave qui j'aipartagé le stresset les doutes de lan dethèse. Un
remeriementtoutpartiulieràmesollèguesdebureauqui,enplusdem'avoirsupportée
du matin au soir, m'ont de nombreusesfois aidée etenouragée : Vinent, Aio, Jan et
Mathieu. Meri à Mathieu pour son aide dans plusieurs domaines : les expliations en
statistiques;les inestimables orretionsapportéesà mon manusritet lesbonnesidées
qu'il parvient toujours àtrouverpour solutionner lesproblèmes désespérés.
Meri aux membres de l'IIHE de façon générale pour les disussions passionnantes,
aussibien dephysique que de sujetsles plusimprobables, autour d'unafé, d'une tarte
ou au détour d'un ouloir. J'ai appréié travailler dans un servie où l'ambiane est
haleureuseetles relations humaines enrihissantes.
Meri aux IeCuber's pour leur aide élairée.La ollaboration IeCube regorge de
genstalentueuxetjeleursouhaiteunedéouvertephysiquedanslesannéesàvenir.Meri
Meri àmesparentspour toutequ'ilsm'ontappris,m'apprennentenore,leur ras-
surante préseneetleursoutient infaillible, jeleur dédiee travail.
Table des mati`eres
Table des matières
Remeriements 3
Introdution i
1 Prodution de neutrinos 1
1.1 Signal :neutrinostauiques d'origine astrophysique . . . . . . . . . . . . . 1
1.1.1 Aélérateursosmiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.1.2 Prodution deneutrinos muoniquesetéletroniques . . . . . . . . 7
1.1.3 Osillationdesneutrinos lors de leurpropagationdansl'univers . . 8
1.1.4 Soures potentielles deneutrinos etuxattendus . . . . . . . . . . 9
1.2 Bruitde fond:muonsetneutrinos atmosphériques . . . . . . . . . . . . . 14
1.2.1 Interation desrayonsosmiques primairesave l'atmosphère . . . 14
1.2.2 Muonsatmosphériques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
1.2.3 Neutrinos atmosphériques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
2 Prinipe de détetion de
ν
τ via l'identiation deτ → µ
17 2.1 Interations deν
τ ave lamatière etprodution deτ
. . . . . . . . . . . . 172.2 Désintégration muonique dulepton tau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
2.3 Propagationdanslamatière desmuonsetdes taus . . . . . . . . . . . . . 19
2.3.1 Bremsstrahlungetréation depaire
e
+e
− . . . . . . . . . . . . . . 212.3.2 Eetphotonuléaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
2.4 Produtionde photons . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
2.4.1 Photonserenkov . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
2.4.2 Lumièreerenkovproduitepar lesasadeséletromagnétiqueset hadroniques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
2.5 Signature de ladésintégration d'untau en muon . . . . . . . . . . . . . . 25
2.6 Signature desautres anaux dedésintégration . . . . . . . . . . . . . . . . 26
3 Le déteteur IeCube 29 3.1 Dispositifexpérimental . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
3.2 Lesmodules optiques digitaux(DOM) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
3.3 Système d'aquisitiondesdonnées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
3.3.1 Chaîned'aquisition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
4.2 Méthodesde reonstrution . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
4.2.1 Algorithmede première estimation . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
4.2.2 Algorithmes baséssur unmaximumde vraisemblane . . . . . . . 44
5 Reonstrutionde paramètresphysiquesliés àl'identiationde
τ → µ
49 5.1 Temps résiduel etdistaneperpendiulaire entre latrae etleDOM . . . 515.2 Estimationde laperted'énergie lelongd'une trae . . . . . . . . . . . . . 52
5.2.1 Estimationde la harge reçuepar DOM à partirde laperted'én- ergie viales tablesphotoniques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53
5.2.2 Estimationde laperted'énergie. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53
5.2.3 Résultats . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55
5.3 Médianede laperted'énergie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56
5.3.1 Motivation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56
