N OUVELLES ANNALES DE MATHÉMATIQUES
A URIC
Note sur l’eulérienne
Nouvelles annales de mathématiques 4e série, tome 15 (1915), p. 321-326
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[K'2d]
NOTE SUR L'EULÉRUNNE ;
PAR M. A U R I C .
Si, dans un triangle AI. \2A3, pris comme triangle de référence, on mène les céviennes de deux points P, Q dont les coordonnées barycentriques sont —> —, —
J ^ Pi P% Pi
et —, —-, —, les pieds des céviennes sont sur une co-
qt q* Çi r
nique E dont l'équation e»l
et que nous appellerons eulérienne (*) parce que si P est le barycentre G, et Q forthocentre H, la conique obtenue est le cercle des neuf points.
Si nous posons
^Ç^ Pi ^ ^ qi
les autres poinls d'intersection des céviennes A4P, A4 Q avec E sont
Pi
La droite PQ est tangente à E si OŒ = i ou pv = g;
P et Q sont conjugués par rapport à E si po- = 3.
L'équation de l'eulérienne s'écrit
(l) Lorsque P et Q sont confondus, l'eulérienne devient une conique inscrite.
Ann. de Mathémat., 4- série, t. XV. (Juillet 1915.) 22
( 322 )
ce qui montre que E est homothétique à la conique circonscrite que représente le second membre.
En particulier, si P est en G,
Pi = Pi — Ps,
QenH,
qx = cot Ai, <72=cotA2, ^3=cotA3, cot A,
sin A^in A2sin A3
qui est l'équation du cercle circonscrit comme on devait s'v attendre puisque, dans ce cas, l'eulérienne est un cercle.
L'équation de E s'écrit également
ce qui montre que E, la conique circonscrite
et la conique conjuguée,
=z o
appartiennent au même faisceau dont les cordes d'in- tersection sont Ipi ^ , = o e t Zcji xK = o.
Enfin, E peut aussi s'écrire
Sous cette forme, on voit que E appartient au fais- ceau de deux coniques inscrites dans A4AoA3, les céviennes des points de contact concourant en
(R) — 1 — , — i — , ! et
(S) - J _ , —l— ,
Pi — qi Pi—$2
( 3 * 3 ) On a donc la proposition suivante :
Soient quatre points P, Q, R, S dont les inverses forment une division harmonique : si l'on construit les coniques inscrites dont les points de contact sont les pieds des céviennès des points R et S, les points d'intersection de ces deux coniques sont sur l'eulé- rienne des points P et Q, et réciproquement.
Si l'on pose
l'équation tangentielle de l'eulérienne est
EX? U\ — 2(X2X3-f- 2fJL2^3)w2«3=r
Les coordonnées du centre de E sont
! — X2) - h
On voit aisément que l'équation de E peut se mettre sous la forme d'un déterminant
0 i i 1 o i i i o
Si nous considérons la conique circonscrite
et si nous appelons tht2t$ le pôle par rapport à cette conique de la droite
U\ X\ -f-
on voit aisément que, si l'on a la relation
le lieu du point représentatif U est une eulérienne si
N est fixe, de même que le lieu de N est une eulérienne si U est fixe.
L'équation de cette eulérienne est
O I I O I I i\Ui \^n2u
i i
o
! À37I3W3 n{ui n2u2
n3u3 0
Si Ton a la relation
le lieu de ï , si LJ est fixe, est l'eulérienne
0 1 1 o
1 [
u2t2
" 3 * 3
o
En particulier, si ut — «2 — Wsj Ie lieu du pôle de c'est-à-dire du centre, est une eulérienne.
Considérons la conique inscrite
Si l'on a comme ci-dessus
le lieu du point représentatif T est une eulérienne si M est fixe, de même que le lieu de M est uue eulé- rienne si T e>t tixe.
L'équation de cette eulérienne est
m2t2
Si l'on a la relation
(jLt mt H- JJL2 mi -h ^3 m<i = o ,
le lieu de U, si T est fixe, est l'eulérienne
o
I I
I
o
I I I
o
Enfin, on démonlre la proposition suivante : Pour que la conique inscrite ci-dessus
Smf x\ —
soit conjuguée par rapport aux poinls B, C, il faut que le point représentatif M se trouve sur Teulérienne des points ^ et ^
Nous appellerons eulérienne généralisée laconique dont l'équation est
En appelant a,, j3j les mineurs du discriminant h b3 b2
A = bx
bi bi a
on trouve que cette équation développée est
Si l'on considère la conique
léki n\x\ -f- 2 n^n^x^x^ = 0
( 326 )
et si l'on appelle, comme précédemment, tit2ts\e pôle de la droite
avec la condition
X, tx ux -+- X2 tt ut-+- X3 *3 w3 = o,
on obtiendra les deux eulériennes suivantes en élimi- nant successivement tt et ut,
A2
i r X
x,
A 3 — 1
- k6
- A2 ,AZ
*.
I
I
Al,
1
A-i
i
X
i
* • i
«. u 2 A2 ——
nt
— Ai
- A ,
2n2t2
>
i
* 3
^3 —
I - I —
kxki X3/i.
ux Al,
n2
« 3
O
kt
kx
— i
j ^3
= O,
" l ' i Al2^2
0
Ce sont deux eulériennes corrélatives.
On peut transformer, en effet, la définition de l'en—
lérienne et dire : Si deux droites coupent les côtés du triangle de référence en P , P2P3, Q I Q 2 Q 3 Î le s six cé- viennes A | Ph AjQ< sont langentes à une conique qui est la corrélative de l'eulériennc.
Enfin, on démontrerait facilement que, si dans l'eu- lérienne
SpiÇiO;] — (pt qz H- pz q^)xîxzr= o.
on fait
qt s= pt cot Ai,
Teulérienne obtenue est tangente à quatre coniques inscrites, ce qui est une généralisation du théorème de Feuerbach.