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TD 1. M´ etriques riemanniennes.

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Academic year: 2022

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U P M C - Paris 6 Master 2 de Math´ematiques fondamentales

Math´ematiques Automne 2013

TD 1. M´ etriques riemanniennes.

Exercice 1. La sph`ere, en coordonn´ees st´er´eographiques.

On consid`ere la sph`ere unit´eSn dans l’espace euclidienRn+1 :

Sn={(x0, x1, . . . , xn)/x20+x21+· · ·+x2n= 1}.

SoientO l’origine de Rn+1 ,N = (1,0, . . . ,0),P l’hyperplan d’´equation x0 = 0 etφl’application qui `a un pointM deSn\{N}associe l’unique point d’intersec- tion entre la droite (OM) et l’hyperplan P. En identifiant P `a Rn, on obtient ainsi une carte et donc des coordonn´ees y1, . . . , yn.

a.Faire un dessin.

b.Ecrire une formule pourφ, puisψ=φ−1.

Soitg la m´etrique riemannienne induite sur Snpar le produit scalaire de Rn+1. c.En calculantψg, montrer que, dans la carte consid´er´ee, on a

g= 4dy21+· · ·+dyn2 (1 +|y|2)2 ,

o`u|y|2 =y12+· · ·+y2n.

d. Calculer la forme volume riemannienne associ´ee `a g, toujours dans cette carte.

Exercice 2. L’espace hyperbolique.

On consid`ere l’espace de MinkowskiR1,n : c’est Rn+1 muni de la forme quadra- tique h=−dx20+dx21+· · ·+dx2n. On note

Hn={x∈Rn+1/−x20+x21+· · ·+x2n=−1 et x0 >0}.

Pour toutx deHn, on notegx la restriction de h `a l’espace tangent TxHn.

a.Expliquer pourquoig d´efinit une m´etrique riemannienne surHn.

SoientS = (−1,0, . . . ,0),P l’hyperplan d’´equationx0= 0 etφl’application qui

`

a un pointM deHn associe l’unique point d’intersection entre la droite (OM) et l’hyperplan P. En identifiant P `a Rn, on obtient ainsi une carte, `a valeurs dans la boule unit´e Bn de Rn, et donc des coordonn´ees y1, . . . , yn.

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b.Faire un dessin et ´ecrire une formule pourφ.

c.Montrer que, dans la carte consid´er´ee, on a g= 4dy21+· · ·+dyn2

(1− |y|2)2 .

Si on notea le point (−1,0, . . . ,0)de Rn , alors l’inversion f : y7→a+ 2 y−a

|y−a|2

r´ealise un diff´eomorphisme deBn sur le demi-espace U ={w∈Rn/w1 >0}.

d.Montrer que dans les coordonn´ees donn´ees parw=f(y), on a g= dw21+· · ·+dw2n

w12 .

Exercice 3. Deux fa¸cons de voir un tore plat.

On d´efinit une fonction f : Rn → Cn par f(x1, . . . , xn) = (eix1, . . . , eixn).

Montrer quefpasse au quotient en une isom´etrie deRn/(2πZ)nsurS1×· · ·×S1.

Ici,Rn/(2πZ)n est muni de la m´etrique quotient (induite par la m´etrique eucli- dienne sur Rn) et S1× · · · ×S1 de la m´etrique induite par le plongement dans l’espace euclidienCn=R2n.

Exercice 4. Cat´eno¨ıde et h´elico¨ıde.

On s’int´eresse `a deux surfaces de R3. La cat´eno¨ıde C est la surface param´etr´ee par

c(t, θ) = (coshtcosθ,coshtsinθ, t), o`u t∈R, θ∈R/(2πZ), tandis que l’h´elico¨ıde Hs’obtient par

h(t, u) = (ucost, usint, t),

o`u cette foist etu d´ecriventR. On munitC etH de la m´etrique induite par la m´etrique euclidienne de R3.

Montrer qu’alors C etH sont localement isom´etriques (leurs m´etriques ont les mˆemes expressions dans certaines coordonn´ees) mais pas isom´etriques.

Exercice 5. Existence, ou pas, de m´etriques lorentziennes.

a.Montrer qu’une vari´et´eM poss`ede une m´etrique lorentzienne si et seulement si son fibr´e tangent contient un sous-fibr´e en droites.

b.En d´eduire queS2 ne porte pas de m´etrique lorentzienne.

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