5.3.2 Médianede laperted'énergie pour desmuons . . . . . . . . . . . . 57
5.3.3 Médiane de la perte d'énergie pour des taus se désintégrant en muon . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57
5.3.4 Optimisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58
5.4 Rapportdesmédianesdes pertes d'énergie . . . . . . . . . . . . . . . . . . 60
5.4.1 Méthode durapportmaximumdesmédianes . . . . . . . . . . . . 62
5.4.2 Résultats . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 62
5.5 Homogénéité de ladistributiondeshits lelong delatrae . . . . . . . . . 66
6 Séletion d'événements 69 6.1 Nombre d'événementsattendus . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 69
6.1.1 Éhantillon de signalsimulé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 70
6.1.2 Éhantillons de bruit defond simulé . . . . . . . . . . . . . . . . . 71
6.1.3 Éhantillon-test dedonnées réelles . . . . . . . . . . . . . . . . . . 71
6.2 Coupuresdéveloppéespour séletionnerles tausse désintégrant enmuon . 72 6.2.1 Coupure surlezénith . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 72
6.2.2 Coupure sur le nombre de hits direts etsur lenombre de photo- életrons . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 74
Table des mati`eres
6.2.4 Coupure surleparamètre de sortiede l'arbrede déision . . . . . . 78
6.2.5 Résultats . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 82
7 Résultats 87 7.1 Limitessupérieures . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 87
7.2 Erreurssystématiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 89
7.2.1 Fluxde neutrinosatmosphériques. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 89
7.2.2 Eaité desDOMs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 90
7.2.3 Modélisation delaglae antartique . . . . . . . . . . . . . . . . . 91
7.2.4 Erreur systématiquetotale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 91
7.3 Conlusionetdisussion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 92
Conlusion et perspetives 95 A Charge enregistrée multipliée par la distane perpendiulaire entre le DOM et la trae 97 A.1 Charge enregistréepar DOM
Q
tot . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 97A.1.1 Distane perpendiulaire entre un DOM et la trae
D
⊥ etla dis- tributionQ
tot· D
⊥ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 99B Méthode d'identiation basée sur l'ajustement à une fontion sig- moïde 101 B.0.2 Fontion sigmoïde . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 101
B.0.3 Ajustement de la distribution de NPE le long de la trae à une sigmoïde pour destau2mu . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 102
B.0.4 Résultats . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 104
Introduction
Introdution
Lesujetdeettethèseestauroisementdedeuxbranhesdelaphysique:laphysique
despartiules, quis'intéresseàl'inniment petitetl'astrophysique,quis'intéresseàl'in-
niment grand.
La physiquedespartiulesapour objetlesonstituantsultimes delamatière.L'idée
quela matièreseomposede partiulesindivisibles date d'ilyaplus de 2000 ans,mais
en'est qu'àpartir du20 èmesièlequelaphysique nuléaireetlaméanique quantique
permettent de dérireesonstituantsetqueles avanées tehnologiques permettent de
les observerexpérimentalement.Un nombreimportant de partiulesfut alors postuléet
déouvert des années 1930 auxannées 1970. C'est dans e ontexte que l'hypothèse de
l'existeneduneutrino fut émiseen 1930par Pauli and'expliquer lespetre enénergie
de ladésintégrationbeta.Vingt ansplus tard, Reineset Cowan observèrent expérimen-
talement le premier neutrino auprès d'un réateur nuléaire. Il s'agissait d'un neutrino
életronique assoié à l'életron. En 1962, le neutrino muonique assoié au muon fut à
son tour déouvert à Brookhaven. En 1990, le LEP au CERN démontra qu'il n'existe
quetroisfamillesdeneutrinoslégersetletroisièmeneutrino,leneutrino tauique(tpour
third),fut mis en évideneexpérimentalement en2000 dansl'expérieneDONUT.
L'astrophysique elle aussifasine les hommes depuis la nuit destemps. Depuis tou-
jours l'homme a sruté le iel, d'abord à l'oeil nu puis à l'aide de tehnologies de plus
en plus avanées. La première révolution eu lieu aux alentours de 1600 ave l'invention
du télesope. Pendant des sièles les observations astronomiques furent alors eetuées
dansledomaine de lalumière visible.En1912 VitorHessdéouvritqu'un uxisotrope
de partiulesbombardel'atmosphère terrestre, les rayonsosmiques,etouvrit ainsiune
nouvelle fenêtre sur l'univers. La nature et laloalisation dessoures de prodution de
es rayons osmiques demeure mystérieuse à e jour. Les déouvertes de signaux radio
d'origine osmique au début des années 30 et du rayonnement gamma à la n des an-
nées60permirent auxastrophysiiensd'élargirleursobservationsduielenutilisantune
fenêtreétendue duspetreéletromagnétique. Cependant,l'astronomieà rayonsgamma
ne peut à elle seule résoudre l'énigme onernant les soures des rayons osmiques. En
plus des rayons osmiques et des rayons gamma, les observations astronomiques font
dorénavant usage d'un autre messager pour résoudre les mystères de notre univers : il
s'agitdu neutrino.
férentes étapes de e travail sont synthétisées sur la gure 1. Le premier hapitre se
onentre surles thèmesliés àl'astronomie duneutrino :les méanismes hypothétiques
de sa prodution dans des souresastrophysiques et la présene d'unbruit de fond sur
Terre issu de l'interation des rayons osmiques ave l'atmosphère. Le seond hapitre
a pour objetladétetion des neutrinos tauiques via l'identiation de ladésintégration
muoniqueduleptontau.Cettedernièreproduitunesignaturearatéristiquedansledé-
teteurIeCubesurlaquellenousbasonsnotretravaildeséletion.Letroisièmehapitre
présente le déteteur IeCube : d'abord l'instrumentation déployée dans la glae puis
les propriétés optiques de la glae antartique. Le quatrième hapitre ouvre les méth-
odes générales de simulation et de reonstrution utilisées au sein de la ollaboration
IeCube. Dans le inquième hapitre nous expliquons les méthodes de reonstrution
quenousavonsdéveloppéespourestimerlesparamètrespropresauxtaussedésintégrant
en muon. L'appliation d'une série de oupures an de séletionner les taus se désinté-
grant enmuonest présentée danslesixième hapitre.En plusdeséletionner lestausse
désintégrant en muon et de rejeter eaement le bruit de fond, nos oupures permet-
tent de garder une proportion non-négligeable de neutrinos tauiques produisant un tau
dont le anal de désintégration n'est pas le muon ou interagissant par ourant neutre.
Ces neutrinos tauiques onstituent également notre signal et sont pris en ompte lors
de l'estimation du nombre détetable de signal. Enn, le septième hapitre onerne la
limitesupérieuresurle uxdiusdeneutrinos tauiques aluléesuite à l'appliation de
nosoupures àunéhantillondedonnéesréelles enregistréeslorsdelasaison2009/2010.
Nous y détaillons également le alul d'erreurs systématiques pris en ompte lors de
l'estimation delalimite supérieure.
Introduction
Figure 1 Synoptique des diérentes étapes de notreanalyse. Lesparties oloriées en
gris représentent les ontributions originalesde e travail.
Prodution de neutrinos
Cettethèseapourobjetl'identiationdeneutrinostauiquesd'origineastrophysique
parmi un bruit fond de plusieurs ordres de magnitude supérieursonstitué de muonset
deneutrinosatmosphériques.Danslapremière setiondee hapitre nousprésentonsde
façon détaillée la prodution de neutrinos tauiques d'origine astrophysique et donnons
une estimation du ux attendu. Dans laseonde setionnous expliquons la prodution
de muonset de neutrinosdans l'atmosphère etdonnons làaussi une estimationdu ux
attendu.
1.1 Signal : neutrinos tauiques d'origine astrophysique
Lesdiérentes étapesdeprodution deneutrinostauiquessont expliquéesdansette
setionetillustréessurlagure1.1.La premièreétapeestl'aélérationdepartiulesde
très haute énergie dans des sites astrophysiques. Le modèle d'aélération de Fermi du
premierordre(se.1.1.1)aétédéveloppépourexpliquerlaprésenederayonsosmiques
detrèsgrandeénergieetlespetreenloidepuissanedeeux-i.Lespartiulesaélérées
interagissent ensuiteaveleurmilieuenvironnant(se.1.1.2)etproduisentdesneutrinos
életroniquesetmuoniques.Laprodutiondeneutrinostauiquesàetteétapeduproes-
susestquasiment nulle.Nousmontrons également qu'en plusdes neutrinos,on s'attend
àune prodution derayonsgamma. Une foisproduits,les neutrinoss'éhappent de leur
souredeprodutionetsepropagentsurdesdistanesastrophysiquesavantd'éventuelle-
ment arriversurTerre.Lors de leur propagationsur de grandes distanes,les neutrinos
muoniques osillent en neutrinos tauiques eton s'attendà observer surTerreautant de
neutrinos tauiques d'origine astrophysique que des neutrinos desautres saveurs. Enn,
nousprésentonsquelquessourespotentiellesd'émission deneutrinos ainsiqueleurux
attendu (se.1.1.4).
Figure 1.1 Shéma représentant les diérentes étapes de prodution de neutrinos
tauiques. Les trajetoires des protons et des gammas assoiés à la prodution de neu-
trinos sont également représentées. Les protons arrivant sur Terre ne pointent plus vers
leur diretion d'origine arils ont été dééhispar les hamps magnétiques présentsdans
l'univers. Lesrayonsgamma pointent vers leur lieu deprodution maissont absorbéspar
lamatière interstellaire. Seulleneutrino peutdon de sonderl'intérieur d'objets lointains
touten permettant de loaliser esderniers.
1.1.1 Aélérateurs osmiques
Observation des rayons osmiques
L'atmosphère terrestre est onstamment bombardée par un ux isotropique de par-
tiules,prinipalement desprotonsetdesnoyauxlourds,qu'onappellerayonsosmiques
primaires. Unearatéristique remarquabledurayonnement osmiqueestsonspetre en
loi de puissane, s'étendant sur au moins 12 ordres de grandeurs en énergie (g. 1.2 à
droite):
dN
RCdE ∝ E
RC−α (1.1)1.1. Signal : neutrinos tauiques d’origine astrophysique
Figure1.2Gauhe:Vueglobaleduspetredesrayonsosmiques [27℄.Droite:Spetre
enénergiemesurépardesobservationsdiretespar ballonsousatellitesainsiquepardes
observations indiretespour desénergiesomprises entre 10TeV et100 EeV.
Ce spetreprésentedeuxhangementsde pente(voire trois)(g. 1.2à gauhe) [2℄:
α ≈
2.67 E < 2.51 PeV
3.10 2.51 PeV < E < 3.18
EeV2.75 E > 3.18
EeV(1.2)
La première transition, appelée le genou, se produitaux alentours de
3 PeV
où l'indiespetral passe de 2.67 à 3.10. La seonde transition, la heville, se situe aux alentours
de 3 EeV où l'indie spetral diminue jusqu'à 2.75. L'expliation ouramment admise
onernant lavariation du genou estun hangement de soure émettant les rayons os-
miques à esénergies. En eet, l'énergieaquise par une partiule
E
max est limitéeparlataille del'aélérateur
R
etl'intensité deshamps magnétiquesB
selonE
max[
GeV] ≃ Z 10
12B [G] R [pc]
(1.3)où
Z
estlahargedesnoyaux.Laformede ladistribution aprèslegenouestdéterminée parlesdiérentes oupuresenénergiepourlesdiérentséléments, equiestproportion-nelàZ.La présened'un"seondgenou"auxalentours de
500 PeV
appuieettethéoriearellepeutrésulterd'uneoupureenénergiedesélémentslespluslourds.Apartir dela
relation (1.3),on peutestimer les aratéristiquesd'une soure (taille ethampmagné-
tique)apabled'aélérerlespartiulesauxénergieslesplushautes(g.1.3). Apartir de